Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2303427(TA45-2303427)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A... contestant son licenciement par le directeur académique de l'Indre, intervenu en période d'essai pour inaptitude professionnelle. La requérante invoquait notamment une méconnaissance des droits de la défense et l'absence de consultation de la commission administrative paritaire. Le tribunal a jugé que la procédure de licenciement en période d'essai, régie par l'article 9 du décret n°86-83 du 17 janvier 1986, ne nécessitait pas la consultation préalable de cette commission. Il a également estimé que les autres moyens, tirés d'un vice de procédure, d'un défaut de motivation ou d'une erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2303005(TA45-2303005)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. C... d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision du 5 avril 2023 par laquelle l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) s'est déclarée incompétente pour statuer sur sa demande de reconnaissance de la qualité de lanceur d'alerte. Le requérant soutenait que l'ASN avait commis une erreur de droit et méconnu les dispositions de la loi du 9 décembre 2016 relative aux lanceurs d'alerte. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'ASN n'était pas l'autorité compétente pour se prononcer sur cette demande de reconnaissance de statut, laquelle relève de la compétence de l'autorité chargée du traitement du signalement, en l'espèce la direction générale du travail. La solution retenue s'appuie sur les articles 8 et 9 de la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 et le décret n° 2022-1284 du 3 octobre 2022.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2401376(TA45-2401376)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la demande d'indemnisation de M. B..., détenu, pour dix fouilles intégrales subies entre février et novembre 2023. Le tribunal a appliqué les articles L. 225-1 et R. 222-1 du code pénitentiaire, qui exigent que ces fouilles soient justifiées par une présomption d'infraction ou un risque pour la sécurité. La solution retenue est un rejet partiel de la requête : le tribunal a condamné l'État à verser 100 euros pour une seule fouille jugée irrégulière (celle du 14 septembre 2023), les autres étant considérées comme proportionnées et justifiées. Les textes appliqués incluent le code pénitentiaire et l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2502745(TA45-2502745)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., qui demandait la suspension d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise le 28 mai 2025 par la préfète du Loiret, afin de terminer son année scolaire. Le juge a estimé que la demande, qui sollicitait une aide pour éviter l'exécution de la mesure, ne relevait pas de ses compétences et ne constituait pas une requête recevable en excès de pouvoir. À supposer qu'elle tende à l'annulation de l'arrêté, elle était dépourvue de moyens précis, se limitant à exposer la situation personnelle de l'intéressé sans invoquer d'illégalité. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2502953(TA45-2502953)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir lui retirant sa carte de résident pour menace grave à l'ordre public et lui délivrant une autorisation provisoire de séjour. Le tribunal a écarté comme manifestement infondé le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière, et celui de défaut de motivation, l'arrêté visant les textes applicables et les faits reprochés. Le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation a été jugé insuffisamment précisé pour en apprécier le bien-fondé. La décision se fonde sur les articles L. 432-4 et L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2402010(TA45-2402010)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. A..., ressortissant guinéen, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour fondée sur l'article L. 435-1 du CESEDA. En cours d'instance, le préfet d'Indre-et-Loire lui a délivré une carte de séjour mention "étudiant", ce qui a conduit le tribunal à considérer que les conclusions du requérant devaient être regardées comme dirigées contre cette nouvelle décision en tant qu'elle refusait le titre sollicité. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, estimant que la délivrance d'un titre "étudiant" ne répondait pas aux conditions de l'admission exceptionnelle au séjour prévue par l'article L. 435-1, lequel permet la délivrance de cartes "vie privée et familiale", "salarié" ou "travailleur temporaire" pour des motifs exceptionnels ou humanitaires.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2505314(TA45-2505314)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 7 octobre 2025 fixant l'Algérie comme pays de destination pour son éloignement, consécutif à une peine d'interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal a estimé que la décision, prise sur le fondement des articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'avait pas méconnu le principe du contradictoire et n'était entachée ni d'erreur d'appréciation quant aux risques encourus en cas de retour, ni d'erreur manifeste sur la situation personnelle du requérant.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2505313(TA45-2505313)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir fixant l'Algérie comme pays de destination pour son éloignement, consécutif à une peine d'interdiction judiciaire du territoire français. Le juge a estimé que la décision, prise sur le fondement des articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'avait pas méconnu le principe du contradictoire et n'était entachée d'aucune erreur d'appréciation, le requérant n'établissant pas être exposé à des risques personnels et actuels en cas de retour en Algérie. Les conclusions accessoires, notamment celles relatives au signalement Schengen et aux frais de justice, ont été déclarées irrecevables.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA45-2503958(TA45-2503958)

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. B..., représentant légal d'une société, d'une requête contestant un titre de perception et une mise en demeure émis pour recouvrer une astreinte liquidée par le président du tribunal de commerce de Chartres. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, jugeant que le litige relève de l'ordre judiciaire. Cette solution est fondée sur l'article R. 611-16 du code de commerce, qui attribue au juge judiciaire la compétence pour connaître des décisions de liquidation d'astreinte prononcées par le président du tribunal de commerce.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2505284(TA45-2505284)

Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... tendant à la suspension de la décision du 3 septembre 2025 prolongeant son placement à l’isolement pour trois mois. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’établissant pas de dégradation grave et immédiate de sa situation, et ayant tardé à agir. Il a également écarté l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision, l’administration ayant justifié la mesure par des impératifs de sécurité liés au profil pénal de l’intéressé, et ayant accompli les diligences nécessaires pour recueillir un avis médical. La demande d’astreinte et les conclusions accessoires ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2505252(TA45-2505252)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 30 juillet 2025 par laquelle le directeur du centre hospitalier Victor Jousselin de Dreux avait suspendu à titre conservatoire une cheffe de service de gynécologie-obstétrique de toute activité clinique et thérapeutique. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la suspension n'ayant pas d'effet sur le traitement de base de la requérante et celle-ci n'établissant pas une situation financière particulièrement difficile. Elle a également considéré qu'aucun doute sérieux ne pesait sur la légalité de la décision, l'administration ayant informé les autorités compétentes et justifié la mesure par des signalements de praticiens refusant de collaborer avec l'intéressée, ce qui créait un risque pour la sécurité des patients et la continuité du service, en application des dispositions du code de la santé publique.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2403918(TA45-2403918)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante congolaise, contestant l'arrêté préfectoral du 19 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'atteinte à sa vie privée et familiale n'était pas disproportionnée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'interdiction de retour d'un an.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2301542(TA45-2301542)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme Ayeva Derman, greffière des services judiciaires, qui demandait l'annulation de son compte rendu d'évaluation professionnelle (CREP) pour 2023 et de l'avis de la commission administrative paritaire. La requête a été jugée irrecevable car la requérante n'a pas produit l'acte attaqué (le CREP), en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Par ailleurs, les conclusions dirigées contre l'avis de la commission administrative paritaire ont également été déclarées irrecevables, cet avis constituant un acte préparatoire ne faisant pas grief.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2303348(TA45-2303348)

Le Tribunal administratif d'Orléans annule la décision du ministre de l'intérieur du 4 avril 2023 refusant d'instruire la demande de reconnaissance de maladie professionnelle de Mme A..., fonctionnaire radiée des cadres. Le tribunal juge que les droits en matière de maladie professionnelle s'apprécient à la date du diagnostic, et non à celle de la déclaration. La maladie ayant été constatée le 16 septembre 2021, alors que l'agent était encore en activité, le ministre a commis une erreur de droit. Le tribunal enjoint au ministre de statuer sur la demande dans un délai de six mois et condamne l'État à verser 1 500 euros à Mme A... au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2403867(TA45-2403867)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., ressortissant gabonais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 27 septembre 2023 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de vice de procédure, jugeant que la décision de refus, prise en réponse à une demande, n'était pas soumise à la procédure contradictoire préalable prévue par l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B..., fondée sur l'application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2504043(TA45-2504043)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la saisine de M. A..., qui contestait le refus de la préfète de la région Centre-Val de Loire de l'autoriser à exercer la profession de masseur-kinésithérapeute. Le requérant s'était borné à transmettre la décision contestée et une copie de son recours gracieux, sans joindre une requête exposant des conclusions ou des moyens, comme l'exige l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée sans invitation à régulariser.

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OrdonnancePlein contentieuxANNULE

TA45-2502618(TA45-2502618)

Le Tribunal Administratif d’Orléans a été saisi par M. A... pour contester la décision du ministre de l’intérieur du 27 mars 2025 constatant l’invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, et demander le crédit de 4 points issus d’un stage effectué les 28 et 29 mars 2025. En défense, le ministre a conclu au non-lieu à statuer, produisant un relevé d’information intégral du 29 août 2025 attestant que le permis de M. A... était valide et doté de douze points. La magistrate désignée a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceDESISTEMENT

TA45-2404224(TA45-2404224)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B... pour contester un arrêté préfectoral du 4 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. En cours d'instance, le requérant s'est désisté purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 16 octobre 2025, la présidente de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La procédure est ainsi close sans examen au fond.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2401939(TA45-2401939)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la sanction de blâme infligée le 6 mars 2024 par la directrice générale du CHRU de Tours à Mme B..., assistante sociale. La décision est motivée par un vice de procédure : l'agent n'a pas été informée de son droit de se taire lors de l'entretien pré-disciplinaire, en méconnaissance du principe découlant de l'article 9 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. Le tribunal a jugé que la sanction reposait de manière déterminante sur les déclarations faites par l'intéressée durant cet entretien, sans que d'autres preuves matérielles ne l'établissent.

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OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA45-2303067(TA45-2303067)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a donné acte du désistement de la SAS Basley Immobilier, qui demandait la condamnation de l'Etat à réparer les préjudices subis du fait du refus de prêter le concours de la force publique pour exécuter un jugement d'expulsion. La société s'est désistée après la signature d'un protocole transactionnel avec la préfète du Loiret. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, constate que ce désistement est pur et simple et qu'il n'y a pas d'obstacle à en donner acte.

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