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Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A... B... d'un litige portant sur une facture d'eau émise par la société Véolia. Se fondant sur l'article L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales, le juge a rappelé que le service public de l'eau est un service public industriel et commercial. Par conséquent, les litiges individuels entre un tel service et ses usagers relèvent du droit privé et de la compétence de la juridiction judiciaire. La requête a été rejetée comme portée devant une juridiction administrative manifestement incompétente, en application du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête des consorts C... qui demandaient la condamnation de l'État pour le décès de M. E... C..., survenu en 2000 des suites d'un cancer du poumon contracté lors de sa participation aux essais nucléaires en Polynésie française en 1972. Le tribunal a jugé que la créance indemnitaire était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968, le délai de quatre ans ayant commencé à courir au plus tard en 2016, après le rejet définitif de leur première demande par le Conseil d'État. La décision du CIVEN en 2018, reconnaissant le caractère radio-induit du cancer, n'a pas interrompu la prescription, car elle concernait une action successorale distincte et non les préjudices personnels des requérants.
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A... D... veuve B..., qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser de ses préjudices moral et économique consécutifs au décès de son époux, M. C... B..., survenu en 2010 des suites d'un cancer du foie qu'elle attribuait à son exposition aux essais nucléaires en Polynésie française. La juridiction a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Elle a jugé que la créance de Mme B..., relative à ses préjudices personnels, était prescrite faute d'avoir été présentée dans le délai de quatre ans suivant l'acquisition de ses droits, lequel avait commencé à courir au plus tard à la date du décès de son époux en 2010.
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. E..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet du Calvados du 4 janvier 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature au directeur de cabinet étant régulière, et a jugé que les autres moyens (insuffisance de motivation, erreur manifeste d'appréciation) n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait d'enjoindre au préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre était née le 13 juillet 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui méconnaît une condition posée par l'article L. 521-3. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de M. A... tendant à la suspension de son assignation à résidence. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, dès lors que les requêtes en annulation des arrêtés préfectoraux (refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire et assignation à résidence) sont déjà programmées pour être jugées prochainement. En conséquence, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 30 décembre 2025 portant assignation à résidence de M. A.... Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que les requêtes en annulation des arrêtés contestés (refus de titre de séjour, OQTF et assignation) étaient déjà inscrites au rôle pour une audience fixée au 13 janvier 2026. En conséquence, la requête a été rejetée par ordonnance en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... A... qui demandait le renouvellement immédiat de son récépissé de demande de titre de séjour. La requérante, titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle expirée en août 2024, bénéficiait encore d'un récépissé en cours de validité. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour justifier une intervention à très bref délai, n'était pas remplie. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme A..., agent du CHRU de Tours, contestant le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de sa tendinopathie de l'épaule droite. La requérante invoquait notamment la présomption d'imputabilité prévue à l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, applicable aux maladies professionnelles figurant aux tableaux du code de la sécurité sociale. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que les conditions de cette présomption n'étaient pas remplies et que le lien direct avec le service n'était pas établi. La décision confirme ainsi le refus du CHRU de Tours, sans faire droit aux conclusions de Mme A.
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B..., infirmière au CHRU de Tours, qui demandait l'annulation de la décision du 22 décembre 2022 refusant le versement d'une sur-rémunération pour des heures supplémentaires effectuées durant des astreintes entre mars 2020 et septembre 2022. La requérante invoquait les décrets n° 2020-718 du 11 juin 2020, n° 2021-287 du 16 mars 2021 et n° 2022-954 du 29 juin 2022 relatifs à la lutte contre l'épidémie de covid-19, ainsi que l'article 1er du Premier protocole additionnel à la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser de texte spécifique appliqué pour le rejet.
