15 978 décisions disponibles — page 234/799
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de Mme B, ressortissante kirghize, née de l’absence de réponse de la préfète de Vaucluse. La juridiction a jugé que ce refus méconnaissait l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en raison de l’ancienneté et de la stabilité de sa vie privée et familiale en France, notamment avec son compagnon titulaire d’une carte de résident et leur fille scolarisée. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à Mme B un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai d’un mois, sans astreinte.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté du 16 mai 2023 par lequel la préfète du Gard avait refusé la demande de regroupement familial de Mme B au bénéfice de son époux. Le tribunal a jugé que la condition de ressources suffisantes prévue aux articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était remplie, car les ressources de Mme B sur les douze mois précédant sa demande dépassaient le seuil requis. La décision a également écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète d'autoriser le regroupement familial dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Nîmes a été saisi d’un recours contre un arrêté préfectoral du 27 mars 2023 déclarant d’intérêt général la création d’un centre éducatif fermé à Apt, avec mise en compatibilité du PLU. En cours d’instance, le préfet a retiré cet arrêté le 28 août 2024, et le permis de construire a également été retiré. Le tribunal constate que les requérants ont ainsi obtenu satisfaction et qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation. La demande de frais de justice est rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A contestant l'arrêté du 17 octobre 2022 par lequel le maire de Mormoiron ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de la SARL ADJG pour la construction d'une piscine et d'un local technique. Le tribunal a jugé que le dossier de déclaration préalable était suffisant et que les insuffisances alléguées n'avaient pas faussé l'appréciation de l'autorité administrative sur la conformité du projet. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-6 et R. 431-10 du code de l'urbanisme, ainsi que sur le principe selon lequel seules les omissions de nature à fausser l'appréciation de l'administration peuvent entacher d'illégalité une décision de non-opposition.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par M. B d’une requête visant à contester le refus implicite du préfet du Gard de lui délivrer un titre de séjour. Par un mémoire du 18 mars 2025, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales (annulation et injonction), tout en maintenant sa demande de remboursement de frais sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, mais a rejeté la demande de frais, estimant qu’il n’y avait pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre cette somme à la charge de l’État.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de la société Lam Charpente contestant une amende de 9 600 euros infligée par le directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités. La sanction était fondée sur l'article L. 8115-1 du code du travail pour des manquements aux obligations d'hygiène et d'hébergement sur un chantier (absence de vestiaires, lavabos sans eau chaude, WC insalubres, réfectoire non fonctionnel). Le tribunal a jugé que les manquements étaient établis par les contrôles de l'inspection du travail et que la responsabilité de l'employeur était engagée, indépendamment de celle du maître d'ouvrage. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Nîmes a donné acte du désistement de M. A, qui contestait le refus implicite du préfet du Gard de lui délivrer un titre de séjour. Le préfet ayant finalement accepté de délivrer la carte sollicitée, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. N'ayant pas répondu dans le délai d'un mois, il est réputé s'être désisté de l'ensemble de sa requête. L'ordonnance constate ce désistement sans examiner le fond du litige.
