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Le Tribunal Administratif de Nice annule la décision du 4 juin 2024 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a clôturé la demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant américain, en qualité de membre de famille d’un citoyen de l’Union européenne. La décision est annulée pour défaut de motivation, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, car elle ne comporte aucun visa ni mention des dispositions légales applicables. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois, sans astreinte, et condamne l’État à verser 800 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en excès de pouvoir, annule la décision implicite du 18 mars 2024 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a refusé de fixer un rendez-vous à M. B..., ressortissant tunisien, pour déposer sa demande de titre de séjour "conjoint de français". Le tribunal juge que, sauf demande abusive ou dilatoire, l'administration ne peut refuser de recevoir un étranger pour enregistrer sa demande dans un délai raisonnable, en application des principes généraux du droit au séjour. En l'absence de caractère abusif de la demande et face au défaut d'examen par le préfet, la décision est illégale. Le tribunal enjoint au préfet de convoquer M. B... sous un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Le Tribunal administratif de Nice, saisi d’une demande d’exécution de son précédent jugement du 17 juillet 2024, a constaté que le préfet des Alpes-Maritimes n’avait pas procédé au réexamen de la demande de titre de séjour de M. A... ni délivré l’autorisation provisoire de séjour enjointe. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour à l’encontre du préfet, passé un délai de quinze jours suivant la notification de la présente décision, jusqu’à l’exécution complète du jugement initial. L’État a également été condamné à verser 1 000 euros à M. A... au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Cagnes-sur-Mer délivrant un permis de construire pour un immeuble de 32 logements et deux commerces. Les requérants contestaient notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte et la méconnaissance de plusieurs dispositions du plan local d’urbanisme métropolitain (PLUm), dont celles relatives à la hauteur libre, à la mixité sociale et au compostage. Après avoir invité les parties à présenter leurs observations sur une éventuelle application de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme pour régulariser ces vices, le tribunal a prononcé la clôture de l’instruction. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la procédure suggère un possible sursis à statuer pour permettre une régularisation par permis modificatif.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en excès de pouvoir, annule la décision du préfet des Alpes-Maritimes refusant l’enregistrement de la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant russe, en qualité de conjoint de français. Le tribunal juge que ce refus était illégal car le requérant avait présenté un dossier complet, incluant un élément nouveau (son mariage), et que l’administration ne pouvait le rejeter sur ce seul motif. Il enjoint au préfet de convoquer M. B... pour enregistrer sa demande et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous quinze jours, sur le fondement des articles R. 431-10 à R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Nice, saisi d’une demande d’exécution de son précédent jugement du 31 janvier 2024, a constaté que le préfet des Alpes-Maritimes n’avait pas procédé au réexamen de la demande de titre de séjour de M. A... B... ni délivré l’autorisation provisoire de séjour prescrite. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour à l’encontre du préfet, s’il ne justifie pas de l’exécution complète du jugement dans un délai de quinze jours. L’État a également été condamné à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice, saisi d'une demande d'exécution d'un précédent jugement du 2 octobre 2024, a constaté que le préfet des Alpes-Maritimes n'avait pas procédé au réexamen des demandes de titre de séjour de M. et Mme B... après avoir saisi la commission du titre de séjour. En application de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour à l'encontre du préfet s'il ne justifie pas de l'exécution du jugement dans un délai de quinze jours. La solution retenue vise à contraindre l'administration à respecter l'injonction de réexamen, assortie d'une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en plein contentieux, a examiné les demandes de Mme B..., ancienne agent contractuel du centre hospitalier d’Antibes Juan-les-Pins, qui contestait le refus de l’établissement de lui verser l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) suite à sa démission pour suivre une formation en soins infirmiers. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses requêtes, considérant que la démission volontaire de Mme B... ne constituait pas un cas ouvrant droit à l’ARE selon les dispositions du code du travail et du décret n° 2019-797 du 26 juillet 2019. Il a également écarté sa demande d’indemnisation pour résistance abusive, faute de préjudice établi. Enfin, le tribunal a mis à la charge de Mme B... une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné les demandes de Mme B..., ancienne agent contractuel du centre hospitalier d’Antibes Juan-les-Pins, qui contestait le refus de l’établissement de lui verser l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) suite à sa démission pour suivre une formation en soins infirmiers. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses requêtes, estimant que le refus du centre hospitalier n’était pas entaché d’erreur d’appréciation, car la démission volontaire de Mme B... ne relevait pas des cas ouvrant droit à l’ARE selon le code du travail et le décret n° 2019-797 du 26 juillet 2019. En conséquence, les conclusions indemnitaires pour résistance abusive et les demandes d’injonction ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la Sarl Odelsachs, qui contestait des rappels de TVA et des rehaussements d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2009 à 2012. La société, exploitant un salon de coiffure, soutenait que la procédure de vérification était irrégulière car elle ne disposait pas d'une comptabilité informatisée, ce qui excluait l'application de l'article L. 47 A du livre des procédures fiscales. Le tribunal a jugé que les anomalies comptables constatées justifiaient le rejet de la comptabilité et que la méthode de reconstitution des recettes, fondée sur les achats de produits de coloration, n'était pas radicalement viciée. En conséquence, la décharge des impositions et pénalités, ainsi que la demande de frais de justice, ont été refusées.