Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2600171(TA45-2600171)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante gabonaise, qui demandait une injonction au préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction pour son renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que l'intéressée bénéficiait déjà d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 21 janvier 2026, rendant la mesure demandée inutile. La requête a été rejetée par ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA45-2600023(TA45-2600023)
Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté le non-lieu à statuer sur la requête de M. C... tendant à la suspension d’un refus implicite de regroupement familial. En effet, la préfète du Loiret a, le 13 janvier 2026, accordé le regroupement familial sollicité, retirant ainsi implicitement la décision de rejet contestée. Les conclusions de la requête ayant perdu leur objet, le juge a prononcé un non-lieu en application de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA45-2500147(TA45-2500147)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme A... B... d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision du préfet d'Indre-et-Loire du 28 novembre 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 351-4 du code de justice administrative. Il a jugé que le classement sans suite, motivé par l'absence de production de l'apostille de l'acte de naissance malgré une demande de complément, ne constituait pas une décision faisant grief susceptible de recours. Cette solution s'appuie sur les articles 37-1 et 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA45-2300890(TA45-2300890)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. et Mme B... d'une demande d'indemnisation fondée sur la responsabilité sans faute du CHRU de Tours pour une infection nosocomiale contractée lors d'une hospitalisation en novembre 2017. La CPAM du Puy-de-Dôme est intervenue pour réclamer le remboursement de ses débours. Le tribunal a reconnu la responsabilité de plein droit du CHRU sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. Il a condamné l'établissement à verser diverses sommes à M. B... au titre de ses préjudices personnels et à la CPAM pour ses débours, tout en rejetant la demande de Mme B... pour défaut de lien de causalité direct avec l'infection.
N° TA45-2400587(TA45-2400587)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A..., professeure des écoles, qui contestait l'arrêté du recteur de l'académie d'Orléans-Tours prolongeant sa suspension de fonctions pour trois mois à compter du 1er janvier 2024. La requérante invoquait un défaut de motivation et une méconnaissance de l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983, faute de saisine du conseil de discipline ou de poursuites pénales. Le tribunal a jugé que la prolongation de la suspension était légale au regard des articles L. 531-1 et suivants du code général de la fonction publique, dès lors que l'intéressée faisait l'objet de poursuites pénales, justifiant ainsi une décision motivée et le maintien de la mesure au-delà de quatre mois. La solution retenue confirme la validité de l'arrêté attaqué.
N° TA45-2400609(TA45-2400609)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. A..., qui demandait la condamnation de l’État à lui verser 1 035,68 euros pour le refus de ses demandes de congés annuels. Le requérant invoquait une discrimination fondée sur son état de santé et une absence de justification par les nécessités du service. Le tribunal a jugé que le refus de congés était justifié par l’intérêt du service, compte tenu de son absence prolongée et de la nécessité d’assurer la continuité du service. Aucune faute de l’administration ni inégalité de traitement n’ont été retenues, et les conclusions indemnitaires ont été rejetées. La décision s’appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 84-972 du 26 octobre 1984.
N° TA45-2203381(TA45-2203381)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. A..., technicien géomètre, d'une demande de remboursement de frais médicaux et connexes (8 120,30 euros) consécutifs à trois accidents de service reconnus imputables. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que l'administration n'avait pas commis d'erreur de droit en subordonnant le remboursement à un avis de la commission de réforme, et que le requérant n'établissait pas le lien direct entre les frais exposés et les accidents. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux accidents de service.
N° TA45-2600053(TA45-2600053)
Le Tribunal administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme A..., ressortissante ivoirienne, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été annulée pour insuffisance de motivation, car elle ne précisait pas les motifs de droit et de fait justifiant le refus, notamment au regard de la vulnérabilité de la requérante. Le tribunal a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de Mme A... dans un délai d'un mois.
N° TA45-2400325(TA45-2400325)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... demandant l'annulation de la décision du 22 novembre 2023 par laquelle l'inspectrice du travail avait autorisé son licenciement pour faute. La requérante, salariée protégée exerçant des mandats représentatifs, contestait notamment la compétence de l'autorité signataire, un vice de procédure, la prescription des faits et l'absence de faute. Le tribunal a jugé que l'inspectrice du travail était compétente, le lieu de travail de Mme B... relevant de sa section, et a écarté l'ensemble des moyens soulevés, confirmant ainsi la légalité de l'autorisation de licenciement.
