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Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de l'EARL Boutet, qui contestait la décision de FranceAgriMer de lui demander le reversement d'une avance de 15 139,95 euros pour pertes liées à l'influenza H5N8. Le tribunal a jugé que la décision avait été signée par une autorité compétente, bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a rappelé que, conformément aux décisions INTV-GECRI-2021-38 et INTV-GECRI-2021-73 de FranceAgriMer, le non-dépôt du dossier de solde avant le 21 janvier 2022 entraînait le remboursement de l'avance. L'EARL, qui n'avait pas respecté ce délai malgré plusieurs relances, devait donc rembourser la somme perçue.
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par l'association One Voice d'un recours en excès de pouvoir contre quatre arrêtés préfectoraux autorisant le prélèvement expérimental de renards dans le Gers. En cours d'instance, le préfet a pris un arrêté le 28 mars 2025 abandonnant cette procédure expérimentale. Par ordonnance du 17 avril 2025, le tribunal a constaté que les conclusions à fin d'annulation étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de Mme A, ressortissante tunisienne, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Gers. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une erreur de fait et une méconnaissance des articles L. 426-20, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant la décision suffisamment motivée et fondée sur l'absence de ressources suffisantes pour l'obtention d'un titre de séjour "visiteur". La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté deux requêtes de M. A, qui contestaient le recouvrement et le plafonnement de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023. Le juge a constaté que les requêtes, enregistrées sous forme de "plaintes", ne contenaient l'exposé d'aucun moyen, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, ces requêtes ont été jugées manifestement irrecevables et rejetées sans régularisation possible.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. B A d’un recours en plein contentieux contestant le rejet de sa réclamation tendant au dégrèvement de la taxe d’habitation pour l’année 2024. Par une lettre enregistrée le 13 mars 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 17 avril 2025. Aucune indemnisation n’a été accordée.
Le Tribunal Administratif de Pau, saisi d’une requête de M. C contestant le refus de l’ONIAM d’indemniser ses préjudices liés à une contamination par les virus des hépatites B et C suite à des transfusions sanguines en 1987, se déclare territorialement incompétent. Il constate que le fait générateur du dommage s’est produit à Bordeaux, relevant ainsi de la compétence du Tribunal Administratif de Bordeaux. En application des articles R. 351-3, R. 312-14 et R. 221-3 du code de justice administrative, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné les recours de M. D, ressortissant marocain, contre un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an, et l'assignant à résidence dans les Landes pour 45 jours. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'erreur d'appréciation concernant l'assignation à résidence. La solution retenue est le rejet des requêtes, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur les articles L. 731-1 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A, ressortissant gambien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Corrèze du 11 avril 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requête a été jugée irrecevable car introduite au-delà du délai de recours de quarante-huit heures prévu à l'article L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la notification de l'arrêté mentionnant clairement les voies et délais de recours. Le tribunal a estimé que l'absence d'interprète ou d'association lors de la notification n'empêchait pas l'exercice du recours, et a donc rejeté la demande par ordonnance sur le fondement de l'article R. 922-17 du même code.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en urgence, a examiné la requête de M. B A, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de retour de deux ans et d’une assignation à résidence. Le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions dirigées contre l’obligation de quitter le territoire, faute de moyens présentés. S’agissant de l’assignation à résidence, le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’erreur de droit et de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 21 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, en considérant que la décision était fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par M. A d’un recours en plein contentieux visant à obtenir le versement d’une prime de précarité par le centre hospitalier de Mont-de-Marsan. Par un mémoire enregistré le 3 avril 2025, le requérant a déclaré se désister de sa requête suite à un accord entre les parties. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 17 avril 2025.
