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Le Tribunal Administratif de Nîmes annule la décision du 29 septembre 2023 par laquelle la préfète de Vaucluse a refusé le regroupement familial sollicité par M. A... D..., ressortissant algérien, pour son épouse. Le tribunal retient que le requérant, âgé de plus de 65 ans et résidant en France depuis plus de 25 ans, était exempté de la condition de ressources en vertu de l'article L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La préfète a donc commis une erreur de droit en fondant son refus sur ce motif. La solution est fondée sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête du syndicat des vignerons de Châteauneuf-du-Pape et autres exploitants viticoles, qui demandaient l'annulation du refus implicite d'abroger une délibération du syndicat mixte des eaux de la région Rhône-Ventoux. Cette délibération du 27 janvier 2022 approuvait l'établissement de conventions de déversement des eaux non domestiques. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, jugeant que la délibération relevait bien des compétences statutaires du syndicat en matière d'assainissement collectif, conformément à l'article L.5212-16 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné les requêtes de M. et Mme D... visant à engager la responsabilité de la commune d'Orange pour un accident survenu le 23 juillet 2019 sur un passage piéton. Les requérants invoquaient un défaut d'entretien normal de la voie publique et une carence du maire dans ses pouvoirs de police. La commune a opposé plusieurs fins de non-recevoir, notamment l'absence de liaison du contentieux et l'existence d'une transaction avec l'assureur. Le tribunal a prononcé la clôture immédiate de l'instruction le 5 mai 2025. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les débats ont porté sur l'application du code général des collectivités territoriales et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nîmes (3ème chambre) a annulé l'arrêté du 14 novembre 2023 par lequel le préfet du Gard avait refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B..., ressortissante algérienne. La juridiction a estimé que ce refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, garanti par l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour fonder sa décision, le tribunal a relevé que Mme B... résidait en France depuis plus de dix ans, y avait suivi toute sa scolarité, et était mariée à un ressortissant français depuis janvier 2021.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A..., ressortissant marocain, contre un arrêté préfectoral du 2 avril 2025 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), de l'article 3 de l'accord franco-marocain, et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en n'examinant pas la demande de M. A... au regard de l'article L. 435-1 du CESEDA, qui permet une admission exceptionnelle au séjour pour des motifs humanitaires ou exceptionnels, applicable aux ressortissants marocains en l'absence de stipulations contraires de l'accord franco-marocain. En conséquence, le tribunal a annulé les décisions attaquées et enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de deux mois.
Le Tribunal administratif de Nîmes a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du Gard du 17 mai 2024 lui interdisant l’acquisition et la détention d’armes, ainsi que contre le rejet implicite de son recours gracieux. Par un mémoire en désistement, M. B... s’est désisté de ses conclusions principales, l’arrêté ayant été abrogé, mais a maintenu sa demande de frais irrépétibles. Par ordonnance du 17 octobre 2025, le tribunal a donné acte du désistement pur et simple des conclusions à fin d’annulation et d’injonction, et a condamné l’État à verser à M. B... la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la requête de Mme C... qui contestait le montant de l'aide sociale (1 500 euros) qui lui a été attribuée par l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) en tant qu'enfant de harki. La requérante estimait cette somme insuffisante au regard de sa situation de handicap et de chômage. Le tribunal juge que l'ONACVG, en application du décret n°2018-1320 du 28 décembre 2018, a correctement apprécié sa situation personnelle (durée de séjour en camp, revenus, charges) et sa classification en "priorité 4". Par conséquent, la décision attaquée n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de l’EARL Ganaderia du Scamandre, qui demandait l’annulation de la décision du 3 mai 2023 de l’organisme Qualisud confirmant le retrait de son habilitation pour l’appellation d’origine protégée « Taureau de Camargue ». Le tribunal a jugé que le motif de retrait, fondé sur l’absence de participation à des jeux taurins en 2021, était établi et conforme au cahier des charges de l’AOP, en application des articles L. 642-27 à L. 642-30 du code rural et de la pêche maritime. La requête a été rejetée comme non fondée, sans qu’il soit nécessaire de statuer sur sa tardiveté.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A..., qui demandait une injonction au préfet du Gard de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante s’est désistée après que le préfet lui a délivré l’autorisation sollicitée. Le juge a constaté que ce désistement était pur et simple et a ordonné qu’il en soit donné acte, sans examiner le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Nîmes était saisi par Mme E... d'une demande d'indemnisation pour un accident de la circulation survenu le 3 avril 2017, qu'elle imputait à une course-poursuite menée par la police municipale de Nîmes. Le tribunal a relevé d'office un moyen tiré de l'incompétence de la juridiction administrative, considérant que l'opération de poursuite visait à interpeller un individu pour une infraction, ce qui relève de la police judiciaire. En application des articles 12 et 14 du code de procédure pénale, le juge a jugé que les litiges relatifs aux dommages causés lors de telles opérations relèvent de la compétence des tribunaux judiciaires. Par conséquent, la requête de Mme E... a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par M. et Mme D... d'une demande d'indemnisation suite à l'accident de la circulation dont M. D... a été victime le 23 juillet 2019 sur un passage piéton à Orange, imputant la responsabilité à la commune pour défaut d'entretien normal de la voie publique et carence du maire dans ses pouvoirs de police. La commune d'Orange a opposé plusieurs fins de non-recevoir, notamment l'absence de liaison du contentieux et l'existence d'une transaction avec l'assureur, tout en contestant sa compétence pour l'entretien de la voie et la suffisance de la signalisation. Le tribunal a prononcé la clôture immédiate de l'instruction le 5 mai 2025. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais les débats ont porté sur l'application des principes de responsabilité pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage public et sur les textes du code général des collectivités territoriales et du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... d’une demande d’injonction visant à obtenir un récépissé ou une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour l’autorisant à travailler. En cours d’instance, le requérant s’est désisté de sa requête après que le préfet du Gard lui a délivré l’autorisation sollicitée. Par une ordonnance du 17 octobre 2025, la juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, mettant ainsi fin à l’instance.
