Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2504877(TA45-2504877)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme F... contestant le refus de la préfète du Loiret d'autoriser le regroupement familial pour ses trois enfants nés au Cameroun. La décision de refus, fondée sur les articles L. 434-6 et L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002, a été annulée. Le tribunal a jugé que la préfète avait commis une erreur de droit en excluant du regroupement familial un enfant résidant en France, sans que cette situation ne soit établie, et en retenant un motif d'insuffisance de logement sans démontrer que celui-ci ne répondait pas aux normes de décence. La solution retenue est l'annulation de la décision du 12 juin 2025, avec injonction à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.
N° TA45-2402025(TA45-2402025)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante congolaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet d'Indre-et-Loire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était légale, notamment car Mme D... ne justifiait pas d'un visa de long séjour requis par l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour bénéficier d'un titre de séjour en tant que conjoint de Français. Il a également estimé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les demandes d'annulation et d'injonction ont été rejetées.
N° TA45-2504586(TA45-2504586)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... contestant un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun exposé clair des faits ou moyens, en violation des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Aucun mémoire complémentaire n'ayant été produit dans le délai de recours, la présidente de la 4ème chambre a prononcé le rejet par ordonnance.
N° TA45-2501414(TA45-2501414)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus du département d'Indre-et-Loire de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». Le juge a estimé que le handicap cognitif invoqué par le requérant ne remplissait pas les conditions strictes de l'arrêté du 3 janvier 2017, car il ne démontrait pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied (périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou recours systématique à une aide) ni l'impossibilité de tout déplacement seul. La solution retenue est donc le rejet de la demande, sur le fondement des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA45-2401316(TA45-2401316)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C... contestant l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 20 décembre 2023. Ce dernier refusait un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire, d'une fixation du pays de destination et d'une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que l'obligation de quitter le territoire ne violait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. C....
N° TA45-2402711(TA45-2402711)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. et Mme G... d'une demande d'expertise, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer les causes des inondations affectant leur propriété, qu'ils attribuent aux défaillances de la noue située sur un chemin rural communal. La commune de Bournan s'est opposée à cette demande en invoquant l'autorité de la chose jugée par un précédent jugement du 11 mai 2017 et l'absence de lien de causalité. Le juge des référés a fait droit à la demande d'expertise, considérant qu'elle présentait un objet distinct de l'expertise antérieure et une utilité pour un éventuel contentieux à venir, en raison de l'indétermination persistante sur l'origine des désordres.
N° TA45-2401612(TA45-2401612)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante marocaine, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour « étudiant » et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la préfète du Loiret n'avait pas méconnu les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison du caractère peu sérieux et de l'absence de progression dans le cursus universitaire de l'intéressée. La décision a également jugé que le refus n'était pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation. Par conséquent, les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais d'instance ont été rejetées.
N° TA45-2501858(TA45-2501858)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... B... contestant la décision du préfet d’Indre-et-Loire du 7 mars 2025 classant sans suite sa demande d’acquisition de la nationalité française. Le tribunal a jugé que cette décision de classement, fondée sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, ne constitue pas un acte faisant grief dès lors que le demandeur n’a pas produit les pièces complémentaires demandées. En l’absence de contestation utile du motif d’incomplétude du dossier, le recours pour excès de pouvoir a été déclaré irrecevable en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2403005(TA45-2403005)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. B... d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision du préfet d'Indre-et-Loire du 15 janvier 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation. En cours d'instance, le préfet a convoqué le requérant à un entretien, ce qui a implicitement rapporté la décision contestée. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 000 euros à M. B... au titre des frais de justice.
N° TA45-2501193(TA45-2501193)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SARL REOP, qui contestait le refus de la préfète de la région Centre-Val de Loire d'enregistrer sa déclaration d'activité de prestataire de formation. En application de l'article R. 6351-11 du code du travail, un recours administratif préalable obligatoire devait être exercé avant toute saisine du juge. La société n'ayant pas justifié de l'existence d'un tel recours préalable à sa requête, et la régularisation tardive étant sans effet, le juge a prononcé le rejet sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2500650(TA45-2500650)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de remise gracieuse d'un indu d'aide personnelle au logement de 2 335,02 euros. Le juge a estimé que la requérante, qui ne contestait pas le bien-fondé de l'indu, ne justifiait pas d'une situation de précarité suffisante pour obtenir une remise, compte tenu de ses ressources mensuelles (environ 2 651 euros) et de son loyer (705 euros). La décision s'appuie sur le code de la construction et de l'habitation, le juge substituant son appréciation à celle de l'administration pour examiner les conditions de précarité et de bonne foi.
