9 653 décisions disponibles — page 122/483
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la demande de Mme B, agent contractuel du ministère des armées, qui sollicitait le versement d'une indemnité de licenciement suite à la résiliation de son premier contrat à durée indéterminée. La requérante invoquait les dispositions du décret n° 49-1378 du 3 octobre 1949 et l'article 6.2 de son contrat. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que la résiliation du contrat, intervenue à sa demande, ne constituait pas un licenciement ouvrant droit à indemnité au sens des textes applicables, notamment le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Pau a annulé l'arrêté du 1er août 2024 par lequel la préfète des Landes avait refusé à la société Orist Energies un permis de construire pour une centrale agrivoltaïque. Le tribunal a jugé que la préfète avait commis une erreur de droit en faisant une application anticipée de l'article L. 314-36 du code de l'énergie et des articles L. 111-27 à L. 111-34 du code de l'urbanisme, ces textes étant inapplicables à la demande déposée le 5 octobre 2023. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire un bâtiment agricole avec panneaux photovoltaïques délivré par le maire de Gazaupouy, ainsi que ses modificatifs. Les requérants, voisins du projet, invoquaient notamment l’insuffisance du dossier de demande, la méconnaissance des règles d’urbanisme en zone agricole, et des risques pour la sécurité et le paysage. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, et a mis à la charge des requérants les frais de justice. Cette décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme, notamment les articles R. 431-8 à R. 431-20, R. 111-2 et R. 111-27, ainsi que sur le règlement du plan local d’urbanisme intercommunal.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de Mme B, propriétaire de terrains, contestant le refus du maire de Mauvezin de délivrer un permis de construire à la société KMG Promotion pour 32 logements. La requérante soutenait notamment qu'un permis tacite était né et que la procédure de retrait était irrégulière. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la demande de permis de construire n'avait pas été complétée dans les délais impartis par l'article R. 423-38 du code de l'urbanisme, empêchant la naissance d'un permis tacite. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de Mme B, incluant sa demande d'annulation et d'injonction.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de l'association SEPANSO 64 et de l'association Salmo Tierra-Salva Tierra, qui demandaient l'annulation de l'arrêté préfectoral du 3 juin 2021. Cet arrêté déclarait d'intérêt général les travaux de rétablissement de la section d'écoulement du gave d'Ossau et délivrait un récépissé de déclaration au titre de la Loi sur l'eau. Le tribunal a considéré que les travaux, relevant de la rubrique 3.2.1.0 (entretien de cours d'eau), avaient été correctement soumis à déclaration et non à autorisation, et que les moyens soulevés (insuffisance du dossier, absence d'évaluation environnementale, irrégularité de la procédure de participation du public, erreur de droit et détournement de pouvoir) n'étaient pas fondés. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions des associations requérantes.
Décès d'une patiente suite à une chirurgie de hernie hiatale au centre hospitalier de Bigorre. Le tribunal administratif de Pau retient la responsabilité de l'établissement pour des manquements dans la prise en charge chirurgicale et post-opératoire, ayant conduit à une médiastinite puis un choc septique mortel. Il condamne le centre hospitalier à indemniser les ayants droit pour les préjudices subis, en application des principes de responsabilité pour faute du service public hospitalier. Le docteur O est mis hors de cause, sa responsabilité personnelle n'étant pas engagée.
Le Tribunal Administratif de Pau a annulé l'arrêté du 10 juin 2022 par lequel le maire de Mauvezin a refusé à la société Gasconne Investissement immobilier un permis de construire pour la modification d'une façade et la création d'une avancée de toit sur un local commercial. Le tribunal a jugé que le motif de refus tiré de la méconnaissance du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) était infondé, le projet ne constituant pas une extension d'habitation au sens de l'article 2.2 de la zone UX. Il a également estimé que le second motif, fondé sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, n'était pas établi, la commune ne démontrant pas que le projet augmenterait la vulnérabilité au risque d'inondation. En conséquence, le tribunal a enjoint à la commune de délivrer le permis de construire sollicité dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de Mme B A épouse Radenne, assistante familiale, contestant la décision du 22 septembre 2022 du président du conseil départemental des Landes suspendant son agrément pour une durée maximale de quatre mois. La requérante invoquait notamment l'insuffisance de motivation, l'irrégularité de la procédure (absence de saisine de la commission consultative paritaire et non-respect du contradictoire), l'absence d'urgence justifiant la suspension, et un détournement de procédure. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée, que la procédure avait été régulière et que l'urgence était établie au regard des signalements pour violences et de l'enquête pénale en cours. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de Mme Radenne et mis à sa charge une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice, en application des articles L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles et L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. C, praticien hospitalier contractuel, d’une demande de monétisation de 85 jours accumulés sur son compte épargne-temps (CET) auprès du centre hospitalier de la Côte Basque. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l’hôpital, jugeant la requête recevable car suffisamment précise. Sur le fond, il a appliqué les articles L. 6152-1 et R. 6152-802 du code de la santé publique, mais a rejeté la demande de M. C, considérant que l’erreur de calcul alléguée n’était pas établie au vu des pièces produites.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée en droit et en fait, et que M. A ne remplissait pas les conditions de l'accord franco-algérien pour obtenir un titre de séjour, notamment en raison de l'absence de visa et de contrat de travail visé. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme B, ressortissante mauricienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "entrepreneur/profession libérale" et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet des Hautes-Pyrénées. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation au regard des articles L. 421-5 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
