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Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C... et Mme E... demandant l'annulation du permis de construire délivré le 27 février 2024 par le maire du Cannet à M. et Mme B... pour une villa. Les requérants contestaient l'incomplétude du dossier de permis, notamment l'absence de mention d'une servitude de passage et de réseaux, ainsi qu'une inexactitude dans la notice explicative. Le tribunal a jugé que ces moyens étaient inopérants, car le permis de construire est délivré sous réserve du droit des tiers et ne vérifie pas les règles de droit privé, conformément à l'article A. 424-8 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir soulevées.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de la 4ème chambre, a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires de l'immeuble Le Rialto. Celle-ci demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Nice pour la surélévation d'un immeuble et la modification de ses façades. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incomplétude du dossier de demande au regard de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme, estimant que les documents fournis permettaient à l'administration d'apprécier la conformité du projet. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en excès de pouvoir, a été saisi par Mme B pour contester le refus implicite du directeur académique des Alpes-Maritimes de mettre un auxiliaire de vie scolaire à disposition de sa fille handicapée. La rectrice de l'académie a soulevé un non-lieu à statuer en raison de l'attribution future d'un AESH, mais le tribunal a écarté cette exception, considérant qu'il s'agissait d'une simple abrogation et non d'un retrait rétroactif de la décision contestée. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet, en se fondant sur les articles L. 111-1, L. 112-1 et L. 351-1 du code de l'éducation, qui imposent à l'État de garantir un droit effectif à l'éducation pour les enfants handicapés.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en excès de pouvoir, annule l'arrêté du 14 janvier 2025 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a refusé un titre de séjour à M. C..., ressortissant syrien, et l'a obligé à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée de présence de l'intéressé en France (dix ans), de son insertion sociale et professionnelle (création d'une société au chiffre d'affaires important) et de ses attaches familiales (épouse et enfant en France, frère et sœur résidents de longue durée). Le tribunal admet également l'intervention de l'employeur de M. C... en raison de son intérêt suffisant.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 3 janvier 2025 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes refusait un titre de séjour à M. B..., ressortissant marocain, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en examinant la demande uniquement sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, alors que la situation du requérant relevait de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. Cette erreur a entaché d'illégalité l'ensemble de l'arrêté, y compris l'obligation de quitter le territoire. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par Mme A... d’une demande d’exécution d’un jugement du 21 février 2024, qui enjoignait au préfet des Alpes-Maritimes de statuer à nouveau sur sa demande de titre de séjour après avis de la commission du titre de séjour. Constatant que le préfet n’avait pas exécuté ce jugement, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour à son encontre, passé un délai de quinze jours suivant la notification de la présente décision. Cette solution est fondée sur l’article L. 911-4 du code de justice administrative. L’État a également été condamné à verser 1 000 euros à Mme A... au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Nice a rejeté la requête de M. A, ressortissant ukrainien, qui contestait le refus du préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de démonstration d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 12 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a écarté les moyens d'insuffisance de motivation, de méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) et d'erreur manifeste d'appréciation, estimant la décision suffisamment motivée et fondée sur un examen sérieux de sa situation. Le tribunal a également jugé que l'arrêté ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni aux stipulations de l'accord franco-algérien. La solution retenue confirme la légalité des mesures d'éloignement et d'interdiction de retour.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 août 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas à examiner d'office des fondements juridiques non sollicités par la requérante. Il a jugé que la vie privée et familiale de Mme B n'était pas méconnue, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ses attaches familiales en Tunisie et la possibilité d'y poursuivre ses études étant établies. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête a été rejeté.
