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Le Tribunal Administratif de Nîmes (3ème chambre) a rejeté la requête de l’OGEC Notre-Dame-de-Pont-Saint-Esprit, qui demandait la condamnation de la commune de Pont-Saint-Esprit à lui verser 842 245 euros pour préjudice financier et 100 000 euros pour préjudice moral. L’OGEC estimait que la commune avait sous-évalué le forfait communal dû au titre des années 2018 à 2022 sur le fondement de l’article L. 442-5 du code de l’éducation. Le tribunal a jugé le moyen infondé, sans ordonner l’expertise sollicitée, et a mis à la charge du requérant une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de M. A..., marchand de biens, contestant un rappel de TVA pour la période 2014-2016 suite à la vente d’un immeuble. Le tribunal a rejeté sa demande de décharge, jugeant que l’administration avait correctement appliqué les règles de compensation prévues à l’article L. 203 du livre des procédures fiscales, et non le droit à déduction, car la TVA collectée sur la vente n’avait pas été déclarée. La majoration de 40 % pour manquement délibéré a été maintenue, le requérant n’apportant pas la preuve de sa bonne foi. Les textes appliqués sont les articles 256, 257, 269 et 271 du code général des impôts, ainsi que les articles L. 203 et L. 205 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande de la société C2G et de sa gérante, Mme B..., qui sollicitaient la condamnation de la commune de Vaison-la-Romaine pour des préjudices subis lors de travaux publics (réfection de voirie) entre septembre 2021 et juin 2022. Les requérantes invoquaient un préjudice financier et moral, mais le tribunal a estimé que l’accès piétonnier au commerce « L’atelier du jouet » n’avait pas été rendu excessivement difficile ou impossible, et que le préjudice n’était ni anormal ni spécial au sens de la jurisprudence relative aux travaux publics. La solution retenue s’appuie sur les principes de la responsabilité sans faute de l’administration pour les dommages de travaux publics, en application du code général des collectivités territoriales et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant guinéen, contestant l'arrêté préfectoral du 26 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que l'intéressé, entré irrégulièrement en France et majeur, ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 611-1 et L. 613-1.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C..., ressortissant béninois, contestant l'arrêté du préfet du Gard du 19 mai 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé légal le refus de séjour, notamment en raison de l'inexécution d'une précédente obligation de quitter le territoire français, conformément à l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nîmes (3ème chambre) a examiné la requête de M. H... et Mme C... demandant l’annulation du permis de construire tacite accordé le 20 mai 2023 par le maire de Saint-Mamert-du-Gard aux époux D... pour une maison individuelle, ainsi que le rejet de leur recours gracieux. Les requérants invoquaient notamment l’insuffisance du dossier de demande et la méconnaissance de l’article UC4 du PLU et de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme. Le tribunal a estimé que, bien que le plan de masse ne mentionne pas les arbres à abattre, cette omission n’a pas faussé l’appréciation de l’administration, car le volet paysager permettait d’identifier les plantations supprimées. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête et mis à la charge des requérants la somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. D... visant à l'annulation de l'arrêté préfectoral du 11 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, cet article ne s'appliquant pas aux États membres. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D..., fondé sur l'application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. et Mme D... qui demandaient l'annulation du refus du maire de Saint-Ambroix de constater la caducité d'un permis de construire délivré le 5 septembre 2018. Les requérants soutenaient que les travaux avaient été interrompus pendant plus d'un an, ce qui aurait entraîné la péremption du permis en application de l'article R. 424-17 du code de l'urbanisme. Le tribunal a estimé que les pièces du dossier, notamment des factures, un constat d'huissier et des attestations, ne permettaient pas d'établir une interruption des travaux d'une durée supérieure à un an. Par conséquent, la décision de refus du maire a été jugée légale et la requête a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de la société Hammadi, qui contestait la décision de l'OFII du 16 juin 2023 lui imposant une contribution spéciale de 19 700 euros et une contribution forfaitaire de 2 124 euros pour l'emploi d'un étranger sans titre de travail, ainsi que les titres de perception correspondants. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de méconnaissance du contradictoire, et a jugé que les sanctions n'étaient pas disproportionnées. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles tendant à la décharge des sommes et à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués sont principalement le code du travail (article L. 8253-1) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 822-5).
