Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2401382(TA45-2401382)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet du Cher refusant son admission au séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens de procédure et de fond soulevés contre le refus de titre de séjour, estimant que la décision était suffisamment motivée et que l'avis du collège de médecins de l'OFII était régulier. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du CESEDA, ni méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour ont été validées.
N° TA45-2301869(TA45-2301869)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, capitaine de l'armée de l'Air et de l'Espace, qui contestait son bulletin de notation d'officier pour 2022. Le tribunal a notamment jugé irrecevables les conclusions tendant à la communication d'un courriel, faute de saisine préalable de la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA), conformément à l'article L. 342-1 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, les moyens soulevés par le requérant, tirés de la tardiveté de la notification, de la méconnaissance de l'instruction du 13 décembre 2019, de l'erreur manifeste d'appréciation et du détournement de pouvoir, ont été écartés comme non fondés.
N° TA45-2504645(TA45-2504645)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du maire de Tours du 25 mars 2025 radiant M. B des cadres, ainsi que celle du rejet de son recours gracieux. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la privation de revenus et les répercussions sociales pour l'agent constituant une atteinte grave et immédiate à sa situation. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de l'absence de consultation préalable du préfet, en méconnaissance des articles L. 511-2 et R. 511-2 du code de la sécurité intérieure, et du défaut de respect du principe du contradictoire prévu par les articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA45-2504641(TA45-2504641)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 20 février 2025 par laquelle la procureure de la République près le tribunal judiciaire de Tours a refusé de délivrer un agrément à M. B en qualité de policier municipal. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le refus ayant privé l'intéressé de toute rémunération et conduit à sa radiation des cadres. Il a également considéré qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, celle-ci étant fondée sur des mentions du fichier TAJ potentiellement consultées irrégulièrement, sans respect de la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA45-2302730(TA45-2302730)
Le Tribunal administratif d'Orléans a examiné les requêtes de Mme B, capitaine de l'armée de Terre, contestant les décisions du ministre des armées refusant de reconnaître un lien entre son affection et le service lors du renouvellement de son congé de longue durée pour maladie. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, un vice de procédure (absence d'avis de l'inspecteur du service de santé), une erreur de droit (compétence liée) et une erreur d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des dispositions du code de la défense et des instructions applicables.
N° TA45-2502854(TA45-2502854)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A... d'un recours en excès de pouvoir contre une délibération du 22 mai 2025 de la communauté de communes des Terres du Val de Loire approuvant la mise en compatibilité du plan local d'urbanisme de Cléry-Saint-André pour un projet de déchetterie. Le requérant, qui avait annoncé un mémoire complémentaire sans le produire, a été mis en demeure sur le fondement de l'article R. 612-5 du code de justice administrative. En l'absence de réponse dans le délai imparti, il est réputé s'être désisté. Par ordonnance du 18 septembre 2025, le président de la 2ème chambre donne acte de ce désistement.
N° TA45-2405636(TA45-2405636)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... contestant l'opposition du maire de Saint-Martin-des-Bois à sa déclaration préalable pour une résidence démontable. Le juge a estimé que le projet, raccordé aux réseaux d'électricité et d'eau, ne pouvait être qualifié de résidence démontable autonome au sens de l'article R. 111-51 du code de l'urbanisme. Par ailleurs, le terrain étant situé en zone A du PLU, où seules les constructions liées à l'exploitation agricole sont autorisées, le moyen tiré de l'absence de STECAL a été écarté comme inopérant. La requête a été rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2504555(TA45-2504555)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire refusant le renouvellement du titre de séjour pour raisons de santé de M. B... A..., ressortissant congolais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle ou professionnelle, notamment au regard de son état de santé. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2504887(TA45-2504887)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur les demandes de M. B A, détenu alléguant une agression. Le juge a relevé que l'administration pénitentiaire avait conservé et transmis au parquet les images de vidéosurveillance litigieuses, et s'était engagée à permettre au requérant et à son conseil de les visionner sur place. Dès lors, l'atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales invoquées (droit de ne pas subir de traitements inhumains ou dégradants et droit à un recours effectif) a cessé, rendant les conclusions principales sans objet. La requête a été rejetée pour le surplus, incluant les frais de justice.
