15 978 décisions disponibles — page 122/799
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant marocain, d’une demande de suspension de la décision implicite du préfet du Gard refusant le renouvellement de son titre de séjour en qualité de conjoint de français. Après que le préfet a délivré une autorisation provisoire de séjour, M. B... s’est désisté de ses conclusions principales. Le juge a donné acte de ce désistement pur et simple et a condamné l’État à verser 500 euros à M. B... au titre des frais de l’instance, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nîmes, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Marseille (Bouches-du-Rhône) et n’était ni retenu ni assigné à résidence dans son ressort, il a fait application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par une ordonnance, le tribunal a transmis le dossier au tribunal administratif de Marseille, seul compétent pour connaître du litige.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 7 août 2025 par lequel le préfet du Gard a refusé de délivrer un certificat de résidence à M. A..., ressortissant algérien. Le juge a retenu que la condition d'urgence était caractérisée en raison de la précarité professionnelle et familiale immédiate du requérant, et a estimé sérieux le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations du 4° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, M. A... étant père de deux enfants français mineurs dont il subvient aux besoins. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de quinze jours et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
Le Tribunal administratif de Nîmes, saisi en référé par la commune de l'Isle-sur-la-Sorgue sur le fondement de l'article L.511-9 du code de la construction et de l'habitation, a fait droit à la demande de désignation d'un expert. La commune invoquait un risque pour la sécurité publique présenté par un immeuble appartenant à des particuliers. Le juge a ordonné une expertise pour examiner le bâtiment, constater l'état des constructions mitoyennes et proposer des mesures de nature à mettre fin au danger éventuel. Cette décision s'appuie sur les articles L.511-2 et L.511-9 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur les articles R.531-1 et R.556-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a été saisi par Mme A..., agent d’entretien, d’une demande de suspension de l’arrêté du proviseur du lycée Alexandre Dumas lui interdisant l’accès à l’établissement. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, la mesure contestée étant une mesure conservatoire justifiée par les tensions graves perturbant le service et non une sanction. Il a également écarté les moyens tirés du défaut de motivation et de la méconnaissance des droits de la défense, en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 421-12 du code de l’éducation.
Le Tribunal administratif de Nîmes a été saisi par M. et Mme B... d’un recours en plein contentieux visant à contester un arrêté du maire de Nîmes du 22 octobre 2024, qui imposait des mesures de sauvegarde pour garantir la sécurité publique face à un risque d’effondrement de murs. Les requérants demandaient l’annulation de cet arrêté en tant qu’il méconnaissait la responsabilité de la commune pour réparer le mur concerné. Par un acte enregistré le 10 octobre 2025, les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête, à la suite d’un rapprochement entre les parties. Le tribunal, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par ordonnance du 21 octobre 2025.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A... qui demandait la suspension de deux décisions : le refus de revenu de solidarité active (RSA) et une retenue sur son allocation logement. Le juge constate que la requérante n'a pas formé les recours administratifs préalables obligatoires prévus par le code de l'action sociale et des familles et le code de la construction et de l'habitation. En outre, la demande ne justifie ni de l'urgence, ni d'un moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées. La requête est donc rejetée comme irrecevable et mal fondée.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet de Vaucluse concernant le regroupement familial de M. A... pour son fils. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas justifié de circonstances particulières nécessitant une mesure provisoire immédiate, notamment en raison de l'absence de démarches antérieures pour son fils depuis sa naissance en 2008. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet du Gard refusant à M. B..., ressortissant tunisien, la délivrance d'une carte de résident. Le juge a reconnu l'urgence, car le requérant, privé de tout document de séjour et d'autorisation de travail suite à la clôture de sa demande de renouvellement, subit une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle et personnelle. La solution retenue est la suspension de cette décision implicite, assortie d'une injonction faite au préfet de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail, sous astreinte. Cette décision s'appuie sur les stipulations de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et les dispositions de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé suspension sur le fondement de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, a rejeté la demande du préfet du Gard tendant à suspendre l’exécution du permis d’aménager une aire de stationnement pour camping-cars délivré par le maire de Fourques. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté, considérant notamment que l’aire de stationnement n’est pas assimilable à un terrain de camping soumis aux interdictions du plan de prévention des risques d’inondation (PPRI). La solution retenue s’appuie sur une distinction entre les réglementations applicables aux campings et aux aires de stationnement, écartant ainsi les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 443-2 du code de l’urbanisme et R. 111-2 du même code.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. D..., ressortissant guinéen, qui contestait une obligation de quitter le territoire français prise à l’encontre d’un tiers dont il aurait usurpé l’identité. Le juge rappelle que la procédure spécifique prévue aux articles L. 614-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est exclusive du référé liberté, sauf changement de circonstances postérieur à la décision. En l’espèce, l’invocation tardive de l’usurpation d’identité, circonstance préexistante et connue de l’intéressé, ne constitue pas un tel changement. La requête est donc manifestement mal fondée et rejetée sans instruction contradictoire.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A... d'une demande d'injonction visant à obtenir un document provisoire de séjour avec autorisation de travailler. En cours d'instance, le préfet du Gard a délivré à l'intéressé un titre de séjour valable un an, rendant la demande sans objet. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a toutefois condamné l'État à verser 500 euros à M. A... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A... C..., ressortissante algérienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Gard de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence particulière requise pour ce type de référé-liberté n'est pas remplie, les difficultés invoquées (impossibilité de travailler, situation financière) ne caractérisant pas une urgence justifiant une intervention dans les 48 heures. La requête est rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres conditions, laissant la possibilité à la requérante de saisir le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant indien, contestant un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la sous-préfète bénéficiant d'une délégation régulière. Elle a jugé que la décision d'éloignement était fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'intéressé ne justifiant pas d'une entrée régulière. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Animalia. Celle-ci demandait la suspension de l'arrêté préfectoral du 22 septembre 2022 suspendant son activité de collecte et d'entreposage de sous-produits animaux pour absence d'autorisation au titre des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE). Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, la situation d'illégalité étant imputable à la société qui n'avait pas régularisé sa situation administrative malgré plusieurs mises en demeure depuis 2021. Il a également considéré que l'atteinte à la liberté d'entreprendre n'était pas manifestement illégale, l'administration ayant agi dans le cadre de ses pouvoirs de police spéciale des ICPE prévus par le code de l'environnement.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... demandant le renouvellement de son attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler. Le juge a relevé qu’une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour était née le 27 juillet 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution de cette décision administrative, ce qui est interdit par l’article L. 521-3. Par conséquent, la requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sans instruction ni audience.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. C... d'une demande de suspension de l'arrêté du 12 août 2025 prononçant sa révocation par le directeur du centre hospitalier de Ponteils. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, la décision privant l'agent de toute rémunération et portant une atteinte grave et immédiate à sa situation financière. Il a également estimé qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison d'un vice de procédure affectant la composition du conseil de discipline, lequel ne comptait qu'un seul représentant du personnel après une récusation, en méconnaissance des dispositions du code général de la fonction publique. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de l'arrêté de révocation et enjoint au centre hospitalier de réexaminer la situation de M. C... dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 21 août 2025 par lequel le préfet délégué pour la défense et la sécurité de la zone Sud-Ouest a prononcé le licenciement pour insuffisance professionnelle de M. C..., agent en période d'essai. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, M. C... ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de ses charges mensuelles et de la possibilité de bénéficier d'allocations chômage. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, vice de procédure, erreur manifeste d'appréciation, sanction déguisée) n'a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, le licenciement étant fondé sur les résultats insuffisants en formation et le comportement de l'agent. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a fait droit à la demande du préfet du Gard. Il a ordonné l'expulsion sans délai de M. A... du lieu d'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA) qu'il occupait sans titre depuis le rejet définitif de sa demande d'asile. La solution retenue se fonde sur les articles L. 551-11, L. 552-2 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui limitent l'hébergement à la durée d'instruction de la demande d'asile. L'urgence et l'utilité de la mesure ont été caractérisées par le maintien irrégulier de l'intéressé et la file d'attente de 119 personnes en Occitanie, dont 18 dans le Gard, en attente d'une place en hébergement dédié à l'asile.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A... visant à suspendre son contrat d'assistante d'éducation et son affectation au collège Joseph d'Arbaud de Vaison-la-Romaine. La requérante invoquait l'urgence liée à l'éloignement de son domicile et à une perte de prime, ainsi qu'un doute sérieux sur la légalité de la décision d'affectation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, Mme A... exerçant ses fonctions et ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. Par conséquent, la demande de suspension a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés du décret n°2003-484 du 6 juin 2003.