9 663 décisions disponibles — page 128/484
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté les demandes de M. B. La première requête visait l'annulation du refus de remise gracieuse de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2020. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, car le montant restant dû (651 euros) n'était pas excessif au regard des revenus du foyer (80 150 euros) et que les charges invoquées ne démontraient pas une impossibilité de payer. La seconde requête, tendant à la décharge des mêmes impositions, a été partiellement satisfaite par un dégrèvement de 7 727 euros sur les prélèvements sociaux, le surplus étant rejeté. Les décisions ont été rendues sur le fondement de l'article L. 247 du livre des procédures fiscales et de la convention franco-espagnole du 10 octobre 1995.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B, ressortissant roumain, contestant l’arrêté préfectoral du 2 avril 2025 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de circulation de deux ans. Le tribunal a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle de l’intéressé, notamment la présence de ses enfants, avait bien été examinée par la préfète. Il a écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des articles L. 251-2 et L. 234-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, sans retenir d’erreur manifeste d’appréciation. La solution s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile relatives aux citoyens de l’Union européenne.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 26 mars 2025 par lequel le préfet des Pyrénées-Atlantiques a refusé de renouveler le titre de séjour de M. C, ressortissant marocain, et lui a fait obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, incarcéré, ne justifiait pas d'une atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle. Aucun des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, le défaut de saisine de la commission du titre de séjour, ou la méconnaissance des articles L. 423-21 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, ordonne une expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette mesure vise à déterminer les causes et l'étendue des désordres survenus le 17 octobre 2024 à la station de pompage de l'Association foncière de remembrement à Bardos, suite au débordement de la rivière Aran. L'expertise est jugée utile en l'absence d'accord amiable entre les parties, notamment la commune de Bardos, la communauté d'agglomération Pays Basque, le syndicat mixte du Bas Adour Maritime et les sociétés SOCATP et ses assureurs. La mission de l'expert consistera à décrire les désordres, en identifier les causes, proposer des solutions de remédiation et chiffrer les préjudices subis par l'association requérante.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté les requêtes de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet du Gers prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français d’un an et l’assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que la décision de prolongation était suffisamment motivée et que le droit d’être entendu de l’intéressé, garanti par l’article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE, avait été respecté lors de son audition par les services de police. Il a également estimé que la décision d’assignation à résidence était légale, sans relever d’erreur de droit ou d’atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale. Les textes appliqués sont les articles L. 612-10, L. 612-11 et L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par Mme B, agent de service hospitalier, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision de la directrice de l’EHPAD Léon Lafourcade la plaçant en disponibilité d’office pour raison de santé du 31 juillet 2020 au 31 juillet 2022. La requérante invoquait un vice de procédure (absence d’avis du conseil médical) et une erreur de droit et de fait. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, et a également rejeté la demande de sursis à statuer sollicitée par l’EHPAD. La décision s’appuie notamment sur les dispositions de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et du décret n° 88-976 du 13 octobre 1988 relatifs au statut des fonctionnaires et aux positions administratives.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. D d’une demande d’indemnisation pour des préjudices résultant d’une orchidectomie (ablation du testicule) réalisée le 12 août 2020 au centre hospitalier de Mont-de-Marsan, sur la base d’une suspicion de cancer ultérieurement infirmée. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l’établissement était engagée pour faute, en application de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, en raison d’une erreur de diagnostic ayant conduit à une intervention inutile et précipitée, sans autoconservation des gamètes. Il a condamné le centre hospitalier à réparer les préjudices subis par M. D, incluant un préjudice moral, des souffrances endurées, et un préjudice de fertilité (perte de chance), tout en rejetant certaines demandes comme le préjudice économique. La CPAM a également obtenu le remboursement de ses débours et l’indemnité forfaitaire de gestion.
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du 27 mars 2025 renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a d'abord admis l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, une délégation de signature étant régulièrement établie. Il a également jugé que le préfet justifiait de diligences suffisantes pour l'éloignement, rendant la perspective d'exécution raisonnable au sens de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que les garanties de représentation étaient insuffisantes pour prévenir un risque de fuite.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par le syndicat d'hôtellerie de plein air des Landes et plusieurs sociétés de camping d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de la communauté de communes des Grands Lacs d’abroger une délibération et une clause contractuelle instaurant un coefficient multiplicateur pour le calcul de la part fixe de la facture d’eau potable des campings. Les requérants soutenaient que cette mesure méconnaissait l’article L. 2224-12-4 du code général des collectivités territoriales, qui impose que la part fixe soit établie en fonction des charges du service et des caractéristiques du branchement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen n’était pas fondé.
