Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2200953(TA45-2200953)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. C d'une demande d'indemnisation pour un défaut d'information lors de sa prise en charge au centre hospitalier de Dreux le 10 novembre 2014, ayant conduit à une phlébite et une embolie pulmonaire. Le tribunal a retenu une faute du centre hospitalier, limitant sa responsabilité à 10 % conformément au rapport d'expertise, et a condamné l'établissement à verser à M. C la somme de 2 084,27 euros en réparation de ses préjudices. La décision s'appuie sur les principes de responsabilité pour faute médicale issus du code de la santé publique, et ordonne la capitalisation des intérêts. Les frais d'expertise, taxés à 1 500 euros, sont mis à la charge du centre hospitalier à hauteur de 150 euros.
N° TA45-2404131(TA45-2404131)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de Mme A, infirmière titulaire, qui contestait un avertissement prononcé par le centre hospitalier de l’agglomération montargoise pour insuffisances professionnelles. Le tribunal a d’abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté, jugeant le recours recevable. Sur le fond, il a estimé que le défaut d’information sur le droit de se taire lors de l’entretien préalable n’était pas de nature à vicier la procédure, car ce droit ne s’applique pas aux échanges hiérarchiques ordinaires. Enfin, il a considéré que les faits reprochés étaient établis et que la sanction d’avertissement n’était pas disproportionnée.
N° TA45-2403483(TA45-2403483)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait la décision du préfet d'Indre-et-Loire de classer sans suite sa demande de naturalisation. Le préfet avait motivé ce classement par l'absence de production d'un justificatif de niveau de langue française B1, exigé par l'article 37-1 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, et ce malgré une mise en demeure. Le tribunal a jugé que la requérante n'apportait aucune preuve des envois de documents qu'elle alléguait, et que le dossier était toujours incomplet à la date de la décision attaquée. En conséquence, la décision de classement sans suite, prise sur le fondement de l'article 40 du même décret, a été validée.
N° TA45-2403374(TA45-2403374)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 20 juin 2024 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir refusait un titre de séjour à M. B, un ressortissant malien confié à l'aide sociale à l'enfance. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en exigeant que le demandeur soit isolé dans son pays d'origine, alors que l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne retient que la nature des liens familiaux comme critère. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois.
N° TA45-2504085(TA45-2504085)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A... comme manifestement irrecevable. Celle-ci avait transmis un arrêté préfectoral du 9 juillet 2025 portant obligation de quitter le territoire français, sans l'assortir de moyens ou de conclusions, comme l'exigent les articles R. 411-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. Le président de la 2ème chambre a donc fait application de l'article R. 222-1 4° du même code pour rejeter la requête sans invitation à régulariser.
N° TA45-2401539(TA45-2401539)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné les demandes indemnitaires de M. B A, détenu, qui contestait la légalité de fouilles intégrales subies en novembre-décembre 2023 et entre janvier et mai 2024. Le requérant invoquait une méconnaissance des articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté ses requêtes, jugeant que les fouilles étaient justifiées par la présomption d'infraction et les risques pour la sécurité, et qu'elles étaient proportionnées au regard de son profil pénal. Aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'État n'a été retenue.
N° TA45-2401035(TA45-2401035)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, un ressortissant jordanien, qui contestait le refus implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil (CMA) pour une nouvelle demande de réexamen d'asile. La juridiction a jugé la requête irrecevable, car le requérant n'a pas démontré avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) avant de saisir le tribunal. En conséquence, les conclusions en annulation, injonction et frais de justice ont été rejetées.
N° TA45-2302178(TA45-2302178)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la décision implicite du directeur du centre de détention de Châteaudun refusant de communiquer à M. B, un détenu, les images vidéo le concernant enregistrées le 10 décembre 2022. Le tribunal a jugé que ces images constituent un document administratif communicable en application des articles L. 300-2 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration, et que l'administration n'a pas démontré que leur divulgation porterait atteinte à la sécurité publique ou au comportement d'un tiers. En conséquence, le tribunal a enjoint au directeur de communiquer les images dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a mis à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA45-2302164(TA45-2302164)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contre un permis de construire délivré par le maire de Méry-sur-Cher pour transformer une écurie en gîte de quatre personnes. Le juge a estimé que le requérant, dont la propriété est située à environ 300 mètres du projet, ne justifiait pas d’un intérêt à agir au sens de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme. Les allégations de vues directes, de nuisances sonores et d’augmentation du trafic n’ont pas été étayées par des éléments probants, compte tenu de la distance, de la végétation dense et de la faible capacité d’accueil du gîte. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2304466(TA45-2304466)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande d'indemnisation de M. A, qui contestait deux fouilles intégrales subies en détention les 23 novembre 2022 et 18 mars 2023. Le juge a estimé que ces fouilles étaient justifiées par la présomption d'une infraction et les risques pour la sécurité, conformément aux articles L. 225-1 et R. 225-2 du code pénitentiaire, et qu'elles étaient proportionnées au regard du profil pénal et du comportement du requérant. Aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'État n'a été retenue, et la demande a été rejetée.
