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Le Tribunal Administratif de Nice annule l'arrêté du 12 février 2025 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a refusé un titre de séjour à Mme B..., ressortissante géorgienne, et lui a fait obligation de quitter le territoire français. La juridiction estime que cette décision porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et à l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant), compte tenu de la présence de son époux titulaire d'une carte de résident et de la scolarisation de leurs enfants en France. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer à l'intéressée un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de 1ère chambre, a annulé l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 4 janvier 2025 obligeant M. A..., ressortissant béninois, à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le requérant justifiant d'une résidence stable et régulière en France depuis janvier 2022 et d'une activité professionnelle continue en CDI. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour et de mettre à jour le fichier Schengen.
Le Tribunal Administratif de Nice annule la décision implicite de rejet du préfet des Alpes-Maritimes concernant la demande de titre de séjour de M. A... B..., ressortissant comorien. Le tribunal retient que le préfet n’a pas communiqué les motifs de cette décision implicite, en méconnaissance de l’article L.232-4 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour pendant cet examen. La solution est fondée sur le défaut de motivation, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme B... d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de la convoquer pour signer un contrat d'intégration républicaine. En défense, l'OFII a produit la preuve d'une convocation adressée à l'intéressée postérieurement à l'introduction du recours, ce qui a implicitement retiré la décision contestée. Le tribunal a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Aucun texte de fond n'est spécifiquement appliqué dans cette décision de procédure.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B..., infirmière, qui contestait sa radiation des cadres par le centre hospitalier de Cannes pour défaut de demande de renouvellement de sa disponibilité. La décision attaquée, fondée sur l’article 37 du décret n° 88-976 du 13 octobre 1988, a été jugée légale car l’administration l’avait informée des obligations et délais à respecter. Le tribunal a considéré que l’absence de demande avant le 5 décembre 2022 justifiait la radiation, sans que l’erreur manifeste d’appréciation soit retenue. Les conclusions de l’hôpital au titre des frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par M. A..., agent du centre hospitalier universitaire (CHU) de Nice, d’une demande d’indemnisation pour le maintien de son plein traitement entre février 2020 et septembre 2022, suite à un accident survenu en 2010. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’autorité de la chose jugée par l’arrêt définitif de la cour administrative d’appel de Marseille du 27 juin 2025 faisait obstacle à la demande. Cette décision s’appuie sur l’article 41 de la loi du 9 janvier 1986 relative à la fonction publique hospitalière, qui prévoit le maintien du traitement en cas de maladie imputable à un acte de dévouement, mais dont l’application était déjà tranchée par la juridiction d’appel.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de première chambre, a rejeté la requête de la société P1 Tech contestant un avis de compensation fiscale émis par l’administration. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l’absence de notification du bordereau de situation relevait de la régularité en la forme de l’acte, et non de l’exigibilité de la dette, ce qui le rendait irrecevable dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir. La solution retenue est fondée sur les articles L.257 B et L.281 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2020 et 2021. Le juge a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure, constatant que l'administration avait bien adressé une proposition de rectification, non réclamée par le contribuable. Il a également rejeté le moyen au fond, estimant que le requérant ne justifiait pas du versement des pensions alimentaires déduites sur le fondement de l'article 156 du code général des impôts. La demande de frais irrépétibles a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de la SAS Centaur Holding France 1 visant à obtenir le remboursement d’une créance de crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) au titre de l’année 2017. Le tribunal a jugé que la société n’avait pas respecté les règles d’imputation du CICE sur l’impôt sur les sociétés dû au titre des exercices concernés, conformément aux articles 244 quater C et 199 ter C du code général des impôts. En conséquence, la fraction non imputée du crédit d’impôt ne pouvait ni être reportée sur un exercice postérieur, ni donner lieu à restitution. La requête a été rejetée, y compris les conclusions fondées sur l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de la société belge Bradi, qui contestait la réduction de ses déficits reportables pour les exercices 2016 et 2017 suite à un rehaussement fiscal. La société n'a pas régularisé sa situation dans les trente jours suivant la mise en demeure de déposer ses déclarations, rendant régulière la procédure de taxation d'office fondée sur l'article L. 66-2° du livre des procédures fiscales. Sur le fond, le tribunal a jugé que la mise à disposition gratuite d'une villa à M. B..., détenteur indirect de la société, constituait un acte anormal de gestion au sens des articles 38 et 209 du code général des impôts, justifiant le rehaussement. La requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de Mme B..., éducatrice de jeunes enfants, contestant la décision du 13 juin 2023 du Foyer de l'enfance des Alpes-Maritimes la plaçant en disponibilité d'office pour raisons de santé après épuisement de ses droits à congé de longue durée. Le tribunal a annulé cette décision, estimant qu'elle était entachée d'une erreur de droit car elle ne fixait aucune durée à cette disponibilité, en méconnaissance des dispositions de l'article 29 du décret n°88-976 du 13 octobre 1988. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. et Mme B..., qui demandaient la décharge des cotisations d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux (53.619 €) consécutives à la cession d'un bien immobilier à Cannes en 2020. Les requérants, non-résidents fiscaux, soutenaient pouvoir bénéficier de l'exonération de plus-value prévue à l'article 151 septies du code général des impôts en raison de leur statut de loueurs en meublés professionnels. Le tribunal a jugé que la charge de la preuve leur incombait et qu'ils ne justifiaient pas avoir exercé l'activité de location meublée à titre professionnel pendant au moins cinq ans avant la cession, ni remplir les conditions cumulatives de l'article 155 du même code. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de première chambre, a examiné les requêtes de M. et Mme B..., qui contestaient le refus implicite puis explicite du préfet des Alpes-Maritimes de leur délivrer un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et des articles L.423-23 et L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, estimant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et ne portaient pas une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale, compte tenu de leur situation.
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 19 août 2025 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure devant la commission du titre de séjour, estimant que l'absence du conseil de l'intéressé, en arrêt de travail, est sans incidence dès lors que M. B... a été convoqué et n'a pas produit les documents promis dans les délais. Il juge également que le requérant ne justifie pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires au sens des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour bénéficier d'une admission exceptionnelle au séjour. La requête est donc rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal administratif de Nice a rejeté la requête de M. A... visant à liquider une astreinte de 71 800 € pour inexécution d’un jugement du 18 juin 2020 annulant une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a constaté que le préfet des Alpes-Maritimes avait pris un nouvel arrêté le 26 septembre 2021, postérieur au jugement, et que le refus de ce nouvel arrêté avait été confirmé par un jugement du 17 mai 2022. Dès lors, l’administration était regardée comme ayant exécuté le jugement initial, rendant la requête en liquidation d’astreinte irrecevable faute d’intérêt à agir. La décision s’appuie sur les articles L.911-6 à L.911-8 du code de justice administrative relatifs à l’astreinte et sa liquidation.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 15 janvier 2026 lui interdisant le retour sur le territoire français pour un an. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et de violation du droit d'être entendu, ce dernier étant inopérant car la Charte des droits fondamentaux de l'UE ne s'applique pas aux États membres en la matière. Il a également jugé que l'erreur de fait sur la durée de présence en France était sans incidence sur la légalité de la décision, et que le préfet avait fait une exacte application de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la copropriété 1 Sainte Marthe, qui demandait la communication de factures de travaux effectués d'office par la mairie de Grasse. Le juge a considéré la requête manifestement irrecevable, car la copropriété n'avait pas saisi au préalable la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA), comme l'exige l'article L. 342-1 du code des relations entre le public et l'administration. En l'absence de ce recours administratif préalable obligatoire, le tribunal ne pouvait être valablement saisi. La demande a donc été rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête en référé suspension de M. A... contre une amende administrative de 1 500 euros infligée par le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes pour fausse déclaration ayant entraîné un indu de revenu de solidarité active. Le juge a estimé que la requête était manifestement mal fondée, car la décision attaquée était suffisamment motivée et la situation de précarité invoquée était sans incidence sur la légalité de l’amende. La décision s’appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 262-52 du code de l’action sociale et des familles et L. 114-17 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme C..., éducatrice blessée lors d'une altercation avec un mineur confié au Foyer de l'enfance des Alpes-Maritimes, et son assureur, le groupe Maif, pour obtenir réparation des préjudices subis. Le tribunal a jugé que la responsabilité sans faute du département des Alpes-Maritimes est engagée pour les dommages causés aux tiers par un mineur dont il a la charge en vertu des articles L.222-5 du code de l'action sociale et des familles et 375-3 du code civil. En conséquence, le département a été condamné à verser 28.387,65 € à Mme C... et 10.929,29 € au groupe Maif, la demande de condamnation solidaire avec le Foyer de l'enfance étant rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme C..., agent de service hospitalier, qui demandait la condamnation du centre hospitalier universitaire de Nice pour des faits de harcèlement moral. La requérante n'a pas apporté d'éléments de fait suffisants pour faire présumer l'existence d'un tel harcèlement, comme l'exige la jurisprudence. Par conséquent, le tribunal a estimé que la responsabilité de l'administration n'était pas engagée, ni sur le fondement du harcèlement moral (articles L. 133-2 et suivants du code général de la fonction publique) ni pour manquement à son obligation de protection. La demande indemnitaire a donc été rejetée dans son intégralité.