Le Tribunal Administratif de Nîmes (3ème chambre) a rejeté la requête de M. E... contestant l'arrêté du préfet du Gard du 14 novembre 2024. Cet arrêté refusait la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et signée par une autorité compétente, et a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Calvisson refusant un permis de construire au GAEC La Petite Rouquette. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne démontrant pas que le refus compromettait gravement et immédiatement la poursuite de son activité agricole ou la santé de son troupeau. Les arguments généraux sur les risques climatiques ou sanitaires, ainsi que l'absence de preuve de l'épuisement des solutions provisoires, n'ont pas suffi à caractériser une urgence justifiant une suspension avant le jugement au fond.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, saisi de questions préjudicielles par le tribunal judiciaire de Mende, s'est prononcé sur la légalité de délibérations de la commune de Mont-Lozère-et-Goulet fixant des tarifs différenciés de l'eau. Le tribunal a jugé que les délibérations du 2 mars 2017, qui maintenaient une différence de prix entre les communes déléguées, méconnaissaient le principe d'égalité de traitement des usagers d'un même service public. En revanche, il a validé la délibération du 10 septembre 2020, qui a harmonisé le tarif sur l'ensemble du territoire à compter du 1er janvier 2021, en estimant que ce délai d'harmonisation était raisonnable. Cette solution s'appuie sur le principe d'égalité devant les charges publiques et les règles régissant les services publics industriels et commerciaux.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A... visant à suspendre l'arrêté du maire de Nages et Solorgues du 9 octobre 2025. Cet arrêté mettait en demeure le requérant, sous astreinte, de déposer son portail électrique et ses poteaux pour non-conformité au code de l'urbanisme. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, car l'astreinte n'avait pas été liquidée et que l'atteinte au droit de propriété invoquée ne suffisait pas, en l'espèce, à justifier une intervention dans le délai de 48 heures prévu par ce référé.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, saisi d'une question préjudicielle par le tribunal judiciaire de Mende, s'est prononcé sur la légalité de délibérations de la commune de Mont-Lozère-et-Goulet fixant des tarifs différenciés de l'eau. Le tribunal a jugé que les délibérations du 2 mars 2017, qui maintenaient une différence de prix entre les anciennes communes, portaient atteinte au principe d'égalité de traitement des usagers. Il a estimé que le délai de près de quatre ans pour harmoniser les tarifs, jusqu'à la délibération du 10 septembre 2020, était déraisonnable et ne reposait sur aucune justification objective. En conséquence, le tribunal a déclaré illégales les délibérations du 2 mars 2017, sans se prononcer sur celle du 10 septembre 2020.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... qui demandait d'enjoindre au préfet de Vaucluse de renouveler son autorisation provisoire de séjour. Le juge estime que la demande, qui vise à assurer l'exécution d'un arrêt de la cour administrative d'appel de Toulouse, relève des procédures spécifiques des articles L. 911-4 et L. 911-5 du code de justice administrative et non du référé liberté. En l'absence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale distincte de l'inexécution d'une décision juridictionnelle, les conditions de l'article L. 521-2 ne sont pas réunies.
Le Tribunal administratif de Nîmes annule l'arrêté du 23 avril 2025 par lequel le préfet du Gard obligeait M. B..., ressortissant marocain, à quitter le territoire français, au motif que l'intéressé justifiait d'une entrée régulière en France sous couvert d'un visa, ce qui rendait inapplicable le fondement légal retenu (1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile). Par voie de conséquence, les décisions subséquentes (refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour de trois ans) sont également annulées. L'État est condamné à verser 1 000 euros à M. B... au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par le préfet du Gard d’un déféré en excès de pouvoir visant à contester le refus implicite du maire de Saint-Julien-les-Rosiers de retirer le drapeau palestinien du fronton de l’hôtel de ville. Le préfet s’est désisté purement et simplement de son recours par un acte enregistré le 8 octobre 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 17 octobre 2025, mettant ainsi fin à l’instance.