Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2501960(TA45-2501960)
Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 25 mars 2025 refusant un titre de séjour à M. B..., ressortissant marocain. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en estimant que l'intéressé, confié à l'aide sociale à l'enfance et suivant une formation professionnelle sérieuse (CAP Cuisine), remplissait les conditions pour une admission exceptionnelle au séjour. La décision a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour "salarié" ou "travailleur temporaire" à M. B....
N° TA45-2303498(TA45-2303498)
Le Tribunal administratif d'Orléans a donné acte du désistement d'office de Mme B, qui contestait le refus du recteur de l'académie d'Orléans-Tours de réviser son affectation (17 avril 2022). Saisie sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la requérante n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti. En application de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a constaté le désistement et prononcé la clôture de l'instance.
N° TA45-2502979(TA45-2502979)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A. Celui-ci contestait le refus de la commission de médiation d'Indre-et-Loire de le reconnaître comme prioritaire pour un logement d'urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a estimé que M. A, bien que reconnu handicapé à 80%, n'établissait pas que son logement actuel était inadapté à son handicap et n'avait pas répondu aux sollicitations de l'opérateur chargé du diagnostic social. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation des décisions de la commission.
N° TA45-2503203(TA45-2503203)
Le Tribunal Administratif d'Orléans (5ème chambre) a annulé l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 6 juin 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour « Salarié » de Mme A..., ressortissante turque involontairement privée d'emploi. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) en ne statuant pas sur le droit au séjour pour une durée équivalente à celle des droits à l'allocation d'assurance chômage, comme le prévoit ce texte. Par conséquent, la décision de refus de séjour, ainsi que l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination, ont été annulées.
N° TA45-2503329(TA45-2503329)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme A B qui contestait le refus de la commission de médiation du Loiret de la reconnaître comme prioritaire pour un logement social. La commission avait motivé son refus par le fait que la requérante avait quitté son hébergement à l'hôtel depuis trois mois sans s'y maintenir. Le juge a estimé que Mme A B n'apportait pas la preuve de ses allégations de troubles post-traumatiques et que la préfète démontrait son incapacité à gérer un logement autonome. Par conséquent, la situation de la requérante ne relevait pas des cas de priorité prévus par l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA45-2503580(TA45-2503580)
Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. C tendant au versement d’une provision de 22 035 euros au titre de l’allocation temporaire d’invalidité (ATI). Le juge a estimé que l’obligation dont se prévalait le requérant était sérieusement contestable, dès lors que l’avis favorable du conseil médical ne constitue pas une décision d’attribution de l’allocation et que l’administration n’était pas en situation de compétence liée. En conséquence, la demande de provision a été rejetée, de même que les conclusions accessoires aux fins d’injonction, d’astreinte et d’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2503876(TA45-2503876)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. B..., ressortissant chinois, contestant le refus du préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer une carte de résident de longue durée-UE, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la présence de M. B. constituait une menace pour l'ordre public en raison de sa condamnation à 24 ans de réclusion pour des faits de torture et d'homicide involontaire, ce qui justifiait légalement le refus de titre de séjour et la mesure d'éloignement. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du CESEDA, notamment les articles L. 426-17 et L. 611-1, et les stipulations conventionnelles invoquées.
N° TA45-2504198(TA45-2504198)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme A qui contestait le refus de la commission de médiation du Loiret de reconnaître son caractère prioritaire pour un logement social. La requérante invoquait le surpeuplement de son logement de 45 m² pour cinq personnes. Le tribunal a estimé que, selon les critères de l'article R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, la surface habitable n'était pas inférieure aux seuils réglementaires de suroccupation pour une famille de cette composition. Par conséquent, la décision de la commission de médiation du 24 juin 2025 a été jugée légale.
N° TA45-2301783(TA45-2301783)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A... contestant un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination. La juridiction a jugé que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte était manifestement infondé, que le moyen relatif à l'absence d'invitation à présenter des observations était inopérant, et que les autres moyens étaient soit non assortis de précisions suffisantes, soit infondés. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA45-2404978(TA45-2404978)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du président du conseil départemental du Cher de lui accorder une aide financière de 330 euros pour un impayé d'énergie. La décision de rejet était fondée sur le règlement intérieur du fonds de solidarité pour le logement (FSL) du Cher, qui exclut les factures de résiliation, et la facture présentée par la requérante était une facture de clôture. Le tribunal a considéré que les conditions d'éligibilité n'étaient pas remplies, en application de la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 et du décret n° 2005-212 du 2 mars 2005. La situation financière difficile de Mme A, invoquée comme seul moyen, n'a pas suffi à remettre en cause cette application.