Le Tribunal administratif d'Orléans annule l'arrêté du 20 avril 2023 par lequel le préfet du Cher avait retiré définitivement la carte professionnelle de conducteur de taxi de M. B..., au motif que le préfet ne pouvait légalement se fonder sur une condamnation pénale effacée du bulletin n°2 du casier judiciaire par un arrêt de la cour d'appel de Bourges du 7 septembre 2022. Le tribunal applique l'article R. 3120-8 du code des transports combiné à l'article 775-1 du code de procédure pénale, qui fait obstacle à ce que soient opposées les interdictions résultant d'une condamnation effacée. Il enjoint au préfet de restituer la carte professionnelle à M. B... dans un délai d'un mois et condamne l'État à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., aide-soignant, qui contestait la décision du CHRU de Tours de ne pas lui verser rétroactivement la rémunération de catégorie B à compter du 1er octobre 2021. Le requérant soutenait une erreur de droit au regard du décret n° 2021-1257 du 29 septembre 2021, estimant que son reclassement devait prendre effet à cette date. Le tribunal a jugé que le décret prévoit l'intégration et le reclassement dans le nouveau corps à compter du 1er octobre 2021 uniquement pour les fonctionnaires exerçant alors des fonctions d'aide-soignant, ce qui n'était pas le cas de M. B., affecté sur un poste d'adjoint administratif jusqu'au 27 novembre 2023. La solution retenue est fondée sur les dispositions combinées de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et du décret n° 2021-1257 du 29 septembre 2021.
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante russe, contestant l'arrêté préfectoral du 27 novembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour. La requérante invoquait notamment une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et l'illégalité du retrait de son titre de séjour. Le tribunal a jugé irrecevable l'exception d'illégalité du retrait de titre, cette décision étant devenue définitive faute de recours dans les délais. La solution s'appuie sur les règles de recevabilité des exceptions d'illégalité en droit administratif.
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A... qui sollicitait la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat (Anah) à verser à la société France Instal une provision de 4 800 euros au titre de l'aide "MaPrime Rénov'". La requête a été jugée irrecevable, car Mme A..., bien que bénéficiaire de la décision d'octroi de la prime, ne justifiait pas d'un intérêt à agir pour réclamer le paiement directement au profit de son mandataire, la société France Instal, cette demande relevant de la seule société mandataire. Les textes appliqués sont l'article R. 541-1 du code de justice administrative et les dispositions du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique.
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société Aquabio pour contester l'attribution des lots n° 9, 10 et 11 d'un marché de surveillance de la qualité des eaux par l'agence de l'eau Loire-Bretagne. En cours d'instance, l'agence a déclaré la procédure de passation sans suite le 8 janvier 2026. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation et injonction, celles-ci ayant perdu leur objet. L'agence a toutefois été condamnée à verser 1 000 euros à la société requérante au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B..., attaché territorial, d'une demande d'indemnisation de 60 000 euros pour harcèlement moral qu'il estime subir depuis 2022 de la part du département de Loir-et-Cher, en raison de changements de fonctions, d'une rétrogradation et d'une exclusion de réunions. Le département conteste ces faits et sollicite à titre subsidiaire une expertise médicale. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les éléments invoqués par M. B... ne permettaient pas d'établir des faits de harcèlement moral au sens de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique, et que les modifications de ses attributions relevaient de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique.
Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 31 décembre 2025 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire obligeait M. A..., ressortissant géorgien, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour de trois ans. La décision a été jugée illégale car le préfet s'est fondé à tort sur les dispositions du code relatives aux citoyens européens, inapplicables à un ressortissant géorgien, ce qui constitue une erreur de droit. Cette annulation a entraîné par voie de conséquence celle des décisions subséquentes (refus de délai, pays de destination, interdiction de retour). Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, sans astreinte.
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la décision du 29 décembre 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusait à Mme A... C..., ressortissante congolaise, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la requérante justifiait d'un motif légitime pour avoir présenté sa demande d'asile au-delà du délai de quatre-vingt-dix jours, en raison de sa grossesse avancée et de la naissance de son enfant un mois après son entrée en France, rendant ses déplacements difficiles. Cette solution a été retenue sur le fondement des articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient que le refus des conditions matérielles d'accueil doit prendre en compte la vulnérabilité du demandeur.
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme C... A..., ressortissante tchadienne, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. La décision de refus était fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la tardiveté de sa demande d'asile. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les éléments avancés par la requérante (hébergement précaire et situation hivernale) ne caractérisaient pas une vulnérabilité particulière justifiant une dérogation, et qu'aucune erreur d'appréciation n'avait été commise par l'OFII.
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un refus de regroupement familial opposé par la préfète du Loiret. Postérieurement à l'introduction de la requête, la préfète a fait droit à la demande, retirant implicitement sa décision initiale. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction. En revanche, il a condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du même code.