Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
17 348 décisions disponibles — page 135/868
N° TA45-2504221(TA45-2504221)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. A... d'une requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté du maire de Sandillon du 3 juillet 2025 prononçant son exclusion temporaire de fonctions pour six mois. Le juge des référés avait précédemment rejeté la demande de suspension de cette sanction, estimant qu'aucun moyen n'était de nature à créer un doute sérieux sur sa légalité. En application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, le requérant disposait d'un délai d'un mois à compter de la notification de cette ordonnance pour confirmer le maintien de sa requête au fond. À défaut d'une telle confirmation dans le délai imparti, le tribunal constate le désistement d'office de M. A....
N° TA45-2300482(TA45-2300482)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SAS Leplatre, qui contestait son assujettissement à la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2021. La société soutenait que la visite d’un géomètre-cadastreur, effectuée sans information préalable, était irrégulière et que ses hangars, contenant de l’amiante, devaient être exclus des bases d’imposition. Le tribunal a jugé que la visite, réalisée depuis l’extérieur de la propriété, était régulière et que la société n’apportait pas la preuve de l’inutilisation des hangars pour son activité de stockage. La décision s’appuie sur les articles 1467 et 1467 A du code général des impôts, ainsi que sur l’article R. 194-1 du livre des procédures fiscales.
N° TA45-2504992(TA45-2504992)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 16 septembre 2025 lui refusant le séjour, l'obligeant à quitter le territoire sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la méconnaissance du contradictoire et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive 2008/115/CE relative au retour des ressortissants en séjour irrégulier.
N° TA45-2504965(TA45-2504965)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur la demande du préfet d'Indre-et-Loire, a ordonné l'expulsion sans délai de Mme A... de l'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile géré par l'association Coallia à La Riche. La requête était fondée sur les articles L. 552-15 et R. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), combinés à l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge a constaté que la demande d'asile de Mme A... avait été définitivement rejetée, qu'elle se maintenait sans droit ni titre dans les lieux malgré une mise en demeure, et que la libération de la place était urgente et utile pour l'accueil de nouveaux bénéficiaires. En conséquence, il a fait droit à la demande préfectorale, autorisant le recours à la force publique pour procéder à l'évacuation forcée.
N° TA45-2504553(TA45-2504553)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet des Pyrénées-Atlantiques du 24 juillet 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour deux ans. Le tribunal a écarté l'exception d'illégalité soulevée contre la décision d'obligation de quitter le territoire français du 9 juillet 2024, ainsi que les moyens tirés de la violation du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) et de l'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de l'interdiction de retour, fondée sur les dispositions précitées du CESEDA.
N° TA45-2501059(TA45-2501059)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme F..., ressortissante marocaine, contre un arrêté préfectoral du 28 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une violation de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de ses liens familiaux en France. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les éléments fournis, comme le décès de proches au Maroc et des transferts d'argent, ne démontraient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale justifiant un titre de séjour. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA45-2403464(TA45-2403464)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante gabonaise, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 21 décembre 2023 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la préfète du Loiret n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que ses études n'étaient pas réelles et sérieuses, en raison de nombreuses absences injustifiées et défaillances, et a donc validé le refus de délivrance d'une carte "étudiant" sur le fondement de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du même code.
N° TA45-2403224(TA45-2403224)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du 15 juillet 2024 de la préfète du Loiret lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen sérieux de la situation. Elle a considéré que le refus était légalement fondé sur les articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace pour l'ordre public que constituait la présence de M. A..., compte tenu de ses condamnations pour trafic de stupéfiants.
N° TA45-2402464(TA45-2402464)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, contestant le refus implicite de la préfète du Loiret de lui délivrer une carte de résident de dix ans en tant que parent d'enfant français. Le tribunal a jugé que la préfète ne pouvait pas soutenir n'être pas saisie d'une telle demande, compte tenu des éléments du dossier, et a annulé la décision implicite de rejet. Il a enjoint à la préfète de délivrer la carte de résident sollicitée dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice. La décision s'appuie sur les articles L. 423-10 et L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 11 de la convention franco-ivoirienne.
N° TA45-2402371(TA45-2402371)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de la préfète du Loiret d'enregistrer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a jugé que l'administration avait légalement opposé la tardiveté de la demande, en application de l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que le requérant n'avait pas invoqué de circonstance nouvelle justifiant un nouvel examen après l'expiration du délai imparti lors de sa demande d'asile. La solution retenue confirme que l'intégration professionnelle alléguée ne constitue pas une circonstance nouvelle au sens de ces dispositions.
