23 124 décisions disponibles — page 346/1157
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de la 2ème Chambre, a rejeté les requêtes de Mme et M. D, ressortissants haïtiens, qui contestaient les arrêtés préfectoraux refusant leur admission exceptionnelle au séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que les arrêtés n'étaient pas entachés d'un défaut d'examen sérieux, ni d'une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni d'une erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais de justice, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 30 juillet 2024 refusant son titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen, estimant l’arrêté suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également jugé que le refus ne méconnaissait pas les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni les dispositions de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, compte tenu de la situation familiale de la requérante. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Nice annule l'arrêté du 5 août 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a refusé un titre de séjour à Mme C, ressortissante turque, et l'a obligée à quitter le territoire. Le tribunal estime que ce refus porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son mariage avec un compatriote titulaire d'une carte de résident et de la réalité de leur vie commune en France. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 900 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, qui contestait le refus de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Alpes-Maritimes. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que, malgré son activité professionnelle en France depuis 2017, la requérante, célibataire et sans charge de famille, ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Nice annule l'arrêté du 21 mai 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a refusé l'admission exceptionnelle au séjour de M. A, ressortissant tunisien, et lui a fait obligation de quitter le territoire. Le tribunal retient que l'arrêté méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'atteinte disproportionnée portée à la vie privée et familiale du requérant, marié à une Française et justifiant d'une communauté de vie depuis 2022. Il enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 900 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A E, ressortissante brésilienne, contestant l'arrêté préfectoral du 3 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la requérante ne justifiait pas, par des preuves récentes, de la persistance du pacte civil de solidarité de sa mère avec un citoyen européen, ni de sa prise en charge effective ou d'une assurance maladie, conditions requises par les articles L. 233-1 et L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté les moyens tirés du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la décision préfectorale a été maintenue.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la SCI "Poupette" qui contestait l'opposition du maire d'Èze à une déclaration préalable de travaux pour modifier l'aspect extérieur d'une villa et construire une piscine. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation de la décision attaquée. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 1.2.4 du règlement de la zone NIr du PLU métropolitain, combiné à l'article R. 121-5 du code de l'urbanisme, n'était pas fondé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la société requérante.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que l'urgence invoquée par le requérant, liée à l'impossibilité d'exercer son activité professionnelle, résultait de son propre fait, faute pour lui d'avoir sollicité le renouvellement de son récépissé avant son expiration. En conséquence, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Nice a rejeté comme irrecevable la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant un arrêté du 3 février 2023 du préfet des Alpes-Maritimes lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un an. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 3 mars 2025, était tardive car introduite au-delà du délai de quarante-huit heures suivant la notification de l’arrêté, conformément aux articles L. 614-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 776-2 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité manifeste, non susceptible d’être couverte, a conduit au rejet de l’ensemble des demandes de M. B, y compris celles relatives à l’annulation des décisions contestées et à l’injonction de mettre fin au signalement dans le système d’information Schengen.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné les requêtes de M. et Mme G, ressortissants philippins, contestant le refus du préfet des Alpes-Maritimes d'enregistrer leurs demandes d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a rejeté leurs demandes d'annulation, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées et que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet des requêtes.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du maire de Nice du 13 juin 2022 réglementant la mendicité sur les secteurs touristiques et le domaine public maritime. La juridiction a jugé que le maire avait excédé ses compétences de police municipale prévues aux articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales, en édictant une interdiction générale et absolue de la mendicité sans caractériser de troubles avérés à l'ordre public. Cette mesure a été considérée comme disproportionnée et portant une atteinte excessive aux libertés fondamentales, notamment à la liberté d'aller et venir et au principe de fraternité. L'intervention de la Fondation Abbé Pierre a été déclarée recevable.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de Mme B contestant des titres exécutoires et des saisies administratives à tiers détenteur émis par la métropole Nice Côte d'Azur pour le recouvrement de frais de dépôt en déchetterie. Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre les saisies administratives à tiers détenteur relèvent de la compétence du juge judiciaire et les a rejetées comme portées devant une juridiction incompétente. Sur le fond, le tribunal a rejeté la demande d'annulation des titres exécutoires, estimant que la requérante n'apportait pas la preuve de ne pas être l'auteur des dépôts litigieux, et a rejeté l'ensemble de ses conclusions. La décision s'appuie sur le code général des collectivités territoriales et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de la société Cellnex France contestant l'arrêté du maire du Cannet du 7 janvier 2022 s'opposant à une déclaration préalable pour l'installation d'équipements de radiotéléphonie. La juridiction a rejeté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a examiné la légalité de l'opposition au regard des articles R. 111-16, R. 111-27 et R. 111-2 du code de l'urbanisme, ainsi que de la Charte de l'environnement.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B, qui contestait l'arrêté du maire de Biot du 24 février 2022 s'opposant à sa déclaration préalable de division en vue de construire. Le tribunal a jugé que le projet, situé dans les abords de monuments historiques, relevait d'un permis d'aménager en vertu de l'article R. 421-19 du code de l'urbanisme, et non d'une simple déclaration préalable. Le maire était en situation de compétence liée pour refuser, rendant inopérants les moyens de la requérante. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions aux fins d'injonction.
