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Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du 21 avril 2023 du maire de Morières-lès-Avignon interdisant la vente à emporter d'aliments et boissons de 22h30 à 8h. La juridiction a jugé cette mesure disproportionnée au regard de la liberté du commerce et de l'industrie, faute pour la commune de démontrer la réalité des troubles à l'ordre public invoqués. L'arrêté du 6 mars 2023, retiré et remplacé, était devenu sans objet. La solution s'appuie sur l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales et le principe de proportionnalité des mesures de police administrative.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, saisi en plein contentieux par M. C contestant des mises en demeure de payer la taxe d’aménagement et la redevance d’archéologie préventive, a constaté un non-lieu à statuer. L’administration fiscale avait déjà annulé les titres de recettes litigieux et procédé à des dégrèvements, ramenant la surface taxable de 328 m² à 171,86 m² conformément à un précédent jugement du même tribunal. En conséquence, les conclusions à fin de décharge sont devenues sans objet. L’État a été condamné à verser 1 200 euros à M. C au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A B, qui contestait des cotisations supplémentaires à l'impôt sur le revenu pour 2016 et 2017. Le requérant invoquait notamment une irrégularité de procédure liée à l'absence de prise de position écrite de son supérieur hiérarchique lors d'un recours, ainsi qu'une violation du principe d'indépendance des procédures fiscales. Le tribunal a jugé que la charte des droits du contribuable n'impose pas une telle obligation de motivation écrite et que la procédure était régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, sur le fondement des articles L. 10 et L. 57 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Nîmes (3ème chambre) a examiné la requête de la SAS Street Drive Market contestant un arrêté préfectoral du 25 juillet 2023 ordonnant la fermeture de son établissement pour trois mois. La société invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une erreur de droit et une disproportion de la sanction. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière. Sur le fond, il a appliqué les articles 568 et 1810 du code général des impôts, ainsi que l'article L. 314-3 du code des impositions sur les biens et services, pour confirmer la légalité de la fermeture administrative. La solution retenue est le rejet de la requête, validant ainsi la décision préfectorale.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux, a examiné la requête de M. A contestant des impositions supplémentaires à l'impôt sur le revenu pour les années 2018 à 2020. Le tribunal a rejeté les moyens de procédure soulevés, jugeant que les agents du pôle de contrôle du Vaucluse étaient compétents pour contrôler le requérant, domicilié dans ce département, et que le principe d'unicité de la procédure prévu à l'article L. 53 du livre des procédures fiscales n'était pas applicable en l'espèce. Sur le fond, le tribunal a partiellement fait droit à la demande de M. A concernant la déduction des pensions alimentaires pour 2018 et 2019, mais a confirmé la reprise de la réduction d'impôt pour investissement outre-mer de 2017, celle-ci n'étant pas prescrite. La solution retenue est un rejet partiel de la requête, avec une admission partielle des déductions de pensions alimentaires, en application des articles 199 undecies C du code général des impôts et L. 53 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Nîmes (3ème chambre) a examiné la requête de Mme A, agent de l'EHPAD Prosper Mathieu, contestant le refus de communication d'une attestation employeur relative à son congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) suite à un accident de service. La juridiction a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par l'EHPAD, estimant que la communication tardive d'une attestation ne privait pas d'objet le recours contre la décision initiale de refus du 18 août 2023. Sur le fond, le tribunal a annulé cette décision de refus, en application des articles L. 311-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration, au motif que les documents sollicités étaient communicables.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de la société Luthis contestant les refus du maire d'Uchaud d'autoriser l'aménagement de deux micro-crèches. Le tribunal a jugé que les recours gracieux formés par une société distincte, sans mandat de la pétitionnaire, n'avaient pas prorogé le délai de recours contentieux, rendant les requêtes tardives et irrecevables. Sur le fond, il a estimé que les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et de l'erreur de droit concernant le risque d'inondation n'étaient pas fondés. Les demandes d'injonction et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de la société Luthis. Celle-ci contestait les refus du maire d'Uchaud d'autoriser l'aménagement de deux micro-crèches, motifs pris du risque d'inondation. Le tribunal a jugé les requêtes irrecevables pour tardiveté, le recours gracieux ayant été formé par une société distincte sans mandat, ce qui n'a pas prorogé le délai de recours contentieux. Il n'a donc pas examiné le fond du litige, ni les moyens tirés de l'erreur de droit ou de fait au regard du code de la construction et de l'habitation et du plan de prévention des risques d'inondation.