23 119 décisions disponibles — page 78/1156
Refus de délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B... comme manifestement mal fondée. Le juge retient qu'une décision implicite de rejet de la demande de renouvellement est née en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rendant l'absence de récépissé non constitutive d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par la société Sunset Investissements d'une demande de liquidation de l'astreinte prononcée à l'encontre de la commune du Cannet par un jugement du 5 juin 2024, qui enjoignait à cette dernière de délivrer un permis de construire. La commune n'ayant pas exécuté le jugement, le tribunal a procédé à la liquidation de l'astreinte sur le fondement des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative. La solution retenue consiste à liquider l'astreinte et à en fixer le montant, sans pouvoir modifier le taux de l'astreinte définitive sauf cas de force majeure, conformément aux dispositions applicables.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de la SAS Sunset Investissements contestant la décision du maire du Cannet du 3 janvier 2025 d'exercer le droit de préemption urbain sur une parcelle. La société invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, et l'illégalité de l'arrêté préfectoral du 13 décembre 2024 autorisant la préemption. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, en se fondant sur les articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme, ainsi que sur le code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, la requête a été rejetée et la société condamnée à verser 2 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B... épouse A..., ressortissante ukrainienne, qui contestait le refus du préfet des Alpes-Maritimes de renouveler son titre de séjour pour raisons de santé. Le tribunal a jugé que l'avis du collège de médecins de l'OFII n'était pas stéréotypé et que le préfet avait correctement appliqué les conditions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en estimant que le défaut de prise en charge médicale n'entraînerait pas de conséquences d'une exceptionnelle gravité. La décision a également écarté les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de convoquer M. A..., ressortissant marocain, afin de lui remettre un récépissé de demande de titre de séjour assorti d'une autorisation de travail. La carence de l'administration dans la fabrication du titre de séjour physique, pourtant accordé, empêchait l'intéressé de déposer une demande de renouvellement et le plaçait dans une situation administrative incertaine, justifiant l'urgence et l'utilité de la mesure. Le juge a ordonné cette délivrance dans un délai de huit jours, en application des articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par la société Inéo Provence & Côte d’Azur d’une demande de condamnation de la commune d’Antibes au paiement de 310 754 euros pour des prestations réalisées dans le cadre d’un marché public de travaux (lot n° 14 « Electricité »). La société requérante invoquait une faute de la commune pour ne pas avoir ajourné le chantier. Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes de la société Inéo Provence & Côte d’Azur, estimant que les préjudices n’étaient pas établis et que la commune n’avait commis aucune faute. La décision s’appuie notamment sur le cahier des clauses administratives générales (CCAG) applicable aux marchés publics de travaux.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A..., professeur des universités, qui contestait le refus implicite de l'université Côte d'Azur (UCA) de le rattacher à une équipe de recherche et demandait réparation de ses préjudices. Le tribunal a estimé que le refus de rattachement au laboratoire Géoazur ne méconnaissait pas l'article 4 du décret du 6 juin 1984, car rien n'empêchait le requérant de solliciter un autre rattachement. En conséquence, les conclusions en annulation ont été rejetées, et les demandes indemnitaires ont été écartées, faute d'illégalité fautive établie.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de Mme A... contestant la suppression de son poste et son affectation au centre technique municipal par le maire de Vallauris Golfe-Juan. Le tribunal a jugé que ce changement d'affectation constituait une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours, car il ne portait pas atteinte à ses droits statutaires, à sa rémunération ou à ses responsabilités, et ne revêtait pas le caractère d'une sanction déguisée. Par conséquent, les conclusions aux fins d'annulation ont été déclarées irrecevables. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées comme irrecevables en l'absence de demande préalable. La requête a été rejetée dans son intégralité, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné trois requêtes de Mme B..., professeure des écoles, contestant sa mutation d'office dans l'intérêt du service (arrêté du 9 juin 2023), le refus de reconnaissance d'un accident imputable au service (décision du 12 septembre 2023), et demandant réparation pour harcèlement moral et sanction disciplinaire déguisée. La requérante invoquait notamment une méconnaissance des articles L. 133-2 et L. 133-3 du code général de la fonction publique. Le tribunal a joint les trois instances pour statuer par un seul jugement.
