Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2405175(TA45-2405175)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus implicite du préfet de Loir-et-Cher de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait un défaut d'examen de sa situation et une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme). Le tribunal a estimé que ces moyens n'étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, et a rejeté la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2506314(TA45-2506314)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. et Mme B... comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. Les requérants contestaient le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) d'Indre-et-Loire d'accorder une aide humaine (AESH) à leur enfant. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, les décisions relatives à l'accompagnement des élèves handicapés relèvent de la compétence des tribunaux judiciaires. En conséquence, la requête a été rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2501916(TA45-2501916)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... contestant un arrêté préfectoral du 13 mars 2025 portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. Le requérant n'avait pas joint l'acte attaqué à sa requête, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative, et n'a pas régularisé sa demande malgré une invitation en ce sens. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.
N° TA45-2501864(TA45-2501864)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la condamnation du centre hospitalier de Blois à l’indemniser de préjudices liés à sa prise en charge en 2010. La requête a été jugée manifestement irrecevable, faute pour la requérante d’avoir justifié de l’existence d’une décision préalable de l’administration, malgré une demande de régularisation. Le tribunal a appliqué les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2501182(TA45-2501182)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a rappelé que, selon les articles R. 431-2 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la demande de titre de séjour s'effectue via un téléservice, donnant lieu à une attestation dématérialisée de dépôt, et non à un récépissé papier. La solution retenue est le rejet de l'injonction, le tribunal considérant que la procédure en ligne était applicable et que la délivrance d'un récépissé n'était pas due.
N° TA45-2505862(TA45-2505862)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A... contestant les arrêtés du préfet d'Eure-et-Loir du 27 octobre 2025 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour pour soins, l'obligeant à quitter le territoire français et l'assignant à résidence. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, le juge estimant que les moyens soulevés, notamment la violation de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur l'avis du collège de médecins de l'OFII et sur l'absence de preuve d'une vie privée et familiale intense ou d'une intégration exemplaire justifiant un motif exceptionnel d'admission au séjour.
N° TA45-2500995(TA45-2500995)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de Mme A... demandant la décharge de la taxe foncière due par sa mère pour 2024 sur une maison à Couffy. La requérante invoquait l’âge, le handicap et la hausse des frais d’hébergement de sa mère, mais ces circonstances sont sans incidence sur le bien-fondé de l’imposition. Le tribunal a constaté que les revenus de l’intéressée excédaient le plafond d’exonération prévu à l’article 1391 du code général des impôts. Il a également rappelé qu’il ne peut accorder de décharge gracieuse d’une imposition légalement établie. La requête a été rejetée comme manifestement infondée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2506278(TA45-2506278)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté l'ensemble des demandes de M. B... visant à suspendre son expulsion et à rétablir son aide personnalisée au logement (APL). Les conclusions relatives à l'expulsion ont été rejetées comme portées devant une juridiction incompétente, ce litige relevant du droit privé et des juridictions judiciaires. La demande de rétablissement de l'APL a été rejetée pour défaut d'urgence justifiant une intervention dans le délai de 48 heures. Enfin, la demande tendant à ce que l'ordonnance "vaille mesures de sauvegarde du droit au logement" a été jugée irrecevable, la juridiction administrative ne pouvant déclarer un droit.
N° TA45-2303719(TA45-2303719)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par la société d'exploitation Clinique de Cour-Cheverny d'une requête en annulation d'un titre de perception de 21 150 euros, émis sur le fondement de l'article L. 8115-1 du code du travail pour des amendes administratives. La société s'est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 18 novembre 2025. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal donne acte de ce désistement par ordonnance du 26 novembre 2025.
N° TA45-2304664(TA45-2304664)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme A... d'un recours pour excès de pouvoir visant à contraindre le maire de Descartes à agir, sur le fondement de ses pouvoirs de police administrative et judiciaire, pour faire cesser un trouble causé par des déchets sur des parcelles voisines. La requérante a toutefois déclaré se désister purement et simplement de sa requête, ce dont la commune a demandé acte. Par ordonnance du 26 novembre 2025, le président du tribunal, statuant seul sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucune solution au fond n'a donc été retenue, la procédure s'achevant par une simple constatation du désistement.