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour par le préfet du Gard. La requête ne contenait l’exposé d’aucun moyen juridique, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative, et n’a pas été régularisée dans le délai de recours. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, le juge n’était pas tenu d’inviter le requérant à régulariser sa requête.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de la société I.C.O. contre la décision du maire de Quissac d’exercer le droit de préemption sur une parcelle. Le tribunal a jugé que l’acte attaqué, une simple mention manuscrite sans indication du prix, ne constituait pas une décision faisant grief et était donc irrecevable. En conséquence, les demandes d’annulation et d’injonction ont été rejetées. La décision s’appuie sur les articles L. 210-1 et suivants du code de l’urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme B, éducatrice à la protection judiciaire de la jeunesse, qui demandait l'annulation du refus de lui accorder la nouvelle bonification indiciaire (NBI) au titre de la politique de la ville. Le tribunal a statué par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 6° du code de justice administrative, estimant que la requête présentait des questions identiques à celles déjà tranchées par un jugement définitif du 30 novembre 2021. Bien que le ministre de la justice ait été réputé acquiescer aux faits faute de mémoire en défense, le tribunal a appliqué les mêmes motifs que ce jugement antérieur pour écarter le droit à la NBI. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de la loi n° 91-73 du 18 janvier 1991 et du décret n°2001-1061 du 14 novembre 2001.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a constaté le désistement de la société AVR 84, qui contestait un arrêté du préfet de Vaucluse du 25 juillet 2023 la mettant en demeure de régulariser ses activités de transit de matériaux inertes à Orange. La société n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré deux demandes fondées sur l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. Par ordonnance du 15 avril 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement, rendant la requête sans objet.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B C, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet du Gard du 9 janvier 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour cinq ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que la procédure de consultation de la commission du titre de séjour avait été respectée. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 432-14 et R. 432-6, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait l’arrêté du préfet du Gard refusant son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation, la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, et l’erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 435-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l’arrêté préfectoral, en application des textes précités.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de plusieurs riverains demandant l'annulation des permis de construire initial et modificatif délivrés par le maire de Nîmes à la SCCV 296 Rue de l'Eglise pour un ensemble de 17 logements. Les requérants contestaient la légalité des arrêtés des 24 mai et 22 décembre 2023, invoquant notamment la méconnaissance des articles UD 3, UD 7, UD 9, UD 11 et UD 12 du plan local d'urbanisme (PLU) ainsi que des articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l'urbanisme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans se prononcer sur l'intérêt à agir des requérants, et a rejeté l'ensemble des conclusions.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, rejette la demande de suspension de Mme A, ressortissante togolaise, contestant la clôture de son dossier de demande de titre de séjour par le préfet de Vaucluse. Le juge estime que le refus d'enregistrement pour dossier incomplet, notamment en raison de l'absence de prise d'empreintes obligatoire en vertu de l'article R. 431-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours. Par conséquent, la requête est manifestement mal fondée et rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nîmes a annulé la décision du 17 juillet 2023 par laquelle le préfet de Vaucluse refusait d'admettre au séjour M. C, ressortissant marocain. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant en ne prenant pas en compte l'évolution favorable de la situation familiale et l'intérêt supérieur des deux filles du requérant, qui bénéficiaient d'un droit de visite et d'hébergement. La décision a été annulée, et il a été enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de Mme D C, agissant pour elle-même et sa fille mineure, demandant réparation pour l'absence de professeurs non remplacés au lycée polyvalent d'Apt durant l'année scolaire 2022-2023. La requérante invoquait une faute de l'État dans l'organisation du service public de l'éducation, fondée sur les articles L.111-1 et L.131-1-1 du code de l'éducation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les absences, de courte durée et imprévisibles, n'avaient pas privé l'élève d'un enseignement obligatoire pendant une période appréciable et que l'administration avait accompli les diligences nécessaires pour assurer la continuité pédagogique. Par conséquent, la responsabilité de l'État n'a pas été engagée, et les demandes d'indemnisation pour préjudice matériel et moral ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté du 23 décembre 2024 par lequel le préfet de Vaucluse avait refusé un titre de séjour à M. A, ressortissant algérien, et l'avait obligé à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en refusant le titre de séjour sans avoir préalablement instruit la demande d'autorisation de travail présentée par l'employeur, en méconnaissance de l'article 7 de l'accord franco-algérien et des articles R. 5221-17 et R. 5221-20 du code du travail. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a partiellement fait droit à la demande de Mme B, agent de l'administration pénitentiaire victime d’un accident de service le 9 novembre 2012. Le juge a rejeté l’exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre de la justice, estimant que l’avis de la commission de réforme du 12 octobre 2021, qui a révisé le taux d’incapacité psychiatrique, constitue une communication écrite interruptive de prescription au sens de l’article 2 de la loi du 31 décembre 1968. Sur le fond, il a accordé une provision de 48 000 € au titre du déficit fonctionnel permanent (taux d’invalidité de 25 %), considérant l’obligation non sérieusement contestable. En revanche, la demande d’indemnité provisionnelle pour préjudice moral (10 000 €) a été rejetée, le lien direct avec l’accident n’étant pas établi en l’état de l’instruction.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du 12 décembre 2022 par lequel la maire de Roussillon avait retiré son permis de construire tacite pour un restaurant de plein air. Le tribunal a jugé que le retrait était légal, car le projet était susceptible de créer des nuisances sonores et olfactives incompatibles avec la zone d'habitat, conformément à l'article UA1 du plan local d'urbanisme. La décision s'appuie sur les articles L. 424-5 et L. 421-6 du code de l'urbanisme.