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Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté les requêtes de M. et Mme C, ressortissants algériens, qui contestaient les arrêtés du préfet des Alpes-Maritimes refusant leur titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que les requêtes étaient irrecevables car tardives, les requérants n'ayant pas justifié de la notification régulière des décisions attaquées dans le délai de recours contentieux. En conséquence, les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés au fond.
Le Tribunal administratif de Nice annule le refus de titre de séjour opposé par le préfet des Alpes-Maritimes à un ressortissant tunisien, père de deux enfants nés en France. La décision préfectorale méconnaît l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, car le requérant exerce un droit de visite et contribue à l’entretien de ses enfants, dont la mère réside régulièrement en France. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire mention "vie privée et familiale" sous trois mois, sans astreinte, et condamne l’État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la fixation d'un délai de départ volontaire de trente jours n'exigeait pas de motivation spécifique, conformément à l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et à la directive 2008/115/CE. Il a également estimé que l'arrêté, visant les textes applicables et précisant des éléments de fait, était suffisamment motivé. Les autres moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Nice annule la décision implicite de rejet du préfet des Alpes-Maritimes concernant la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant tunisien. L'annulation est fondée sur le défaut de communication des motifs de cette décision implicite, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de trois mois et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour dans l'attente. Les conclusions relatives aux frais d'instance sont rejetées.
Le Tribunal administratif de Nice annule l'arrêté du 28 août 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes avait fait obligation de quitter le territoire français sans délai à M. B, ressortissant tunisien. La décision est annulée au motif que le préfet n'a pas examiné la demande de titre de séjour que l'intéressé avait déposée auprès de la préfecture du Var en octobre 2023, ce qui constitue un défaut d'examen de sa situation personnelle. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 423-23 et L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de la SA Corona Finances visant à obtenir la décharge de la taxe sur les logements vacants pour les années 2013 à 2015 et 2019. La requête a été partiellement jugée sans objet pour l'année 2019, l'administration ayant déjà accordé un dégrèvement. Pour les années 2013 à 2015, le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par l'administration, estimant que la réclamation préalable de la société, introduite le 31 août 2022, était tardive au regard des délais prévus par l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales. Le surplus des conclusions de la requête a donc été rejeté.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 28 août 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes refusait un titre de séjour à Mme B, ressortissante philippine, et lui faisait obligation de quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que, compte tenu de la durée de son séjour en France depuis 2017, de son mariage avec sa concubine en 2022 et de son insertion professionnelle, le préfet avait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. En conséquence, l'arrêté a été annulé, y compris la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Le Tribunal Administratif de Nice annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet des Alpes-Maritimes sur la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant vietnamien. Le juge retient que l'administration n'a pas communiqué les motifs de cette décision implicite, malgré la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de trois mois.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de Mme C, agent hospitalier, contestant sa mise en disponibilité d'office et le remboursement d’indemnités perçues. Les conclusions dirigées contre la décision de mise en disponibilité du 15 septembre 2022 ont été jugées irrecevables car présentées après l’expiration du délai de recours contentieux de deux mois. Sur le fond, le tribunal a rejeté les conclusions relatives à la demande de décharge de la somme de 5.116 €, en application de la loi n°86-33 du 9 janvier 1986 et du décret n°88-386 du 19 avril 1988.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. et Mme A, qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2017. Les requérants demandaient l'imputation d'un déficit foncier antérieur à 2017 sur leur revenu global. Le tribunal a rappelé que, selon l'article 156 du code général des impôts, les déficits fonciers ne s'imputent que sur les revenus fonciers des dix années suivantes, et que la fraction non imputable sur le revenu global doit être déclarée chaque année. En l'espèce, le déficit non déclaré en 2016 et la fraction résultant d'intérêts d'emprunt ne pouvaient être imputés. La demande a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. D, ressortissant cap-verdien, qui contestait l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 18 mars 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé en droit et en fait. Sur le fond, il a examiné le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (ancien article L. 313-11 11°), relatif à l'état de santé, ainsi que celui tiré de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la SARL La Bastide de June. La société contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des retenues à la source pour 2015, consécutives à la remise en cause par l'administration fiscale d'une charge de 124 000 euros versée à une société suédoise pour la commercialisation d'une villa. Le tribunal a jugé que la société requérante n'apportait pas la preuve suffisante de la réalité et de l'intérêt pour l'entreprise de cette prestation, notamment en raison des liens d'intérêts entre les deux sociétés. En conséquence, l'administration a pu légalement requalifier cette dépense en acte anormal de gestion, sur le fondement des articles 38 et 39 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A, ressortissant américain, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas de liens personnels et familiaux suffisamment intenses et stables en France pour que le refus porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, en application de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également jugé que M. A ne démontrait pas de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels justifiant une admission au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du même code. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de convoquer M. A, ressortissant américain, afin de lui remettre son titre de séjour portant la mention "visiteur", valable du 29 juin 2024 au 28 juin 2025. Le requérant, bien que titulaire d'une attestation de décision favorable depuis juin 2024, n'avait jamais reçu le titre malgré ses relances, ce qui l'empêchait de déposer une demande de renouvellement. Le juge a considéré que l'urgence et l'utilité de la mesure étaient établies face à la carence de l'administration, et a fixé un délai de quinze jours pour l'exécution de cette injonction.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C B, ressortissant capverdien, contestant l'arrêté préfectoral du 12 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté le moyen d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également rejeté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation.
Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par Mme B d'une demande visant à contester un jugement rendu par le tribunal judiciaire de Grasse en mars 2022. Statuant en référé, le juge a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, au motif que le litige relève de la compétence de l'ordre judiciaire et non de la juridiction administrative. Cette décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C B qui demandait la suspension de la décision du jury de l'école Polytech Nice Sophia refusant sa demande d'année blanche. Le juge a constaté que la requête était manifestement irrecevable car le requérant n'avait pas déposé, par une requête distincte, une demande d'annulation de la décision attaquée, en méconnaissance des articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative. En application de l'article L. 522-3 du même code, la demande a été rejetée sans instruction contradictoire.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du préfet des Alpes-Maritimes du 25 juin 2025 refusant à M. B, ressortissant marocain, le changement de statut de son titre de séjour de "travailleur saisonnier" à "salarié". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car cette demande constituait une nouvelle première demande de titre de séjour et ne bénéficiait donc pas de la présomption d'urgence applicable aux refus de renouvellement. Il a relevé que M. B ne justifiait pas de circonstances particulières caractérisant une atteinte grave et immédiate à sa situation, son emploi étant récent et à temps limité, et aucune mesure d'éloignement n'étant en cours. La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet des Alpes-Maritimes a justifié avoir adressé le récépissé sollicité au requérant. Constatant que les conclusions à fin d'injonction étaient devenues sans objet, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer sur celles-ci. Il a en revanche condamné l'Etat à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision du 20 juin 2025 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a suspendu le permis de conduire de M. C pour 10 mois. La requête est jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas justifié du dépôt d'une requête distincte en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En application de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut rejeter une telle demande sans instruction préalable.