Le Tribunal administratif de Pau a examiné la requête de Mme B, ressortissante vénézuélienne, contestant un arrêté du préfet de la Gironde du 8 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français, ainsi qu'une décision d'assignation à résidence du préfet des Pyrénées-Atlantiques. La requérante invoquait notamment l'irrégularité de la notification de l'obligation de quitter le territoire, un défaut de motivation, une erreur de droit quant à son statut de concubine d'un citoyen de l'Union européenne, et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a ainsi validé les décisions préfectorales prises sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. A B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet du Gers du 18 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment un défaut d'examen, une insuffisance de motivation et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme et l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. C, occupant sans droit ni titre du domaine public du Conservatoire du littoral sur les parcelles AB 25, 26 et 27 à Ondres. La juridiction a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, en raison des risques sanitaires, environnementaux et d'incendie liés à l'occupation illicite, ainsi que l'absence de contestation sérieuse. La solution retenue fait application des articles L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques et R. 243-6 du code de l'environnement.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. D d’un recours en excès de pouvoir visant à contester plusieurs délibérations de la commune de Bourdettes relatives à l’instauration et à l’exercice du droit de préemption urbain sur deux parcelles. Par un mémoire enregistré le 24 mars 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 23 avril 2025. Les conclusions présentées par l’établissement public foncier local Béarn Pyrénées au titre des frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Pau, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l’OFII de Bordeaux d’accorder les conditions matérielles d’accueil à un demandeur d’asile, se déclare incompétent territorialement. Il applique les articles R. 312-1 et R. 351-3 du code de justice administrative, qui attribuent compétence au tribunal dans le ressort duquel l’autorité ayant pris la décision a son siège. En l’espèce, la décision émanant du directeur territorial de l’OFII de Bordeaux, le litige relève du Tribunal administratif de Bordeaux. Par ordonnance, le dossier est transmis à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler deux délibérations du conseil municipal de Bourdettes instituant un droit de préemption urbain sur des parcelles et mandatant un établissement public foncier pour les acquérir, ainsi que le refus de retrait de ces actes. Par un mémoire enregistré le 24 mars 2025, M. B s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 23 avril 2025. Les conclusions de l’établissement public foncier local Béarn Pyrénées au titre des frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du jury du concours de gardien-brigadier de police municipale le déclarant non admissible. Par un courrier du 15 avril 2025, M. B s’est désisté de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 23 avril 2025.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Capbreton pour une résidence de 20 logements. Le requérant s’est désisté de sa requête par un mémoire enregistré le 15 avril 2025. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple. Les conclusions de la commune de Capbreton tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Pau a pris acte, par ordonnance du 23 avril 2025, du désistement pur et simple de la requête de la Société immobilière de Lancereaux. Cette requête, enregistrée le 19 juillet 2024, visait à obtenir la condamnation de l'État à lui verser 26 079 euros et à enjoindre au préfet des Pyrénées-Atlantiques de lui accorder le concours de la force publique. Le désistement a été accepté sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet aux présidents de formation de jugement de donner acte des désistements.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A B pour contester le refus de renouvellement de sa carte de résident par le préfet du Gers. Le juge a reconnu l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement d'un titre de séjour, et non contredite par le préfet. Sur le fond, il a estimé que le moyen tiré de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la suspension de l'exécution de la décision du 19 février 2025 a été ordonnée, sur le fondement des articles L. 432-3 et L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par le président de la communauté de communes des Landes d’Armagnac sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, afin de désigner un expert pour constater les désordres structurels d’un immeuble situé à Gabarret, présentant un risque d’effondrement et un danger grave pour la sécurité publique. Le juge des référés a fait droit à cette demande, estimant que l’état de dégradation du bâtiment et les risques de chutes de matériaux justifiaient une mesure d’expertise utile. Il a désigné un expert avec mission de se rendre sur place dans les 24 heures, d’évaluer la gravité du péril et de proposer des mesures provisoires de sécurité. La décision s’appuie sur les articles L. 511-2 et L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur le code de justice administrative.