Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2301422(TA45-2301422)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la décision implicite de rejet du préfet d'Indre-et-Loire concernant la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant congolais. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, compte tenu de l'ancienneté du séjour en France du requérant (depuis 2012), de sa vie familiale établie avec sa compagne et leurs deux enfants scolarisés. La solution retenue est l'annulation de la décision implicite de rejet.
N° TA45-2503223(TA45-2503223)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B contre la décision de la commission de médiation du Loiret refusant de le reconnaître prioritaire pour un logement d'urgence. Le juge a estimé que M. B, bien qu'invoquant son handicap et des conditions de logement difficiles, n'a pas démontré de motifs sérieux justifiant de quitter le logement social qu'il occupe à La Réunion pour être relogé dans le Loiret. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, dont il résulte que la commission peut refuser la demande d'un locataire du parc social qui ne justifie pas de raisons valables de changer de logement.
N° TA45-2505022(TA45-2505022)
Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... et Mme J... qui demandaient la suspension d’une ordonnance du juge des enfants du tribunal judiciaire de Bourges confiant provisoirement leurs six enfants à l’aide sociale à l’enfance. Le juge a estimé que le litige relevait de l’autorité judiciaire et non de la juridiction administrative, laquelle est manifestement incompétente pour en connaître. La requête a donc été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA45-2504987(TA45-2504987)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A visant à suspendre la décision du maire de Saran de pavoiser la mairie d'un drapeau palestinien. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'avait pas introduit de recours en annulation au fond, condition préalable à une demande de suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En application de l'article L. 522-3 du même code, le juge a pu rejeter la requête sans audience.
N° TA45-2102661(TA45-2102661)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de l'association « Vendôme, notre patrimoine » visant à annuler la délibération du 4 février 2021 autorisant la cession de la marque « Vendôme » à la SA Louis Vuitton Malletier. Le tribunal a jugé que la marque, déposée par la commune, relevait de son domaine privé et non du domaine public, écartant ainsi le moyen tiré de l'inaliénabilité des biens publics fondé sur l'article L. 3111-1 du code général de la propriété des personnes publiques. Il a également considéré que le prix de cession de 10 000 euros n'était pas manifestement sous-évalué et que les clauses du contrat, notamment la licence au profit du cédant, préservaient l'intérêt général. Enfin, la caducité du contrat suite à l'annulation partielle de la marque par l'INPI a été constatée, rendant le litige sans objet.
N° TA45-2504982(TA45-2504982)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Loiret de la convoquer pour déposer son dossier de renouvellement de carte de résident et de lui délivrer un récépissé, en raison de l'impossibilité d'utiliser la plateforme Anef. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas caractérisée, la requérante n'ayant pas justifié d'éléments concrets démontrant la nécessité d'une intervention dans les 48 heures. En conséquence, la demande a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte aux libertés fondamentales invoquées.
N° TA45-2504963(TA45-2504963)
**Sujet principal :** Refus de délivrance d'autorisations spéciales d'absence (ASA) à une fonctionnaire de l'Éducation nationale, élue à divers mandats au sein d'organismes de sécurité sociale (CPAM, CNAM, URSSAF, UCNASS). **Juridiction :** Tribunal administratif d'Orléans (juge des référés). **Solution retenue :** La requête en référé liberté, fondée sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative, vise à suspendre la décision du recteur et à enjoindre la délivrance des ASA. L'ordonnance ne tranche pas le fond mais examine la condition d'urgence et l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale (liberté syndicale). **Textes appliqués :** Article L. 521-2 du code de justice administrative ; décret n°82-447 (article 15 relatif aux ASA pour les élus d'organismes sociaux).
N° TA45-2504943(TA45-2504943)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. A... d'une demande visant à contrôler la régularité des inaugurations organisées par la commune de Ballan-Miré pendant la période de réserve électorale prévue à l'article L. 52-1 du code électoral. Le tribunal a rejeté cette requête comme manifestement irrecevable, faute pour le requérant d'avoir contesté les résultats d'une élection dans les conditions prévues à l'article R. 119 du code électoral. Il a rappelé que le juge de l'élection ne peut être saisi directement d'une contestation de propagande électorale, mais uniquement à l'occasion d'une protestation contre des opérations électorales. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2504911(TA45-2504911)
Refus de reprise d’un contrat d’apprentissage et interdiction de recrutement. Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. La demande, dépourvue de conclusions et de moyens précis, ne justifiait pas de l’urgence requise. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2405098(TA45-2405098)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A contestant un indu d'allocation de logement sociale de 3 789,57 euros pour la période d'août 2022 à août 2023. La solution retenue est que M. A ne justifie pas d'une vie commune stable et continue avec Mme B, mère de leur enfant, au sens de l'article 515-8 du code civil. Le tribunal a appliqué les articles L. 823-1 et R. 822-2 du code de la construction et de l'habitation, considérant que les intéressés ne formaient pas un foyer unique. La requête a été rejetée comme non fondée.
