15 978 décisions disponibles — page 185/799
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, le préfet du Gard a accordé à l'intéressé une carte de résident de dix ans, rendant sans objet les conclusions aux fins de suspension et d'injonction. Le juge des référés a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'Etat a été condamné à verser 500 euros à M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de M. C contestant la décision du 7 juin 2024 confirmant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 5 625,49 euros pour la période de mai 2021 à février 2024 et la fin de ses droits pour mars-avril 2024. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, notamment en ce qui concerne le calcul des bénéfices agricoles et commerciaux selon les articles R. 262-18 et R. 262-19 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue confirme la légalité de la récupération de l'indu et de la suspension des droits au RSA.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait au juge d'enjoindre au maire de Saint-Gilles de lui produire les originaux de ses documents de fin de contrat (certificat de travail, bulletins de salaire, attestation France Travail). Le juge a estimé que la demande était devenue sans objet utile, la commune ayant déjà transmis ces documents par courriel à l'intéressé et à France Travail. La production des originaux n'étant pas nécessaire, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Cabrières d'Avignon à la SARL Construlac. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 26 juin 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 7 juillet 2025. Aucune condamnation aux dépens n’a été prononcée.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, qui contestait un permis de construire délivré par le maire de Montaren-et-Saint-Médiers à M. B pour la rénovation et l'extension d'une maison. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions principales en annulation du permis, car présentées après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois suivant l'affichage réglementaire sur le terrain. S'agissant des conclusions subsidiaires, le tribunal a rappelé que la fraude, si elle permet le retrait de l'acte à tout moment, ne proroge pas le délai de recours contre le permis lui-même. Le juge a donc examiné la légalité du refus implicite de retrait pour fraude, en application des articles L. 241-2 du code des relations entre le public et l'administration et R. 600-2 du code de l'urbanisme, et a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme A contestant le certificat d'urbanisme négatif délivré par le maire de Collias pour son projet de construction. Le tribunal a jugé légal le motif tiré de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme, constatant que le terrain n'était pas desservi par les réseaux d'eau et d'assainissement et que la commune ne pouvait indiquer ni le délai ni le maître d'ouvrage pour les travaux d'extension nécessaires. La solution retenue confirme que l'absence de capacité à programmer ces travaux justifie le refus, sans que la requérante puisse utilement contester les autres motifs.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de L'Isle sur la Sorgue visant à faire examiner un immeuble situé rue de la République, présentant un risque pour la sécurité publique. Sur le fondement des articles L.511-2 et L.511-9 du code de la construction et de l'habitation, le juge a désigné un expert avec pour mission d'examiner le bâtiment, de constater l'état des constructions mitoyennes et de proposer des mesures pour mettre fin au danger éventuel. L'expert devra rendre son rapport dans un délai de vingt-quatre heures à compter de sa désignation.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté du 12 mars 2025 par lequel le préfet du Gard refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant malien, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en estimant que M. B n'était pas isolé, sans démontrer l'existence de liens familiaux effectifs. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour erreur de droit, le préfet n'ayant pas valablement substitué un autre motif.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. D, ressortissant arménien, contestant l'arrêté du préfet du Gard du 27 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la méconnaissance du droit d'être entendu, en se fondant sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les principes généraux du droit de l'Union européenne. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la mesure d'éloignement.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C B, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet de Vaucluse du 26 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen particulier de la situation, jugeant la décision suffisamment motivée. Il a également jugé inopérants les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, faute pour le requérant d’avoir présenté une demande de titre de séjour sur ces fondements. La solution s’appuie sur les articles L. 613-1 du même code et les principes régissant l’office du juge administratif.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté municipal du 10 mars 2025 interdisant le stationnement dans l'impasse Calandau à Sarrians. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation, les éléments produits par la commune étant insuffisamment probants pour justifier la mesure. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. Les textes appliqués sont l'article L. 521-1 du code de justice administrative et le code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a pris acte du désistement pur et simple de Mme G de ses conclusions en annulation et injonction, après qu'elle a contesté le refus implicite du préfet du Gard de délivrer un document de circulation pour sa fille mineure. