23 124 décisions disponibles — page 307/1157
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la caisse d’allocations familiales des Alpes-Maritimes lui accordant une remise partielle de sa dette de prime d’activité. Constatant que la dette avait été entièrement soldée et que l’intérêt de la requête était incertain, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l’absence de confirmation dans le délai imparti, Mme B est réputée s’être désistée. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement d’office.
Contentieux de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) à domicile. Le Tribunal administratif de Nice rejette la requête de Mme A comme manifestement irrecevable. La requérante n'a pas formé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, exigé par les articles L. 134-1 et L. 134-2 du code de l'action sociale et des familles avant tout recours contentieux. L'ordonnance est fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 17 février 2025 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes refusait de délivrer un titre de séjour à M. A, un ressortissant étranger vivant en France depuis treize ans. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne reconnaissant pas les motifs exceptionnels justifiant une admission au séjour, notamment la présence continue de M. A auprès de sa tante malade, son emploi stable dans le bâtiment et son engagement bénévole. Cette solution a été retenue sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet une délivrance de titre pour des considérations humanitaires ou motifs exceptionnels. La requête contre l'arrêté du 20 novembre 2024 a été jugée sans objet, ce dernier ayant été retiré par un arrêté ultérieur.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en 1ère chambre, a examiné les requêtes de Mme A D épouse C et de M. B C, ressortissants philippins, contestant les arrêtés du 4 octobre 2024 du préfet des Alpes-Maritimes leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, jugeant que les décisions attaquées n'étaient pas entachées d'illégalité au regard des textes invoqués.
Le Tribunal Administratif de Nice, dans un jugement du 20 mars 2025, a statué sur une demande d'exécution d'un précédent jugement du 4 janvier 2024. Ce jugement avait annulé des décisions du CHU de Nice concernant le calcul de l'aide due à Mme A. Le tribunal a enjoint au CHU de Nice de recalculer les sommes dues en appliquant le décret n°2021-1251 du 29 septembre 2021 et la circulaire UNEDIC n°2021-13 du 19 octobre 2021, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Il a toutefois rejeté la demande de prise en compte de la rémunération perçue par Mme A de l'Université de Nice-Côte d'Azur, considérant qu'il s'agit d'un établissement public distinct.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme C A d’un recours contestant un indu d’allocation aux adultes handicapés (AAH) et sa radiation, notifiés par la caisse d’allocations familiales des Alpes-Maritimes. En application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que de l’article L. 821-1 du code de la sécurité sociale, le tribunal a constaté que les litiges relatifs à l’AAH relèvent de la compétence exclusive du tribunal judiciaire spécialement désigné. Par conséquent, il a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice annule l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 19 novembre 2024 refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant sénégalais. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de la présence continue de M. A en France depuis 2016 et de son contrat de travail à durée indéterminée, justifiant une admission exceptionnelle au séjour. La décision se fonde sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour autorisant à travailler sous un mois, avec une astreinte en cas de retard.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de M. B, professeur des universités-praticien hospitalier, qui sollicitait la condamnation du CHU de Nice pour gestion fautive de sa carrière (renouvellement de contrat, retard de salaires et versement d’abondements). Le tribunal a estimé que le préjudice financier invoqué (perte de salaire d’avril à août 2021) résultait directement de la décision de l’intéressé de mettre fin à son maintien en activité, et non des fautes alléguées, dont le lien de causalité avec le préjudice n’était pas établi. La requête a été rejetée, y compris les conclusions fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative, sans application de cet article à l’encontre de M. B.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné deux requêtes de M. A, agent du foyer de l'enfance des Alpes-Maritimes. La première contestait son changement d'affectation, que le tribunal a requalifié en mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours, la jugeant justifiée par l'intérêt du service et non constitutive d'une sanction déguisée. La seconde concernait le refus implicite de protection fonctionnelle pour harcèlement moral, que le tribunal a rejeté faute pour l'agent de démontrer des agissements répétés constitutifs de harcèlement. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, y compris ses demandes d'injonction et d'astreinte, et a mis à sa charge les frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C, infirmier libéral, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2016 à 2018. Le requérant soutenait notamment avoir été privé des garanties liées à un examen de sa situation fiscale personnelle (ESFP) et avoir demandé en vain la saisine de la commission départementale. Le tribunal a jugé que la procédure de contrôle sur pièces de son activité libérale était distincte de l'ESFP et régulière, et que la demande de saisine de la commission n'était pas fondée. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des demandes de M. C, sur le fondement des articles L. 10, L. 12 et L. 47 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de Mme A, préparatrice en pharmacie hospitalière, contestant le refus implicite du centre hospitalier universitaire (CHU) de Nice de reconnaître comme accident de service le malaise survenu le 29 août 2019. La requérante soutenait que l'accident remplissait les conditions d'imputabilité au service. Le tribunal a rejeté la demande, considérant que l'administration se trouvait en situation de compétence liée pour refuser la reconnaissance, faute pour Mme A d'avoir respecté le délai de déclaration prévu par le décret n° 88-386 du 19 avril 1988. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, sur le fondement des articles L. 822-18 et L. 822-21 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de Mme A, agent contractuel du CHU de Nice, contestant le refus implicite de modifier son attestation Pôle emploi. Le tribunal a constaté que l’administration avait déjà délivré une attestation modifiée le 24 mars 2022, rendant sans objet les conclusions en annulation et en injonction. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées comme irrecevables, faute de demande préalable, et devenues sans objet pour le préjudice matériel en raison d’un jugement ultérieur. La décision s’appuie sur le code du travail et la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. C, infirmier au CHU de Nice, contestant le refus de majoration de ses heures supplémentaires effectuées de nuit le 15 janvier 2022, au motif qu'il n'était pas affecté à un service "covid". Le tribunal a rejeté la demande d'annulation de la décision du 2 mars 2022 et du rejet du recours gracieux. Il a considéré que les décrets n° 2021-287 du 16 mars 2021 et n° 2021-1709 du 18 décembre 2021, relatifs à la lutte contre l'épidémie, ne prévoient pas de majoration pour les heures supplémentaires réalisées en dehors des services directement dédiés à la gestion de la crise sanitaire. La solution retenue est fondée sur une interprétation stricte des textes applicables, excluant l'extension de la majoration aux agents non affectés dans un service "covid".