N° TA45-2404879(TA45-2404879)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 26 juillet 2024 refusant un titre de séjour à une ressortissante algérienne. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la durée de présence en France (plus de huit ans), du mariage avec un ressortissant algérien en situation régulière, et de la scolarisation de deux de leurs quatre enfants. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer le certificat de résidence sollicité dans un délai de deux mois. Les textes appliqués incluent l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2302489(TA45-2302489)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., qui contestait le montant de son augmentation de rémunération et de sa part variable pour 2021, estimant qu'ils étaient entachés de discrimination syndicale. Le tribunal a jugé que le requérant n'apportait aucun élément probant à l'appui de son allégation de discrimination liée à son mandat de représentant du personnel au CHSCT. La décision initiale du 10 mai 2022 et le rejet du recours gracieux du 3 juillet 2022 ont été confirmés.
N° TA45-2504351(TA45-2504351)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme B... d'un recours contestant une décision du département d'Indre-et-Loire lui accordant une remise partielle de sa dette de revenu de solidarité active (RSA). La requérante a ensuite déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement.
N° TA45-2500778(TA45-2500778)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet du Cher du 29 janvier 2025. Ce dernier refusait le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeait à quitter le territoire français et prononçait une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé. La solution retenue s'appuie sur le code des relations entre le public et l'administration et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2400085(TA45-2400085)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme F... G... et de ses enfants, qui demandaient l'annulation de la décision du 9 novembre 2023 refusant de reconnaître l'imputabilité au service du décès de M. C... G..., professeur décédé d'un accident cardiovasculaire dans l'enceinte de son lycée. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également écarté le moyen d'erreur de droit, la décision contestée ne constituant pas un retrait de la reconnaissance initiale d'imputabilité mais un refus d'attribution d'une rente viagère d'invalidité. Enfin, le tribunal a jugé que le lien direct entre le décès et le service n'était pas établi, rejetant ainsi la requête. La décision s'appuie sur les articles L. 822-18 du code général de la fonction publique et L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite.
N° TA45-2304565(TA45-2304565)
Le tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... dirigée contre l'arrêté du 11 février 2022 la déclarant inapte à exercer ses fonctions de praticien hospitalier, au motif que cet acte ne constituait pas une décision faisant grief et était donc irrecevable. Il a également rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté du 11 septembre 2023 prononçant sa radiation du statut de praticien hospitalier, estimant que la procédure était régulière et que l'administration n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation. La solution s'appuie notamment sur les articles R. 6152-39 et R. 6152-42 du code de la santé publique.
N° TA45-2600018(TA45-2600018)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné les recours de M. A..., ressortissant congolais, contre les décisions du préfet d'Eure-et-Loir du 30 décembre 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'erreur manifeste d'appréciation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'illégalité de l'assignation à résidence, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des arrêtés préfectoraux, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2403630(TA45-2403630)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 9 août 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de fait en mentionnant la présence de la famille de l'intéressé au Maroc. Il a estimé que M. B..., entré irrégulièrement en France à 16 ans et confié à l'aide sociale à l'enfance, ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires au sens de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) pour obtenir un titre de séjour, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2304729(TA45-2304729)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la demande de M. A..., ancien militaire affecté en Polynésie française, qui sollicitait l'indemnisation de sa myélodysplasie sur le fondement de la présomption de causalité instituée par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 relative aux victimes des essais nucléaires. Le tribunal a jugé que, bien que la présomption soit applicable, le CIVEN a démontré, au vu des conditions concrètes d'exposition et des données scientifiques, que la dose annuelle reçue par M. A. était inférieure à 1 mSv, renversant ainsi cette présomption. En conséquence, la requête a été rejetée, le lien de causalité entre l'exposition et la pathologie n'étant pas établi. Les textes appliqués incluent la loi du 5 janvier 2010 et ses modifications ultérieures, ainsi que le code de la santé publique.
N° TA45-2403639(TA45-2403639)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., ressortissant guinéen, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet d'Indre-et-Loire. Le requérant invoquait notamment une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA45-2405393(TA45-2405393)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de la société Gepsa, qui contestait le refus d'autorisation de licenciement de M. A..., salarié protégé. La juridiction a d'abord déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre la décision initiale de l'inspecteur du travail du 27 février 2024, celle-ci ayant été retirée et remplacée par la décision ministérielle du 24 octobre 2024. Sur le fond, le tribunal a jugé que la ministre du travail n'avait commis ni erreur de fait, ni erreur de droit, ni erreur d'appréciation en refusant l'autorisation de licenciement, estimant que les fautes reprochées n'étaient pas d'une gravité suffisante. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés mandatés.