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Le Tribunal Administratif de Nice a condamné le CHU de Nice et son assureur à indemniser M. A pour les préjudices résultant d’une infection nosocomiale contractée lors d’une pose de prothèse de hanche en juin 2019. La responsabilité de l’établissement a été engagée sur le fondement de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, l’infection étant survenue au décours de la prise en charge sans cause étrangère démontrée. Le tribunal a accordé une somme totale de 49 000 euros, incluant notamment des postes pour l’assistance par tierce personne, le déficit fonctionnel permanent et les souffrances endurées, tout en rejetant les demandes les plus élevées du requérant.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme D d’une demande d’indemnisation de 84 822,60 euros contre le CHU de Nice pour des préjudices résultant d’une opération de hernie ombilicale et d’abdominoplastie en 2018, marquée par des complications (hématome, nécrose, récidive herniaire). Le tribunal a retenu la responsabilité pour faute du CHU de Nice pour défaut d’information préalable sur les risques graves de l’intervention, en application de l’article L. 1111-2 du code de la santé publique. Il a condamné le CHU à verser à Mme D une somme totale de 22 000 euros, incluant 7 000 euros pour le préjudice d’impréparation, 7 200 euros pour les souffrances endurées, 3 000 euros pour le préjudice esthétique permanent, et d’autres chefs de préjudice, avec intérêts au taux légal à compter du 5 juin 2023 et capitalisation. Les frais d’expertise de 2 925,05 euros ont été mis à la charge du CHU, et une somme de 1 500 euros a été accordée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer une autorisation de défrichement pour un terrain à Peille. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée, en se fondant sur le procès-verbal de reconnaissance des bois et les enjeux environnementaux. Il a également estimé que le préfet avait fait une exacte application des dispositions du code forestier et de la directive territoriale d’aménagement, en considérant que le défrichement porterait atteinte à la biodiversité et au paysage. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par la SCI Stelona et M. B d’une demande d’indemnisation de 86 134,94 euros pour des dommages causés à leur propriété par une fuite du réseau d’évacuation des eaux pluviales, ouvrage public dont la métropole Nice Côte d’Azur a la garde. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute de la métropole pour les désordres survenus le 20 octobre 2019, le lien de causalité étant établi par un rapport d’expertise. En revanche, la demande relative à un second sinistre affectant la piscine a été rejetée faute de preuve. La solution s’appuie sur le principe de responsabilité du maître d’ouvrage pour dommages de travaux publics causés aux tiers.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de Mme B et de la société Gan Assurances visant à engager la responsabilité de la SAS Colas Midi Méditerranée pour dommages de travaux publics, suite à un accident de la circulation survenu le 9 janvier 2020 à Nice, où Mme B est tombée dans une tranchée non signalée. La juridiction a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour les requérantes d'avoir présenté une demande préalable indemnitaire auprès de l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En conséquence, les conclusions indemnitaires et les demandes accessoires, y compris celles fondées sur l'article L. 761-1 du même code, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A épouse E, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 10 mai 2022 par lequel le maire de Cannes ne s'était pas opposé à la déclaration préalable de M. C pour la pose d'un brise-soleil et la fermeture de cheminées. La requérante soutenait notamment que les travaux, consistant en une pergola et une terrasse surélevée, auraient dû être soumis à un permis de construire et que le dossier de déclaration était incomplet. Le tribunal a jugé que les travaux, qui créaient une emprise au sol inférieure à 40 m² en zone urbaine, relevaient bien du régime de la déclaration préalable conformément aux articles R. 421-14 et R. 421-17 du code de l'urbanisme. Les autres moyens, tirés de l'insuffisance du dossier et d'une fraude, ont également été écartés comme non fondés.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A B et Mme C B contestant la délibération du 5 mai 2022 par laquelle le conseil municipal de Contes a approuvé le plan local d'urbanisme (PLU). Le tribunal a jugé que, s'agissant d'un acte de régularisation pris en application de l'article L. 600-9 du code de l'urbanisme, les requérantes ne pouvaient invoquer que des vices de légalité externe ou soutenir que la régularisation du vice d'information des élus n'était pas effective. Constatant que la note de synthèse transmise aux conseillers municipaux avait assuré une information suffisante, le tribunal a estimé que la délibération attaquée avait bien régularisé le vice initial et a rejeté l'ensemble des moyens, y compris ceux relatifs au classement en zone N de la parcelle BC 52.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de la 5ème chambre, a rejeté la requête de M. et Mme A. Ces derniers demandaient l'annulation de deux arrêtés du maire de Cannes (16 septembre 2021 et 6 mai 2022) délivrant un permis de construire et un permis modificatif à la SCI Pepita pour la démolition et la construction d'une dépendance et d'une piscine. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré de l'absence d'autorisation des propriétaires voisins pour l'appui sur un mur séparatif, jugeant que l'attestation du pétitionnaire sur sa qualité suffit, sous réserve du droit des tiers et des règles de droit privé. La solution s'appuie sur les articles R. 423-1, R. 431-5 et A. 424-8 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par la SA Yacht club international de Saint Laurent du Var, concessionnaire d’un port de plaisance, d’une demande de condamnation de Mme A à lui verser 42 483,20 euros pour violation de l’article 3.2 du contrat d’amodiation du 4 avril 2014, fondée sur l’article L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques. En cours d’instance, la société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête, désistement accepté par Mme A. Par jugement du 3 juin 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté les demandes de la société, sans qu’aucune solution au fond ne soit retenue.