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de Mme B, ressortissante marocaine, contestant l'arrêté du préfet du Gard refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a annulé l'arrêté, jugeant que le préfet avait porté une atteinte disproportionnée au droit de Mme B au respect de sa vie privée et familiale, compte tenu de sa relation stable avec un résident de longue durée, de la naissance de leurs deux enfants en France et des liens familiaux établis. La solution retenue s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet du Gard du 11 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et l'insuffisance de motivation, en se fondant sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et le code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 20 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante brésilienne, contestant l'arrêté du préfet de l'Aude du 22 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la requérante ne justifiant d'aucune attache familiale ou professionnelle particulière en France. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, du code des relations entre le public et l'administration, et de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. D, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté préfectoral du 21 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé l'arrêté suffisamment motivé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D, sans qu'il soit fait droit à ses demandes d'annulation, d'injonction ou de frais de justice. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 423-22), le code des relations entre le public et l'administration, et la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B, ressortissant albanais, contre un arrêté du préfet de la Lozère refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a annulé l'arrêté en raison d'un vice de procédure, le préfet n'ayant pas saisi la commission du titre de séjour alors que M. B, résidant en France depuis près de dix ans et père d'un enfant français, remplissait les conditions de délivrance d'une carte de séjour au titre de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette annulation a entraîné celle des décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai d'un mois.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C qui demandait la suspension de la décision de l'université d'Avignon refusant sa réintégration en Master 2. La requérante invoquait un défaut d'examen individualisé de sa situation et une atteinte disproportionnée à son droit de poursuivre des études. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire à l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier de circonstances particulières établissant une atteinte grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la demande a été rejetée sans instruction ni audience, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait la réévaluation de son droit au séjour et des éclaircissements sur les délais d'instruction de sa demande. Le juge a estimé que ces conclusions relevaient d’une demande gracieuse adressée à l’administration et non de l’office du juge des référés, les jugeant ainsi manifestement irrecevables. La décision a été prise sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant un rejet sans instruction ni audience.
Le Tribunal Administratif de Nîmes (2ème chambre) a examiné trois requêtes de M. A B, agent territorial, contestant des arrêtés de la présidente du conseil départemental de Vaucluse relatifs à sa situation administrative (congé pour maladie professionnelle, congé de maladie ordinaire, et disponibilité d'office). Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'annulation, considérant que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en fixant la date de consolidation de la maladie professionnelle et en refusant de reconnaître un lien direct entre le syndrome anxiodépressif et le service. Les décisions ont été fondées sur les dispositions de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et du décret n° 2005-442 du 2 mai 2005.
Le Tribunal administratif de Nîmes a été saisi par M. C d’une demande d’annulation d’un arrêté du 20 juin 2023 le suspendant à titre conservatoire de ses fonctions, après sa réintégration consécutive à l’annulation de sa révocation. En cours d’instance, la cour administrative d’appel de Toulouse a annulé le jugement ayant réintégré l’agent, remettant en vigueur la révocation initiale avec un effet rétroactif. Cette annulation a rendu caduque la mesure de suspension conservatoire, privant d’objet la requête. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté les demandes de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de M. B, qui contestait le refus implicite de l’université d’Avignon de reconnaître l’équivalence de son doctorat togolais avec un doctorat français. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant se bornant à évoquer une échéance de procédure sans démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative. De plus, M. B a été condamné à une amende de 500 euros pour recours abusif, en application de l’article R. 741-12 du même code, en raison de la réitération de demandes similaires.
Le Tribunal Administratif de Nîmes annule la décision du préfet de Vaucluse du 3 octobre 2023 refusant le regroupement familial demandé par M. A G pour son épouse et ses deux enfants. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car les revenus du requérant sur la période de référence étaient suffisants et supérieurs au seuil réglementaire. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de faire droit à la demande de regroupement familial dans un délai de deux mois.