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Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de la 5ème chambre, a été saisi par la société Chantier naval de l'Esterel de plusieurs recours contestant les redevances d'occupation du domaine public mises à sa charge par la direction départementale des finances publiques des Alpes-Maritimes pour les années 2017 à 2023. La société invoquait notamment la méconnaissance des principes du droit des entreprises en difficultés (articles L. 622-17 et L. 622-24 du code de commerce) et le caractère excessif et discriminatoire de la redevance au regard de l'article L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques. Le tribunal a partiellement fait droit aux demandes de la société en réduisant le montant de la redevance pour l'année 2018 à 20 275 euros, tout en maintenant les montants réclamés pour les années 2019 et 2020, et en rejetant les conclusions relatives à l'application du plan de redressement judiciaire.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé un arrêté du 23 décembre 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes refusait de délivrer un titre de séjour à un ressortissant algérien, l’obligeait à quitter le territoire et fixait le pays de destination. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d’appréciation en n’usant pas de son pouvoir discrétionnaire de régularisation, malgré la présence continue, l’activité professionnelle stable et les revenus croissants du requérant. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour dans un délai de deux mois et a condamné l’État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la demande de Mme B, réfugiée reconnue, qui contestait la décision de l'OFII du 27 juin 2024 mettant fin à son hébergement en CADA pour comportement violent et propos diffamatoires. Le tribunal a rejeté sa requête, estimant que les faits reprochés étaient établis et que la décision, fondée sur les articles L. 552-14 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légale. La solution retenue confirme que la sortie du dispositif d'hébergement est justifiée par des manquements graves au règlement, sans que l'absence de solution de logement alternative ne puisse faire obstacle à cette mesure.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C, ressortissant albanais, contestant l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre par le préfet des Alpes-Maritimes. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé. Il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la brièveté et de l'absence de caractère ancien et intense de ses liens en France. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de 5ème chambre, a rejeté la requête de M. D, ressortissant camerounais, qui contestait un arrêté préfectoral du 1er mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, le chef de bureau du séjour bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son entrée récente en France, de son absence d'attaches familiales stables et de son insertion professionnelle précaire. La solution retenue repose sur l'application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de 5ème chambre, a rejeté la requête de M. A, ressortissant burkinabé, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Alpes-Maritimes. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et qu'il ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le requérant ne justifiant pas de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels justifiant une admission exceptionnelle au séjour.
Le Tribunal administratif de Nice, saisi d’une demande d’exécution d’un précédent jugement du 4 juin 2024 ayant annulé un refus implicite de titre de séjour et enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de réexaminer la demande de Mme B, constate que cette autorité n’a pas exécuté la décision. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal prononce une astreinte de 100 euros par jour à l’encontre du préfet s’il ne justifie pas de l’exécution dans un délai de 21 jours. La demande de frais irrépétibles est rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la requête de Mme B, ressortissante russe, contestant l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 27 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il estime que la décision de refus de séjour ne méconnaît ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français est légale et la requête est rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision du 21 juin 2023 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes avait refusé à la société Free Mobile une autorisation de défrichement pour implanter une antenne relais sur la commune de Bar-sur-Loup. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en se fondant sur l'article L. 341-5 8° du code forestier, car le projet, situé à 300 mètres du site emblématique des Gorges du Loup, n'était pas de nature à altérer le paysage ou le bien-être de la population. En revanche, le tribunal a estimé que le préfet avait pu légalement se fonder sur le 9° du même article pour refuser l'autorisation, en raison de la présence d'habitats d'intérêt communautaire et d'espèces protégées, justifiant la protection contre les risques naturels et la préservation de l'équilibre biologique. La solution retenue est donc l'annulation partielle de la décision, mais le tribunal a rejeté la demande d'injonction de délivrance de l'autorisation, renvoyant l'affaire à l'administration pour une nouvelle instruction.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté préfectoral du 11 janvier 2024 fixant le pays de destination de son expulsion. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration n'avait pas à être respectée, la décision étant prise en exécution d'une mesure d'éloignement préexistante. Il a également écarté le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant. En conséquence, le tribunal a accordé l'aide juridictionnelle provisoire mais a rejeté les conclusions d'annulation et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B qui demandait qu'un logement adapté lui soit proposé sous astreinte. Le juge estime que l'urgence invoquée par le requérant ne justifie pas une intervention dans un délai de quarante-huit heures. Il rappelle que le droit au logement opposable, même reconnu par une commission de médiation, ne constitue pas une liberté fondamentale au sens de cet article. La demande est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Nice du 18 juillet 2025 ordonnant la fermeture administrative de l'établissement "La Guinguette". Le juge a estimé que la société requérante ne démontrait pas l'existence d'une urgence particulière justifiant une intervention dans les quarante-huit heures, condition nécessaire pour l'octroi de mesures de sauvegarde d'une liberté fondamentale. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte à la liberté du commerce et de l'industrie.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. et Mme E D, qui contestaient l'indemnisation proposée par le département des Alpes-Maritimes suite à l'expropriation d'une partie de leur propriété pour l'élargissement de la piste du Mont Vial. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître de ce litige, estimant que seul le juge judiciaire de l'expropriation est compétent pour fixer le montant des indemnités d'expropriation, conformément au code de l'expropriation pour cause d'utilité publique. Les demandes des requérants, portant sur la perte de places de stationnement, de terrain constructible et le trouble de voisinage, ont donc été rejetées pour ce motif d'incompétence.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par M. B d'une demande d'homologation d'un protocole d'accord transactionnel conclu le 23 mars 2024 avec la commune du Tignet. Cet accord visait à mettre fin à un litige portant sur les nuisances sonores et lumineuses subies par le requérant en raison de l'exploitation d'un terrain de tennis municipal. Le tribunal a vérifié la licéité de l'objet de la transaction, l'existence de concessions réciproques et équilibrées, et le respect de l'ordre public, conformément aux articles 2044 et 2052 du code civil et à l'article L. 423-1 du code des relations entre le public et l'administration. Il a ainsi homologué l'accord, donnant force exécutoire aux engagements de la commune, notamment le versement de 13 000 euros à M. B.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B pour assurer l'exécution d'une précédente ordonnance du 6 juin 2025. Cette ordonnance enjoignait à l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui proposer un hébergement adapté à son handicap, ce que l'OFII n'avait pas exécuté. Le tribunal a considéré que l'OFII ne pouvait se prévaloir de l'absence de place disponible ou de l'existence d'une allocation pour demandeur d'asile pour justifier cette inexécution. En conséquence, il a prononcé une astreinte de 100 euros par jour de retard à l'encontre de l'OFII, lui enjoignant d'exécuter la décision dans un délai de vingt-quatre heures.
Le Tribunal administratif de Nice a liquidé provisoirement l'astreinte de 100 euros par semaine prononcée le 19 décembre 2024 contre le préfet des Alpes-Maritimes, en raison de l'inexécution persistante d'un jugement du 1er février 2024 enjoignant le réexamen de la demande de titre de séjour de Mme B. Constatant l'absence de réexamen à la date du jugement, le tribunal a condamné l'État à verser 10 000 euros à la requérante, sur le fondement des articles L. 911-6 à L. 911-8 du code de justice administrative. L'astreinte provisoire continue de courir jusqu'à l'exécution complète du jugement initial. En outre, l'État a été condamné à verser 1 000 euros au conseil de Mme B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la requête de M. E, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 26 décembre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, en se fondant sur les dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B A C, un ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 juin 2025 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d’un an. Le tribunal a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé, en droit et en fait, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, le moyen tiré du défaut de motivation étant écarté.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A B, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 juillet 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Concernant l'interdiction de retour, le juge a considéré que le préfet avait suffisamment examiné la situation de l'intéressé au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la durée de trois ans n'était pas disproportionnée. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 611-1, L. 612-1 et suivants du CESEDA et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 2 juillet 2025 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a refusé un titre de séjour à Mme B épouse C et lui a rappelé l'obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, d'autant que le précédent refus de séjour du 5 août 2024 avait déjà été validé par un jugement du 27 février 2025, actuellement en appel. Aucun des moyens soulevés, notamment l'absence de saisine de la commission du titre de séjour ou la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.