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme D, auxiliaire de puériculture, qui demandait la condamnation du Centre Hospitalier Universitaire de Nice pour manquement à son obligation de protection et harcèlement moral. Le tribunal a considéré que la décision du directeur général du CHU, qui avait accordé la protection fonctionnelle mais refusé l'indemnisation, n'était pas entachée d'illégalité. Il a estimé que l'administration avait pris les mesures nécessaires pour faire cesser les agissements et que la responsabilité de l'hôpital n'était pas engagée. La solution s'appuie sur les articles L. 133-2 et L. 134-5 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la contestation de M. et Mme B relative à des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2017, résultant de la remise en cause du report d'imposition d'une plus-value d'apport de titres. Le tribunal a constaté un non-lieu partiel à statuer à hauteur de 4 685 euros, correspondant à un dégrèvement accordé par l'administration pour l'abattement renforcé de 85 %. Sur le fond, il a rejeté le surplus des conclusions, jugeant que les conditions du report d'imposition prévues à l'article 150-0 B ter du code général des impôts n'étaient pas remplies, notamment faute pour M. B de contrôler la société bénéficiaire de l'apport. La solution retenue confirme le bien-fondé des impositions supplémentaires, y compris les pénalités pour manquement délibéré.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de M. et Mme D, qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2018. Les requérants contestaient la méthode d'évaluation du fonds de commerce cédé par la SARL Teno, que l'administration avait requalifié en partie comme une libéralité imposable. Le tribunal a validé la position de l'administration, qui s'est fondée sur l'article 38 du code général des impôts pour réintégrer la majoration artificielle du prix de cession dans le bénéfice imposable. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de Mme B, agent contractuel du centre hospitalier universitaire de Nice, contestant le motif de non-renouvellement de son contrat à durée déterminée (CDD) et réclamant des documents et une indemnité. Le tribunal a constaté que l'administration avait déjà rectifié l'attestation Pôle emploi en substituant le motif de "rupture anticipée" par celui de "fin de contrat à durée déterminée", rendant sans objet les conclusions sur ce point. En revanche, les conclusions indemnitaires de Mme B ont été jugées irrecevables, faute pour elle d'avoir justifié de l'existence d'une demande préalable adressée à l'administration, comme l'exige l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer sur la modification de l'attestation et un rejet pour irrecevabilité des demandes d'injonction et d'indemnisation.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté les demandes de la SARL RE MEC, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2017 à 2019. La société avait été taxée d'office pour défaut de déclaration, et le tribunal a jugé qu'il lui incombait de prouver le caractère exagéré des impositions, ce qu'elle n'a pas fait. Les arguments de la société, notamment sur l'absence de prise en compte de ses déficits ou de ses conditions d'exploitation, ont été écartés. La décision s'appuie sur les articles L. 66, L. 192 et L. 193 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de la SAS Flying 7 Air, qui sollicitait la décharge de rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) d’un montant total de 25 118 euros pour la période 2016-2017. La société contestait notamment l’application du taux de 20 % sur certaines prestations de vols, qu’elle estimait accessoires et donc exonérées, ainsi que le bien-fondé des rappels pour une facture impayée. Le tribunal a écarté le moyen tiré du caractère déraisonnable des délais d’intervention, faute de précisions suffisantes. Il a jugé que la société n’apportait pas la preuve du non-paiement de la facture litigieuse et que les prestations de vols n’étaient pas exonérées de TVA, confirmant ainsi les rectifications opérées sur le fondement des articles 256 et 269 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Nice a statué sur la demande de la SARL Sam Invest, qui contestait des rappels de TVA pour 2016-2017. Le tribunal a constaté un non-lieu partiel à hauteur de 12 097 euros, suite à un dégrèvement accordé par l'administration fiscale. Sur le surplus, concernant la déduction de TVA sur des travaux de réparation d'un véhicule, le tribunal a rejeté la demande, estimant que la société n'avait pas apporté la preuve que le véhicule était utilisé pour son activité commerciale, conformément aux articles 271 du code général des impôts et 205-206 de l'annexe II. La solution retenue est donc le rejet du surplus des conclusions de la requête.