N° TA45-2504640(TA45-2504640)
Rejet de la requête de M. B... contestant le refus du Conseil national des universités (CNU) de lui délivrer la qualification aux fonctions de maître de conférences. Le Tribunal administratif d'Orléans a constaté que le requérant n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la copie de son recours gracieux préalable, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 4° du même code, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
N° TA45-2505604(TA45-2505604)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... B..., ressortissant algérien, contestant un arrêté du 14 octobre 2025 l'assignation à résidence et une décision d'interdiction de retour sur le territoire français. La requête a été jugée irrecevable pour tardiveté concernant l'assignation à résidence, car introduite après le délai de sept jours prévu à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également constaté son incompétence pour statuer sur la décision d'interdiction de retour, qui n'avait pas été produite par l'administration. La solution retenue est donc un rejet pour irrecevabilité et incompétence.
N° TA45-2506255(TA45-2506255)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association Vigie Liberté. Celle-ci demandait la suspension de l'arrêté préfectoral autorisant l'usage de drones par la gendarmerie pour surveiller un rassemblement d'agriculteurs, invoquant une atteinte grave au droit au respect de la vie privée. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'arrêté litigieux ayant expiré avant l'audience et un nouvel arrêté ayant été pris pour s'adapter à la situation changeante. La requête a donc été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2301444(TA45-2301444)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., ouvrier de l'État, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour des fautes dans la gestion de sa carrière. Le requérant soutenait que l'administration avait omis d'examiner sa situation en commission d'avancement de 2010 à 2020 et avait tardé à traiter sa demande de promotion au groupe HCC, ce qui l'avait privé d'un avancement avant son départ à la retraite. Le tribunal a jugé que les fautes alléguées n'étaient pas établies, considérant que l'administration avait respecté les instructions applicables, notamment l'instruction n° 311293/ARM/SGA/DRH-MD du 3 août 2017. En conséquence, la demande indemnitaire a été rejetée.
N° TA45-2503999(TA45-2503999)
Le Tribunal administratif d'Orléans rejette la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait une amende et l'absence de justificatifs de cession pour un véhicule, mais sa demande ne comportait ni conclusions dirigées contre une décision administrative ni demande indemnitaire. Le juge a estimé que le litige n'était pas de la compétence du juge administratif et que les délais de recours étaient expirés, rendant la requête non régularisable. Cette décision est fondée sur les articles R. 222-1 4° et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2506237(TA45-2506237)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme C... d'une demande d'annulation d'une décision de la CAF d'Eure-et-Loir lui notifiant un indu d'allocation aux adultes handicapés de 1 795,31 euros. Le juge a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a rappelé que, selon les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, les recours relatifs à l'allocation aux adultes handicapés relèvent de la compétence exclusive du tribunal judiciaire (pôle social) de Chartres.
N° TA45-2506213(TA45-2506213)
Le Tribunal administratif d’Orléans, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, constate un changement de situation. Suite à la libération du requérant du centre de rétention et à son assignation à résidence à Brest, le litige ne relève plus de sa compétence territoriale. En application des articles R. 922-4 et R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif de Rennes, territorialement compétent.
N° TA45-2503011(TA45-2503011)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A... contestant un arrêté préfectoral du 12 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. La requérante n'ayant pas régularisé sa requête dans le délai de recours, le juge a appliqué l'article R. 222-1 du même code pour la rejeter.
N° TA45-2506101(TA45-2506101)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Loire-Atlantique fixant le pays de destination de son éloignement. Constatant que l’intéressé avait été libéré du centre de rétention d’Olivet et assigné à résidence à Nantes, le juge a fait application des articles R. 922-4 et R. 221-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a estimé que le litige relevait désormais de la compétence territoriale du tribunal administratif de Nantes. Par conséquent, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA45-2505267(TA45-2505267)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant l'interdiction de retour sur le territoire français de deux ans prise à son encontre. Le juge a constaté que cette mesure avait déjà été confirmée par un jugement définitif du 29 octobre 2024, rendu dans le cadre d'un précédent recours contre l'obligation de quitter le territoire français. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la nouvelle requête, qui visait le même acte, ne pouvait qu'être rejetée en raison de l'autorité de la chose jugée.