Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2302188(TA45-2302188)
impôts que le remboursement d'un crédit de TVA peut être demandé par un assujetti ayant cessé son activité, cette demande doit être présentée dans le délai prévu à l'article R. 196-1 du livre des procédures fiscales, soit au plus tard le 31 décembre de la deuxième année suivant celle de la cessation d'activité. En l'espèce, l'EURL Technigommage a cessé son activité au plus tard le 31 mars 2020, date à laquelle elle a quitté son local professionnel. Par suite, la demande de remboursement de crédit de TVA présentée le 14 avril 2023 est tardive, le délai de forclusion expirant le 31 décembre 2022. En outre, le droit à déduction de la somme de 2 091 euros, correspondant à des factures payées au cours du premier semestre 2020, est frappé de péremption en application de l'article 208 du code général des impôts, le délai de déduction expirant le 31 décembre de la deuxième année suivant celle du paiement, soit le 31 décembre 2022. Par conséquent, la requête de l'EURL Technigommage doit être rejetée.
N° TA45-2404037(TA45-2404037)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B C, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 24 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. La requérante invoquait notamment une incompétence de l'auteur de l'acte, un vice de procédure pour défaut de demande de pièces complémentaires, et une erreur d'appréciation sur les violences conjugales alléguées. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que le préfet n'était pas tenu de solliciter des pièces supplémentaires en application de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens.
N° TA45-2402361(TA45-2402361)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme A B, ressortissante brésilienne, contestant le rejet implicite de sa demande de titre de séjour "salarié" fondée sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a annulé cette décision implicite du préfet d'Indre-et-Loire, estimant que l'administration n'avait pas suffisamment motivé son refus et n'avait pas procédé à un examen particulier de la situation de la requérante. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme A B dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2402150(TA45-2402150)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de titre de séjour pour raisons médicales et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet des Yvelines. Le requérant invoquait des vices de procédure dans l'avis du collège de médecins de l'OFII et une erreur d'appréciation sur la disponibilité des soins en Côte d'Ivoire. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral pris sur le fondement des articles L. 425-9 et R. 425-11 à R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2402135(TA45-2402135)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A D, ressortissant haïtien, qui contestait le refus de la préfète du Loiret de lui accorder le regroupement familial pour son épouse et ses deux enfants. Le tribunal a jugé que la préfète était fondée à écarter les actes d'état civil des enfants comme non probants, car ils mentionnaient la présence de M. D lors des déclarations de naissance, alors qu'il résidait en France à ces dates, ce qui établissait leur inexactitude. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 434-5 et L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 47 du code civil, qui posent une présomption de validité des actes d'état civil étrangers, renversée en l'espèce par les contradictions relevées.
N° TA45-2402090(TA45-2402090)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 26 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la demande, notamment au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé, en application de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
N° TA45-2401636(TA45-2401636)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme et M. D, agissant pour leur fils, afin d'évaluer la prise en charge au Centre Hospitalier de Chartres suite à une fracture du coude en mai 2021. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, en vue d'un éventuel contentieux de responsabilité hospitalière. Le tribunal a rejeté la demande de l'hôpital visant à lui donner acte de ses protestations et réserves, et a fait droit à la demande de pré-rapport pour garantir le contradictoire.
N° TA45-2401608(TA45-2401608)
Le Tribunal Administratif d'Orléans annule l'arrêté du 21 décembre 2023 par lequel la préfète du Loiret a refusé de renouveler le titre de séjour pour raison de santé de Mme D, ressortissante géorgienne, et l'a obligée à quitter le territoire. Le tribunal estime que la préfète a commis une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de la requérante, compte tenu de ses multiples pathologies, de son âge (65 ans) et de sa présence en France depuis plus de onze ans. La solution retenue se fonde sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et sur les principes généraux du droit administratif, sans application spécifique de l'article L. 425-9 du CESEDA.
N° TA45-2302456(TA45-2302456)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la société Jeanne et Louis productions d'un recours en plein contentieux contre un titre de recette de 87 398,40 euros émis par la commune de Bourges au titre d'une clause de "retour à meilleure fortune" prévue dans un contrat de concession de service public. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir de la commune, constatant que la société requérante était bien la même entité que la cocontractante initiale, l'EURL Bourges Evenements, ayant changé de dénomination. Sur le fond, le juge a examiné prioritairement les moyens mettant en cause le bien-fondé de la créance, conformément à sa jurisprudence. La solution retenue et l'application des textes ne sont pas précisées dans l'extrait fourni, mais la décision se fonde sur les stipulations contractuelles et les principes régissant la contestation des titres exécutoires.
N° TA45-2302367(TA45-2302367)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, professeure, qui contestait le refus du directeur académique du Loiret de reconnaître l'imputabilité au service d'une rechute survenue le 4 septembre 2019, consécutive à un accident professionnel de 2018. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de la signataire de la décision, de vice de procédure lié à la composition du conseil médical, et d'erreur d'appréciation sur le lien entre la rechute et le service. La décision s'appuie notamment sur le décret n°86-442 du 14 mars 1986 et le code général de la fonction publique.