N° TA45-2401162(TA45-2401162)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. E..., ressortissant rwandais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Loiret. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatifs à la délivrance d'un titre de séjour pour raisons médicales, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que la procédure d'avis médical avait été régulièrement suivie et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale.
N° TA45-2502389(TA45-2502389)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de Mme B... contestant le classement sans suite de sa demande d’acquisition de la nationalité française par le préfet d’Indre-et-Loire. Le tribunal a jugé que cette décision de classement, fondée sur l’absence de production de pièces complémentaires malgré une mise en demeure, ne constitue pas un acte faisant grief et n’est donc pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête a été déclarée manifestement irrecevable en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués sont le code civil, le décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 (notamment son article 40) et le code de justice administrative.
N° TA45-2506638(TA45-2506638)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par l'association Commission des citoyens pour les droits de l'Homme d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du directeur de l'établissement public de santé mentale du Loiret de lui communiquer des extraits du registre prévu à l'article L. 3212-11 du code de la santé publique. L'association s'est désistée de sa requête après avoir obtenu les documents demandés. Par une ordonnance du 21 janvier 2026, la présidente de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2600223(TA45-2600223)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du Finistère portant obligation de quitter le territoire français, a constaté un changement de situation de l'intéressé. Suite à sa libération du centre de rétention d'Olivet, M. B... a été assigné à résidence à Quimper par le préfet du Finistère. En application des articles R. 922-4 et R. 221-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a estimé que le litige relevait désormais de la compétence territoriale du tribunal administratif de Rennes. Par ordonnance, il a donc transmis le dossier à cette juridiction.
N° TA45-2505593(TA45-2505593)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la levée du blocage de son compte ANEF et la fixation d'un rendez-vous pour un changement de statut. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que l'intéressé, titulaire d'une attestation de prolongation d'instruction délivrée par la préfecture de Meurthe-et-Moselle, n'apportait aucun élément démontrant l'impossibilité de procéder à son changement de statut. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA45-2600088(TA45-2600088)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi par M. B... d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Loire-Atlantique portant obligation de quitter le territoire français, a ordonné le 20 janvier 2025 la transmission du dossier au Tribunal administratif de Nantes. Cette décision est fondée sur les articles R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 221-3 du code de justice administrative, en raison de l'assignation à résidence de M. B... dans le département de la Loire-Atlantique. Le tribunal a ainsi constaté son incompétence territoriale et renvoyé l'affaire à la juridiction compétente.
N° TA45-2600233(TA45-2600233)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... contestant un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le juge a constaté que la notification de l'arrêté, effectuée à l'adresse déclarée par l'intéressé et retournée avec la mention "pli avisé et non réclamé", était régulière et faisait courir le délai de recours d'un mois prévu à l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête, enregistrée le 19 janvier 2026, était tardive car présentée après l'expiration de ce délai. En application du 4° de l'article R. 922-17 du même code, le recours a été rejeté pour irrecevabilité manifeste.
N° TA45-2600241(TA45-2600241)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, le titre de séjour de l'intéressée étant encore en cours de validité, et que l'utilité de la mesure n'est pas établie, faute pour la requérante de justifier du dépôt effectif de sa demande. La requête est donc rejetée.
N° TA45-2304503(TA45-2304503)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme A..., ingénieure de l'agriculture, d'une demande d'indemnisation pour la mauvaise gestion de sa situation administrative par l'État, notamment le non-versement du complément indemnitaire annuel (CIA) pour 2021 et 2022 et des retards dans le versement de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE). La requérante invoquait une violation du principe d'égalité et une discrimination fondée sur son état de santé. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que l'administration avait régularisé sa situation et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie notamment sur le code général de la fonction publique et le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014.