Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2504625(TA45-2504625)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. C..., ressortissant russe, afin d'obtenir une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler. Le requérant, parent d'un enfant malade atteint d'encéphalopathie épileptique, soutenait que l'urgence et l'utilité de la mesure étaient caractérisées par son impossibilité de trouver un emploi et un logement en situation irrégulière. Le juge des référés a fait droit à sa demande en enjoignant au préfet d'Eure-et-Loir de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de 48 heures, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, en application des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs à la délivrance d'un titre de séjour pour raison médicale.
N° TA45-2501054(TA45-2501054)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. E..., ressortissant angolais, contestant l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 16 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) pour l'obligation de quitter le territoire, et de l'article 3 de la même Convention pour la décision fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que ces moyens n'étaient assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien, et a donc rejeté la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2504905(TA45-2504905)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... dirigée contre le refus du président du conseil régional Centre-Val de Loire de lui accorder une subvention dans le cadre du dispositif SIAP. Le requérant n'avait formulé aucun moyen juridique à l'appui de sa demande d'annulation, ce qui rendait sa requête manifestement irrecevable en application de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le tribunal a donc prononcé le rejet sur le fondement de l'article R. 222-1, 4° du même code, sans examiner le bien-fondé du refus fondé sur l'article 138 du règlement n° 2024/2509.
N° TA45-2504865(TA45-2504865)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme C épouse B contestant le refus implicite de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour de deux ans. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision de la préfète du Loiret était suffisamment motivée et proportionnée. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de Mme C épouse B.
N° TA45-2504917(TA45-2504917)
Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 12 septembre 2025 par lequel la préfète du Loiret avait assigné à résidence M. B, un ressortissant géorgien. Le juge a estimé que cette mesure était disproportionnée, car l'intéressé justifiait d'une intégration sociale et scolaire réussie en France, notamment par l'obtention d'un CAP avec mention, et ne présentait pas de risque de fuite. La décision se fonde sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2504933(TA45-2504933)
Le Tribunal administratif d'Orléans annule la décision du 16 septembre 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé à M. A, ressortissant sénégalais, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le juge estime que M. A justifie être entré en France après le 18 juin 2025 et avoir déposé sa demande d'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours prévu à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal enjoint à l'OFII d'accorder rétroactivement ces conditions matérielles d'accueil à compter du 16 septembre 2025, dans un délai de cinq jours.
N° TA45-2504810(TA45-2504810)
Le Tribunal administratif d'Orléans a examiné les requêtes de M. E... contestant le refus implicite de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français sans délai, l'interdiction de retour de trois ans, et l'assignation à résidence. Le juge a annulé la décision de refus de séjour pour défaut d'examen de la situation de l'intéressé au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'arrêté d'éloignement subséquent. En conséquence, il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour, tout en rejetant les conclusions relatives à l'assignation à résidence.
N° TA45-2404505(TA45-2404505)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 16 juillet 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La décision a été jugée légalement fondée sur l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet ayant pu légalement prendre en compte l'existence d'attaches familiales au Cameroun pour apprécier l'intensité de ses liens personnels en France. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'erreur de droit et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
N° TA45-2404182(TA45-2404182)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de titre de séjour « entrepreneur/profession libérale » pris par le préfet d’Indre-et-Loire. Le tribunal a jugé que l’activité non salariée de l’intéressée ne lui procurait pas des ressources suffisantes au sens de l’article L. 421-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison d’un chiffre d’affaires très faible sur plusieurs années. La requérante n’a pas démontré que son activité était économiquement viable à la date de la décision attaquée. Par conséquent, le préfet n’a pas commis d’erreur d’appréciation en refusant le titre et en l’obligeant à quitter le territoire.
N° TA45-2401226(TA45-2401226)
Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre deux arrêtés du maire d’Orléans délivrant un permis de construire initial (23 janvier 2024) et un permis modificatif (28 février 2025) à la société ADIM Normandie Centre pour un vaste ensemble immobilier. La requérante invoquait de nombreux moyens, notamment l’incomplétude du dossier, la méconnaissance des règles de stationnement et de sécurité, et l’absence de déclassement du terrain. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, tant contre le permis initial que contre le permis modificatif, et a donc rejeté la requête. Il a également mis à la charge de la requérante le versement de sommes à la commune et à la société pétitionnaire au titre des frais de justice.
