Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2402013(TA45-2402013)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par la SCA Axéréal d'une demande de réduction de ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2022 et 2023. L'administration fiscale a accordé le dégrèvement total des sommes contestées après l'introduction de la requête. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 000 euros à la société requérante au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du même code.
N° TA45-2401168(TA45-2401168)
Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par la SAS Rosenberg Vendôme d’un recours contestant le refus partiel de remboursement de crédits de TVA pour novembre et décembre 2023. En cours d’instance, la société s’est désistée de sa requête par un acte pur et simple. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. La solution retenue est donc l’extinction de l’instance sans examen au fond.
N° TA45-2504861(TA45-2504861)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme A d'un recours en excès de pouvoir contre une décision de la CDAPH du Loiret refusant de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "invalidité" ou "priorité". Le juge a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles. Ce texte prévoit que les décisions relatives à ces mentions relèvent de la compétence du juge judiciaire, en l'occurrence le tribunal judiciaire d'Orléans.
N° TA45-2400203(TA45-2400203)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de Mme C, qui demandait l'annulation du refus implicite de communication des exercices écrits et oraux réalisés par son fils lors de contrôles pédagogiques annuels pour l'instruction en famille. Le tribunal constate que les documents sollicités (exercices sur feuilles volantes, notes préparatoires des inspecteurs) n'existent pas ou ne sont pas conservés après la rédaction des comptes rendus définitifs, déjà transmis à la requérante. Il applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête comme manifestement infondée, faute de preuve de l'existence des documents demandés.
N° TA45-2504758(TA45-2504758)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi d'un recours en excès de pouvoir par M. A contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, s'est déclaré incompétent territorialement. Constatant que l'intéressé résidait dans l'Essonne à la date de la décision attaquée, le tribunal a ordonné, sur le fondement des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, la transmission du dossier au Tribunal administratif de Versailles, juridiction compétente du lieu de résidence.
N° TA45-2504954(TA45-2504954)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Montoire-sur-le-Loir en désignant un expert pour examiner une grange menaçant ruine. La requête était fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, qui permet au juge des référés de nommer un expert préalablement à un arrêté de mise en sécurité. Le juge a constaté que le bâtiment, propriété de M. et Mme A, présentait un péril pour la sécurité publique en raison de son affaissement vers le cimetière communal. En conséquence, un architecte a été désigné pour dresser un constat, évaluer le danger et proposer des mesures de protection dans un délai de vingt-quatre heures.
N° TA45-2504931(TA45-2504931)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Pierres (Eure-et-Loir) fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a désigné un expert pour examiner l'appartement n°12 d'un immeuble, dont la SCI Volica est propriétaire, en raison d'un risque d'effondrement du sol constituant un péril pour la sécurité publique. L'expert devra, dans les 24 heures, constater l'état du logement et des parties mitoyennes, évaluer le danger et son caractère imminent, et proposer des mesures de sécurité. Cette ordonnance s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de justice administrative relatives à la procédure de référé constat.
N° TA45-2504668(TA45-2504668)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. D..., ressortissant gambien, qui contestait un arrêté préfectoral du 21 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés par le requérant, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et sa situation professionnelle, étaient soit irrecevables, soit manifestement infondés ou insusceptibles de venir au soutien de la demande. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin de statuer au fond. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 435-1) et le code de justice administrative.
N° TA45-2503038(TA45-2503038)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de M. A..., adjoint technique territorial, qui contestait son exclusion de trois jours infligée par le maire de Salbris pour avoir uriné sur la voie publique et endommagé du matériel. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant valide, et estime que la matérialité des faits est établie par les pièces du dossier. Il applique les articles L. 121-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique, ainsi que l'article R. 222-1 du code de justice administrative, pour rejeter la requête comme manifestement infondée.
N° TA45-2504448(TA45-2504448)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B tendant à obtenir la communication de son dossier administratif et médical. Le juge a considéré que la requête ne présentait pas un caractère d'urgence justifiant l'intervention du juge des référés, et qu'elle était manifestement mal fondée. La décision s'appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration relatives à la communication des documents administratifs.