N° TA45-2405176(TA45-2405176)
Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en urgence et par juge unique, a rejeté les demandes de Mme B tendant à obtenir la remise gracieuse de deux indus : 700,64 € d’aide personnelle au logement et 156,90 € de prime d’activité. Ces indus provenaient d’une déclaration erronée de ses frais réels. Le juge a estimé que la requérante, qui ne contestait pas le principe des indus, ne justifiait pas d’une situation de précarité suffisante pour justifier une remise, au regard de ses ressources (indemnités chômage et revenus non salariés) et de l’absence d’éléments sur ses charges. La décision a été rendue en application des articles R. 222-13 du code de justice administrative, du code de la construction et de l’habitation et du code de la sécurité sociale.
N° TA45-2405178(TA45-2405178)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence et par un juge unique, a rejeté la requête de M. A contestant une contrainte de la caisse d'allocations familiales du Loiret lui réclamant un indu d'allocation de logement sociale de 642 euros. Le requérant soutenait que l'aide était versée directement à son bailleur sans être déduite de ses loyers, mais n'a pas produit de quittances pour le prouver. Le tribunal a appliqué l'article R. 823-23 du code de la construction et de l'habitation, qui permet de réclamer l'indu au locataire lorsque le bailleur perçoit l'aide, et a estimé que le bien-fondé de la créance n'était pas contesté. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA45-2405198(TA45-2405198)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence et en juge unique, a rejeté la requête de Mme B A. Celle-ci contestait le refus du département d'Indre-et-Loire de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le juge a estimé que les éléments médicaux fournis par la requérante (fatigue, étourdissements, maladie de Crohn) ne démontraient pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique, comme l'exigent les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que l'arrêté du 3 janvier 2017.
N° TA45-2405342(TA45-2405342)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire marocain contre un permis français. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que la demande d'échange, déposée en mai 2024, était tardive car présentée plus d'un an après l'obtention de son premier titre de séjour en février 2020, conformément à l'article 4 de l'arrêté du 12 janvier 2012 et à l'article R. 222-3 du code de la route.
N° TA45-2500112(TA45-2500112)
Le Tribunal Administratif d’Orléans, statuant en urgence, a examiné la requête de M. B A contestant la décision 48SI du ministre de l’intérieur du 5 décembre 2024 constatant la perte de validité de son permis de conduire, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a jugé irrecevable la contestation du retrait de points lié à l’infraction du 18 septembre 2020, en raison de sa tardiveté. Il a également constaté un non-lieu à statuer sur la décision 48SI, celle-ci ayant été implicitement retirée par l’administration après la prise en compte de points récupérés lors d’un stage de sensibilisation. Les autres conclusions de la requête ont été rejetées.
N° TA45-2500274(TA45-2500274)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a examiné la requête de M. B contestant la décision 48SI du ministre de l'intérieur du 19 décembre 2024 constatant la perte de validité de son permis de conduire, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a constaté que plusieurs retraits de points avaient été restitués avant l'introduction de la requête, rendant ces conclusions irrecevables. Pour le surplus, le juge a examiné le moyen tiré du défaut d'information préalable prévu par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a statué sur la base du code de la route et du code de justice administrative.
N° TA45-2403247(TA45-2403247)
Le Tribunal administratif d'Orléans a donné acte du désistement pur et simple de M. A... de son recours en excès de pouvoir dirigé contre la décision du ministre du travail du 6 juin 2024 autorisant son licenciement par la Maison familiale rurale de Beaumont-les-Autels. Le désistement ayant été accepté sans opposition, le tribunal a constaté qu'aucun obstacle ne s'y opposait et a prononcé l'extinction de l'instance. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet aux présidents de formation de jugement de donner acte des désistements.
N° TA45-2404883(TA45-2404883)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence et en juge unique, a rejeté la requête de Mme C. Celle-ci contestait le rejet partiel de sa demande de remise gracieuse d’un indu d’aide personnelle au logement de 1 766 euros, ramené à 441,50 euros par la caisse d’allocations familiales de Loir-et-Cher. Le juge a estimé que la situation de précarité invoquée n’était pas suffisamment établie au regard des revenus déclarés et de la possibilité d’un échelonnement du remboursement. La décision s’appuie sur le code de la construction et de l’habitation et le code de justice administrative.
N° TA45-2501578(TA45-2501578)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B A contestant des retraits de points pour huit infractions routières commises entre 2015 et 2023. Le juge a d'abord constaté que les conclusions relatives aux infractions de 2015 et 2019 étaient irrecevables, faute d'objet. Sur le fond, il a jugé que le défaut de notification des retraits de points était inopérant et que la réalité des infractions était établie par le paiement des amendes ou l'émission de titres exécutoires, conformément aux articles L. 223-1 et L. 225-1 du code de la route. Enfin, le tribunal a estimé que le moyen tiré de la non-prise en compte d'un stage de sensibilisation était sans incidence sur la légalité des retraits contestés.
N° TA45-2501705(TA45-2501705)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A..., ressortissant ivoirien, contre un arrêté préfectoral du Cher refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a annulé l'arrêté, considérant que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne prenant pas suffisamment en compte la vie privée et familiale de M. A..., père d'un enfant français, en application des articles L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne.