Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2505712(TA45-2505712)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 15 septembre 2025. Cet arrêté interdisait à l'association Zoroana l'usage de dispositifs de son amplifié dans son établissement de La-Chapelle-Montmartin. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par l'association, notamment l'erreur de droit, l'erreur de fait ou la disproportion de la mesure, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.
N° TA45-2505850(TA45-2505850)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du recteur de l’académie d’Orléans-Tours refusant d’attribuer un accompagnant d’élève en situation de handicap (AESH-I) à 100 % du temps scolaire à une lycéenne souffrant de troubles du spectre autistique et de TDAH. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la lycéenne bénéficiant déjà d'un accompagnement effectif de 12 heures sur 28 heures de temps scolaire et étant scolarisée en milieu ordinaire. Il a également relevé que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 112-1 et L. 351-3 du code de l’éducation ne soulevait pas de doute sérieux quant à la légalité de la décision. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.
N° TA45-2404207(TA45-2404207)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la société Eiffage Route d’une requête en annulation d’un avis de sommes à payer émis par le département d’Indre-et-Loire pour un montant de 6 888,84 euros TTC. La société s’est ultérieurement désistée purement et simplement de son recours. Par une ordonnance du 20 novembre 2025, la présidente de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre disposition légale ou réglementaire n’a été appliquée au fond.
N° TA45-2504406(TA45-2504406)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... contestant un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requête a été jugée manifestement tardive, car introduite plus d'un mois après la notification de la décision, réputée reçue le 3 avril 2025. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour rejeter la demande sans examiner le fond.
N° TA45-2505121(TA45-2505121)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C... qui demandait d'enjoindre au CHRU de Tours de corriger un compte-rendu médical concernant son fils. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de la décision de rejet déjà prise par l'établissement hospitalier, ce qui contrevient à une condition posée par l'article L. 521-3. En conséquence, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA45-2505641(TA45-2505641)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté comme irrecevable la requête de Mme B..., une AESH en REP+, qui demandait réparation pour avoir été privée de l'indemnité de sujétions entre 2016 et 2022. La requête, enregistrée le 23 octobre 2025, a été jugée manifestement tardive car introduite plus de deux mois après la naissance, le 26 février 2025, d'une décision implicite de rejet de sa réclamation préalable. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1 4° et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2505793(TA45-2505793)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la suspension de deux arrêtés du 28 octobre 2025 la plaçant en disponibilité d'office à titre conservatoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les revenus du couple (2 913,93 €) et leurs charges (2 733,75 €) ne démontrant pas une situation de détresse immédiate. Il a également écarté l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions, les communes ayant l'obligation de placer l'agent dans une situation régulière après épuisement de ses droits à congés et en attendant l'avis du conseil médical. La requête a été jugée irrecevable en raison de l'absence d'une pièce jointe essentielle, en méconnaissance des articles R. 412-2 et R. 414-5 du code de justice administrative.
N° TA45-2404408(TA45-2404408)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais le tribunal a estimé que sa durée de présence en France (8 ans) et ses attaches familiales (mère en situation irrégulière) ne suffisaient pas à démontrer que le centre de ses attaches personnelles et familiales se trouvait en France. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, ainsi que des conclusions accessoires.
N° TA45-2505852(TA45-2505852)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du recteur de l'académie d'Orléans-Tours refusant la mise à disposition d'un accompagnant d'élève en situation de handicap (AESH) à 100% du temps scolaire pour l'enfant D... B..., souffrant de troubles autistiques. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'enfant bénéficiant déjà d'un accompagnement effectif de 12 heures par semaine par un AESH individuel et d'un AESH mutualisé, et étant scolarisé en milieu ordinaire. Il a également relevé que le refus de mise en œuvre complète du projet personnalisé de scolarisation (PPS) n'était pas établi. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 511-2 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l'éducation.
N° TA45-2404007(TA45-2404007)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante nigériane, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation, du vice de procédure concernant l'avis du collège de médecins de l'OFII, et de la méconnaissance des articles L. 425-9, L. 423-7 et L. 423-8 du CESEDA, ainsi que de l'article 8 de la CEDH et de l'article 3-1 de la CIDE. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral du 20 août 2024, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des conventions internationales pertinentes.
N° TA45-2402614(TA45-2402614)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet d’Indre-et-Loire. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et de vice de procédure, jugeant que la directive (UE) 2016/801 était transposée et que l’administration n’avait pas à inviter le requérant à compléter son dossier. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens. Les textes appliqués incluent le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et le code des relations entre le public et l’administration.
