Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2505198(TA45-2505198)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 26 septembre 2025 par laquelle la préfète du Loiret a refusé de délivrer un titre de séjour "entrepreneur/profession libérale" à M. A..., ressortissant sénégalais. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'effectivité de l'activité professionnelle, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA45-2405306(TA45-2405306)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence et en juge unique, a rejeté la requête de M. B... qui demandait une remise gracieuse d'un indu de prime d'activité de 656,87 euros. Le juge a rappelé qu'il lui appartient, en plein contentieux, d'apprécier la situation de précarité et la bonne foi du requérant. En l'espèce, M. B... n'a pas établi que son épouse résidait en Algérie et non à son foyer, et ses ressources mensuelles de 1 600 euros, malgré un loyer de 600 euros, ne caractérisent pas une précarité suffisante pour justifier une remise. La décision est fondée sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de justice administrative.
N° TA45-2505099(TA45-2505099)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus d'abrogation d'un arrêté préfectoral refusant la délivrance d'un titre de séjour à un ressortissant congolais. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, incompétence, erreur manifeste d'appréciation, méconnaissance de l'article 8 de la CEDH) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
N° TA45-2405205(TA45-2405205)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. B... d'un recours pour excès de pouvoir contre un avertissement de France Travail et une décision de radiation de la liste des demandeurs d'emploi. Le requérant a toutefois informé le tribunal de son désistement pur et simple. Par un jugement du 8 octobre 2025, le magistrat désigné a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance. Aucun texte de fond n'a été appliqué au-delà des règles de procédure du code de justice administrative.
N° TA45-2405332(TA45-2405332)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus du département du Loiret de lui délivrer une carte mobilité inclusion avec mention "stationnement". La requérante invoquait une maladie incurable et une espérance de vie limitée, mais n'a pas apporté d'éléments médicaux suffisants pour démontrer que son handicap réduisait sa capacité de déplacement à pied de manière importante et durable, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique. La décision s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'arrêté du 3 janvier 2017.
N° TA45-2405349(TA45-2405349)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a examiné le recours de Mme et M. B... contestant le refus d’allocation d’éducation de l’enfant handicapé et de carte mobilité inclusion mention "stationnement" pour leur fils. Concernant l’allocation, le tribunal s’est déclaré incompétent, renvoyant cette demande devant le tribunal judiciaire conformément aux articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles. Pour la carte mobilité inclusion, la solution retenue n’est pas précisée dans l’extrait, mais le tribunal a appliqué l’article L. 241-3 du même code et l’arrêté du 3 janvier 2017 définissant les critères de mobilité réduite.
N° TA45-2405402(TA45-2405402)
Le Tribunal administratif d'Orléans rejette la requête de M. B... contestant le refus de remise gracieuse d'un indu de prime d'activité de 1 261,53 euros. Le juge rappelle qu'il lui appartient d'apprécier la bonne foi et la situation de précarité du requérant. En l'espèce, l'indu résulte d'une omission de déclaration de sa vie maritale pendant plus de dix-huit mois, et M. B... ne produit aucun justificatif de ses ressources et charges actuelles. Faute de démontrer une précarité justifiant une remise, sa demande est rejetée.
N° TA45-2405501(TA45-2405501)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus partiel de remise gracieuse d’indu de prime d’activité et de prime exceptionnelle de fin d’année. Statuant en plein contentieux, le juge a estimé que la requérante, qui invoquait sa situation de précarité, ne produisait pas d’éléments suffisants sur ses ressources et charges pour justifier une remise totale ou partielle des sommes restant dues (1 294,94 euros). La décision s’appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de justice administrative.
N° TA45-2405503(TA45-2405503)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence et en juge unique, a rejeté la demande de remise gracieuse totale de leur dette de revenu de solidarité active (RSA) présentée par Mme C... et M. B.... L'indu, d'un montant initial de 11 202,37 euros, résultait d'un retard de traitement des déclarations par la caisse d'allocations familiales. Le département de Loir-et-Cher avait déjà accordé une remise partielle de 60 %, ramenant la dette à 4 480,95 euros. Le tribunal a estimé que les requérants, qui n'ont pas produit d'éléments suffisants sur leur situation financière actuelle, ne justifiaient pas d'une précarité telle qu'une remise supplémentaire serait nécessaire, compte tenu de l'importance de la remise déjà accordée. La décision est fondée sur le code de l'action sociale et des familles.
N° TA45-2405505(TA45-2405505)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, rejette la demande de Mme A... visant à obtenir la remise gracieuse de deux indus de revenu de solidarité active (RSA) d'un montant total de 7 243,44 euros. La requérante, qui ne conteste pas le bien-fondé des indus, n'a pas démontré sa bonne foi, n'ayant pas établi avoir reçu des informations erronées de la CAF concernant l'obligation de déclarer les salaires de son mari. La décision est fondée sur l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, qui conditionne la remise gracieuse à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.