Le Tribunal administratif de Nice, saisi d’une demande d’exécution de son précédent jugement du 25 octobre 2024, a constaté que le préfet des Alpes-Maritimes n’avait pas réexaminé les demandes de titre de séjour de M. et Mme A., ni délivré l’autorisation provisoire de séjour impliquée par cette injonction. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour à l’encontre du préfet s’il ne justifie pas de l’exécution complète du jugement dans un délai de quinze jours. L’État a également été condamné à verser 1 200 euros aux requérants au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi d'une demande d'exécution d'un jugement du 2 octobre 2024, qui avait annulé un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de réexaminer les demandes après saisine de la commission du titre de séjour. Constatant que le préfet n'avait pas exécuté ce jugement, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour à son encontre, s'il ne justifie pas de l'exécution dans un délai de quinze jours. La décision est fondée sur l'article L. 911-4 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A, ressortissante albanaise bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui sollicitait une injonction sous astreinte pour obtenir un titre de voyage. Le juge a constaté que le silence gardé par le préfet des Alpes-Maritimes pendant plus de deux mois sur sa demande, déposée le 25 février 2025, avait fait naître une décision implicite de rejet. Dès lors, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est prohibé par l'article L.521-3, la requête ne relevant pas non plus d'un cas de péril grave. La demande a ainsi été jugée manifestement mal fondée et rejetée en application de l'article L.522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la requête en référé de Mme B, qui demandait la suspension de saisies administratives à tiers détenteur sur son salaire et une injonction à l’administration fiscale. La juge des référés constate que ces conclusions relèvent du contentieux du recouvrement, lequel est de la compétence du juge judiciaire, et non de la juridiction administrative. En conséquence, la requête est rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante russe, qui demandait d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer une attestation de demandeur d'asile. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution d'une décision administrative implicite de rejet de sa demande de renouvellement d'attestation, révélée par un courriel préfectoral indiquant que sa demande d'asile avait été rejetée par l'OFPRA. En conséquence, la condition de l'article L. 521-3 n'étant pas remplie, la requête a été rejetée, y compris les demandes d'aide juridictionnelle provisoire et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante américaine, qui demandait d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer une convocation pour déposer une première demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'utilité n'était pas remplie, car le préfet avait informé la requérante que sa demande devait être effectuée par voie dématérialisée, sans rendez-vous, et que Mme A n'avait pas justifié avoir suivi cette procédure. La solution retenue est le rejet de la requête, faute de démonstration de l'utilité de la mesure sollicitée.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande de suspension de la décision non formalisée du préfet des Alpes-Maritimes lui ordonnant de restituer son permis de conduire. Le juge a constaté que le permis de conduire avait été restitué au requérant par voie postale le 10 juillet 2025, rendant les conclusions à fin de suspension, d'injonction et d'astreinte dépourvues d'objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes et rejeté le surplus des conclusions, notamment celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
**Sujet principal :** Obligation de communication de documents post-contractuels (comptables et rapport annuel) par un ancien délégataire de service public. **Juridiction :** Tribunal Administratif de Nice (juge des référés). **Solution retenue :** Le juge constate que la société Fun Loisirs a transmis le bilan comptable après l’introduction de la requête, mais que le rapport annuel d’activité 2024 fait toujours défaut. Il ordonne à la société de communiquer ce rapport sous astreinte de 150 euros par jour de retard passé un délai de 10 jours, et condamne la société à verser 1 500 euros à la commune au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. **Textes appliqués :** Article L. 521-3 du code de justice administrative (mesures utiles en référé) ; articles L. 3131-5, R. 3131-3 et R. 3131-4 du code de la commande publique (obligations d’information du délégataire).
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution du permis de construire délivré par le maire de Nice à la société E3P pour une école de permaculture. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par les requérants, voisins immédiats, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté attaqué, notamment ceux tirés de l'insuffisance du projet architectural (article R. 431-10 du code de l'urbanisme), de la desserte du terrain ou de la non-conformité avec le plan local d'urbanisme métropolitain. La condition d'urgence, bien que présumée en application de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme, n'a pas été examinée en raison de l'absence de moyen sérieux.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait au juge des référés d'ordonner au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour, en raison de la suspension de son contrat de travail. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la situation invoquée (suspension du contrat de travail et risque de perte d'emploi à terme) ne justifiant pas une intervention judiciaire dans un délai de quarante-huit heures. Aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'a donc été retenue, sans qu'il soit besoin d'examiner le fond du droit au séjour ou au travail.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait l'exécution d'une décision de la commission de médiation du droit au logement opposable la reconnaissant prioritaire, en sollicitant une injonction de relogement sous astreinte. Le juge a estimé que la demande était manifestement irrecevable, car le recours spécial prévu à l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation constitue la seule voie de droit pour obtenir l'exécution d'une telle décision, à l'exclusion des référés généraux.