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi de trois requêtes, introduites par le Syndicat des copropriétaires de la résidence "35 rue Fontaine de la Ville" et par Mme A, visant à contester un permis de construire délivré par le maire de Nice à la société Emly Immobilier pour la création d'une auberge de jeunesse, ainsi que son permis modificatif. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance du plan local d'urbanisme métropolitain (PLUm) sur plusieurs points (obligation de locaux commerciaux, traitement des façades, alignement et sécurité). La juridiction a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les requêtes étaient irrecevables pour tardiveté ou défaut de notification. Les demandes de frais de justice présentées par les requérants ont été rejetées, tandis que la société pétitionnaire a obtenu le remboursement de ses frais.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur portant retrait de points sur son permis de conduire. Le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance du 3 juin 2025, le président de la 4ème chambre donne acte de ce désistement.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la requête de M. et Mme D qui demandaient la suspension des décisions de la rectrice de l'académie de Nice refusant un aménagement d'examen (mesure MH510) pour leur fille mineure, candidate au baccalauréat. La condition d'urgence était invoquée en raison des épreuves prévues en juin 2025. Le juge a constaté que les requérants n'avaient pas produit la copie de leur requête en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En conséquence, la demande a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a annulé la décision du 16 avril 2025 par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de Nice avait refusé d'accorder à M. B, ressortissant marocain, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que cette décision était insuffisamment motivée et entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, en méconnaissance des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de la directive 2013/33/UE. Il a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a annulé la décision du 5 mai 2025 par laquelle le directeur territorial de l'OFII avait refusé à Mme B, ressortissante tunisienne, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le motif de refus, fondé sur la présentation tardive de la demande d'asile (plus de 90 jours après l'entrée en France), était illégal car l'administration n'avait pas démontré avoir procédé à un examen individualisé de la vulnérabilité de la requérante, comme l'exigent les articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de Mme B dans un délai de 48 heures.
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 8 avril 2025 prolongeant de deux ans son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision signée par une autorité habilitée et suffisamment motivée en droit et en fait. Il estime que la prolongation de l'interdiction de retour, fondée sur les articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu du maintien irrégulier de l'intéressé, de l'absence de liens familiaux stables en France et de la menace pour l'ordre public.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. C D, de nationalité cap-verdienne, contestant un arrêté préfectoral du 26 mai 2025 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français de dix-huit mois. Le tribunal a rejeté la demande de communication du dossier, l'affaire étant en état d'être jugée. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le juge a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'autorité de la chose jugée et des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 612-6, L. 612-10, L. 922-2) et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant sur le recours pour excès de pouvoir de M. A B, a examiné la légalité de l'arrêté préfectoral du 28 avril 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour un an. Le tribunal a rappelé que, selon les articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'édiction d'une interdiction de retour est obligatoire en cas de non-respect du délai de départ volontaire, sauf circonstances humanitaires, et que sa durée doit être fixée en fonction de critères légaux. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement a été rendu après examen des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante marocaine, qui demandait la délivrance d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée dans le délai de quarante-huit heures, la requérante ne démontrant pas un risque immédiat de perte d'emploi ou une nécessité impérieuse liée à son voyage au Maroc. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen de l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, le juge renvoyant la requérante à la possibilité de saisir le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté comme manifestement irrecevable la requête indemnitaire de Mme B, qui demandait réparation pour un harcèlement moral subi en 2003-2004 alors qu'elle était agent du CCAS de Nice. La requête méconnaît l'autorité de la chose jugée, car un jugement du 8 juillet 2009 avait déjà écarté l'existence d'un tel harcèlement sur la même période. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative pour rejeter la requête sans régularisation.
Cette ordonnance du juge des référés du Tribunal Administratif de Nice concerne une demande de suspension d’un arrêté préfectoral de réquisition d’un pilote de ligne, pris sur le fondement de l’article L. 2215-1 du code général des collectivités territoriales. Les requérants invoquent une atteinte grave et manifestement illégale au droit de grève, liberté fondamentale, en l’absence de démonstration de l’impossibilité d’assurer les besoins essentiels du service de transport sanitaire d’urgence par d’autres moyens. Le juge des référés, statuant selon la procédure de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, doit apprécier l’urgence et le caractère manifestement illégal de la mesure de réquisition au regard des nécessités de l’ordre public.