Le Tribunal Administratif de Nice annule la décision du 9 mars 2022 par laquelle le maire du Cannet a refusé d'attester de la conformité des travaux d'installation d'une station relais de téléphonie mobile réalisés par la société Cellnex France. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il retient que le motif du refus, fondé sur l'absence d'autorisation d'urbanisme, est illégal car la décision de retrait de la non-opposition tacite avait été suspendue par le juge des référés. La décision est annulée et il est enjoint au maire de se prononcer à nouveau sur la conformité des travaux dans un délai d'un mois.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la SCI Palladium, qui contestait le refus du maire de Gorbio de lui délivrer un permis d’aménager pour une division parcellaire. Le tribunal a jugé que le projet se situait dans le périmètre de protection des abords du monument historique "Serres de la Madone", rendant obligatoire un permis d’aménager en application des articles R*421-19 du code de l’urbanisme et L. 621-30 du code du patrimoine. Il a également estimé que l’avis défavorable de l’architecte des Bâtiments de France justifiait le refus, et qu’aucun permis tacite n’était né, la demande relevant du permis d’aménager et non de la déclaration préalable. La solution retenue est donc le rejet de l’ensemble des conclusions de la société requérante.
Le Tribunal Administratif de Nice annule l'arrêté du 31 janvier 2022 par lequel le maire du Cannet s'est opposé à une déclaration préalable pour l'installation d'équipements de radiotéléphonie mobile. La juridiction écarte le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Elle juge que le projet ne porte pas atteinte au caractère des lieux avoisinants au sens de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, l'impact visuel étant limité et l'avis de l'architecte des Bâtiments de France étant favorable. La commune du Cannet est condamnée à verser 1 000 euros aux sociétés requérantes au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 8 décembre 2021 par lequel le maire du Cannet s'est opposé à la déclaration préalable déposée par les sociétés Bouygues Télécom et Cellnex France pour l'installation d'équipements de radiotéléphonie mobile. Le tribunal a jugé que les motifs d'opposition fondés sur les articles R. 111-28 et R. 111-27 du code de l'urbanisme étaient erronés, le secteur ne présentant pas d'unité d'aspect ni d'intérêt paysager particulier, et l'impact visuel du projet étant limité. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 25 février 2021 par lequel le maire du Cannet s'est opposé à la déclaration préalable de la société Cellnex France pour l'installation d'antennes-relais de téléphonie mobile. Le tribunal a jugé que le maire avait commis une erreur de droit en fondant son refus sur les articles R. 111-16 et R. 111-17 du code de l'urbanisme, ces dispositions ne s'appliquant pas aux antennes-relais qui ne constituent pas des bâtiments. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté et du rejet du recours gracieux, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la SAS Océane demandant l'annulation de l'arrêté du 20 juin 2022 du maire de Vallauris ordonnant l'interruption de travaux sur une parcelle. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et fondé sur un procès-verbal de constat d'infraction établissant la poursuite des travaux sans permis de construire, en violation des articles L. 421-1 et R. 421-1 du code de l'urbanisme. La solution retenue écarte les moyens d'insuffisance de motivation, d'erreur de fait et de droit, et de détournement de procédure.