Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2506151(TA45-2506151)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme C... visant à suspendre la décision du préfet d'Eure-et-Loir du 13 octobre 2025 refusant le regroupement familial pour son époux. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la grossesse à risque invoquée n'étant pas suffisamment établie et le délai d'instruction de 17 mois n'étant pas anormalement long au regard des circonstances. Aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA45-2506505(TA45-2506505)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... dirigée contre l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 25 novembre 2024 rejetant sa demande de regroupement familial pour son épouse. Le juge a constaté que cette seconde requête, enregistrée le 15 octobre 2025, était tardive car présentée après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative, et qu'elle ne pouvait être régularisée. Une première requête contre le même arrêté avait déjà été rejetée par une ordonnance du 28 août 2025. La solution est fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2403201(TA45-2403201)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant indien, qui contestait le refus du préfet d'Indre-et-Loire de renouveler son titre de séjour "salarié". Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, ce dernier bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant de justifier d'une privation involontaire d'emploi par des pièces probantes comme un licenciement. Enfin, la décision n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation compte tenu de l'arrivée récente de l'intéressé en France et de l'absence d'attaches établies.
N° TA45-2500933(TA45-2500933)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet d'Indre-et-Loire. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'absence d'usage du pouvoir discrétionnaire. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, le juge estimant que les décisions attaquées étaient légales au regard des textes applicables, dont l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
N° TA45-2303144(TA45-2303144)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la société SMACL assurances d'un recours en excès de pouvoir contre un titre de recette de 947 088 euros émis par la commune de Bourges. Ce titre visait à obtenir le remboursement des travaux de remise en état de la patinoire municipale, sinistrée par un incendie, sur le fondement du contrat d'assurance liant les parties. La société requérante contestait tant la régularité formelle du titre (absence de bordereau signé, défaut de précision des bases de liquidation) que son bien-fondé, arguant que les sommes réclamées ne correspondaient pas à des coûts réellement engagés. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que le titre était suffisamment motivé et que la commune justifiait du montant des travaux et des frais de maîtrise d'œuvre. Il a ainsi rejeté la requête en annulation et la demande de décharge, sans faire droit aux conclusions subsidiaires de la commune.
N° TA45-2505719(TA45-2505719)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la requête de M. B... qui demandait la désignation d'un expert pour constater un lien de filiation. Le juge rappelle que, selon l'article R. 211-3-26 du code de l'organisation judiciaire, les questions d'état civil (filiation, mariage) relèvent de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire. La demande, bien que fondée sur l'article R. 531-1 du code de justice administrative, ne peut donc être examinée par la juridiction administrative. La requête est rejetée pour incompétence manifeste de la juridiction administrative.
N° TA45-2506560(TA45-2506560)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de M. B... A..., ressortissant somalien, qui contestait l'arrêté préfectoral fixant la Somalie comme pays de destination de son éloignement. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car le requérant, placé en rétention administrative après une condamnation pénale, n'apporte pas d'élément nouveau établissant un risque grave et immédiat pour ses libertés fondamentales. Il considère également que les moyens tirés de la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant ne sont pas suffisamment étayés pour révéler une atteinte grave et manifestement illégale. Par conséquent, la requête est rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond.
N° TA45-2502898(TA45-2502898)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet d’Indre-et-Loire. Le tribunal a jugé que cette décision, fondée sur l’absence de transmission d’un bordereau de situation fiscale malgré une mise en demeure, ne constitue pas un acte faisant grief au sens de l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. En conséquence, le recours pour excès de pouvoir a été rejeté sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2103668(TA45-2103668)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête du centre hospitalier de Chartres contestant un titre exécutoire émis par le FIPHFP pour le recouvrement d'une contribution de 227 829,37 euros au titre de l'obligation d'emploi de travailleurs handicapés pour 2016. Le tribunal a jugé que l'autorité de la chose jugée par un précédent jugement, qui avait annulé un premier titre pour un vice de forme, ne faisait pas obstacle à l'émission d'un nouveau titre régularisé. Sur le fond, il a considéré que la créance était fondée, les textes applicables au moment des faits (articles L. 323-4-1 et L. 323-5 du code du travail) n'étant pas abrogés rétroactivement, et que les simples aménagements de poste sans changement de fonctions ne permettaient pas de qualifier les agents concernés de bénéficiaires de l'obligation d'emploi.
N° TA45-2506512(TA45-2506512)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... B... qui demandait la modification d'une précédente ordonnance du 5 décembre 2025 ayant rejeté son recours contre France Travail. La juge des référés a rappelé que l'article L. 521-4 du code de justice administrative ne permet de modifier des mesures qu'il a ordonnées qu'en présence d'un élément nouveau, et non de contester un rejet pur et simple prononcé sur le fondement de l'article L. 522-3. En l'absence de toute mesure à modifier, la demande a été jugée manifestement irrecevable. La décision avertit également la requérante du risque d'amende pour requête abusive.
N° TA45-2204561(TA45-2204561)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme A... C... et sa mère, Mme B... C..., d'une demande d'indemnisation pour un accident de vélo survenu le 20 août 2020, imputé à un défaut de signalisation d'un virage dangereux par la commune de Menetou-Salon. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la preuve du lien de causalité entre l'ouvrage public et le dommage n'était pas rapportée. Il a estimé que la commune avait démontré l'entretien normal de la voie, aucun élément n'établissant que le virage était particulièrement dangereux ou que la signalisation était insuffisante. En conséquence, la responsabilité de la commune n'a pas été engagée, et les demandes d'expertise et d'indemnisation ont été rejetées.