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l’article 7 ter de l’accord franco-tunisien et de l’article L. 414-4 du CESEDA. Le tribunal a donc donné acte du désistement et condamné l’État à verser 1 000 euros à Mme G au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par la SAS E de deux requêtes contestant un avis défavorable du collège territorial de second examen de Toulouse et un courrier de la direction départementale des finances publiques de Lozère, relatifs à une demande de rescrit fiscal fondée sur l'article 44 quindecies du code général des impôts. La société soutenait qu'une donation d'actions réalisée en 2021 constituait la première reprise intrafamiliale éligible à l'exonération, contrairement à des opérations antérieures de 1986 et 1992. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les opérations de restructuration antérieures, notamment la mise en location-gérance de 1986 et la donation d'actions de 1992, constituaient déjà des reprises intrafamiliales au sens des clauses anti-abus du III de l'article 44 quindecies du code général des impôts. En conséquence, la donation de 2021 ne pouvait ouvrir droit au régime de faveur.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. H J et autres, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Lauris le 8 novembre 2022. Le tribunal a d'abord jugé que M. I et Mme F, voisins immédiats du projet, justifiaient d'un intérêt à agir, mais a ensuite examiné le fond. Il a estimé que les moyens soulevés, tirés de l'incomplétude du dossier, de l'absence de sursis à statuer et de la méconnaissance de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme, n'étaient pas fondés. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, et les requérants ont été condamnés à verser des sommes aux défenderesses au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande de M. C, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 28 568,39 euros pour dysfonctionnements dans la gestion de son permis de conduire. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait commis aucune faute, car elle avait régulièrement informé l'intéressé de la perte de validité de son permis suite à des infractions routières (conduite en état d'ivresse et usage de stupéfiants), et avait fait droit à son recours gracieux en rétablissant la validité du permis après prise en compte de son opposition à une ordonnance pénale. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 223-1, L. 225-1 et R. 224-20 du code de la route.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. P et autres demandant l'annulation de l'arrêté du 6 avril 2023 par lequel le maire de Lauris ne s'est pas opposé à une déclaration préalable de division d'un terrain. Le tribunal a d'abord admis l'intervention des consorts F, propriétaires de la parcelle concernée. Sur le fond, il a jugé que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, faute d'éléments précis sur l'atteinte directe à leurs conditions de jouissance de leur bien. Par ailleurs, l'association Lubéron Nature n'a pas démontré remplir les conditions de recevabilité prévues à l'article L. 600-1-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B dirigée contre l'arrêté du préfet de Vaucluse du 15 juin 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 23 juin 2025, était tardive car introduite après l'expiration du délai de recours de sept jours prévu à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce délai non franc courant à compter de la notification de l'arrêté le 15 juin 2025. En conséquence, la demande a été déclarée irrecevable sans examen des moyens d'incompétence et d'erreur manifeste d'appréciation soulevés par le requérant.
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B, qui dénonçait des détournements de pouvoir par le maire de Bagnols-sur-Cèze et une instruction trop longue de sa demande de permis de construire. La juridiction a constaté que la requête ne contenait aucune conclusion formelle en annulation d'une décision administrative ou en paiement d'une indemnité, comme l'exige l'article R.411-1 du code de justice administrative. En l'absence de conclusions et d'impossibilité de régularisation dans le délai de recours, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement du 4° de l'article R.222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme D, qui demandait la condamnation solidaire de la commune de Gorges-du-Tarn-Causses et du département de la Lozère à l’indemniser pour des infiltrations d’eau endommageant sa propriété. Se fondant sur le principe de responsabilité sans faute du maître d’ouvrage public, le tribunal a estimé que le lien de causalité entre les ouvrages publics (plateforme sportive et cuve enterrée du collège) et les désordres n’était pas établi par l’expertise judiciaire. En conséquence, la responsabilité des personnes publiques n’a pas été retenue, et les conclusions indemnitaires et injonctives de Mme D ont été écartées.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait la suspension de la décision implicite du doyen de la faculté de droit d’Avignon refusant la reconnaissance de l’équivalence de son doctorat togolais avec un doctorat français. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car M. B n’a pas justifié d’une situation personnelle impérieuse nécessitant une inscription immédiate en formation d’avocat, malgré ses démarches depuis 2004. La requête a été rejetée sans examen du fond, sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.