Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2505525(TA45-2505525)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 10 octobre 2025 ordonnant la fermeture administrative pour quinze jours d'un commerce à Tours. La SARL Grace Market n'a pas démontré l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, faute de preuve suffisante d'une perte de chiffre d'affaires grave et immédiate. Le juge a relevé que la mesure de fermeture, déjà en cours, ne durait plus que quelques jours. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA45-2505511(TA45-2505511)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, qui demandait d'enjoindre au préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de son titre de séjour étudiant. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas justifié de circonstances particulières nécessitant une intervention à très bref délai, malgré l'expiration de son titre et les conséquences sur son emploi et ses études. La décision applique les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que les articles L. 431-3 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2505517(TA45-2505517)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi d'une requête de M. A... visant à contester un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, a requalifié cette demande en appel d'un jugement rendu le 19 septembre 2025 par le même tribunal. Constatant que cette requête d'appel relève de la compétence de la cour administrative d'appel de Versailles, le président du tribunal a ordonné, sur le fondement de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA45-2505359(TA45-2505359)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... contestant l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre. Le juge a constaté que le requérant, placé en rétention administrative, disposait d'un nouveau délai de recours de 48 heures à compter de la notification de ce placement, conformément à l'article R. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête, enregistrée le 10 octobre 2025, était tardive car introduite après l'expiration de ce délai. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 922-17 du même code, qui permet de rejeter les recours entachés d'une irrecevabilité manifeste.
N° TA45-2505318(TA45-2505318)
Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé la décision du 3 octobre 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusait à Mme A..., ressortissante tchadienne demandeuse d'asile, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, car l'OFII n'avait pas suffisamment pris en compte la vulnérabilité de l'intéressée, notamment son état de santé (anémie sévère et ménorragies) et sa situation d'extrême précarité (absence d'hébergement stable). La solution retenue se fonde sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent de prendre en compte la vulnérabilité du demandeur avant tout refus.
N° TA45-2505447(TA45-2505447)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du ministre de l'intérieur refusant d'abroger la perte de validité du permis de conduire de M. A.... Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu du comportement récurrent du requérant, qui a déjà fait l'objet de multiples invalidations de permis et d'infractions routières, ce qui relativise l'atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle alléguée. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA45-2505353(TA45-2505353)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant égyptien, contestant les arrêtés du préfet d'Eure-et-Loir du 7 octobre 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que le refus de séjour, fondé sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, l'intéressé ne justifiant pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires suffisants malgré son contrat de travail et ses bulletins de paie. La décision d'éloignement a été jugée légale, ne méconnaissant pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales stables en France. En conséquence, l'assignation à résidence, privée de base légale du fait de la validité de l'obligation de quitter le territoire, a également été validée.
N° TA45-2202886(TA45-2202886)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a partiellement fait droit à la requête de la société Swiss Krono, qui contestait son assiette de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2020 et 2021. L’administration a accordé un dégrèvement partiel de 46 251 € pour 2020 et 23 147 € pour 2021, correspondant à l’exonération des systèmes de lutte contre les incendies (sprinklers) au titre du 11° de l’article 1382 du code général des impôts, conduisant à un non-lieu à statuer sur cette partie. Le tribunal a rejeté le surplus des demandes de la société, estimant qu’elle n’apportait pas de justificatifs suffisants pour démontrer l’exonération d’autres immobilisations ou l’existence de doubles impositions sur des terrains, et que la déclaration n° 6701 restait le seul document de référence pour la base d’imposition.
N° TA45-2505270(TA45-2505270)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... demandant la suspension de son placement au quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) du centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil. La juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'établissait pas que la décision attaquée, prise sur le fondement des articles L. 224-5 et suivants du code pénitentiaire, préjudiciait de manière grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA45-2302206(TA45-2302206)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la décision du 13 avril 2023 par laquelle le maire de Dreux avait prononcé l'exclusion temporaire de la SARL Ben’Z primeurs des marchés de la commune, ainsi que les décisions des 5 et 12 mai 2023 maintenant cette mesure. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'obligation de motivation prévue à l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, en se bornant à faire état de griefs sans les décrire avec suffisamment de précision. En conséquence, la société requérante a été autorisée à reprendre sa place sur les marchés, et la commune de Dreux a été condamnée à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA45-2505398(TA45-2505398)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet d'Eure-et-Loir refusant la délivrance d'une carte de résident à M. A..., réfugié. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant bénéficiant d'autorisations provisoires de séjour valables jusqu'au 21 décembre 2025. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA45-2505433(TA45-2505433)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par M. A... d'une demande d'injonction visant à obtenir un récépissé de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet d'Indre-et-Loire a délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction, ce qui a donné satisfaction à sa demande. Par conséquent, le juge des référés a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête et a rejeté le surplus des conclusions.
N° TA45-2505471(TA45-2505471)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A.... Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour justifier de la régularité de son séjour, en raison de l'urgence et d'une atteinte grave à ses libertés fondamentales (droit au travail, aux études, à la vie privée). Le juge a considéré que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour justifier une intervention dans un délai de quarante-huit heures, n'était pas établie par des éléments concrets. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte aux libertés fondamentales alléguée.
N° TA45-2404299(TA45-2404299)
Le Tribunal administratif d’Orléans a annulé l’arrêté du 13 septembre 2024 par lequel le préfet d’Eure-et-Loir avait refusé de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant égyptien confié à l’aide sociale à l’enfance avant ses seize ans, et l’avait obligé à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d’appréciation en ne tenant pas compte du caractère réel et sérieux du suivi de sa formation, de la nature des liens avec sa famille d’origine et de l’avis favorable de la structure d’accueil, conditions prévues par l’article L. 423-22 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La décision a été annulée et il a été enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité.
N° TA45-2401510(TA45-2401510)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. D..., ressortissant guinéen, qui contestait le refus de la préfète du Loiret d'accorder le regroupement familial pour son fils. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, la décision contestée visant les textes applicables et exposant les faits pertinents. Il a également jugé que la préfète ne s'était pas fondée sur l'âge de l'enfant, rendant inopérant le moyen tiré de l'article R. 411-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2403888(TA45-2403888)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 6 août 2024 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour était suffisamment motivé et que le préfet avait légalement fondé sa décision sur l'absence de visa de long séjour, conformément aux articles 7 b) et 9 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA45-2402021(TA45-2402021)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... A... contestant le refus implicite du préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour "salarié". Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais le tribunal a jugé que son contrat de travail et son CACES ne constituaient pas des motifs exceptionnels justifiant une admission au séjour. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, d'injonction et des frais de justice.
N° TA45-2402532(TA45-2402532)
Le Tribunal Administratif d'Orléans annule la décision implicite de rejet du préfet d'Indre-et-Loire concernant la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant géorgien. Le tribunal retient un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de sa décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
N° TA45-2403761(TA45-2403761)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante gabonaise, qui contestait l'arrêté du 20 août 2024 de la préfète du Loiret lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, le non-respect du droit d'être entendu, et la méconnaissance des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA45-2403574(TA45-2403574)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante congolaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 juillet 2024 refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, une erreur de fait et un défaut d'examen de sa situation. Le tribunal a jugé que la préfète avait suffisamment motivé sa décision en se fondant sur l'absence de visa de long séjour et de moyens d'existence suffisants, ainsi que sur le caractère non sérieux des études. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 422-1, L. 435-1 et L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.