15 963 décisions disponibles — page 129/799
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l’arrêté du 2 mai 2025 par lequel le préfet du Gard refusait un titre de séjour à M. A..., ressortissant algérien, et l’obligeait à quitter le territoire. La juridiction a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l’intéressé, en méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a relevé que M. A... résidait en France depuis 14 ans, était marié à une Française, père de deux enfants français, et que ses attaches familiales en France étaient très fortes, malgré des condamnations pénales. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un certificat de résidence à M. A... dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 1er mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé inopérant le moyen tiré du défaut d'exercice du pouvoir de régularisation. Il a également considéré que la décision était légalement fondée sur les 1° et 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que l'interdiction de retour de trois ans n'était pas disproportionnée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nîmes annule l'arrêté du 4 avril 2023 par lequel le maire de Boisset-et-Gaujac s'est opposé à la déclaration préalable de M. A... pour la division d'une parcelle en deux lots. Le tribunal juge que le motif de refus fondé sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme (risque incendie) est entaché d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation, la distance au point d'eau incendie étant inférieure à celle retenue par l'arrêté. La solution retenue est l'annulation de la décision de refus, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens ou la demande de substitution de motif.
Cette décision du Tribunal Administratif de Nîmes (1ère Chambre) rejette la requête de M. C... qui demandait l'annulation de la décision du président d'Avignon Université refusant son inscription en deuxième année de licence AES par validation d'études. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, la décision contestée indiquant clairement que les résultats antérieurs ne compensaient pas l'absence de formation en droit. Il écarte également le moyen d'erreur manifeste d'appréciation, jugeant que la validation de 60 crédits ne suffit pas à contester l'avis de la commission pédagogique sur l'insuffisance des résultats. Enfin, le moyen tiré d'une rupture d'égalité de traitement est rejeté faute d'éléments probants produits par le requérant. La solution est fondée sur les articles D. 613-38 et suivants du code de l'éducation.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B... demandant l'annulation de l'arrêté du maire de Robion du 27 avril 2023, qui s'opposait à sa déclaration préalable pour la création d'une aire de stationnement en zone A du PLU. Le tribunal a jugé que le motif tiré de la méconnaissance de l'article 3.1 du règlement du PLU (interdisant un accès direct à la RD 900) était légal et suffisant pour fonder la décision, et que les autres moyens (vice de forme, erreur d'appréciation sur le risque d'inondation, incohérence avec le PADD) étaient inopérants ou infondés. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction ont été rejetées et M. B... a été condamné à verser 1 200 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme D... qui demandait l'annulation des permis de construire délivrés par le maire de Nîmes à M. A... pour la construction de trois maisons individuelles. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 424-5 du code de l'urbanisme, jugeant que la prescription relative à la gestion des déchets était suffisamment motivée. Il a ensuite estimé que l'illégalité invoquée au titre de l'article UC4 du plan local d'urbanisme pouvait être régularisée par un permis modificatif. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par Mme B... d’un recours en plein contentieux contestant le refus implicite du département de Vaucluse de lui attribuer une carte « mobilité inclusion » mention stationnement. Après que le département a conclu au non-lieu à statuer, la requérante s’est désistée de ses conclusions principales tout en maintenant sa demande de frais irrépétibles. Le tribunal a donné acte du désistement et, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, a condamné le département à verser 1 200 euros à Mme B... au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant turc, qui contestait un arrêté du préfet du Gard l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de la décision d'éloignement. Elle a jugé que le préfet avait légalement fondé sa décision sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. B... ne justifiant ni d'une entrée régulière ni d'un titre de séjour valide, et n'ayant pas démontré avoir déposé une demande d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, par une ordonnance du 14 octobre 2025, a constaté le désistement d’office de Mme B..., qui contestait sa radiation du revenu de solidarité active (RSA) par le département du Gard. La requérante n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant la demande du tribunal, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement et clôturé l’affaire sans examiner le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par la SCI LM pour contester une contrainte émise par la caisse d’allocations familiales de Vaucluse, visant à recouvrer un indu d’aide personnelle de logement de 338 euros. La caisse a conclu au non-lieu à statuer, et la SCI LM s’est ensuite désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 14 octobre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte spécifique sur le fond du litige n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée par le désistement.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux sur le recours de M. A..., a examiné sa contestation de la décision de la commission de recours de l'invalidité fixant son taux d'invalidité à 15% dont seulement 10% imputable au service. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'irrégularité de l'expertise médicale, estimant que le médecin avait correctement apprécié l'état de santé à la date de la demande. Il a également écarté le moyen d'erreur d'appréciation, en se fondant sur l'article L. 121-1 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre, confirmant la distinction entre les séquelles imputables à l'accident de service et celles relevant d'un état antérieur. En conséquence, la requête de M. A... a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet de Vaucluse du 30 avril 2025. Ce dernier refusait le renouvellement de son titre de séjour « travailleur saisonnier », l'obligeait à quitter le territoire et prononçait une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que le préfet avait légalement fondé son refus sur l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la production par l'intéressé d'une autorisation de travail falsifiée.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par l’OGEC Notre-Dame-de-Pont-Saint-Esprit d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du 15 juin 2023 de la commune de Pont-Saint-Esprit fixant le forfait communal pour 2023. Le tribunal a relevé d’office un moyen d’irrecevabilité, tiré de l’absence de saisine préalable obligatoire du préfet du Gard, conformément à l’article L. 442-5-2 du code de l’éducation, avant tout recours contentieux. Constatant que la saisine du préfet par l’OGEC en 2022 concernait le forfait de l’année 2022 et non celui de 2023, le tribunal a jugé la requête irrecevable. La demande d’annulation de la délibération et la demande d’expertise ont donc été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de la société Fedym, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 10 janvier 2023 par lequel le maire de Quissac ne s'était pas opposé à une déclaration préalable de lotissement. Le tribunal a d'abord jugé que la société requérante, en tant que voisine immédiate du projet, justifiait d'un intérêt à agir, écartant ainsi la fin de non-recevoir soulevée par la commune. Sur le fond, la solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incomplétude du dossier et la méconnaissance des articles U3, U4, U12 du PLU et des articles L.153-11, R.111-2 et R.421-19 du code de l'urbanisme. La décision a été rendue en formation de 1ère chambre, et les textes appliqués sont principalement le code de l'urbanisme et le code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nîmes a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées du Gard refusant l’allocation aux adultes handicapés. Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il a rappelé que, en vertu des articles L. 142-8 et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, ainsi que de l’article L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, les litiges relatifs à cette allocation relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné les recours de Mme B... et de Mme C... contre les arrêtés du maire de Rustrel des 4 septembre et 3 novembre 2023 refusant un permis de construire. Les requérantes contestaient notamment la légalité du retrait d'un permis de construire tacite et les motifs de refus fondés sur le règlement du plan local d'urbanisme (PLU). Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, considérant que les moyens soulevés, tels que l'absence de procédure contradictoire, l'erreur de fait ou le détournement de pouvoir, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions du maire, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la substitution de base légale sollicitée par la commune.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de la SCCV LM Veroncle demandant l’annulation de la décision du maire de Gordes du 7 juin 2023 constatant la caducité du permis de construire délivré le 30 juillet 2009. Le tribunal a jugé que l’annulation contentieuse de l’arrêté de non-opposition à déclaration préalable du 29 septembre 2018 n’avait pas suspendu le délai de validité du permis initial, et que les travaux avaient été interrompus pendant plus d’un an, entraînant sa péremption sur le fondement des articles R. 424-17 et R. 424-19 du code de l’urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de Vaucluse du 3 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a jugé que le droit d'être entendu, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, n'avait pas été méconnu, l'intéressé ayant été auditionné et n'établissant pas avoir été privé de la possibilité de présenter des éléments pertinents. Concernant le refus de délai de départ volontaire, le tribunal a estimé que le préfet avait légalement pu se fonder sur l'existence d'un risque de soustraction à la mesure d'éloignement, conformément aux articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A... qui demandait la condamnation de la commune de Rochefort-du-Gard à l’indemniser pour des préjudices résultant de refus illégaux de permis de construire. Le tribunal a d’abord jugé irrecevables les conclusions en annulation de la décision implicite de rejet de sa demande indemnitaire, celle-ci ayant pour seul effet de lier le contentieux. Il a également déclaré irrecevables les conclusions indemnitaires fondées sur l’illégalité d’un arrêté de refus de permis de construire du 22 septembre 2022, au motif que ce fait générateur n’avait pas été inclus dans la réclamation préalable, en méconnaissance des dispositions de l’article R. 421-1 du code de justice administrative. La solution s’appuie sur les règles de procédure administrative contentieuse.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, rejette la requête de Mme A... qui demandait une provision de 19 148,73 euros pour des préjudices liés à la non-prise en charge d’un accident de la route. Le juge estime que ce litige, relevant de l’application de la législation de sécurité sociale, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative mais de celle du juge judiciaire, en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. La requête est donc rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.