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Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d'un propriétaire visant à faire démolir un chemin communal aménagé sur ses parcelles et à obtenir une indemnisation. Le tribunal a jugé que l'emprise n'était pas irrégulière, considérant qu'une promesse de vente signée en 2014 valait vente au sens des articles 1582 et suivants du code civil, transférant ainsi la propriété des parcelles concernées à la commune. En conséquence, les conclusions indemnitaires ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la requête de la SCI Bentimo qui demandait l'annulation d'une amende administrative de 4 000 euros. L'amende avait été infligée par la préfète de Vaucluse pour la mise en location d'un logement sans l'autorisation préalable requise dans une zone délimitée par la métropole d'Aix-Marseille-Provence. Le tribunal a jugé que le manquement était caractérisé, en application des articles L. 635-1, L. 635-3 et L. 635-7 du code de la construction et de l'habitation, et que la circonstance que le logement soit ultérieurement vide ou en vente n'effaçait pas l'infraction.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme B... visant à faire enjoindre à la commune d'Argilliers de réaliser des travaux de sécurisation et de mise aux normes PMR à l'entrée du cimetière. Le tribunal a jugé irrecevables ses conclusions à fin d'injonction, car elles étaient présentées isolément, sans être accompagnées de demandes indemnitaires dans le cadre d'une action en responsabilité sans faute pour dommages de travaux publics. Les conclusions à fin d'annulation ont également été écartées, la décision de refus de la commune n'ayant pour seul effet que de lier le contentieux.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision du chef d'établissement de la maison d'arrêt de la Seine-Saint-Denis retirant le permis de visite de la requérante. Le tribunal a jugé que le ministre de la justice, défendeur, était réputé avoir acquiescé aux faits allégués par la requérante, faute d'avoir produit un mémoire en défense malgré une mise en demeure (articles R. 612-3 et R. 612-6 du code de justice administrative). En l'absence de justification par l'administration, le tribunal a annulé la décision litigieuse, celle-ci ne pouvant légalement reposer que sur des motifs liés au bon ordre, à la sécurité ou à la prévention des infractions (articles L. 341-7 et R. 341-5 du code pénitentiaire).
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande d'indemnisation d'un ancien agent technique contre la commune de Molières-sur-Cèze. Le requérant sollicitait 30 000 € pour préjudice moral et troubles dans ses conditions d'existence suite à une exposition à l'amiante. Le tribunal a jugé ses conclusions irrecevables car sa demande préalable concernant le préjudice de troubles n'avait pas été adressée au maire, comme l'exige la procédure. Les textes appliqués incluent le code du travail et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de riverains demandant l'annulation du refus du maire d'Aubord d'intervenir contre les nuisances sonores d'une salle communale et la réparation de leur préjudice. Le tribunal a jugé que le maire n'avait pas commis de carence fautive dans l'exercice de ses pouvoirs de police municipale (article L. 2212-2 du CGCT) et de police spéciale relative au bruit (articles du code de la santé publique), les requérants n'ayant pas démontré le caractère excessif des troubles allégués. La demande d'indemnisation de 50 000 € a donc été rejetée, le préjudice n'étant pas établi comme certain.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête en excès de pouvoir visant l'arrêté municipal interdisant l'accès à un chantier de démolition. Le tribunal a jugé que l'arrêté, de nature réglementaire, n'était pas soumis à une obligation de motivation préalable et que la mesure était justifiée et proportionnée au regard des pouvoirs de police du maire pour assurer la sécurité publique. La décision s'appuie sur les articles L. 2212-1 et suivants du code général des collectivités territoriales et écarte les moyens tirés de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté préfectoral du 10 janvier 2024 qui retirait à un particulier son droit de détenir des armes et son permis de chasse. La juridiction a estimé que les éléments du dossier, principalement fondés sur des allégations imprécises et non corroborées, ne démontraient pas que le comportement du requérant présentait un danger grave au sens de l'article L. 312-7 du code de la sécurité intérieure. Elle a donc retenu que la décision de la préfète de Vaucluse était entachée d'une erreur d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté le recours d'un requérant contestant le rejet de sa demande d'indemnisation au titre des préjudices subis par les Harkis. Le tribunal a jugé que la cité Sonacotra de Mende, où il a vécu, ne figurait pas sur la liste des structures d'accueil éligibles fixée par décret. La décision s'appuie sur les conditions strictes posées par l'article 3 de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022 et les décrets d'application (n° 2022-394 et n° 2023-890).
