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Le Tribunal Administratif de Nîmes annule l'arrêté du 6 février 2023 par lequel le maire de Cheval-Blanc imposait une hauteur minimale de plancher des miradors pour la chasse en battue au grand gibier. La juridiction a jugé que cette mesure de police générale, prise sur le fondement de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales, n'était pas justifiée par des circonstances locales particulières et n'était pas proportionnée à l'objectif de sécurité publique. Les accidents de chasse invoqués par la commune n'étaient pas établis sur son territoire, et les services de l'État avaient rappelé que l'usage des miradors n'était pas imposé par la réglementation nationale ou départementale.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 13 juin 2025 suspendant le permis de conduire de M. A pour quatre mois. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'erreur manifeste d'appréciation et la bonne foi du requérant, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il n'a donc pas examiné la condition d'urgence, jugeant la requête manifestement mal fondée.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus du CIVEN de l’indemniser pour des cancers cutanés et une leucémie lymphoïde chronique, qu’il attribuait à son séjour en Polynésie française lors des essais nucléaires. La solution retenue est que l’imputabilité de ces pathologies à l’exposition aux rayonnements ionisants n’est pas démontrée. Le tribunal a appliqué la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 relative à la reconnaissance et à l’indemnisation des victimes des essais nucléaires, en particulier ses articles 1, 2 et 4.
Le Tribunal administratif de Nîmes a été saisi par M. C, exploitant d’une épicerie de nuit, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de L’Isle-sur-la-Sorgue du 14 février 2023, qui imposait des horaires de fermeture (minuit à 7h) à certains commerces de vente à emporter de boissons alcoolisées pour une période déterminée. Le requérant invoquait une atteinte à la liberté du commerce et de l’industrie, une erreur d’appréciation et un caractère discriminatoire. Le tribunal constate que cet arrêté a déjà été annulé par un jugement irrévocable du 11 avril 2025, rendant sans objet les conclusions en annulation. Il prononce donc un non-lieu à statuer sur ces conclusions et condamne la commune à verser 800 euros à M. C au titre des frais de justice, rejetant les demandes reconventionnelles de la commune.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet du Var lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses condamnations pénales et du défaut de preuve de liens familiaux stables en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B C, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de Vaucluse du 24 mars 2025 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, jugeant que l’arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé. La solution retenue s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la convention européenne des droits de l’homme et la convention internationale des droits de l’enfant.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en formation collégiale, a examiné les recours de M. A, ressortissant pakistanais, contestant le refus implicite puis explicite du préfet du Gard de lui délivrer un titre de séjour, assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête dirigée contre la décision implicite, celle-ci ayant été remplacée par l’arrêté du 5 mars 2025. Sur le fond, la juridiction a rejeté les conclusions de M. A, jugeant que la décision de refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire étaient légales, notamment en ce qu’elles avaient été signées par une autorité compétente. Cette solution s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par la SAS E de deux requêtes contestant un avis du collège territorial de second examen de Toulouse et un courrier de l’administration fiscale, relatifs à l’application du régime de faveur prévu à l’article 44 quindecies du code général des impôts pour les entreprises nouvelles en zone de revitalisation rurale dans le cadre d’une reprise familiale. La société soutenait que la donation d’actions réalisée en 2021 constituait la première opération de reprise intrafamiliale éligible à l’exonération, contrairement à des opérations antérieures de 1986 et 1992. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, et a implicitement validé la position de l’administration fiscale. Les textes appliqués sont l’article 44 quindecies du code général des impôts et l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de la SCI La Familiale contestant son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2022 et 2023 concernant un immeuble à Aigues-Mortes. La société soutenait que le bien, inachevé et non raccordé aux réseaux, ne pouvait être imposé. Le tribunal a fait droit à sa demande, considérant qu'un local, même à usage de dépôt, ne peut être regardé comme achevé sans raccordement aux réseaux d'eau et d'assainissement, conformément aux articles 1380 et suivants du code général des impôts. Il a donc prononcé la décharge des cotisations de taxe foncière en litige.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de la SCI Cocody tendant à la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2019 à 2021. La société soutenait que ses biens, situés à Vézénobres, étaient impropres à toute utilisation et ne relevaient pas de la qualification de propriétés bâties. Le tribunal a jugé que, malgré l'état dégradé de certains locaux (restaurant et piscine), ces derniers n'étaient pas rendus totalement inutilisables et restaient imposables à la taxe foncière sur les propriétés bâties. La solution retenue s'appuie sur les articles 1380, 1381 et 1415 du code général des impôts, ainsi que sur la jurisprudence relative à la perte de la qualification de propriété bâtie.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. D, qui demandait l'annulation du refus du préfet de Vaucluse de lui communiquer un courriel de 2018 et les correspondances subséquentes. Le tribunal a estimé que la demande de communication, formulée dans le cadre d’un litige déjà tranché par la justice judiciaire, présentait un caractère abusif au sens de l’article L. 311-2 du code des relations entre le public et l’administration. Il a relevé que cette demande, par son objet et son contexte, visait à remettre en cause des procédures judiciaires closes et faisait peser une charge disproportionnée sur l’administration. En conséquence, la décision de refus du préfet a été jugée légale.