N° TA45-2504904(TA45-2504904)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui demandait le réexamen de son dossier d'asile par l'OFPRA. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas établie, faute de justifications suffisantes quant aux risques allégués liés à sa bisexualité au Sénégal. Il a également jugé que l'utilité de la mesure n'était pas démontrée, les erreurs invoquées dans une précédente ordonnance de la cour administrative d'appel de Versailles n'étant pas précisées. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA45-2504237(TA45-2504237)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus du préfet du Loir-et-Cher de lui délivrer une carte de résident de longue durée - UE. Le tribunal a considéré que la décision attaquée était suffisamment motivée, en droit comme en fait, et que le moyen tiré de l'absence de motivation était manifestement infondé. Il a également jugé que les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'absence d'examen particulier, à l'erreur manifeste d'appréciation des ressources et à la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.
N° TA45-2504730(TA45-2504730)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 6 septembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le juge a transmis le dossier au tribunal administratif de Toulouse, compétent en vertu de l'article R. 312-8 du code de justice administrative, car le requérant réside à Toulouse.
N° TA45-2504765(TA45-2504765)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet de Loir-et-Cher concernant la demande de regroupement familial de Mme B pour son fils. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la séparation de la requérante d'avec son enfant, bien que douloureuse, dure depuis plusieurs années et ne présente pas un caractère suffisamment grave et immédiat justifiant une mesure provisoire. Aucun des textes invoqués (CESEDA, CEDH, CIDE) n'a été examiné au fond en raison de ce constat.
N° TA45-2504867(TA45-2504867)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du préfet de Loir-et-Cher rejetant la demande de regroupement familial de M. B pour son épouse. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la séparation familiale invoquée par le requérant, bien que prolongée, existait déjà avant la décision contestée et ne caractérisait pas une urgence justifiant une suspension. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA45-2203963(TA45-2203963)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SARL Pinson Automobiles, qui demandait la condamnation de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) et de l'État à lui verser 30 724,52 euros pour des préjudices liés à des dysfonctionnements dans la délivrance d'un certificat d'immatriculation. Le tribunal a considéré que la requête était irrecevable, car l'ANTS n'est pas compétente en matière de délivrance des certificats d'immatriculation, cette compétence relevant du ministre de l'intérieur. En outre, les conclusions à fin de décharge de la taxe sur les émissions de CO2 relevaient de la compétence du juge judiciaire. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, en application des textes du code de la route et du code de justice administrative.
N° TA45-2504934(TA45-2504934)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui demandait la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante invoquait une atteinte grave à ses libertés fondamentales (emploi, logement, dignité) en raison de l'absence de délivrance de ce document par le préfet d'Indre-et-Loire. Le juge a estimé que Mme A ne justifiait pas de l'urgence nécessaire à l'obtention de mesures de sauvegarde à très bref délai, faute de produire des éléments probants sur la validité de son précédent titre, la perte de son emploi ou ses difficultés financières. La requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA45-2401885(TA45-2401885)
Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour "salarié". Le tribunal écarte le moyen tiré de l'article L. 435-4 du CESEDA, inapplicable car entré en vigueur après le dépôt de sa demande, et celui fondé sur l'article L. 423-23, estimant que la cellule familiale peut se reconstituer en Tunisie. Il juge également que l'accord franco-tunisien fait obstacle à l'invocation de l'article L. 435-1 du CESEDA. Enfin, la circulaire du 28 novembre 2012 est dépourvue de valeur réglementaire et ne peut être utilement invoquée.
N° TA45-2203141(TA45-2203141)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SELARL Pharmacie de la Quinière, qui contestait le rehaussement de son impôt sur les sociétés pour les exercices 2019 et 2020. La société demandait la décharge des cotisations supplémentaires, soutenant que son fonds commercial pouvait être amorti sur dix ans en application des nouvelles règles comptables (règlement ANC n° 2015-06) et du principe de connexion fiscalo-comptable. Le tribunal a jugé que l'article 38 sexies de l'annexe III au code général des impôts ne permet pas l'amortissement d'un fonds de commerce, considéré comme une immobilisation non dépréciable de manière irréversible, et que la règle comptable invoquée ne peut prévaloir sur la règle fiscale. La solution s'appuie sur la jurisprudence constante du Conseil d'État, notamment l'avis du 8 septembre 2021 *Pharmacie de Bracieux*, et les dispositions du code général des impôts.
N° TA45-2403475(TA45-2403475)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du 22 juillet 2024 du préfet d'Eure-et-Loir lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation personnelle. Il a également estimé que le moyen tiré de l'absence d'usage du pouvoir de régularisation n'était pas fondé. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour ont été jugées légales, l'interdiction d'un an n'étant pas disproportionnée. La solution s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.