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la requête de M. A..., agent territorial, qui contestait un titre de recette de 2 453,79 euros émis par la commune de Cannes pour un trop-perçu de traitement. Le tribunal juge que le requérant, ayant déjà épuisé ses droits à plein traitement lors d’un précédent congé de longue durée pour la même affection mentale, ne pouvait prétendre qu’à un demi-traitement pour son second congé, conformément aux articles L. 822-12 et L. 822-15 du code général de la fonction publique. Les moyens tirés de l’antidatation du certificat administratif et d’erreurs sur les salaires sont écartés comme manquant en fait.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A..., épouse C..., qui contestait l'arrêté du maire de Vallauris Golfe-Juan fixant le montant de son complément indemnitaire annuel (CIA) pour 2022. La requérante soutenait que la baisse de ce montant par rapport à l'année précédente constituait une sanction déguisée. Le tribunal a jugé qu'aucune disposition législative ou réglementaire ne garantit le maintien du CIA d'une année sur l'autre et que la requérante n'apportait pas la preuve d'une sanction déguisée. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 712-1, L. 714-4, L. 714-5 et L. 521-1 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de 6ème chambre, a rejeté les requêtes de la SARL Lionello contestant deux avis de sommes à payer émis par le CHU de Nice, l’un de 124 500 euros pour un marché de travaux et l’autre de 13 981 euros pour des prestations complémentaires. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence de l’auteur de l’acte, d’insuffisance de motivation, de prescription et de caractère définitif du décompte général, en application du code de la commande publique et du code général des collectivités territoriales. La solution retenue est le rejet des demandes d’annulation et des conclusions subsidiaires d’expertise, ainsi que le rejet des conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nice annule la décision implicite de rejet née du silence du préfet des Alpes-Maritimes sur la demande de titre de séjour de Mme A..., ressortissante russe. Le tribunal retient que le préfet n’a pas communiqué les motifs de ce refus dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressée, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer un récépissé de séjour durant cet examen. L’État est condamné à verser 1 000 euros à Mme A. au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice annule la décision implicite de rejet du préfet des Alpes-Maritimes refusant l'admission exceptionnelle au séjour de Mme A..., ressortissante philippine. Le tribunal retient un vice de procédure, le préfet n'ayant pas saisi la commission du titre de séjour alors que la requérante justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, en application des articles L. 432-13 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A... dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour pendant ce réexamen.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé la décision du 11 avril 2024 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes refusait de délivrer un titre de séjour « conjoint de Français » à M. B..., ressortissant tunisien. La juridiction a retenu le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en raison de la réalité non contestée de la vie commune avec son épouse française. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois et a condamné l’État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. A..., ressortissant kosovar, contre un refus implicite de titre de séjour, a considéré que ce refus avait été remplacé par un arrêté préfectoral explicite du 18 mars 2025. Le tribunal a rejeté la demande d’annulation, jugeant que l’arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute pour le requérant de justifier d’une insertion professionnelle ou d’une contribution à l’entretien de son enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, appliquant les stipulations de la CEDH et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé la décision du préfet des Alpes-Maritimes du 19 juin 2024 refusant d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. B... A..., ressortissant colombien. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait légalement fonder son refus sur l'absence de circonstances nouvelles, sans établir le caractère abusif ou dilatoire de la demande ou l'incomplétude du dossier, en application des articles R. 431-10 à R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision, avec injonction au préfet de réexaminer la situation et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de 30 jours.
Le Tribunal Administratif de Nice (6ème chambre) a annulé la décision implicite de rejet du préfet des Alpes-Maritimes refusant à M. A..., ressortissant malien, un titre de séjour "salarié". Le tribunal a jugé que cette décision était illégale en raison d'un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans l'attente.
Le Tribunal administratif de Nice a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait le refus de renouvellement de sa carte de résident par le préfet des Alpes-Maritimes. Le préfet avait motivé sa décision par une menace grave pour l'ordre public, en raison de condamnations pénales pour violence conjugale, outrage et exhibition sexuelle en 2016-2017. Le tribunal a jugé que ces faits, malgré leur ancienneté, justifiaient légalement le refus sur le fondement des articles L. 433-2 et L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue écarte l'erreur manifeste d'appréciation et rejette l'ensemble des demandes.
Le Tribunal Administratif de Nice, dans son jugement du 20 juin 2025, a rejeté les requêtes de M. B..., ressortissant tunisien, contestant le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Alpes-Maritimes. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et a écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, la décision implicite antérieure étant devenue sans objet.