23 119 décisions disponibles — page 218/1156
Le Tribunal administratif de Nice a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui contestait le classement sans suite de sa demande d'acquisition de la nationalité française par le préfet des Alpes-Maritimes. Le tribunal a jugé que ce classement, motivé par l'absence de la requérante à un entretien d'assimilation, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'être attaquée par un recours pour excès de pouvoir. Cette solution est fondée sur l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui assimile le défaut de réponse à une mise en demeure à un dossier incomplet.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme D A et Mme B E d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 27 mai 2024 de la caisse d’allocations familiales des Alpes-Maritimes leur accordant une remise partielle de leur dette de prime d’activité. Les requérantes ont ensuite déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Par ordonnance du 17 juillet 2025, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucune solution au fond n’a donc été retenue.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut de motivation, estimant que l'arrêté visait les textes applicables et exposait les circonstances de fait propres à la situation du requérant. Il a également jugé que la procédure relative à l'avis du collège de médecins de l'OFII, prévue à l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était pas entachée d'irrégularité. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article L. 435-1 du même code, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet du Var ordonnant sa remise aux autorités italiennes et prononçant une interdiction de circulation sur le territoire français d’un an. Le tribunal a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé et ne révélait pas un défaut d’examen sérieux de la situation personnelle du requérant. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 621-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), de l’atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), et de la violation de la présomption d’innocence (article 9 de la CEDH). La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles tendant à la communication du dossier et à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A, infirmière au CHU de Nice, qui contestait le refus de majoration de sa rémunération pour des heures supplémentaires effectuées entre novembre 2021 et janvier 2022. Le tribunal a considéré que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que la requérante n'avait pas lié le contentieux préalablement. Sur le fond, il a jugé que le décret n°2021-287 du 16 mars 2021, invoqué par Mme A, ne s'appliquait pas à sa situation, car les majorations exceptionnelles qu'il prévoit étaient réservées aux agents exerçant dans des services spécifiquement dédiés à la lutte contre l'épidémie de covid-19, ce qui n'était pas son cas. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions indemnitaires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, ressortissant russe, qui contestait le refus du préfet des Alpes-Maritimes de maintenir son autorisation provisoire de séjour en tant que bénéficiaire de la protection temporaire. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, et a jugé que le préfet avait légalement fondé sa décision sur l’article L. 581-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En effet, la condamnation récente de M. B pour des faits graves d’enlèvement et de violences constituait une menace pour l’ordre public justifiant l’exclusion du bénéfice de la protection temporaire.
Le Tribunal Administratif de Nice annule la décision implicite de rejet du préfet des Alpes-Maritimes concernant la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant sénégalais. La décision est annulée pour défaut de motivation, le préfet n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de M. A, en violation des articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de trois mois et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour dans l'attente.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait le rejet implicite de sa demande d'abrogation d'un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, faute pour la requérante d'avoir demandé la communication des motifs. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, Mme A ne justifiant pas d'une vie privée et familiale stable en France. Enfin, le tribunal a relevé que le moyen relatif à l'absence de menace à l'ordre public était inopérant, le préfet ne s'étant pas fondé sur ce motif.