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme E..., ressortissante colombienne, qui contestait l'arrêté du préfet de Vaucluse du 3 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée et des conditions du séjour de l'intéressée, célibataire et sans charge de famille, et de ses attaches conservées en Colombie. La requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal administratif de Nîmes, saisi en référé par la commune de Pujaut sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise d'un immeuble appartenant à la SCI La Crémaillère, présentant un risque pour la sécurité publique. L'expert désigné devra examiner le bâtiment, constater l'état des constructions mitoyennes et proposer des mesures de nature à mettre fin au danger éventuel dans un délai de vingt-quatre heures. La solution retenue est la désignation d'un expert, conformément aux articles L. 511-2 et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, ainsi qu'aux articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nîmes annule l'arrêté du 5 mars 2025 par lequel le préfet du Gard a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme C..., ressortissante brésilienne, et l'a obligée à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, en raison de l'intensité des attaches familiales et privées de la requérante en France. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination sont également annulées.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B... demandant l'annulation du refus de permis de construire pour la réhabilitation et l'extension d'une maison en zone agricole. Le tribunal a jugé que la demande ne portait pas sur l'ensemble du bâtiment, incluant les constructions réalisées sans autorisation, comme l'exige la jurisprudence. Il a également écarté l'application de la prescription décennale de l'article L. 421-9 du code de l'urbanisme, car la construction initiale avait été édifiée sans permis de construire. En conséquence, le refus du maire de Mazan a été confirmé.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par la commune de Pont-Saint-Esprit d’une demande d’expertise visant à évaluer le préjudice résultant de l’illégalité d’un permis de construire délivré par le préfet du Gard pour une caserne de gendarmerie, située en zone inondable. La commune soutient que ce permis, délivré sans prescription adéquate, l’a contrainte à engager des travaux de gestion des eaux pluviales d’un coût estimé entre 8 et 10 millions d’euros. Le préfet conteste le lien de causalité entre le permis et le préjudice allégué, et demande l’élargissement de l’expertise à d’autres acteurs. Le juge des référés a fait droit à la demande d’expertise, en application de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer le coût des aménagements nécessaires à la mise en sécurité du site.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus de remise gracieuse partielle d'une amende fiscale. L'amende, infligée sur le fondement de l'article 1740 A du code général des impôts, sanctionnait la délivrance sciemment d'un reçu fiscal irrégulier ayant permis à une société d'obtenir indûment un crédit d'impôt. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'absence d'intention frauduleuse, contestant le bien-fondé même de l'amende, était inopérant dans le cadre d'un recours contre une décision de remise gracieuse prise sur le fondement de l'article L. 247 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, saisi par la SCI Mazauric Les Pauses d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de rectifier le cadastre numérisé de la parcelle C n° 876, a rejeté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par l’administration, faute de rectification effective en cours d’instance. Statuant au fond, le tribunal a annulé la décision du 15 septembre 2023, jugeant que l’administration fiscale avait commis une erreur en fixant la limite de la parcelle au milieu du lit de la rivière, alors que les documents cadastraux rénovés de 1974 et l’arrêté d’alignement démontraient que cette limite se situait au droit du mur de soutènement de la route départementale. Cette solution s’appuie sur les articles 1402 du code général des impôts et 8 du décret du 30 avril 1955, qui permettent à l’administration de rectifier d’office les inexactitudes du cadastre, celui-ci ne constituant pas un titre de propriété.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C... contestant le refus du préfet de Vaucluse d’autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le requérant invoquait une exonération de la condition de ressources en raison de son statut de personne handicapée et de la perception de pensions d’invalidité, sur le fondement de l’article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a jugé que les dispositions de l’article L. 434-8, qui prévoient une exonération pour les titulaires de l’allocation aux adultes handicapés, ne s’appliquent pas aux pensions d’invalidité perçues par M. C.... La décision a également écarté le moyen tiré de la violation de l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme, estimant que le refus n’a pas porté une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. D... A..., ressortissant portugais, qui contestait l’arrêté du préfet du Var l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de circulation de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, jugeant l’arrêté suffisamment détaillé. Il a également estimé que le requérant ne justifiait pas d’un droit au séjour permanent en tant que citoyen de l’Union, faute de démontrer une activité professionnelle continue en France, et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (notamment les articles L. 251-1 et suivants) et la directive 2004/38/CE relative à la libre circulation des citoyens de l’Union.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné le recours de M. B..., ressortissant marocain, contre un arrêté du préfet du Gard refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que, pour une demande de titre de séjour au titre d'une activité salariée, un ressortissant marocain ne peut se prévaloir de cet article, l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 constituant une réglementation spécifique et exclusive. Par conséquent, la solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui sollicitait une habilitation d'accès en zone réservée de l'aéroport de Nîmes pour exercer son emploi d'agent de propreté. La requérante invoquait l'urgence liée à un risque de perte d'emploi et à sa situation familiale. Le juge a estimé que la demande était manifestement mal fondée, faute pour la requérante d'avoir précisé le fondement juridique de son recours parmi les voies de référé prévues par le code de justice administrative (articles L. 521-1, L. 521-3 ou R. 532-1). La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant un rejet sans instruction préalable.