N° TA45-2300485(TA45-2300485)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A... contestant l'exclusion d'une journée de son fils, prononcée par le recteur de l'académie d'Orléans-Tours pour des faits de comportement perturbateur en classe. Le tribunal a d'abord jugé irrecevable le moyen de procédure soulevé tardivement par la requérante. Sur le fond, il a estimé que les faits (taper un camarade et refuser de quitter la classe) étaient matériellement établis et constituaient une faute au regard des articles L. 511-1 du code de l'éducation et du règlement intérieur. Enfin, la sanction d'exclusion d'une journée a été jugée proportionnée à la gravité des faits.
N° TA45-2502949(TA45-2502949)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet d'Indre-et-Loire. La décision de classement, fondée sur l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, a été prise en raison du défaut de production de pièces obligatoires (acte de naissance original et justificatif de niveau de langue B1) malgré une mise en demeure. Le tribunal a jugé que cette décision ne faisait pas grief, car le dossier incomplet ne permettait pas de contester le refus par un recours pour excès de pouvoir. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2304681(TA45-2304681)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C... B..., ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de la préfète du Loiret d’autoriser le regroupement familial pour ses deux filles mineures. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée, contrairement à ce que soutenait la requérante. Il a également estimé que la préfète n’avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d’appréciation, en se fondant sur les articles L. 434-1 à L. 434-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant n’avaient pas été méconnues.
N° TA45-2305234(TA45-2305234)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. A... B..., ressortissant soudanais, de deux requêtes en annulation de décisions de la préfète du Loiret rejetant sa demande de regroupement familial pour son épouse. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par un mémoire enregistré le 25 novembre 2025, M. A... B... s'est désisté de ses deux requêtes. Le tribunal a donné acte de ces désistements purs et simples par un jugement du 11 décembre 2025.
N° TA45-2305269(TA45-2305269)
Le Tribunal Administratif d’Orléans (2ème chambre) a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du 12 juillet 2023 par lequel la maire de Vierzon a accordé un permis de construire à la société Virtuo Vierzon pour une plateforme logistique. Les requérants, dont deux associations et plusieurs particuliers, contestaient la légalité de ce permis pour divers motifs, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’irrégularité de la procédure d’enquête publique, et la méconnaissance de plusieurs dispositions du code de l’urbanisme et du règlement du PLU. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, et a mis à la charge des requérants une somme de 6 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code de l’urbanisme et du code de justice administrative.
N° TA45-2403364(TA45-2403364)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. C... d'un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré le 5 mars 2024 par la commune de Faverolles à l'OPH Habitat eurélien pour la construction de cinq logements et d'un commerce. Le requérant invoquait notamment l'incomplétude du dossier de demande, une méconnaissance des règles de stationnement et de hauteur, ainsi qu'une violation des dispositions du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) relatives à l'insertion architecturale. Le tribunal a examiné la recevabilité de la requête et le bien-fondé des moyens soulevés au regard des articles R.* 431-5 du code de l'urbanisme et des règles du PLUi. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais l'analyse porte sur la légalité de l'arrêté au vu des prescriptions urbanistiques applicables.
N° TA45-2402645(TA45-2402645)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par la Mutualité sociale agricole (MSA) de Picardie, qui demandait la condamnation de l'assureur du centre hospitalier de Chartres à lui rembourser ses débours (53 094,89 €) engagés pour son assuré, M. A..., victime d'une perforation colique lors d'une coloscopie. La MSA se fondait sur la responsabilité fautive de l'hôpital, déjà établie par un arrêt de la cour administrative d'appel de Nantes du 5 novembre 2021. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la MSA, qui était partie à l'instance devant la cour d'appel sans y formuler de demande de remboursement, ne pouvait plus présenter cette demande après que l'arrêt est devenu définitif, en raison de l'autorité de la chose jugée. La solution s'appuie sur les principes de l'autorité de la chose jugée et sur les dispositions du code de la sécurité sociale.
N° TA45-2501420(TA45-2501420)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la société Ouzouer-sur-Trézée 2 PV d'un recours en excès de pouvoir contre la décision de la préfète de la région Centre-Val-de-Loire soumettant son projet d'ombrières agrivoltaïques à une évaluation environnementale systématique. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la préfète, jugeant que cette décision, qui qualifie le projet d'opération d'aménagement, fait grief et est susceptible de recours. Sur le fond, le tribunal a examiné le moyen tiré de l'erreur de qualification juridique au regard de la rubrique 39b) de la nomenclature annexée à l'article R. 122-2 du code de l'environnement. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement a été rendu sur la base des articles L. 122-1 et R. 122-2 du code de l'environnement.
N° TA45-2501425(TA45-2501425)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la décision du 3 février 2025 par laquelle la préfète de la région Centre-Val-de-Loire soumettait à évaluation environnementale systématique le projet d'ombrières agrivoltaïques de la société Rians PV. Le tribunal a jugé que la requête était recevable, la décision faisant grief, et a estimé que le projet, d'une puissance de 9,06 MWc, ne constituait pas une opération d'aménagement au sens de la rubrique 39b) de la nomenclature annexée à l'article R. 122-2 du code de l'environnement. En conséquence, la soumission à évaluation environnementale systématique était illégale, et le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande d'examen au cas par cas dans un délai de deux mois.