N° TA45-2402705(TA45-2402705)
Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 14 juin 2024 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant ivoirien, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en estimant que M. A ne pouvait bénéficier de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif qu'il n'avait pas été confié à l'aide sociale à l'enfance par un juge des enfants, alors que cette disposition s'applique également à un jeune majeur bénéficiant d'une tutelle d'État. Par conséquent, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. A une carte de séjour temporaire portant la mention "travailleur temporaire".
N° TA45-2402603(TA45-2402603)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A B, ressortissant mauritano-sénégalais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 18 décembre 2023 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé par un délégataire et suffisamment motivé. Il a également estimé que le refus de titre ne méconnaissait ni les dispositions de l'article L. 423-23 du CESEDA ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que la préfète n'avait pas à saisir la commission du titre de séjour. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de renvoi, fondées sur ce refus légal, ont été jugées valides.
N° TA45-2504659(TA45-2504659)
Refus de titre de séjour pour un ressortissant guinéen confié à l’aide sociale à l’enfance (ASE) et en contrat d’apprentissage. Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision du préfet d’Indre-et-Loire du 4 juillet 2025. La condition d’urgence a été reconnue en raison de l’interruption du contrat d’apprentissage et de la perte de prise en charge par l’ASE. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l’article L. 435-3 du CESEDA, le préfet ayant commis une erreur de fait sur la minorité et le placement du requérant.
N° TA45-2404203(TA45-2404203)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A..., aide-soignante en EHPAD, qui contestait un blâme disciplinaire. La sanction lui avait été infligée pour ne pas s'être présentée à son poste le 10 avril 2024, malgré le refus exprès de sa hiérarchie de lui accorder un jour de repos. Le juge a estimé que la matérialité des faits était établie et que ceux-ci constituaient une faute justifiant une sanction disciplinaire. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux sanctions du premier groupe. Mme A... a également été condamnée à verser 1 500 euros à l'EHPAD au titre des frais de justice.
N° TA45-2303745(TA45-2303745)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B A d'une demande d'indemnisation pour le préjudice subi suite à une sanction disciplinaire de quatorze jours de quartier disciplinaire (dont sept avec sursis), prononcée le 27 février 2020 par la commission de discipline du centre pénitentiaire d'Orléans-Saran, et retirée après un recours administratif. Le tribunal a reconnu l'illégalité fautive de cette décision, engageant la responsabilité de l'État, mais a limité la réparation à 700 euros, estimant que le préjudice moral de M. A devait être évalué à 100 euros par jour effectif de détention. La solution s'appuie sur les principes de la responsabilité administrative pour faute et les dispositions du code de procédure pénale relatives au régime disciplinaire des détenus.
N° TA45-2400284(TA45-2400284)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la demande de M. A, détenu, qui sollicitait la réparation du préjudice subi suite à une décision de déclassement d'emploi du 13 octobre 2022, retirée par l'administration le 19 décembre 2022. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour illégalité fautive, l'administration ne contestant pas ce point. Il a condamné l'État à verser à M. A une indemnité de 640,66 euros, correspondant à la perte de rémunération entre le 10 octobre et le 8 décembre 2022, calculée sur la base de son salaire moyen des trois derniers mois, avec intérêts au taux légal à compter du 22 janvier 2024. La décision s'appuie sur les articles R. 232-5, R. 232-6 et R. 233-2 du code pénitentiaire.
N° TA45-2403174(TA45-2403174)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la demande de M. A, détenu, qui contestait la légalité de son placement à l'isolement provisoire (5 octobre 2023) et de ses prolongations (9 octobre 2023 et 5 janvier 2024), et sollicitait 3 500 euros de dommages et intérêts. Le requérant invoquait l'incompétence de l'auteur de la première décision et une erreur d'appréciation, soulignant la mainlevée de la mesure le 15 janvier 2024. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la compétence du directeur pour la décision initiale était établie sur le fondement de l'article R. 213-22 du code pénitentiaire, et que l'illégalité fautive n'était pas démontrée. Les textes appliqués incluent le code pénitentiaire et le code de justice administrative.
N° TA45-2304116(TA45-2304116)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par la SCEA de la Bergerie d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Les Choux du 25 septembre 2023 s'opposant à une déclaration préalable pour l'installation de panneaux photovoltaïques. La requérante s'est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 26 août 2025. Sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 16 septembre 2025.
N° TA45-2400226(TA45-2400226)
Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par l’EARL Ferme des Grands Champs d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 19 juillet 2023 refusant l’autorisation d’exploiter 29,54 ha de terres et autorisant un concurrent, M. C. La requérante invoquait notamment une erreur d’appréciation des rangs de priorité prévus par le code rural et de la pêche maritime. Par un mémoire du 6 décembre 2024, l’EARL s’est désistée purement et simplement de sa requête après la conclusion d’un protocole d’accord avec M. C. Par ordonnance du 15 septembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement, en application des articles R. 222-1 et R. 636-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2501643(TA45-2501643)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme C tendant à obtenir une provision de 300 000 euros du centre hospitalier universitaire d'Orléans ou de l'ONIAM. Le juge a estimé que l'obligation dont se prévalait la requérante était sérieusement contestable, en raison des conclusions contradictoires des deux expertises médicales, l'une concluant à un aléa thérapeutique et l'autre à une faute. En conséquence, la condition d'une obligation non sérieusement contestable n'étant pas remplie, la demande de provision a été rejetée.