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la requête de M. A B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 12 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal écarte le moyen tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour, estimant que M. B ne justifie pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans comme l'exige l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il juge également que la décision ne méconnaît ni l'article L. 435-1 du CESEDA, faute de motifs exceptionnels ou humanitaires, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé étant célibataire, sans charge de famille et ne démontrant pas de liens personnels ou familiaux intenses en France. En conséquence, la requête est rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la SARL Azur Home Management qui sollicitait une injonction à l'encontre de la commune de Valbonne pour détruire des jardinières. La requérante contestait le refus de la commune, motivé par le fait que le droit au trottoir relève de la copropriété et non de la voirie publique. Le juge a estimé que cette demande se heurtait à une contestation sérieuse, rendant la mesure demandée non utile au sens de l'article L. 521-3. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé la décision implicite de rejet du préfet des Alpes-Maritimes concernant la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant marocain. L'annulation est fondée sur le défaut de communication des motifs de cette décision implicite, en méconnaissance des articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A sous trois mois et de lui délivrer un récépissé autorisant le travail dans l'attente.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 16 juillet 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes refusait un titre de séjour à Mme B, ressortissante cambodgienne, et lui faisait obligation de quitter le territoire. La juridiction a estimé que cet arrêté portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a relevé que l'intéressée résidait en France depuis plusieurs années, que son époux et ses deux enfants y vivaient et travaillaient, et qu'elle ne justifiait plus d'attaches familiales dans son pays d'origine.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 16 juillet 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes obligeait M. A, ressortissant gambien arrivé mineur en France en 2017, à quitter le territoire sans délai avec une interdiction de retour de trois ans. La juridiction a jugé que cette mesure portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la prise en charge par l’aide sociale à l’enfance, de sa scolarisation sérieuse, de l’obtention d’un CAP et d’une promesse d’embauche, ainsi que de l’absence de liens familiaux en Gambie. L’État a été condamné à verser 1 000 € au titre des frais de justice.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nice, rendue par la juge des référés, rejette la requête de Mme B A. Celle-ci demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à l'association tutélaire ATIAM de lui communiquer ses comptes de gestion et pièces justificatives. Le juge a estimé que la requérante n'établissait ni l'urgence ni le caractère utile de la mesure sollicitée, se bornant à mentionner une plainte déposée. La demande a donc été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code, sans instruction contradictoire préalable.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme A B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la SAFER de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur exerçant son droit de préemption avec révision du prix sur une parcelle. Par ordonnance, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction manifestement incompétente. Il a appliqué l’article L. 143-8 du code rural et de la pêche maritime, qui attribue ce type de litige à l’ordre judiciaire. La demande de la SAFER au titre des frais de justice a également été rejetée.
Le Tribunal administratif de Nice annule l'arrêté du 17 avril 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a refusé un titre de séjour à une ressortissante philippine, lui a fait obligation de quitter le territoire et a fixé le pays de destination. Le juge retient une erreur manifeste d'appréciation, le préfet ayant contradictoirement estimé que la gravité de la pathologie n'était pas démontrée tout en mentionnant l'avis du collège des médecins de l'OFII concluant à des conséquences d'une exceptionnelle gravité en cas de défaut de soins. La décision est fondée sur l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral refusant la délivrance d’un titre de séjour étudiant et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait à bon droit examiné la demande sur le fondement de l’article L. 422-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, cette disposition correspondant à la demande initiale de l’intéressé. Il a également estimé que le refus était légal car M. A ne disposait plus d’un visa de long séjour en cours de validité au moment du dépôt de sa demande, condition requise par les textes. En conséquence, toutes les conclusions de la requête, y compris les demandes d’injonction et de frais de justice, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A, qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet des Alpes-Maritimes. Le tribunal a jugé que ce classement, fondé sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, ne constitue pas une décision faisant grief et n’est donc pas susceptible d’être déféré au juge de l’excès de pouvoir. La requête a été déclarée manifestement irrecevable en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme D A d’une requête contestant le refus implicite d’échelonnement d’une dette de 12 575 euros, correspondant à des amendes pénales impayées, et demandant la cessation des mesures d’exécution forcée ainsi que des dommages et intérêts. Le tribunal a constaté que le litige portait sur le recouvrement d’amendes à caractère pénal, relevant de la compétence exclusive du juge de l’exécution (ordre judiciaire) en application des articles 521 et 707-1 du code de procédure pénale, de l’article 6-1 du décret du 22 décembre 1964 et de l’article L. 213-6 du code de l’organisation judiciaire. Par conséquent, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable devant la juridiction administrative, sur le fondement du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A contestant l’invalidation de son permis de conduire (décision 48 SI) et les retraits de points associés. Le juge a constaté que la décision, notifiée par lettre recommandée le 7 septembre 2024 avec mention des voies et délais de recours, n’avait pas été attaquée dans le délai de deux mois prévu par l’article R. 421-1 du code de justice administrative. La requête, enregistrée le 7 mars 2025, était donc tardive. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.