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant guinéen. Le tribunal a annulé l'arrêté du 5 mai 2025, considérant que le préfet de Vaucluse avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne reconnaissant pas la situation exceptionnelle du requérant au regard de son intégration et de ses perspectives professionnelles. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent et que le requérant n'apportait pas les justifications suffisantes, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, pour établir que la décision portait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Les textes appliqués sont principalement l'article 8 de la CEDH et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé-liberté pour obtenir l'enregistrement d'un dossier et la délivrance d'un récépissé de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nîmes (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge constate un non-lieu à statuer, la requête étant devenue sans objet après que le préfet a délivré une attestation de décision favorable (carte de résident) à la requérante. L'État est toutefois condamné à lui verser 500 euros au titre des frais exposés. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 (référé-liberté) et L. 761-1 (frais irrépétibles) du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, rejette la demande de suspension et d'annulation présentée par un élève-gardien de la paix contre son échec au jury d'aptitude professionnelle et sa radiation des cadres. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une urgence justifiant le prononcé d'une mesure de suspension, et qu'aucun doute sérieux n'entache la légalité des décisions contestées, notamment au regard des dispositions du décret n° 2004-1439 du 23 décembre 2004 et de l'arrêté du 2 mai 2022.
**Sujet principal** : Demande de suspension d'une prolongation de suspension conservatoire d'une directrice d'école et demande de réintégration. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nîmes (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande de suspension de l'arrêté de prolongation de la suspension. Il considère que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante conserve une rémunération, et qu'il n'existe pas de doute sérieux sur la légalité de la décision, justifiée par l'intérêt du service et une procédure disciplinaire en cours. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et dispositions du code général de la fonction publique relatives à la suspension des fonctionnaires.
Sujet principal : Demande de mesures d'urgence pour faire cesser le rejet d'eaux usées provenant d'une micro-station d'épuration voisine sur une propriété privée. Juridiction : Tribunal administratif de Nîmes (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête, car la demanderesse n'a pas justifié du caractère d'urgence de sa demande, condition nécessaire pour obtenir des mesures en référé. Textes appliqués : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative (conditions de l'urgence et rejet des demandes non urgentes ou mal fondées), ainsi que les articles L. 2224-8 et L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales (compétences communales en matière d'assainissement).
**Sujet principal** : Recours contre le montant d'une indemnité allouée par la Commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis (CNIH). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nîmes. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme B..., estimant que la CNIH a correctement appliqué le barème légal en lui allouant 15 000 euros. La décision attaquée n'est pas entachée d'erreur de droit. **Textes appliqués** : La décision est fondée sur la loi n° 2022-229 du 23 février 2022 et le décret n° 2022-394 du 18 mars 2022, qui fixent le cadre de la réparation forfaitaire en fonction de la durée de séjour dans les structures d'accueil listées, pour la période allant jusqu'au 31 décembre 1975.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande d'indemnisation d'un ancien agent communal pour préjudice d'anxiété et troubles dans ses conditions d'existence liés à une exposition à l'amiante. Le tribunal a jugé que la responsabilité de la commune de Molières-sur-Cèze était engagée pour faute, en raison d'un manquement à son obligation de sécurité envers ses agents, établi par un jugement pénal définitif. Cependant, le requérant n'a pas rapporté la preuve d'un préjudice moral d'anxiété ou de troubles dans ses conditions d'existence distincts de son exposition professionnelle. Les textes appliqués incluent le code du travail (articles L. 4121-1 et R. 4412-94 et suivants) et le code général de la fonction publique (article L. 811-1).
Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la requête de M. B... A... visant à annuler son arrêté d'éloignement. La juridiction estime que l'arrêté est suffisamment motivé et que la mesure, prise en raison de violences conjugales, ne méconnaît pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la menace pour l'ordre public.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour associée. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant, notamment au regard de ses attaches familiales. Le tribunal a jugé que la mesure était légale au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la requête d'un demandeur sollicitant une injonction au préfet pour statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré qu'une décision implicite de rejet était née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'ordonnance enjoignant à l'administration de statuer aurait ainsi fait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui est prohibé par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.