**Sujet principal :** Demande de suspension de décisions de recouvrement d’indus d’aide personnalisée au logement (APL) et d’allocations aux adultes handicapés (AAH) émises par la CAF des Hautes-Pyrénées. **Juridiction :** Tribunal administratif de Pau, juge des référés. **Solution retenue :** Rejet de la requête par ordonnance sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans audience, faute pour le requérant de justifier de l’urgence et de l’existence d’un moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. **Textes appliqués :** Articles L. 521-1, L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. C, ressortissant afghan, qui contestait le refus du préfet des Pyrénées-Atlantiques d’autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée, malgré une erreur de plume sur le visa d’un article inapplicable, et qu’elle ne révélait pas un défaut d’examen sérieux de sa situation. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, fondée sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par M. D B, ressortissant guinéen, pour contester un arrêté préfectoral du 13 décembre 2023 refusant son titre de séjour et prononçant son éloignement. Le préfet des Pyrénées-Atlantiques a soulevé une exception de non-lieu à statuer en raison du décès du requérant survenu le 25 septembre 2024. Le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet, le décès de M. B ayant mis fin à l'instance. Aucune des parties n'étant présente ou représentée à l'audience, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par M. B A, jeune majeur guinéen, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 9 octobre 2023 du président du conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques refusant de lui accorder un "contrat jeune majeur" sur le fondement de l’article L. 222-5 du code de l’action sociale et des familles. Le département a opposé une fin de non-recevoir tirée de l’absence de recours administratif préalable obligatoire, prévu à l’article L. 134-2 du même code. Le tribunal constate que M. A est décédé le 25 septembre 2024, ce qui rend la requête sans objet, et prononce un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté les requêtes de la société Solveona 05, qui contestait le refus de la préfète des Landes de lui délivrer une autorisation de défrichement et un permis de construire pour un projet de centrale photovoltaïque à Bourriot-Bergonce. Le tribunal a jugé que les décisions de refus étaient suffisamment motivées et que l’administration n’avait pas commis d’erreur d’appréciation au regard des dispositions des articles L. 341-5 du code forestier et L. 151-11 du code de l’urbanisme. Il a également estimé que la préfète se trouvait en situation de compétence liée pour refuser le permis de construire en raison du refus préalable d’autorisation de défrichement, conformément à l’article L. 425-6 du code de l’urbanisme. Les demandes d’injonction et les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de Mme C, agent de service hospitalier, contestant le refus du centre hospitalier François Mitterrand de Pau de reconnaître l'imputabilité au service de la rechute, survenue le 1er décembre 2021, d'un accident du travail datant du 18 avril 2016. La requête a été jugée recevable, car la requérante a fourni des éléments médicaux suffisamment précis. Sur le fond, le tribunal a rappelé que la rechute d'un accident de service se caractérise par la récidive ou l'aggravation de l'affection initiale sans intervention d'une cause extérieure, et que l'imputabilité est subordonnée à l'existence d'un lien direct avec l'accident de service. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal s'est fondé sur les dispositions de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 et les décrets d'application relatifs à la fonction publique hospitalière.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par la SARL Nicolas Dupouy et Aurélie Dupouy de Laval et Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite puis exprès du ministre de la justice de nommer une notaire salariée, en raison d’un transfert d’office non autorisé à Saint-Lary-Soulan. Les requérants ont ensuite déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Par ordonnance du 6 mai 2025, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucune autre mesure n’a été prononcée, les conclusions accessoires étant devenues sans objet.
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du président du conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". En cours d’instance, le département a finalement attribué cette carte à M. A pour une durée de trois ans. Constatant que le requérant avait obtenu entière satisfaction, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. et Mme A d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Capbreton à la SCCV 32 Leclerc pour un bâtiment de 20 logements. Les requérants se sont désistés de leur requête par un mémoire du 22 avril 2025. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance du 6 mai 2025, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation au titre de l’article L. 761-1 du même code n’a été prononcée, les parties ayant renoncé à leurs demandes respectives.