N° TA45-2405533(TA45-2405533)
Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en urgence et en juge unique, a rejeté la requête de Mme B... qui contestait une contrainte de France Travail lui réclamant le remboursement de 2 137,44 euros d’allocation de solidarité spécifique (ASS) perçue entre octobre 2022 et janvier 2023. Le tribunal a jugé que la requérante ne remplissait pas les conditions de ressources prévues aux articles R. 5423-1 et R. 5423-2 du code du travail, ses revenus (salaires et dividendes) dépassant le plafond mensuel de 1 204,70 euros applicable à une personne seule. La simple affirmation selon laquelle elle avait suivi les prescriptions de France Travail n’a pas été retenue comme un argument sérieux pour contester le bien-fondé de l’indu. En conséquence, la demande d’annulation de la contrainte a été rejetée.
N° TA45-2405567(TA45-2405567)
Le Tribunal administratif d'Orléans rejette la demande de Mme B... tendant à obtenir une remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 2 960,13 euros, perçu entre juin et août 2024. L'indu résulte de la perception d'un héritage de 266 153 euros, que la requérante n'a pas déclaré en temps utile. Le juge, statuant en plein contentieux, estime que la situation de précarité de l'intéressée n'est pas établie, faute de justificatifs sur ses ressources et charges actuelles, et qu'elle dispose de la somme héritée. La décision est fondée sur le code de l'action sociale et des familles.
N° TA45-2405581(TA45-2405581)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A... contre une contrainte de la CAF du Loiret lui réclamant 374,84 euros de prime d'activité indûment perçue. Le juge a estimé que le requérant, qui invoquait des erreurs de déclaration liées à un arrêt maladie et un décalage avec la Sécurité sociale, ne remettait pas sérieusement en cause les calculs de la caisse. La décision s'appuie sur les articles L. 842-3 et R. 843-1 du code de la sécurité sociale, qui définissent les modalités de calcul de la prime d'activité.
N° TA45-2405582(TA45-2405582)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a annulé la décision du président du conseil départemental du Loiret refusant à Mme A... la carte mobilité inclusion mention "stationnement". La requérante, reconnue travailleur handicapé et titulaire de la carte "priorité", souffre de séquelles motrices et sensitives irréversibles après une chirurgie des hernies discales, avec une claudication et des douleurs majorées par la station debout ou la marche. Le tribunal a estimé que ces éléments caractérisaient une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, remplissant les conditions des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que de l'arrêté du 3 janvier 2017.
N° TA45-2505173(TA45-2505173)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté du préfet du Morbihan du 29 septembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire et prononçant une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace pour l'ordre public constituée par son comportement (détention de stupéfiants), et que le principe de présomption d'innocence ne s'appliquait pas en la matière. Il a également estimé que le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour étaient justifiés au regard des circonstances de l'espèce, notamment l'absence d'attaches en France et la menace à l'ordre public.
N° TA45-2505176(TA45-2505176)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant albanais, contestant l'arrêté du préfet du Morbihan du 29 septembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il a jugé que la décision d'éloignement était fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de visa valide de M. A..., et que les décisions subséquentes (refus de délai de départ volontaire, interdiction de retour) étaient légales, notamment en l'absence de garanties de représentation suffisantes.
N° TA45-2301242(TA45-2301242)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C... contestant le titre de recettes émis par la commune de Châteauneuf-sur-Loire pour le reversement de 31.471,51 euros, correspondant à des rémunérations perçues pour une activité de formation exercée sans autorisation. La requérante, attachée territoriale réintégrée en surnombre, avait poursuivi cette activité après son retour, malgré un refus d'autorisation de cumul d'activités du 26 octobre 2021, non contesté. Le tribunal a jugé que la commune n'avait pas commis d'erreur de droit et que le reversement, fondé sur les dispositions du code général de la fonction publique, ne méconnaissait pas l'article 1er du premier protocole additionnel à la CEDH. La demande de Mme C... a été rejetée, incluant ses conclusions au titre des frais de justice.
N° TA45-2301218(TA45-2301218)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a examiné la requête de M. G... contestant son licenciement sans préavis par le maire de Dreux. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance du principe d’impartialité, un défaut d’accès à son dossier, et une absence de matérialité des faits fautifs. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, estimant que la procédure disciplinaire était régulière et que les faits reprochés étaient établis. La décision s’appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique, en particulier les articles relatifs à la procédure disciplinaire.
N° TA45-2505309(TA45-2505309)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... visant à suspendre son expulsion du territoire français et le retrait de sa carte de résident. Le juge se déclare incompétent territorialement, constatant qu'à la date des décisions attaquées (10 et 17 septembre 2025), le requérant résidait à la maison d'arrêt d'Angers, située dans le ressort du tribunal administratif de Nantes. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, la compétence ne relève pas du tribunal d'Orléans. La requête est donc rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA45-2300800(TA45-2300800)
Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par M. E..., agent contractuel de la commune de Dreux, d’une demande d’annulation du refus implicite du maire de lui accorder la protection fonctionnelle. M. E... invoquait un harcèlement moral et une discrimination politique, et estimait que ce refus méconnaissait les articles L. 134-1 à L. 134-12 du code général de la fonction publique. La commune a justifié son refus par l’existence d’une faute personnelle de l’agent, au sens de l’article L. 134-4 du même code, en raison d’une plainte pénale déposée contre lui pour des faits de vol commis dans les locaux de la mairie. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la commune avait communiqué les motifs de sa décision et que le refus était légalement fondé sur la faute personnelle de l’agent.