N° TA45-2402276(TA45-2402276)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C..., ressortissant malien, qui demandait l'annulation du refus implicite du préfet du Cher de lui délivrer un titre de séjour "Vie privée et familiale" en tant que parent d'enfant français. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, car M. C... n'avait pas justifié de son identité de manière certaine, faute de produire un document d'identité ou de voyage en cours de validité. En conséquence, la demande d'injonction et les conclusions au titre des frais de justice ont également été rejetées. La décision se fonde sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 423-7 et L. 423-8, ainsi que sur la convention franco-malienne du 26 septembre 1994.
N° TA45-2403661(TA45-2403661)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B contestant la perte de validité de son permis de conduire et les retraits de points pour des infractions commises en 2022 et 2023. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions relatives à l'infraction du 21 décembre 2022, le point litigieux ayant été restitué avant l'introduction de la requête. Sur le fond, il a estimé que le paiement de l'amende pour l'infraction du 8 novembre 2022 établissait la réception de l'information préalable requise par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, et que les autres infractions ayant donné lieu à des condamnations pénales, la formalité d'information n'était pas exigée. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA45-2404397(TA45-2404397)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. C contre une contrainte de la CAF du Loiret pour un indu d'allocation logement sociale de 3 164,72 euros (période 2015-2016). Le juge a estimé que la prescription biennale de l'article L. 553-1 du code de la sécurité sociale n'était pas acquise, en raison de multiples actes interruptifs (mises en demeure, reconnaissances de dette, remboursements) intervenus entre 2017 et 2021. La solution retient que ces actes ont interrompu le délai, rendant la créance encore exigible.
N° TA45-2404895(TA45-2404895)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence et par un juge unique, a rejeté la requête de M. A. Celui-ci contestait la décision de France Travail de le radier de la liste des demandeurs d'emploi pour un mois, faute de justifier d'actes positifs et répétés de recherche d'emploi. Le tribunal a estimé que les démarches déclarées par M. A et les pièces fournies étaient insuffisantes pour démontrer une recherche active, conformément aux articles L. 5412-1 et R. 5412-1 du code du travail. Les difficultés personnelles invoquées par le requérant ont été jugées sans incidence sur la légalité de la décision.
N° TA45-2404897(TA45-2404897)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme C contestant un indu de prime d'activité de 1 505,16 euros pour la période de juillet 2021 à avril 2022. La requérante soutenait une erreur de date sur le début de son concubinage, mais le tribunal a constaté que ses propres déclarations et celles de son concubin mentionnaient une vie commune depuis juin 2018. Appliquant les articles L. 842-1, L. 842-7 et R. 842-3 du code de la sécurité sociale, le tribunal a jugé que le concubinage était établi de manière stable et continue, justifiant le calcul de la prime d'activité sur la base des ressources du couple. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA45-2404901(TA45-2404901)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence et en juge unique, a rejeté la requête de M. A. Celui-ci contestait le rejet partiel de sa demande de remise gracieuse d'un indu d'aide personnelle au logement de 631 euros. Le juge a rappelé qu'il lui appartient d'apprécier la situation de précarité et la bonne foi du requérant. Constatant que M. A n'apportait aucun élément sur ses ressources et charges actuelles, le tribunal a estimé que sa situation de précarité n'était pas établie et a rejeté la demande. La décision est fondée sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation.
N° TA45-2400876(TA45-2400876)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C... contestant l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 18 février 2024. Ce dernier refusait de lui délivrer un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeait à quitter le territoire français et fixait le pays de destination. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a estimé que M. C... pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, la Côte d'Ivoire, et que les autres moyens soulevés, notamment tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, étaient infondés. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination ont été jugées légales.
N° TA45-2304140(TA45-2304140)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant mauritanien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale" assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la préfète du Loiret n'était pas tenue d'examiner d'office un autre fondement juridique que celui sollicité par l'intéressé, et a écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-1, L. 423-7, L. 412-5 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral du 16 mai 2023.
N° TA45-2400852(TA45-2400852)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. A..., ressortissant indien, contestant l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 22 février 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation et la méconnaissance de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit la délivrance d'une carte de séjour "vie privée et familiale" à un étranger confié à l'aide sociale à l'enfance avant ses seize ans. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement se fonde sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA45-2404615(TA45-2404615)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A qui contestait le refus implicite du préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer un nouveau permis de conduire de catégorie B. Le tribunal a considéré que la demande de M. A n'avait pas été rejetée, mais qu'elle était incomplète, et que l'intéressé disposait déjà d'un titre de conduite valide pour cette catégorie. La solution retenue est fondée sur l'arrêté du 20 avril 2012 fixant les conditions d'établissement du permis de conduire, qui impose la production d'une copie du titre existant, ce que le requérant n'avait pas fait.