Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2400003(TA45-2400003)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 29 novembre 2023 par lequel la préfète du Loiret refusait un titre de séjour pour raison de santé à Mme A..., ressortissante ivoirienne. Le tribunal a jugé que la procédure était viciée, la préfète n'ayant pas démontré que l'avis du collège de médecins de l'OFII avait été rendu conformément aux articles R. 425-11 à R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la décision de refus de titre de séjour a été annulée, de même que l'obligation de quitter le territoire français qui en découlait.
N° TA45-2400759(TA45-2400759)
Le Tribunal administratif d'Orléans annule la décision du 31 mai 2023 par laquelle la préfète du Loiret a classé sans suite la demande de regroupement familial de Mme B... pour sa fille mineure. La juridiction estime que la préfète a commis une erreur de droit en considérant que la demande relevait d'une adoption internationale, alors que le lien de filiation était légalement établi à la date de la décision. Cette solution est fondée sur les articles L. 434-1, L. 434-2 et L. 434-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.
N° TA45-2301030(TA45-2301030)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme A..., aide-soignante, contestant son reclassement pour raison de santé dans le grade d'adjoint administratif hospitalier, décidé par le centre hospitalier de l'agglomération montargoise. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par l'hôpital, jugeant la requête recevable. Sur le fond, la décision de reclassement a été annulée, le tribunal estimant que l'administration avait commis une erreur d'appréciation en ne tenant pas compte de l'avis du conseil médical départemental qui déclarait Mme A... apte aux fonctions d'aide-soignante avec restrictions. Cette solution a été rendue sur le fondement des dispositions du code général de la fonction publique et de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986.
N° TA45-2504902(TA45-2504902)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet d'Indre-et-Loire de délivrer à M. B... un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a constaté que le requérant, titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle expirée, avait déposé un dossier complet et que l'administration n'avait pas répondu à sa demande, créant une situation d'urgence. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui garantit la délivrance d'un récépissé à tout étranger ayant déposé un dossier complet.
N° TA45-2504752(TA45-2504752)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... demandant la suspension de la décision du président de l'université de Tours refusant son admission en master de droit privé. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment du défaut de base légale, de l'erreur de droit, de l'absence d'homologation du téléservice ou de l'erreur manifeste d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. En conséquence, la condition relative à l'existence d'un doute sérieux n'étant pas remplie, la demande de suspension a été rejetée.
N° TA45-2505092(TA45-2505092)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... qui demandait d'enjoindre à la préfète du Loiret de statuer sur sa demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le requérant se heurtait au refus de l'administration d'enregistrer sa demande, au motif qu'elle devait être déposée via la plateforme numérique Anef, et soutenait ne pas pouvoir y parvenir. Le juge a estimé que la mesure sollicitée n'était pas utile, faute pour M. C... d'avoir justifié l'impossibilité alléguée de déposer sa demande en ligne.
N° TA45-2505205(TA45-2505205)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Mézières-en-Drouais fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Il a désigné un expert afin d'examiner une maison menaçant ruine à la suite d'un incendie, pour constater son état, évaluer le danger pour la sécurité publique et proposer des mesures, y compris une éventuelle démolition. L'expert devra remettre son rapport dans les plus brefs délais, et les frais seront fixés ultérieurement par le président du tribunal.
N° TA45-2502012(TA45-2502012)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci demandait la condamnation de la commune de Montrichard pour des préjudices liés à l'effondrement d'une cave et à l'abattage d'arbres. Malgré une demande de régularisation du tribunal, la requérante n'a pas produit la décision de l'administration sur sa réclamation préalable, condition de recevabilité pour les actions indemnitaires. La solution est fondée sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2502043(TA45-2502043)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. B..., ressortissant guinéen, qui contestait un refus de titre de séjour fondé sur l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le requérant invoquait l’irrégularité de l’avis du collège de médecins de l’OFII et une erreur d’appréciation, mais le tribunal a estimé que ces moyens étaient manifestement infondés ou insuffisamment étayés. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire de statuer sur l’obligation de quitter le territoire français.
N° TA45-2501928(TA45-2501928)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A... contestant un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire et de l'insuffisance de motivation, étaient manifestement infondés. Le tribunal a également jugé que le moyen relatif à l'absence de saisine de la commission du titre de séjour était inopérant. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2501933(TA45-2501933)
Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par M. B... d’une requête en annulation d’une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement de deux indus d’allocation de solidarité spécifique. En défense, France Travail a conclu au non-lieu à statuer après avoir soldé les indus, ce qui a éteint la contrainte litigieuse. Le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 2 octobre 2025, le tribunal a constaté le désistement d’office de M. B... et lui en a donné acte.
N° TA45-2303831(TA45-2303831)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... contestant son classement en tant que maître de conférences. La requérante demandait l'annulation de la décision du président de l'université de Tours rejetant son recours gracieux contre l'arrêté de classement du 14 mars 2023, pris en application du décret n° 2022-334 du 8 mars 2022. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, le vice de procédure pour défaut de consultation du conseil scientifique, et la méconnaissance des décrets n° 2009-462 et n° 2022-334, n'étaient pas fondés. Il a considéré que les périodes de préparation du doctorat et de post-doctorat n'avaient pas à être prises en compte faute de contrat de travail établi avec une personne publique.