N° TA45-2401355(TA45-2401355)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 3 juillet 2024 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire refusait un titre de séjour à Mme B, ressortissante tunisienne, et l'obligeait à quitter le territoire. La requérante, mariée depuis 2008 à un compatriote titulaire d'un titre de séjour de longue durée, vivait en France avec son époux et leurs trois enfants scolarisés depuis près de deux ans. Le tribunal a jugé que ce refus portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, en méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable via l'accord franco-tunisien. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté et de ses conséquences (obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi).
N° TA45-2401383(TA45-2401383)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B A, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 3 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a jugé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée récente et irrégulière de l'intéressé et de l'absence de liens familiaux stables établis en France. La requête a été intégralement rejetée.
N° TA45-2305223(TA45-2305223)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de la société Bretagne déménagements entreprises contestant l'attribution d'un marché de transfert sécurisé des archives départementales du Loiret. La société requérante, classée en deuxième position, soutenait que l'offre du groupement attributaire était anormalement basse et que le département avait manqué à ses obligations de vérification prévues à l'article L. 2152-6 du code de la commande publique. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que l'offre litigieuse n'était pas anormalement basse et qu'aucune faute n'était imputable au département. En conséquence, la demande d'annulation ou de résiliation du marché a été rejetée, de même que la demande indemnitaire fondée sur une perte de chance.
N° TA45-2302775(TA45-2302775)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, un surveillant pénitentiaire, qui contestait le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de son accident de trajet survenu le 31 mai 2022. Le tribunal a jugé que l'accident, une chute survenue alors que l'agent sortait de son véhicule garé dans sa propriété privée, ne s'était pas produit sur la voie publique et relevait donc du périmètre de son domicile. En application de l'article L. 822-19 du code général de la fonction publique, cet accident ne pouvait être qualifié d'accident de trajet. La décision du directeur interrégional des services pénitentiaires de Dijon n'est donc pas entachée d'erreur d'appréciation.
N° TA45-2301653(TA45-2301653)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme A, fonctionnaire de La Poste, contestant le versement de sa prime d'intéressement 2021 sur un plan d'épargne entreprise (PEE) malgré son choix exprès de la percevoir sur son compte bancaire. La juridiction a rejeté la requête comme irrecevable, considérant que le courrier du 4 mai 2022, qui se bornait à informer Mme A de l'affectation des sommes, ne constituait pas une décision faisant grief. Par ailleurs, le recours gracieux formé le 9 mai 2022 a été implicitement rejeté le 11 août 2022, et la requête enregistrée le 4 mai 2023 était tardive. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative.
N° TA45-2503831(TA45-2503831)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C... et M. B... qui contestaient la délibération du jury d'examen du CAP Boucherie 2025 déclarant leur fils non admis. Les requérants invoquaient une note injustifiée à l'épreuve de commercialisation, au regard des notes annuelles et du TDAH de leur fils. Le juge a considéré ce moyen inopérant, rappelant qu'il ne lui appartient pas de contrôler l'appréciation du jury sur la valeur d'un candidat, sauf erreur matérielle ou considération étrangère à la candidature. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2504807(TA45-2504807)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. A d'une requête contestant le refus de France Travail de recalculer son allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE). Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il a rappelé que, conformément aux articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, les litiges relatifs aux prestations d'assurance chômage, comme l'ARE, relèvent de la compétence de la juridiction judiciaire. En l'absence de convention de gestion prévue à l'article L. 5424-2 du code du travail, le litige doit être porté devant le tribunal judiciaire d'Orléans.
N° TA45-2301722(TA45-2301722)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté l’intégralité des demandes de M. A, chargé d’enseignement vacataire, qui contestait le refus implicite de l’université d’Orléans de lui verser des heures de vacation impayées et sollicitait des dommages et intérêts. La juridiction a jugé irrecevables les conclusions à fin d’annulation, le litige étant dépourvu d’objet dès l’origine car l’université avait déjà procédé au paiement des vacations concernées avant l’introduction de la requête. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées, le préjudice économique n’étant pas établi (paiement effectué) et le préjudice moral n’étant pas justifié. La décision s’appuie sur les principes généraux du contentieux administratif, sans application spécifique d’un texte autre que le code de justice administrative.
N° TA45-2301335(TA45-2301335)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de la société GCBC, classée troisième, qui demandait l’annulation du marché de travaux du lot n°1 du lycée Jacques Cœur à Bourges, attribué à la société PACE construction. La requérante soutenait que la limite de six pages pour l’offre technique était excessive et que l’attributaire avait violé le principe d’égalité de traitement en dépassant cette limite. Le tribunal a jugé ces moyens non fondés, considérant que la règle des six pages n’était pas disproportionnée et que l’offre de l’attributaire respectait le règlement de consultation. La décision s’appuie sur les principes du code de la commande publique relatifs à la passation des marchés.
N° TA45-2504899(TA45-2504899)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme A B d'un recours en excès de pouvoir contre une décision de la Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées du Loiret lui refusant l'allocation aux adultes handicapés (AAH). Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé que, conformément aux articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, les litiges relatifs à l'AAH relèvent de la compétence du juge judiciaire, en l'occurrence le tribunal judiciaire de Montargis.