N° TA45-2303042(TA45-2303042)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., infirmier au centre hospitalier de Saint-Amand-Montrond, qui contestait sa mise à la retraite d'office. Le tribunal a jugé que le directeur de l'établissement était compétent pour prononcer cette sanction et que les faits de détention d'images pédopornographiques, bien que commis hors service, constituaient une faute disciplinaire en raison de leur incompatibilité avec les fonctions d'infirmier impliquant un contact avec des mineurs. La sanction de mise à la retraite d'office, fondée sur les articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique, n'a pas été jugée disproportionnée compte tenu de la gravité des faits et de la condamnation pénale de l'agent.
N° TA45-2505891(TA45-2505891)
**Référé suspension – refus implicite de renouvellement de titre de séjour – Tribunal administratif d’Orléans – Urgence et doute sérieux retenus – Suspension ordonnée.** Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite par laquelle le préfet d'Eure-et-Loir a refusé de renouveler le titre de séjour « vie privée et familiale » de M. A..., ressortissant tunisien et parent d’un enfant français. La condition d’urgence a été caractérisée par la perte d’emploi et de ressources consécutive à ce refus, et un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’intérêt supérieur de l’enfant. Le juge a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l’intéressé dans un délai d’un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA45-2502522(TA45-2502522)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi de deux requêtes distinctes de Mme et M. B..., ressortissants algériens, contestant les arrêtés du préfet d'Indre-et-Loire du 24 février 2025 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et fixant l'Algérie comme pays de destination. Les requérants invoquaient notamment un vice de procédure lié à l'absence de production de l'avis du collège des médecins de l'OFII, une erreur manifeste d'appréciation de l'état de santé de leur enfant au regard de l'article 6-7 de l'accord franco-algérien et de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une méconnaissance de la convention internationale des droits de l'enfant et une atteinte à leur vie privée et familiale. Le tribunal a joint les deux requêtes. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement se fonde sur les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, les dispositions du code de l'entrée et du séjour des
N° TA45-2505650(TA45-2505650)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi d'un recours en excès de pouvoir par M. B... contre un arrêté du préfet d'Indre-et-Loire refusant la délivrance d'un titre de séjour. Le requérant s'est désisté purement et simplement de sa requête, motif pris de l'existence d'un doublon avec une autre procédure. Sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 20 novembre 2025.
N° TA45-2405458(TA45-2405458)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A... épouse B... contestant l'arrêté préfectoral du 15 novembre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, estimant la décision suffisamment motivée en droit et en fait. Elle a jugé que la préfète n'avait pas méconnu son pouvoir discrétionnaire ni les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation personnelle et familiale de la requérante. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la Convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA45-2302011(TA45-2302011)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C... contestant la décision du 28 mars 2023 du garde des sceaux prolongeant son placement à l'isolement au centre pénitentiaire d'Orléans-Saran. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la décision ayant été régulièrement signée par une cheffe de pôle dûment habilitée par délégation de signature. Il a également jugé que la procédure n'était pas viciée, l'avis du médecin intervenant ayant été recueilli conformément aux articles R. 213-20 et R. 213-21 du code pénitentiaire, et que la décision était suffisamment motivée par le comportement et la personnalité du détenu. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur le code pénitentiaire et le décret de 2005 sur les délégations de signature.
N° TA45-2405022(TA45-2405022)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 12 septembre 2024 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire avait refusé de délivrer un titre de séjour à Mme C... épouse B..., ressortissante algérienne, pour raison de santé de sa fille, et l'avait obligée à quitter le territoire. La juridiction a relevé un vice de procédure, le préfet ne démontrant pas que l'avis du collège de médecins de l'OFII avait été rendu dans le respect des articles R. 425-11 à R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B... dans un délai de deux mois.
N° TA45-2301231(TA45-2301231)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la décision du 30 janvier 2023 par laquelle la directrice du centre hospitalier de Châteaudun avait prononcé le licenciement disciplinaire de Mme A..., aide-soignante contractuelle. La juridiction a jugé que cette décision était entachée d'un vice de procédure, car elle avait été prise sans que la commission consultative paritaire (CCP) n'ait été consultée au préalable, en méconnaissance des articles 2-1 et 39 du décret n° 91-155 du 6 février 1991. Le tribunal a estimé que l'administration n'avait pas accompli toutes les diligences nécessaires pour réunir la CCP avant l'échéance du contrat, et que cette consultation obligatoire ne pouvait être regardée comme impossible.
N° TA45-2404502(TA45-2404502)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet d'Indre-et-Loire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire de l'arrêté bénéficiant d'une délégation régulière. Sur le fond, il a jugé que le refus ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'accord franco-algérien de 1968, faute pour le requérant de démontrer des liens personnels et familiaux intenses, stables et anciens en France.