N° TA45-2302463(TA45-2302463)
Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé les décisions des 9 novembre 2022 et 23 février 2023 par lesquelles la société La Poste avait refusé d'examiner la demande de reconnaissance d'imputabilité au service de l'accident du 3 janvier 2019 de Mme A..., au motif que sa déclaration était tardive. Le tribunal a jugé que l'accident avait été régulièrement déclaré par l'employeur et reconnu comme accident du travail par la caisse primaire d'assurance maladie le 19 février 2019, et que la société La Poste ne pouvait donc opposer un délai de forclusion. En conséquence, le tribunal a enjoint à La Poste d'instruire la demande de reconnaissance d'imputabilité au service de l'accident et de la rechute de Mme A... dans un délai de deux mois. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n°86-442 du 14 mars 1986.
N° TA45-2302765(TA45-2302765)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par le Fonds de Garantie des Victimes d'Actes de Terrorisme et d'Autres Infractions (FGTI) d'une action subrogatoire contre l'État. Le FGTI demandait le remboursement de 22 362,10 euros versés à un surveillant pénitentiaire agressé par un détenu, en se fondant sur l'obligation de protection fonctionnelle de l'administration envers ses agents. Le tribunal a reconnu la subrogation du FGTI dans les droits de l'agent, conformément à l'article 706-11 du code de procédure pénale. Il a également jugé que l'État, en tant qu'employeur, était tenu de réparer le préjudice résultant de cette agression sur le fondement de l'article L. 134-5 du code général de la fonction publique. En conséquence, le tribunal a condamné l'État à verser au FGTI la somme demandée, assortie des intérêts au taux légal et de leur capitalisation.
N° TA45-2505063(TA45-2505063)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) présentée par un étudiant sénégalais. Le juge a estimé que la requête était irrecevable, car la procédure spéciale prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 614-1) est exclusive de la procédure de référé suspension de droit commun (article L. 521-1 du code de justice administrative). Le recours contre l'OQTF bénéficiant déjà d'un effet suspensif automatique, la demande de suspension était mal fondée.
N° TA45-2304611(TA45-2304611)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme B... d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision du 21 décembre 2023 par laquelle le ministre du travail a annulé la décision de l'inspectrice du travail et autorisé l'Hôpital privé Guillaume de Varye à la licencier. La requérante invoquait notamment un défaut d'enquête contradictoire, un non-respect du principe du contradictoire, un défaut de motivation et une erreur d'appréciation sur la matérialité des faits fautifs. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la procédure contradictoire avait été respectée et que la décision ministérielle était suffisamment motivée et fondée sur une appréciation exacte des faits. En conséquence, les requêtes ont été rejetées, et Mme B... a été condamnée à verser 1 500 euros à l'hôpital au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2301046(TA45-2301046)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., agent contractuel du centre hospitalier de l'agglomération montargoise, qui contestait son changement d'affectation pour raisons de santé. Le tribunal a jugé que cette décision constituait une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours, car elle ne portait pas atteinte à ses droits statutaires ou contractuels, ni à sa rémunération. En application du principe général du droit applicable aux agents publics, l'employeur n'a pas imposé un reclassement mais une simple modification d'affectation compatible avec l'état de santé de l'intéressé, sans que cela ne constitue un licenciement déguisé.
N° TA45-2303625(TA45-2303625)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête du centre hospitalier de Chartres, qui contestait le refus de l'inspection du travail de se prononcer sur l'existence d'un danger grave et imminent. Le tribunal a jugé que l'agent de contrôle de l'inspection du travail n'est pas compétent pour statuer sur la réalité d'un tel danger dans la fonction publique hospitalière, les dispositions des articles L. 4731-1 et R. 4731-1 du code du travail n'étant pas applicables. Il a également rappelé qu'il n'appartient pas au juge administratif d'adresser des injonctions à l'administration en dehors des cas prévus par la loi, ni de se substituer à elle pour constater l'existence d'un danger. La décision s'appuie sur le décret n° 2021-1570 du 3 décembre 2021 et le code général de la fonction publique.
N° TA45-2504756(TA45-2504756)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur une demande de suspension, a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de l'université de Tours de l'admettre en master de psychologie. La requérante invoquait notamment un défaut de base légale, une erreur de droit du président de l'université et une absence d'homologation du téléservice « monmaster.gouv.fr ». Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'urgence alléguée résultant de l'inaction de la requérante. En conséquence, la demande de suspension de l'exécution de la décision du 2 juin 2025 a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés.
N° TA45-2504776(TA45-2504776)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de l'université de Tours de l'admettre en première année de master de psychologie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'urgence alléguée résultant de l'inaction de la requérante. Il n'a donc pas examiné les moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de base légale, de l'erreur de droit et de l'absence d'homologation du téléservice, fondés sur les articles L. 719-7 et L. 712-1 du code de l'éducation et les articles L. 212-1 à L. 212-3 du code des relations entre le public et l'administration. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été accordée.