Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2405479(TA45-2405479)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C G, ressortissante congolaise, qui contestait son transfert aux autorités belges et son assignation à résidence. La requérante soutenait notamment l'incompétence de l'auteur des arrêtés, un vice de procédure lié à l'entretien individuel prévu par le règlement (UE) n° 604/2013, et l'absence de preuve de l'accord des autorités belges. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que la délégation de signature était régulière et que les conditions de l'entretien étaient remplies. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, fondé sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2404847(TA45-2404847)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. F, ressortissant albanais, contestant l'arrêté préfectoral du 22 août 2024 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la décision d'obligation de pointage était suffisamment motivée et que le moyen tiré d'une erreur de fait concernant l'emploi n'était pas étayé. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, la situation de la famille étant indissociable et l'épouse faisant également l'objet d'une mesure d'éloignement. La décision s'appuie notamment sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2405481(TA45-2405481)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C épouse H, ressortissante albanaise, qui contestait un arrêté du préfet de Loir-et-Cher refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et l'assignant à résidence. Le juge a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a estimé que la mesure d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la vie familiale pouvant se reconstituer en Albanie, et que l'assignation à résidence n'était pas disproportionnée. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2405589(TA45-2405589)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi par renvoi du tribunal de Nantes, s'est déclaré incompétent pour statuer sur la requête de M. A, alias B, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 juin 2024 portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de destination. En application des articles R. 776-16 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal compétent est celui dans le ressort duquel se trouve le lieu de rétention ou d'assignation à résidence du requérant au moment de l'introduction de la requête. Constatant que M. A était assigné à résidence dans la Sarthe, le tribunal a transmis le dossier au Tribunal administratif de Nantes, territorialement compétent.
N° TA45-2405613(TA45-2405613)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la commune de Gaubertin visant à suspendre deux délibérations du conseil communautaire du Pithiverais Gâtinais attribuant des concessions de gestion des services d'eau potable et d'assainissement aux sociétés Véolia et Aqualia. Le juge a estimé que les conclusions de la commune étaient irrecevables car dépourvues d'objet, les contrats de concession ayant déjà été signés le 6 décembre 2024, rendant les délibérations attaquées insusceptibles d'exécution. La condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des délibérations, invoquées par la commune, n'ont donc pas été examinées au fond.
N° TA45-2405615(TA45-2405615)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la commune de Juranville visant à suspendre deux délibérations de la communauté de communes du Pithiverais Gâtinais attribuant des concessions de service public d'eau potable et d'assainissement aux sociétés Véolia et Aqualia. Le juge a estimé que la demande était irrecevable car dépourvue d'objet, les contrats de concession ayant déjà été signés le 6 décembre 2024, rendant les délibérations attaquées insusceptibles d'exécution. La solution retenue est donc un rejet pour irrecevabilité, sans examen de l'urgence ou du doute sérieux sur la légalité.
N° TA45-2500015(TA45-2500015)
Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Chinon fondée sur l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation. Le juge a désigné un expert pour examiner le mur de soutènement d’une propriété privée présentant un péril pour la sécurité publique en raison d’un risque d’effondrement. L’expert devra constater l’état du mur, évaluer le danger et son caractère imminent, et proposer des mesures de mise en sécurité. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement des articles L. 511-9 et R. 556-1 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que de l’article R. 531-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2405423(TA45-2405423)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 15 novembre 2024 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant congolais, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A, entré en France à 14 ans en 2018, ne justifiait pas d'une situation d'urgence particulière malgré la signature d'un CDI et un risque de perte de logement. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2405510(TA45-2405510)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant gabonais, contestant la décision du préfet d'Eure-et-Loir fixant le Gabon comme pays de renvoi en exécution d'une interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré du vice de procédure, estimant que la procédure contradictoire prévue par les articles L. 121-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration avait été respectée. Il a également jugé non fondé le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de preuve de risques personnels de traitements inhumains ou dégradants au Gabon.
N° TA45-2405577(TA45-2405577)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, constate que le requérant, initialement retenu dans son ressort, a été assigné à résidence à Nantes en cours d'instance. En application des articles L. 776-1 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal se déclare territorialement incompétent. Il ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif de Nantes, dans le ressort duquel se situe le nouveau lieu d'assignation à résidence.