Le Tribunal Administratif de Pau a annulé la décision du 21 juin 2022 par laquelle le ministre des armées refusait de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident dont M. B, agent technique, a été victime le 18 mars 2021. Le tribunal a jugé que l'altercation violente survenue sur le lieu de travail entre M. B et un collègue constituait un accident de service au sens de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique. Il a estimé que les circonstances de l'espèce ne révélaient aucune faute personnelle ou circonstance particulière détachant l'accident du service. Par conséquent, la décision de refus a été annulée.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté municipal du 7 janvier 2025 par lequel le maire de Saint-Pierre-d'Irube s'est opposé à la déclaration préalable de la société Free Mobile pour l'implantation d'une station relais de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts, la commune étant déjà couverte par ses réseaux 4G et 5G. En conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. B, de nationalité iranienne, contestant le rejet implicite de sa demande de regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a constaté que le préfet des Hautes-Pyrénées avait rendu une décision favorable le 23 janvier 2023, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Sur les conclusions indemnitaires, le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour le préjudice subi par M. B en raison du retard dans le traitement de sa demande, en application des articles L. 434-7 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a accordé une provision de 1 000 euros, confirmée par une ordonnance de référé, et a condamné l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B, ressortissante algérienne avec quatre enfants mineurs, qui sollicitait une proposition d'hébergement d'urgence. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale d'hébergement d'urgence (article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles) et à l'intérêt supérieur de l'enfant. Le juge a considéré que la demande ne présentait pas un caractère d'urgence ou était manifestement mal fondée, permettant un rejet sans procédure contradictoire en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête en référé suspension de Mme A, réfugiée kosovare, qui contestait le refus implicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de voyage. La requérante invoquait l'urgence de se rendre en Albanie avec sa fille pour voir le père de celle-ci. Le juge a estimé que cette circonstance ne caractérisait pas une atteinte grave et immédiate à sa situation, la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étant pas remplie. La demande a été rejetée sans examen du fond, incluant les conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B et Mme D. Ceux-ci demandaient d'enjoindre à la SA SNCF Réseau d'entretenir la voie ferrée jouxtant leur propriété, en raison de l'urgence liée à l'effondrement de leur clôture et à l'impossibilité d'accéder à leurs compteurs. Le juge a estimé que la demande se heurtait à une décision implicite de rejet de la SNCF, née le 10 avril 2025, et qu'ordonner la mesure sollicitée reviendrait à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans application des articles L. 521-1 et L. 521-2.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par M. A. Ce dernier contestait une décision de la directrice chargée de la direction générale des finances publiques qui, tout en déclarant compatible son projet d'exercice de la profession d'avocat avec ses fonctions antérieures, l'assortissait d'une réserve l'obligeant à s'abstenir de toute démarche auprès de la direction départementale des finances publiques des Pyrénées-Atlantiques pendant trois ans. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'obligation de prendre un engagement écrit avant le 30 juin 2025 ne faisant pas obstacle à la réalisation de son projet professionnel. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par plusieurs associations environnementales d’une demande d’annulation de l’arrêté préfectoral du 16 septembre 2024 accordant une dérogation à la protection des espèces (article L. 411-2 du code de l’environnement) pour un projet de centrale hydroélectrique à Cauterets. Les requérantes contestaient notamment l’irrégularité de la consultation du public et l’insuffisance des mesures de compensation écologique. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la procédure de participation du public était régulière et que les conditions légales pour la dérogation étaient remplies.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête du département de la Gironde. Celle-ci demandait l'annulation du refus de la préfète des Landes de procéder au mandatement d'office d'une somme de 514 697 euros, que le département de la Gironde estimait due par le département des Landes au titre de l'aide sociale. Le tribunal a jugé que la créance était sérieusement contestable, notamment en raison d'un défaut de transmission dans les délais des formalités prévues à l'article L. 122-4 du code de l'action sociale et des familles. Par conséquent, la dépense ne pouvait être regardée comme obligatoire au sens des articles L. 1612-15 et L. 1612-16 du code général des collectivités territoriales, justifiant le refus de la préfète.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné le recours de M. B contre le refus de la préfète des Landes de lui délivrer un permis de construire un garage, au motif que le terrain se situait en dehors des parties urbanisées de la commune, en application de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la préfète, jugeant qu'un refus de permis de construire n'est pas soumis à l'obligation de notification prévue à l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté du 14 mars 2023, considérant que la préfète avait commis une erreur d'appréciation en estimant que le projet ne se situait pas dans une partie actuellement urbanisée de la commune, au sens de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme.