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Le Tribunal Administratif de Nice a annulé la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet des Alpes-Maritimes sur la demande de titre de séjour de Mme A..., ressortissante guinéenne. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, jugeant que la délivrance ultérieure d'un récépissé était sans incidence sur l'existence de la décision implicite. L'annulation est prononcée au motif que le préfet n'a pas communiqué les motifs de son refus à la requérante, en méconnaissance de l'article L.232-4 du code des relations entre le public et l'administration. La décision est fondée sur les articles R.432-1 et R.432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en 1ère chambre, a annulé l'arrêté du 27 mai 2025 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes avait refusé l'admission au séjour de Mme A..., ressortissante turque, au titre de l'asile, abrogé son attestation de demande d'asile et prononcé une obligation de quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance des articles L.541-1, L.541-2 et L.542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a jugé qu'à la date de l'arrêté, Mme A... bénéficiait encore du droit de se maintenir sur le territoire français, la décision de l'OFPRA lui ayant été notifiée le 13 mai 2025 et un recours ayant été introduit devant la CNDA le 11 juin 2025.
Le Tribunal administratif de Nice, saisi d’une demande d’exécution d’un précédent jugement du 19 décembre 2024, a constaté que le préfet des Alpes-Maritimes n’avait pas exécuté l’injonction de réexaminer la demande de titre de séjour de Mme D... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 200 euros par jour de retard à l’encontre du préfet, s’il ne justifie pas de l’exécution complète du jugement dans un délai de quinze jours suivant la notification de la présente décision. La solution retenue vise à contraindre l’administration à respecter l’autorité de la chose jugée.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L.521-3 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la requête de Mme A..., ressortissante marocaine. Le juge a rejeté sa demande d’injonction visant à obtenir une décision sur son titre de séjour et la suspension du délai de naissance d’une décision implicite de rejet, faute d’urgence. En revanche, il a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour mention « salarié » dans un délai de quinze jours, en application des articles R.431-12 et R.431-14 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Cette mesure a été ordonnée en raison de l’urgence et de l’utilité constatées, l’intéressée ayant déposé un dossier complet et se trouvant dans une situation précaire.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B..., ressortissant israélien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 29 décembre 2025 lui infligeant une interdiction de retour sur le territoire français de trois ans. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la signataire de l'arrêté bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a jugé que la décision ne méconnaissait pas les articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant que M. B... n'établissait pas la réalité de ses attaches en France ni l'existence de circonstances humanitaires justifiant une dérogation. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un refus du préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer une carte professionnelle de conducteur VTC. Le préfet a fait valoir que la carte avait finalement été délivrée en mai 2023. Le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, mais M. B... n’a pas répondu dans le délai d’un mois. Par ordonnance du 15 janvier 2026, le tribunal a constaté un désistement d’office et donné acte de ce désistement.
Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par les sociétés Bouygues Telecom et Cellnex France d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de La Trinité du 15 mars 2024 s’opposant à une déclaration préalable pour l’installation d’antennes relais. Les sociétés requérantes se sont désistées purement et simplement de leur requête par un mémoire enregistré le 13 juin 2024. Par ordonnance du 15 janvier 2026, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par M. A... pour contester une décision de retrait de points et la perte de validité de son permis de conduire. En cours d'instance, le ministre de l'intérieur a fait droit à sa demande en lui restituant des points et en supprimant la décision d'invalidation. Le tribunal a alors invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l'absence de réponse dans le délai imparti, M. A... est réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement d'office.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. et Mme B... qui demandaient d’enjoindre au directeur académique des services de l’éducation nationale d’affecter une aide humaine individuelle à leur enfant handicapé, conformément à une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées. Le juge a estimé que les requérants n’établissaient pas avoir effectué de démarches préalables auprès du rectorat pour la mise en œuvre de cette aide, et qu’ainsi, la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-3 n’était pas remplie. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d’urgence, sans examen des autres conditions de la mesure sollicitée.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme A... d’une contestation de la mise en fourrière de son véhicule, ordonnée par la commune de Nice le 15 juillet 2025, et d’une demande de remboursement des frais afférents. Par une ordonnance du 15 janvier 2026, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction manifestement incompétente. Il a estimé que, conformément à l’article R. 325-27 du code de la route, le litige relève de la compétence des juridictions judiciaires, et non de l’ordre administratif. La solution retenue est fondée sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 325-1 du code de la route.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné les requêtes de M. D... contestant le refus d’immatriculation de son véhicule allemand. Le tribunal a constaté que l’administration avait repris l’instruction de la demande et retiré les décisions attaquées, rendant les recours sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Les demandes de frais de justice ont été rejetées, l’État n’étant pas considéré comme la partie perdante.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de la société Valgora services contestant le refus de permis de construire opposé par le maire de Mandelieu-la-Napoule pour un centre de valorisation des ressources. La juridiction a rejeté la demande d'annulation de l'arrêté du 9 mars 2023. Le tribunal a estimé que le motif de refus tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, relatif aux risques pour la sécurité publique, était fondé et suffisait à justifier légalement la décision. En conséquence, les autres moyens soulevés par la société requérante n'ont pas été examinés.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la société 2M MDB, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Cagnes-sur-Mer pour une villa et une piscine. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulièrement publiée, et a jugé qu'aucune obligation de motivation ne s'impose pour un permis de construire. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans que les autres moyens soulevés par la société requérante ne soient examinés dans cet extrait. Les textes appliqués sont le code de l'urbanisme et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de Mme G... contestant un permis de construire initial (9 décembre 2022) et un permis modificatif (16 octobre 2023) délivrés par le maire de Saint-Laurent-du-Var à M. E... pour des travaux sur une villa. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, des insuffisances du dossier de demande, un changement de destination non déclaré et une méconnaissance du plan local d'urbanisme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que les vices allégués étaient soit infondés, soit régularisés par le permis modificatif. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête en tierce opposition formée par les sociétés Algora environnement et Valgora services contre son jugement du 6 avril 2022. Ce jugement avait annulé partiellement la délibération du conseil municipal de Mandelieu-la-Napoule approuvant la révision du plan local d'urbanisme, en tant qu'elle classait le secteur de la Levade en zone Uzp. Le tribunal a jugé que les sociétés requérantes ne justifiaient pas d'un droit auquel le dispositif du jugement attaqué aurait préjudicié, leur qualité de propriétaires de parcelles ou de parties à un litige sur un permis de construire étant insuffisante. Par conséquent, leur tierce opposition a été déclarée irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de Mme B... contestant le montant de l'indemnisation allouée par la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis, au titre de la loi du 23 février 2022. La commission ayant successivement retiré ses décisions initiales pour les remplacer par des décisions d'indemnisation croissantes, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les décisions antérieures, devenues définitives. Sur la dernière décision du 26 février 2025 accordant 10 000 euros, le tribunal a estimé que l'indemnisation était insuffisante au regard de la période de 1 362 jours passés dans un hameau de forestage. Il a donc enjoint à l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre de verser une somme supplémentaire de 1 000 euros à Mme B... dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de Mme A... B... dirigées contre la décision de la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis. La requérante contestait le refus d’indemnisation de ses préjudices liés à ses conditions d’accueil et de vie après son rapatriement d’Algérie. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que Mme B... ne remplissait pas les conditions fixées par la loi du 23 février 2022, faute d’avoir séjourné dans les structures d’accueil listées par le décret d’application. Les conclusions à fin d’annulation ont donc été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. F... et autres demandant l'annulation du permis d'aménager délivré le 2 septembre 2024 par le maire de Saint-Jeannet pour la création d'un lotissement de trois lots. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'absence d'attestation du pétitionnaire (article R. 441-1 du code de l'urbanisme), l'absence de division parcellaire préalable (article L. 442-1 du code de l'urbanisme), et la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme métropolitain relatives à la desserte. La solution retenue est le rejet de la requête, avec mise à la charge des requérants des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du préfet du Var du 13 décembre 2024 refusant un titre de séjour « étudiant » à une ressortissante mexicaine. Le tribunal a jugé que la préfecture avait méconnu l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne tenant pas compte de la progression réelle de l'étudiante en master et de ses ressources suffisantes. Il a enjoint au préfet de lui délivrer le titre de séjour dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de 4ème chambre, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant belge, qui contestait l’interdiction de circulation sur le territoire français d’une durée de trois ans assortissant son obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet des Alpes-Maritimes n’avait pas méconnu les articles L. 622-1 à L. 622-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) en estimant que le comportement de l’intéressé, caractérisé par des faits graves et récents (apologie du terrorisme, violences), constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l’ordre public, justifiant une interdiction de trois ans. La décision a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 45 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et de l’article 20 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne.