Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2204262(TA45-2204262)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de l'EURL Bedu Michel qui contestait la décision de l'INAO confirmant un manquement aux conditions de production de l'AOC « Sancerre » pour une partie de la parcelle ZB 319. Le tribunal a jugé que la décision litigieuse ne constituait pas une sanction mais une simple mesure de constatation, et que la procédure contradictoire avait été respectée. Il a également écarté l'exception d'illégalité du décret du 25 août 2011, estimant que l'autorisation de plantation délivrée en 1987 était indépendante de la délimitation de l'aire d'appellation. Enfin, il a considéré que l'INAO n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation en excluant la parcelle de l'aire AOC, sur le fondement du règlement (CE) n° 1308/2013 et du cahier des charges de l'appellation.
N° TA45-2203149(TA45-2203149)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SARL NS Distribution comme manifestement irrecevable. La société contestait une mise en demeure de payer et une lettre de relance émises par le comptable public pour le recouvrement de la contribution spéciale (article L. 8253-1 du code du travail) et de la contribution forfaitaire (article L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile). Le tribunal a constaté que la société n'avait pas présenté la réclamation préalable obligatoire prévue à l'article L. 281 du livre des procédures fiscales avant de saisir le juge. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'inviter la société à la régulariser.
N° TA45-2404892(TA45-2404892)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence et en juge unique, a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de remise gracieuse de dettes de revenu de solidarité active, de prime d'activité et d'aide au logement. La demande de remise pour l'indu d'aide au logement a été jugée sans objet car déjà soldé. Pour les autres indus, le tribunal a estimé que la requérante, qui invoquait des problèmes de santé, n'établissait pas une situation de précarité suffisante et que les indus provenaient d'omissions déclaratives de ses ressources de travailleur indépendant. La solution a été fondée sur les dispositions des codes de l'action sociale et des familles, de la construction et de l'habitation, et de la sécurité sociale.
N° TA45-2303066(TA45-2303066)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A..., exploitante du "Kiosque de Lili", qui demandait la condamnation de la commune de Bourges à l'indemniser pour le préjudice financier résultant de la résiliation anticipée de sa convention d'occupation du domaine public et pour la perte d'exploitation liée à des travaux de réaménagement. La juridiction a considéré que la résiliation, motivée par un intérêt général (travaux de réagencement de la place Cujas), était régulière et que la convention n'était pas constitutive de droits réels au sens de l'article L. 1311-7 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a également jugé que le lien de causalité entre les préjudices allégués et l'action de la commune n'était pas établi, et que la demande relative à la perte de visibilité commerciale était irrecevable car non incluse dans la réclamation préalable.
N° TA45-2505263(TA45-2505263)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait d'enjoindre au préfet d'Indre-et-Loire d'instruire sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, le requérant n'apportant pas d'éléments concrets démontrant une urgence particulière justifiant une intervention dans un délai de 48 heures. Par ailleurs, aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'a été retenue. La requête a donc été rejetée.
N° TA45-2405453(TA45-2405453)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence et en juge unique, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait une remise gracieuse d'un indu d'aide personnelle au logement de 1 416 euros. L'indu résultait de l'omission de déclaration d'une pension de retraite polonaise. Le juge a estimé que, malgré sa situation financière fragile, la requérante ne justifiait pas d'une précarité suffisante pour obtenir la remise, compte tenu de l'origine de l'indu et de la possibilité d'un échelonnement du remboursement. La décision est fondée sur le code de la construction et de l'habitation.
N° TA45-2505300(TA45-2505300)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 20 juin 2025 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant guinéen. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les circonstances invoquées (interruption de la formation, perte de revenus, risque de perte de logement) étaient déjà connues lors du précédent référé rejeté le 9 juillet 2025, et aucun élément nouveau justifiant une urgence renouvelée n'a été apporté. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Les textes appliqués sont l'article L. 521-1 du code de justice administrative et l'article L. 522-3 du même code.
N° TA45-2405066(TA45-2405066)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, était saisi par Mme A... d'un recours contre le refus de la CPAM de Loir-et-Cher de lui accorder l'aide médicale d'État (AME). En cours d'instance, la CPAM a finalement attribué l'AME à la requérante pour la période du 31 décembre 2024 au 30 décembre 2025. Constatant que Mme A... avait ainsi obtenu entière satisfaction, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer, la requête étant devenue sans objet. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale.
N° TA45-2401907(TA45-2401907)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a examiné le recours de M. B... contre les décisions de la CAF de Touraine lui réclamant des indus d'aide personnelle au logement, de prime d'activité et d'aide financière exceptionnelle. Le requérant invoquait notamment la prescription partielle des sommes, le défaut de communication du décompte et la méconnaissance des droits de la défense. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale, du code des relations entre le public et l'administration, et du code de la construction et de l'habitation.
N° TA45-2401908(TA45-2401908)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 2 255,22 euros pour la période d'octobre 2020 à septembre 2022. Le requérant invoquait notamment la prescription partielle, le défaut de communication du décompte et l'absence d'agrément de l'agent contrôleur. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que les conditions de l'article L. 114-10 du code de la sécurité sociale étaient respectées et que la prescription n'était pas acquise. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de décharge.
N° TA45-2505200(TA45-2505200)
Le Tribunal administratif d’Orléans, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral interdisant le retour sur le territoire français, constate que le requérant a été assigné à résidence dans la Sarthe après sa libération du centre de rétention d’Olivet. En application des articles R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal estime que le litige relève désormais de la compétence territoriale du tribunal administratif de Nantes. Par ordonnance, il transmet donc le dossier à cette juridiction.
N° TA45-2502674(TA45-2502674)
Le Tribunal administratif d'Orléans rejette la requête de M. A..., qui demandait, sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative, la désignation d'un expert pour constater son statut de travailleur indépendant. Le juge estime que cette demande vise non pas une simple constatation de faits, mais la reconnaissance d'une qualité juridique, ce qui excède le champ de cet article. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
N° TA45-2304949(TA45-2304949)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande du ministre des armées sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Il a ordonné une expertise pour décrire et analyser les désordres (infiltrations et fuites d'eau) affectant un hangar de maintenance d'avions sur la Base Aérienne 123 d'Orléans-Bricy, construit entre 2012 et 2015. L'expert devra déterminer les causes des désordres, les travaux réparatoires nécessaires et leur coût, et évaluer si ces désordres compromettent la solidité de l'ouvrage ou le rendent impropre à sa destination. La mesure a été jugée utile pour permettre au tribunal de déterminer les responsabilités éventuelles dans le cadre d'un litige à venir.
N° TA45-2405170(TA45-2405170)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A... et M. C... contestant le remboursement d'un trop-perçu de revenu de solidarité active (RSA) de 533,53 euros. Le litige portait sur l'évaluation des revenus non salariés de M. A... (activité de consultant) et sur la prise en compte de la valeur locative d'un bien immobilier non loué en permanence. Le tribunal a appliqué les articles R. 262-6, R. 132-1 et R. 262-19 du code de l'action sociale et des familles, considérant que l'activité était non commerciale et que le bien, lorsqu'il n'est pas loué, est un bien non productif de revenus soumis à l'évaluation forfaitaire. La solution retenue confirme la décision du département de Loir-et-Cher.
N° TA45-2405224(TA45-2405224)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, rejette la demande de Mme D... tendant à obtenir une remise gracieuse d'un indu de prime d'activité de 2 235,87 euros. L'indu résulte de l'omission de déclaration de sa vie commune, ce qui engage sa responsabilité, et elle ne justifie pas d'une situation de précarité suffisante pour justifier une remise. Le juge rappelle qu'il lui appartient d'apprécier la bonne foi et la précarité du débiteur, conditions cumulatives pour accorder une remise gracieuse, et qu'en l'espèce, ces conditions ne sont pas remplies. La décision est fondée sur le code de la sécurité sociale et le code de justice administrative.
N° TA45-2502785(TA45-2502785)
Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a été saisi par la commune de Villeloin-Coulangé afin d’obtenir le versement d’une provision en réparation des désordres affectant la maison de santé pluridisciplinaire, imputés à l’architecte M. G... dans le cadre de sa responsabilité décennale. Le juge a retenu que la créance de la commune n’était pas sérieusement contestable, en se fondant sur le rapport d’expertise judiciaire qui établissait la responsabilité de M. G... à hauteur de 40 % dans les désordres. Il a ainsi condamné M. G... à verser à la commune une provision correspondant à sa part de responsabilité, soit 40 % du montant des travaux de réparation et des préjudices immatériels et financiers justifiés, sur le fondement des principes de la responsabilité décennale des constructeurs (articles 1792 et suivants du code civil).
N° TA45-2303009(TA45-2303009)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... D..., M. C... D..., la SCI La Barre et la SCI la Croix-Busée, qui demandaient l'annulation de l'arrêté préfectoral du 16 mai 2023 approuvant la révision du plan de prévention des risques naturels d'inondation (PPRi) du Val de Cisse. Les requérants contestaient notamment le classement de leurs parcelles à Vouvray en zone de dissipation de l'énergie (ZDE), invoquant une erreur manifeste d'appréciation et des vices de procédure. Le tribunal a jugé que le dossier d'enquête publique était complet et que les modalités d'information du public étaient suffisantes, en application des articles L. 123-1 et R. 123-11 du code de l'environnement. Il a également estimé que la délimitation de la ZDE n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, le préfet ayant correctement appliqué la méthodologie basée sur les études de danger des digues.
N° TA45-2503315(TA45-2503315)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a annulé la décision implicite du préfet d’Indre-et-Loire refusant le renouvellement du titre de séjour « Vie privée et familiale » de M. C..., ressortissant centrafricain père de deux enfants français. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les articles L. 423-7 et L. 423-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, M. C... justifiant contribuer effectivement à l’entretien et à l’éducation de ses enfants depuis plus de deux ans. En conséquence, il a enjoint au préfet de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai d’un mois.
N° TA45-2505236(TA45-2505236)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a été saisi par une étudiante pour suspendre une exclusion temporaire de cinq mois de son institut de formation. La requérante a abandonné ses conclusions en suspension, ce dont le juge lui a donné acte. Le juge a rejeté le surplus des demandes, visant à réduire la sanction ou à autoriser le passage d'examens, car ces conclusions ne relèvent pas de la compétence du juge administratif. Cette décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA45-2505148(TA45-2505148)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant cubain, contestant l'arrêté préfectoral du 19 septembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, tirés notamment de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la violation du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) et de l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la directive 2008/115/CE.