N° TA45-2504791(TA45-2504791)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir par Mme B... contre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour par le préfet d'Indre-et-Loire. La requérante s'est ensuite désistée de sa requête par un mémoire. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance. La solution retenue est donc le constat du désistement d'instance, mettant fin à la procédure sans examen au fond.
N° TA45-2402573(TA45-2402573)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B d’un recours en plein contentieux contestant la cotisation foncière des entreprises (CFE) mise à sa charge pour les années 2021 et 2022. Le tribunal constate que l’administration fiscale a accordé un dégrèvement total des impositions litigieuses en cours d’instance, rendant sans objet les conclusions à fin de décharge. Par ailleurs, les conclusions tendant à l’annulation de la décision de rejet de la réclamation sont irrecevables, cette décision n’étant pas un acte détachable de la procédure d’imposition. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur la requête et condamne l’État à verser 150 euros à M. B au titre des frais de l’instance.
N° TA45-2504936(TA45-2504936)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision portant obligation de quitter le territoire français. Le juge a constaté que les documents produits par le requérant étaient des actes préparatoires et non une décision administrative attaquable. Le préfet ayant confirmé que l’arrêté fixant le pays de destination était encore en cours d’édiction, la décision contestée n’existait pas. En application des articles R. 922-17 et R. 922-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
N° TA45-2504998(TA45-2504998)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme A pour contester l'interruption du versement de ses indemnités chômage (ARE) par France Travail. Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence, rappelant que les litiges relatifs aux prestations d'assurance chômage relèvent de la compétence de la juridiction judiciaire, conformément aux articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail. En l'absence de convention de gestion avec l'État, le tribunal judiciaire de Chartres est seul compétent pour connaître de ce litige.
N° TA45-2300054(TA45-2300054)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de riverains contestant la décision du maire d'Olivet de ne pas s'opposer à la déclaration préalable déposée par la société Cellnex pour la construction d'un pylône de radiotéléphonie mobile de 36 mètres. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le projet relevait bien de la procédure de déclaration préalable, conformément à l'article R. 421-9 du code de l'urbanisme, qui soumet les antennes-relais à ce régime sous certaines conditions de surface. Les autres moyens soulevés par les requérants, notamment ceux tirés de la méconnaissance du code des postes et du plan local d'urbanisme, ont été écartés comme non fondés.
N° TA45-2500329(TA45-2500329)
Le Tribunal administratif d’Orléans annule la décision implicite du préfet d’Indre-et-Loire refusant de délivrer à M. A..., ressortissant algérien, un certificat de résidence de dix ans. Le tribunal estime que ce refus méconnaît l’article 7bis g) de l’accord franco-algérien, car M. A... justifie exercer l’autorité parentale sur ses deux enfants français, condition ouvrant droit à ce titre de plein droit. Il enjoint au préfet de délivrer le certificat dans un délai d’un mois et condamne l’État à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA45-2200703(TA45-2200703)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... qui demandait la condamnation de l'ONIAM à lui verser une rente mensuelle en réparation d'une surdité bilatérale survenue après une prise en charge chirurgicale en 2011. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, en application des articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de justice administrative, les conclusions indemnitaires dirigées contre l'ONIAM, qui n'est pas un établissement public de santé, devaient être présentées par un avocat, ce qui n'était pas le cas. Le tribunal a donc fait usage de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la demande sans invitation à régulariser.
N° TA45-2404691(TA45-2404691)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 11 octobre 2024 refusant un titre de séjour à M. B, ressortissant camerounais confié à l'aide sociale à l'enfance. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en ne procédant pas à l'examen de l'ensemble des critères prévus à l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment la nature des liens avec la famille restée au pays d'origine. Par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire français a également été annulée. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.
N° TA45-2404686(TA45-2404686)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante gabonaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet d'Indre-et-Loire. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que l'obligation de quitter le territoire n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte. Il a également estimé que le préfet n'avait pas méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée récente de l'intéressée en France et de la possibilité de reconstruire sa vie familiale au Gabon. La solution s'appuie sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne.
N° TA45-2404805(TA45-2404805)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte du désistement des requérants, l'EARL A Evin et M. B A, de leurs conclusions en annulation d'un arrêté municipal réglementant la circulation à Charentilly. Les requérants maintenaient leur demande de frais de justice sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, mais le tribunal a rejeté cette demande, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce. La décision a été rendue par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.