N° TA45-2405578(TA45-2405578)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, saisi d'un recours en excès de pouvoir par M. A D C contre un arrêté préfectoral du Calvados portant obligation de quitter le territoire français, constate un changement de situation en cours d'instance. Le requérant, initialement placé en rétention dans le ressort d'Orléans, a été assigné à résidence dans le Calvados. En application des articles L. 776-1 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal se déclare territorialement incompétent. Par ordonnance du 3 janvier 2025, il transmet le dossier au Tribunal Administratif de Caen, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA45-2405588(TA45-2405588)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête du syndicat SPASDIS-CFTC qui contestait une délibération du SDIS d'Indre-et-Loire créant un emploi de "Chef de groupement Appui Santé Sécurité" et modifiant l'organigramme. Le juge a constaté que la demande, présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, ne sollicitait pas la suspension d'une décision mais son annulation, ce qui relève du juge du fond et non du juge des référés. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable, sans examen de l'urgence ou du doute sérieux. Les frais de justice ont également été refusés au syndicat, partie perdante.
N° TA45-2405560(TA45-2405560)
Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait la décision du préfet d'Eure-et-Loir fixant le Maroc comme pays de renvoi en exécution d'une interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal écarte le moyen tiré du vice de procédure, estimant que la procédure contradictoire prévue aux articles L. 121-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration a été respectée, M. A ayant été informé et ayant pu présenter ses observations. Le moyen fondé sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme est également rejeté, faute de précisions suffisantes. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA45-2405556(TA45-2405556)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant arménien, qui contestait un arrêté du préfet d'Eure-et-Loir lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé l'arrêté suffisamment motivé et a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette appréciation a été fondée sur la gravité et la récurrence des condamnations pénales de l'intéressé (vol, violences, extorsion), constituant une menace pour l'ordre public, et sur l'absence de preuve d'une insertion significative en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA45-2301171(TA45-2301171)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de Mme B, attachée principale, qui contestait un courrier du maire de Châteauneuf-sur-Loire l’informant de l’émission d’un titre de recettes de 31 471,51 € pour cumul d’activités non autorisé. La juridiction a jugé que ce courrier, purement informatif et non décisoire, constituait un acte préparatoire insusceptible de recours, rendant la requête manifestement irrecevable. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté l’affaire sans invitation à régulariser, confirmant que la contestation du titre exécutoire devait être portée par une autre voie (requête n° 2301242).
N° TA45-2400669(TA45-2400669)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. D E, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 15 février 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement prise par le préfet.
N° TA45-2401208(TA45-2401208)
Le Tribunal Administratif d’Orléans (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B et M. D visant à l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Saint-Jean-de-la-Ruelle à la société Pierreval ingénierie pour la construction de 40 logements. La juridiction a examiné les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, les insuffisances du dossier, la conformité aux règles de stationnement et au plan local d’urbanisme métropolitain (PLUm), ainsi que la méconnaissance de l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme. Le tribunal a également relevé d’office l’irrecevabilité de certains moyens en application de l’article R. 600-5 du code de l’urbanisme, et a conclu que les moyens présentés n’étaient pas fondés.
N° TA45-2103361(TA45-2103361)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé le titre de recettes émis par le SIEPARE à l'encontre de la SCI Lorimmo pour le paiement de la participation financière pour l'assainissement collectif. Le tribunal a jugé que le titre de recettes ne comportait pas les bases et éléments de calcul de la créance, en méconnaissance de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique. La requête a été déclarée recevable car introduite dans le délai de deux mois suivant la notification du titre. La solution retenue est l'annulation du titre de recettes pour défaut de motivation.
N° TA45-2400373(TA45-2400373)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, propriétaire agricole, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 novembre 2023 ordonnant la destruction de sangliers et de trente cervidés sur plusieurs communes. La requérante invoquait notamment l'absence de participation du public, une erreur de droit au regard de l'article L. 427-6 du code de l'environnement, et une atteinte à sa vie privée. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris dans le cadre de la régulation des espèces, n'avait pas d'incidence directe et significative sur l'environnement nécessitant une consultation publique, et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La demande de Mme A a donc été rejetée.
N° TA45-2201582(TA45-2201582)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête des consorts A et autres demandant l'annulation de l'arrêté du maire de Saintigny du 9 mars 2022, qui ne s'était pas opposé à la déclaration préalable de la société Totem France pour l'implantation d'une antenne-relais de téléphonie mobile. Le tribunal a d'abord jugé que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir, car leurs habitations, situées à plus de 350 mètres du projet, ne subissaient pas d'atteinte directe à leurs conditions de jouissance, malgré l'impact visuel allégué. Sur le fond, il a écarté les moyens soulevés, notamment l'absence d'avis de la commission départementale (article L. 111-5 du code de l'urbanisme) et la nécessité d'un permis de construire, estimant que la déclaration préalable était suffisante et que l'erreur manifeste d'appréciation (article R. 111-27 du code de l'urbanisme) n'était pas établie. La solution retenue est donc le rejet de la requête.