N° TA45-2303796(TA45-2303796)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, un ingénieur civil de la défense, qui contestait le refus du ministre des armées de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident de moto dont il a été victime le 9 juin 2023. L'administration avait estimé que l'accident, survenu lors d'un détour pour assister au spectacle de fin d'année de son fils, ne constituait pas un accident de trajet. Le tribunal a appliqué l'article L. 822-19 du code général de la fonction publique, jugeant que le détour d'une durée excessive (près d'une heure trente) ne pouvait être justifié par les nécessités de la vie courante et que l'accident n'était donc pas survenu sur le trajet normal. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision ministérielle.
N° TA45-2403002(TA45-2403002)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné les recours de M. B, ressortissant camerounais, contre deux arrêtés préfectoraux (21 juin et 6 septembre 2024) lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a annulé ces décisions, jugeant que le préfet d'Indre-et-Loire avait méconnu les dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer à M. B une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale".
N° TA45-2304982(TA45-2304982)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C..., ressortissant turc, qui contestait le refus du préfet d'Eure-et-Loir de lui délivrer un titre de séjour "Salarié" sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le requérant ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires justifiant une admission exceptionnelle au séjour. Il a également considéré que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. C..., y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
N° TA45-2401080(TA45-2401080)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté préfectoral du 15 janvier 2024. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire étaient légaux, considérant que le requérant ne justifiait pas d'une progression réelle et sérieuse dans ses études, condition posée par l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision d'interdiction de retour d'un an a été validée comme proportionnée. Les moyens tirés de l'incompétence, du défaut de motivation et de la violation de la convention franco-ivoirienne ont été écartés.
N° TA45-2500704(TA45-2500704)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence, a annulé la décision de retrait de points du permis de conduire de M. A pour une infraction commise le 12 juillet 2024. Le juge a constaté que la réalité de l'infraction n'était pas établie, car le requérant avait justifié d'un classement sans suite des poursuites par le tribunal de police, annulant ainsi le titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée. En application de l'article L. 223-1 du code de la route, cette absence de réalité de l'infraction a entraîné l'annulation du retrait de points. Le tribunal a enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et a condamné l'État à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA45-2403293(TA45-2403293)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme D..., gardien-brigadier de police municipale à Chartres, qui demandait l'annulation de son affectation au sein de la cellule « Nuisances et vidéoverbalisation » à compter du 1er juillet 2024. Le tribunal a jugé que cette décision constituait une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours, car elle ne portait pas atteinte aux droits et prérogatives statutaires de l'agent, ni à l'exercice de ses missions essentielles de police judiciaire. Les moyens soulevés, notamment le défaut de compétence de l'auteur de l'acte, l'absence de saisine du comité social, le harcèlement moral et le caractère discriminatoire, ont été écartés comme infondés ou inopérants. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité intérieure et du code général de la fonction publique.
N° TA45-2401148(TA45-2401148)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 14 février 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA45-2400516(TA45-2400516)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 23 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de destination ont également été écartés.
N° TA45-2400238(TA45-2400238)
Le Tribunal Administratif d'Orléans (5ème chambre) a rejeté la requête de M. D... contre l'arrêté du préfet du Cher refusant le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a jugé que les ressources du requérant sur les douze mois précédant sa demande (juillet 2020 à juin 2021), d'un montant moyen de 1 194,47 euros, étaient inférieures au SMIC (1 224,60 euros), ne remplissant ainsi pas la condition de ressources suffisantes de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Bien que le préfet ait examiné des revenus postérieurs plus élevés (1 274,08 euros en 2022), le tribunal a estimé que la décision de refus n'était pas entachée d'erreur de fait ou de droit.
N° TA45-2504745(TA45-2504745)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la SAS QS Consulting. La société contestait la décision du directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) prononçant son déréférencement de la plateforme « Mon compte formation » pour douze mois, assorti d'une demande de remboursement. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante se bornant à produire ses bilans pédagogiques et financiers sans démontrer de manière suffisamment grave et immédiate l'atteinte à sa situation. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA45-2305171(TA45-2305171)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation du refus implicite du préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour "Salarié". Le requérant soutenait que ce refus était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet une admission exceptionnelle au séjour pour des motifs humanitaires ou exceptionnels. Le tribunal a jugé que M. B... ne justifiait pas de motifs exceptionnels, sa situation personnelle et professionnelle ne présentant pas de caractère suffisamment particulier pour déroger aux règles de droit commun. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 435-1 du CESEDA et L. 761-1 du code de justice administrative.