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Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à une ressortissante philippine un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a reconnu l'urgence et l'utilité de la mesure, l'administration n'ayant pas remis ce document malgré le dépôt d'un dossier complet. Toutefois, il a refusé d'assortir ce récépissé d'une autorisation de travail, les fondements juridiques invoqués par la requérante (articles L. 435-1, L. 435-4 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers) ne figurant pas parmi ceux prévus à l'article R. 431-14 du même code. L'État a été condamné à verser 600 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à Mme A..., ressortissante marocaine, une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante justifiait d’une situation d’urgence et d’utilité, en raison du risque de suspension de son contrat de travail faute de document justifiant la régularité de son séjour. Le tribunal a appliqué les dispositions de l’article R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui garantit la délivrance d’un récépissé à tout étranger ayant déposé un dossier complet. La carence de l’administration, qui n’a pas produit de défense, a conduit à faire droit à la demande.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B... contestant la décision du ministre de l’intérieur du 13 novembre 2025 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. La requérante invoquait des vices de notification, un défaut de réponse à sa contestation et une erreur sur l’auteur de l’infraction. Le tribunal a jugé que les conditions de notification sont sans incidence sur la légalité des retraits de points et que la contestation de l’imputabilité ou de la matérialité de l’infraction relève du juge judiciaire, non du juge administratif. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant que des moyens inopérants.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme B... d'une demande d'information sur l'état d'avancement de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a rejeté cette requête comme manifestement irrecevable, au motif qu'il n'appartient pas à la juridiction administrative de délivrer ce type d'informations aux usagers. Cette décision a été prise en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L.521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. D... tendant à la suspension de l'arrêté du 6 octobre 2025 prononçant sa mise à la retraite d'office. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la mise à la retraite d'office ouvrant droit à une pension civile et le requérant n'établissant pas une absence totale de ressources. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L.531-1, L.532-4 et L.521-3 du code général de la fonction publique, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a constaté que le préfet des Alpes-Maritimes avait accordé le concours de la force publique pour l’expulsion de l’occupante sans titre à compter du 15 octobre 2025, postérieurement à l’introduction de la requête de M. C... contestant le refus implicite initial. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation et en injonction, devenues sans objet. L’État a été condamné à verser 1 500 euros à M. C... au titre des frais d’instance, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la demande de la SAS Centaur Holding France 1, qui sollicitait le remboursement d’une créance de crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) au titre de l’année 2016. Le tribunal rappelle que, conformément aux articles 244 quater C et 220 C du code général des impôts, le CICE doit être imputé sur l’impôt sur les sociétés dû au titre de l’exercice concerné, puis sur les trois exercices suivants, avant de pouvoir être restitué. La société requérante n’ayant pas respecté cette procédure d’imputation préalable, sa demande de restitution directe est jugée infondée. La requête est donc rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme C..., éducatrice au Foyer de l’enfance des Alpes-Maritimes, et son assureur, le groupe Maif, pour obtenir réparation des préjudices résultant d’un coup de pied porté par un mineur confié au département des Alpes-Maritimes. Le tribunal a examiné la responsabilité sans faute du département sur le fondement des articles L.222-5 du code de l’action sociale et des familles et 375-3 du code civil, qui transfèrent la garde du mineur au service départemental. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le tribunal a rejeté les conclusions des requérants, le département et le Foyer de l’enfance ayant conclu au rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L.521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour de Mme C..., épouse A..., ressortissante israélienne mariée à un Français et mère de quatre enfants français. Le juge a reconnu l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, estimant qu'elle portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de réexaminer la demande sous quinze jours et de délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour et de travail.