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné le recours de la société suisse Pigranel contestant un redressement d'impôt sur les sociétés pour 2019, motivé par un acte anormal de gestion lors de la vente d’un bien immobilier à un prix jugé minoré. L’administration fiscale a partiellement fait droit à la demande en prononçant des dégrèvements partiels, rendant sans objet une partie des conclusions. Sur le fond, le tribunal a rappelé que la valeur vénale doit être estimée par référence au prix du marché à la date de la cession, et que l’administration doit prouver l’anormalité de l’acte si le prix est significativement inférieur. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le tribunal a appliqué les articles 38 et 209 du code général des impôts ainsi que les principes de gestion normale.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A, étudiant à l'université Côte d'Azur, qui contestait la sanction d'exclusion de deux ans avec sursis prononcée par la section disciplinaire de l'université. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, une erreur de fait, une rupture d'égalité et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation et a jugé que la sanction était fondée sur les articles R. 811-10 et suivants du code de l'éducation, en raison de la diffusion par l'étudiant de contenus à caractère sexiste et antisémite sur un groupe Instagram, portant atteinte à l'ordre, au bon fonctionnement et à la réputation de l'université.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B..., de nationalité turque, contestant l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 22 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le requérant ne justifiait pas avoir déposé une demande de réexamen de sa demande d'asile avant l'édiction de l'arrêté. Le tribunal a ainsi écarté les moyens tirés de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen, et de la méconnaissance des articles L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 3 et 8 de la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B..., y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire devenue sans objet.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la société Carrière du Pont de pierre, qui demandait l'annulation de la décision implicite du préfet des Alpes-Maritimes refusant de modifier le plan de prévention des risques naturels prévisibles d'incendies de forêts (PPRIF) de Roquefort-les-Pins. La société contestait le classement en zone rouge de ses parcelles, invoquant une erreur matérielle et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas l'obligation d'engager une procédure de modification du plan, faute de changement dans les circonstances de fait justifiant une telle révision. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 562-1, L. 562-4-1 et R. 562-10-1 du code de l'environnement.
Le Tribunal Administratif de Nice, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B..., ressortissant tunisien, annule la décision implicite de rejet du préfet des Alpes-Maritimes refusant la délivrance d’un titre de séjour en qualité de conjoint de français. Le tribunal juge que M. B... remplit les conditions de l’article L. 423-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment en justifiant d’une entrée régulière et d’une communauté de vie de plus de six mois avec son épouse française, ce qui le dispense de l’obligation de visa de long séjour. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois et met à la charge de l’État la somme de 1 200 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B... demandant l'annulation de la délibération du 1er septembre 2022 du conseil municipal de La Roquette-sur-Siagne, approuvant la modification n°3 du plan local d'urbanisme (PLU) en tant qu'elle institue un emplacement réservé n°94 sur ses parcelles. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 151-5 du code de l'urbanisme, jugeant que l'inventaire des surfaces agricoles consommées n'est pas exigé en cas de modification du PLU et que la compatibilité avec le schéma de cohérence territoriale n'a pas à être justifiée dans le rapport de présentation pour une telle modification. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 151-4 et R. 151-5 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la société civile immobilière Melanex. Celle-ci demandait l'annulation de la délibération du 1er septembre 2022 par laquelle le conseil municipal de La Roquette-sur-Siagne a approuvé la modification n°3 de son plan local d'urbanisme, en tant qu'elle institue l'emplacement réservé n°95. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 151-5 du code de l'urbanisme, jugeant que l'inventaire des surfaces agricoles consommées n'est pas exigé en cas de modification du PLU. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à M. A, ressortissant russe, un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le dossier complet de M. A, déposé le 31 mars 2025, n'avait pas donné lieu à la délivrance d'un récépissé, malgré plusieurs relances, créant une situation d'urgence et d'utilité justifiant la mesure. Cette solution s'appuie sur l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui garantit à tout étranger ayant déposé un dossier complet le droit d'obtenir un tel document.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A... contestant le refus du préfet des Alpes-Maritimes d’accorder le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et de défaut de motivation, la décision étant signée par une autorité disposant d’une délégation régulière et comportant les considérations de droit et de fait requises. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article R. 434-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était inopérant, car le préfet peut légalement refuser le regroupement familial sur place lorsque le conjoint réside déjà en France, sans que cette disposition ne crée un droit automatique. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 434-2, L. 434-6 et R. 434-6 du même code, ainsi que sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de la ministre de l'éducation nationale de reconnaître son diplôme russe de psychologie pour exercer en France. Le tribunal a estimé que la ministre n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation, car le mémoire de recherche de Mme B ne présentait pas le caractère scientifique exigé par la formation universitaire française. La décision s'appuie sur l'article 44 de la loi du 25 juillet 1985 et le décret du 22 mars 1990, qui conditionnent l'usage du titre de psychologue à l'équivalence des diplômes étrangers. Enfin, le moyen tiré d'une discrimination a été écarté faute d'éléments probants.