Le Tribunal administratif de Nîmes était saisi par Mme B, veuve de harki, d’un recours en excès de pouvoir contre un certificat administratif et une décision de l’Office national des combattants et des victimes de guerre lui allouant 5 000 euros au titre de la réparation des préjudices subis dans les camps et hameaux de forestage, au motif que la durée de séjour retenue était incomplète. Le tribunal a constaté qu’en cours d’instance, l’administration avait pris une décision rectificative prenant en compte l’intégralité des périodes (2 428 jours au lieu de 603) et accordant un complément d’indemnisation de 5 000 euros, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation. En revanche, les conclusions indemnitaires nouvelles (3 000 euros) ont été déclarées irrecevables faute de demande préalable, conformément à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. L’État a été condamné à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la requête de la commune de Saint-Jean-de-Maruéjols-et-Avéjan, qui demandait l'annulation d'une délibération du 26 septembre 2023 fixant ses attributions de compensation pour 2023. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, aucun texte n'imposant une telle motivation pour ce type de délibération. Il rejette également le moyen fondé sur l'article 1609 nonies C du code général des impôts, la commune n'apportant pas la preuve que la délibération reprenait des données issues d'actes antérieurs annulés. En conséquence, la requête est rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par M. D d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet de Vaucluse de lui communiquer un courriel de 2018 et les correspondances subséquentes relatives à des contrôles d’urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête en considérant que la demande de communication, formulée dans le cadre d’un contentieux pénal et visant à obtenir des documents préparatoires à des poursuites, présentait un caractère abusif au sens de l’article L. 311-2 du code des relations entre le public et l’administration. Il a estimé que cette demande, par son objet et son contexte, tendait à perturber le fonctionnement de l’administration et faisait peser sur elle une charge disproportionnée. La solution retenue est donc le rejet des conclusions à fin d’annulation et d’injonction.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé la décision implicite par laquelle le maire de Caseneuve a refusé de communiquer à M. D les documents relatifs à un permis de construire modificatif. Saisi d’un recours pour excès de pouvoir, le tribunal a jugé que ces documents, relevant du droit d’accès garanti par le code des relations entre le public et l’administration, étaient communicables sous réserve des secrets protégés. En l’absence de contestation de la commune, la demande de M. D a été accueillie. Le tribunal a enjoint au maire de procéder à cette communication dans un délai de deux mois, sans astreinte.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé la décision implicite du maire de Caseneuve refusant de communiquer à M. D les dossiers d'instruction de deux permis de construire modificatifs. Saisi d'un recours pour excès de pouvoir, le tribunal a jugé que ces documents administratifs, relevant du code des relations entre le public et l'administration (articles L. 300-1, L. 311-1 et suivants), sont communicables. Il a enjoint au maire de procéder à cette communication dans un délai de deux mois, sans toutefois assortir cette injonction d'une astreinte.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. B C, électricien individuel, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour les années 2019 à 2022 et les pénalités associées. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure de vérification, jugeant que le débat contradictoire avait bien eu lieu, notamment lors d'interventions au siège de l'activité ou chez l'expert-comptable, et que l'avis de vérification était conforme à l'article L. 47 du livre des procédures fiscales. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal ayant également relevé que la requête était tardive et donc irrecevable. Les textes appliqués sont principalement le livre des procédures fiscales (articles L. 10, L. 47, L. 54 B, L. 57) et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme (article 6-1).
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de la SAS E et Cie contestant un redressement fiscal pour acte anormal de gestion. La société avait mis à disposition gratuitement un logement à son gérant sans comptabiliser d'avantage en nature, ce que l'administration a requalifié en renonciation à recettes. Le tribunal a jugé que l'absence de valorisation de cet avantage, justifiée par l'état du logement ou des projets commerciaux, ne constituait pas une contrepartie à l'intérêt social. La solution s'appuie sur les articles 38 et 209 du code général des impôts, confirmant le bien-fondé des impositions supplémentaires.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait son imposition à l'impôt sur le revenu au titre de la plus-value réalisée en 2018 lors de la cession de parts sociales de la SARL "De Maison Pierre Catane". La requérante soutenait qu'elle n'était pas associée et que seule son ex-époux, cédant des parts, devait être imposé. Le tribunal a jugé que, bien que M. B fût l'associé cédant, Mme B, en tant qu'épouse commune en biens et ayant perçu un acompte sur le prix de cession, était personnellement redevable de l'impôt sur la plus-value en application des articles 150-0-A et 6 du code général des impôts. La solution retenue confirme le bien-fondé de l'imposition et des pénalités, rejetant l'argument d'une procédure de taxation d'office irrégulière.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé la décision du 12 mai 2023 par laquelle la préfète du Gard avait interdit à M. C, garde champêtre, d'acquérir et de détenir des armes et l'avait inscrit au fichier FINIADA. Le tribunal a jugé que le préfet, en se fondant exclusivement sur l'article L. 312-3 du code de la sécurité intérieure, avait commis une erreur de droit. En effet, la condamnation de M. C, bien que mentionnée par erreur au bulletin n°2 du casier judiciaire, avait été assortie d'une dispense d'inscription à ce bulletin, ce qui, en application de l'article 775-1 du code de procédure pénale, faisait obstacle à l'interdiction.