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 19 juin 2025 par laquelle la commission de discipline du Conseil national des activités privées de sécurité avait infligé à la société Intervention Méditerranée Sécurité une interdiction d'exercice de douze mois et une pénalité de 15 000 €. Le juge a estimé que la requête, identique à deux précédentes déjà rejetées, ne présentait pas de caractère d'urgence. En conséquence, la société a été condamnée à une amende de 2 000 € pour recours abusif en application de l'article R.741-12 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui contestait la suspension de son permis de conduire pour huit mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, les arguments du requérant (procédure pénale longue et impact professionnel non établi) ne justifiant pas une intervention dans les 48 heures. Il a également rappelé qu'il n'appartient pas au juge des référés d'annuler une décision administrative. La requête a été rejetée par ordonnance en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de juge unique, a rejeté les requêtes de l’association CCDH France. Celle-ci demandait l’annulation des décisions implicites de rejet du CHU de Nice concernant la communication des registres de contention et d’isolement pour 2021-2023, ainsi que des rapports annuels correspondants. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, l’association ne justifiant pas avoir adressé sa demande de communication au CHU, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. Les conclusions aux fins d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 20 janvier 2026 annulant les épreuves du permis de conduire de M. A..., passées en novembre 2024 et février 2025. Le juge a estimé que la requête était manifestement mal fondée, car le requérant ne contestait pas la suspension de ses droits à conduire en vigueur lors des épreuves et se bornait à invoquer un vice de procédure insuffisamment étayé. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné deux requêtes de Mme B..., agent du Foyer de l'enfance des Alpes-Maritimes. La première conteste son placement en disponibilité d'office pour raisons de santé à compter du 4 septembre 2023, et la seconde conteste le titre de recette émis pour un trop-perçu de salaire. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme B..., jugeant que la décision de placement en disponibilité d'office était légale, l'administration n'étant pas tenue de fixer une durée précise et l'agent ayant épuisé ses droits à congé. Par conséquent, le titre de recette fondé sur cette décision a été validé. Les textes appliqués sont le code général de la fonction publique et le décret n°88-976 du 13 octobre 1988.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme E..., qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 28 000 euros pour le refus du préfet des Alpes-Maritimes d'accorder le concours de la force publique pour l'expulsion d'une occupante sans droit ni titre. La juridiction a jugé les conclusions indemnitaires irrecevables, faute pour la requérante d'avoir justifié de l'existence d'une décision préalable de l'administration sur sa demande, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un rejet pour irrecevabilité, sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de 1ère chambre, a rejeté la requête de M. A... B..., ressortissant comorien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 11 août 2023 du préfet des Alpes-Maritimes lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, le requérant ne justifiant pas d'une vie privée et familiale stable en France malgré la présence de son père et de son frère. Il a également écarté le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A... B..., y compris ses demandes d'injonction et de frais d'instance.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé la décision non datée par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a clôturé la demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant algérien, en qualité de parent d'enfant français, ainsi que le rejet de son recours gracieux. Le tribunal a considéré que le préfet n'a pas démontré que le dossier de M. A... était incomplet, ni que sa demande présentait un caractère abusif ou dilatoire, en méconnaissance des articles R.431-10, R.431-11 et R.431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation des décisions attaquées pour erreur de droit, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé la décision du 30 juillet 2024 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme C..., ressortissante philippine. Le tribunal a retenu un vice de procédure, le préfet n'ayant pas saisi la commission du titre de séjour alors que la requérante justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, conformément à l'article L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme C... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B..., ressortissant russe faisant l'objet d'une mesure d'expulsion, qui contestait le refus du préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. Le tribunal a jugé que les dispositions des articles L. 731-3 et R. 732-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatives à l'assignation à résidence, n'ont pas pour objet de permettre aux étrangers expulsés, qui ne disposent pas d'un droit au séjour, d'obtenir une telle autorisation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C..., ressortissant tunisien, qui contestait le retrait de sa carte de résident par le préfet des Alpes-Maritimes. Le tribunal a jugé que ce retrait, fondé sur l'article L.432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légal car les condamnations pénales répétées de l'intéressé (violences conjugales, vols, conduite sous stupéfiants) constituaient une menace grave pour l'ordre public. Il a également écarté le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant la mesure proportionnée.