N° TA45-2402370(TA45-2402370)
Le Tribunal Administratif d'Orléans (3ème chambre) a examiné les requêtes de M. B..., ressortissant guinéen, contestant le refus implicite puis exprès du préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. B..., considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
N° TA45-2204144(TA45-2204144)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. B... contestant les rectifications fiscales notifiées à l'EURL Bat et Colors, dont il était le gérant, suite à une vérification de comptabilité. Le requérant soulevait des moyens de procédure (irrégularité de l'avis de vérification et de la proposition de rectification, défaut de mention de la charte du contribuable) et de fond (caractère excessif des rehaussements). La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais la décision se fonde sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.
N° TA45-2203498(TA45-2203498)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SARL AVC Intervention, qui contestait son obligation solidaire de payer 117 140 euros au titre des impositions dues par sa sous-traitante, la société Inter-sécurité protection privée, sur le fondement de l'article 1724 quater du code général des impôts et de l'article L. 8222-2 du code du travail. La société requérante invoquait notamment l'insuffisance de motivation de l'avis de recouvrement et une erreur dans la période de référence, mais le tribunal a estimé que ces moyens n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la solidarité de la donneuse d'ordre en raison du non-respect de ses obligations de vigilance en matière de travail dissimulé.
N° TA45-2303680(TA45-2303680)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SARLU Menuiserie Isolation Du Centre (MIDC) contestant un titre de perception de 10 800 euros pour des amendes administratives fondées sur l'article L. 8115-1 du code du travail. Le tribunal a écarté les moyens d'irrégularité formelle, jugeant que le titre mentionnait l'identité de l'auteur et que l'état récapitulatif signé était produit. Il a également estimé que les bases de la liquidation étaient suffisamment indiquées dans le titre, conformément à l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012.
N° TA45-2304755(TA45-2304755)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B... d'un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre des armées fixant au 24 novembre 2021 la date de consolidation de son accident de service et à 16 % son taux d'incapacité permanente partielle. Le requérant contestait l'appréciation de cette date, estimant que les arrêts et frais médicaux postérieurs devaient encore être pris en charge au titre du service. Le tribunal a rappelé que la consolidation correspond à la stabilisation des lésions, sans impliquer la guérison, et que les soins postérieurs peuvent encore être imputables au service s'ils présentent un lien direct avec l'accident. La décision du tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse juridique porte sur l'application des articles L. 822-18 et suivants du code général de la fonction publique.
N° TA45-2500294(TA45-2500294)
Le Tribunal Administratif d'Orléans (4ème chambre) a rejeté la requête de M. C..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 14 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire de l'arrêté bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation sur le caractère réel et sérieux des études de l'intéressé, et que les décisions ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale) ni l'article 3 de cette même convention (interdiction des traitements inhumains et dégradants). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, fondée sur les articles L. 433-1, L. 422-1 et L. 411-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2404341(TA45-2404341)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 2 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la secrétaire générale de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en examinant la nature des liens familiaux de l'intéressé dans son pays d'origine, et que la décision de refus n'était entachée ni d'erreur manifeste d'appréciation ni de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination, dont l'illégalité n'était pas établie, ont également été validées.
N° TA45-2304619(TA45-2304619)
Cette décision du Tribunal Administratif d'Orléans (4ème chambre) rejette la requête de M. A..., ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation du refus du préfet d'Eure-et-Loir de lui délivrer un titre de séjour exceptionnel. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, puis juge que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il estime que l'intéressé, malgré sa prise en charge par l'aide sociale à l'enfance et son insertion professionnelle, ne justifie pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires suffisants, et que la décision ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A....
N° TA45-2403399(TA45-2403399)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant gabonais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Loiret. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, l'erreur de fait et de droit, ainsi que la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, confirmant la légalité des décisions administratives attaquées.
N° TA45-2303986(TA45-2303986)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., surveillant pénitentiaire révoqué pour des faits d'exhibition sexuelle commis dans sa vie privée. Le tribunal a jugé que la procédure disciplinaire était régulière, notamment concernant le quorum de la commission administrative paritaire et le droit à l'assistance d'un défenseur. Il a estimé que la sanction de révocation n'était pas disproportionnée, compte tenu de la gravité des faits répétés et de leur incompatibilité avec les obligations déontologiques des agents pénitentiaires, malgré les états de service et la situation personnelle de l'agent. La demande indemnitaire a été rejetée par voie de conséquence. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique et le code pénitentiaire.