9 653 décisions disponibles — page 130/483
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. B, de nationalité iranienne, contestant le rejet implicite de sa demande de regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a constaté que le préfet des Hautes-Pyrénées avait rendu une décision favorable le 23 janvier 2023, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Sur les conclusions indemnitaires, le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour le préjudice subi par M. B en raison du retard dans le traitement de sa demande, en application des articles L. 434-7 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a accordé une provision de 1 000 euros, confirmée par une ordonnance de référé, et a condamné l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête du département de la Gironde. Celle-ci demandait l'annulation du refus de la préfète des Landes de procéder au mandatement d'office d'une somme de 514 697 euros, que le département de la Gironde estimait due par le département des Landes au titre de l'aide sociale. Le tribunal a jugé que la créance était sérieusement contestable, notamment en raison d'un défaut de transmission dans les délais des formalités prévues à l'article L. 122-4 du code de l'action sociale et des familles. Par conséquent, la dépense ne pouvait être regardée comme obligatoire au sens des articles L. 1612-15 et L. 1612-16 du code général des collectivités territoriales, justifiant le refus de la préfète.
Le Tribunal Administratif de Pau rejette la requête de Mme C B, agissant en tant que représentante légale de son père présumé absent. La demande portait sur le versement des arrérages de la pension de retraite de M. B depuis 2013, ainsi que des dommages et intérêts. Le tribunal applique l'article 34 du décret n° 2004-1056 du 5 octobre 2004, qui prévoit qu'en cas de disparition du titulaire d'une pension depuis plus d'un an, ses droits propres à pension sont suspendus. Cette disposition déroge aux articles 112 et suivants du code civil, empêchant le versement de la pension à la représentante légale, même en l'absence de déclaration de décès. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Pau a annulé la décision du 21 juin 2022 par laquelle le ministre des armées refusait de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident dont M. B, agent technique, a été victime le 18 mars 2021. Le tribunal a jugé que l'altercation violente survenue sur le lieu de travail entre M. B et un collègue constituait un accident de service au sens de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique. Il a estimé que les circonstances de l'espèce ne révélaient aucune faute personnelle ou circonstance particulière détachant l'accident du service. Par conséquent, la décision de refus a été annulée.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté les requêtes de M. A et de Mme D, épouse A, qui contestaient les arrêtés du préfet des Hautes-Pyrénées du 9 décembre 2022 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de la méconnaissance du principe du contradictoire, de l'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que les requérants ne justifiaient pas d'une atteinte disproportionnée à leur vie privée et familiale. Les demandes de frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête des consorts B, qui demandaient la condamnation de l'État à réparer les préjudices subis du fait du décès de D B, lié aux essais nucléaires en Polynésie française. La juridiction a fait droit à l'exception de prescription soulevée par le ministre des armées, estimant que la créance était prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Le tribunal a jugé que le point de départ de la prescription quadriennale ne pouvait être fixé à la décision du CIVEN de 2018, dès lors que le lien de causalité entre l'exposition et le cancer avait été définitivement écarté par un arrêt de la cour administrative d'appel de Bordeaux en 2016. En conséquence, la demande indemnitaire des requérants, présentée en 2022, était tardive.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné le recours de M. B contre le refus de la préfète des Landes de lui délivrer un permis de construire un garage, au motif que le terrain se situait en dehors des parties urbanisées de la commune, en application de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la préfète, jugeant qu'un refus de permis de construire n'est pas soumis à l'obligation de notification prévue à l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté du 14 mars 2023, considérant que la préfète avait commis une erreur d'appréciation en estimant que le projet ne se situait pas dans une partie actuellement urbanisée de la commune, au sens de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B, un ressortissant kosovar, qui contestait l'arrêté du préfet du Gers du 18 avril 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que les autres moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, étaient infondés. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par plusieurs associations environnementales d’une demande d’annulation de l’arrêté préfectoral du 16 septembre 2024 accordant une dérogation à la protection des espèces (article L. 411-2 du code de l’environnement) pour un projet de centrale hydroélectrique à Cauterets. Les requérantes contestaient notamment l’irrégularité de la consultation du public et l’insuffisance des mesures de compensation écologique. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la procédure de participation du public était régulière et que les conditions légales pour la dérogation étaient remplies.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté municipal du 7 janvier 2025 par lequel le maire de Saint-Pierre-d'Irube s'est opposé à la déclaration préalable de la société Free Mobile pour l'implantation d'une station relais de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts, la commune étant déjà couverte par ses réseaux 4G et 5G. En conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné le recours de M. B, ressortissant tunisien, contre un arrêté préfectoral du 1er février 2023 refusant son titre de séjour en tant que parent d’enfant français. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que M. B ne justifiait pas contribuer effectivement à l’entretien et à l’éducation de son enfant, condition requise par l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et l’article 10 de l’accord franco-tunisien. La décision a également été jugée conforme à l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et à l’intérêt supérieur de l’enfant (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant). En conséquence, le tribunal a validé le refus de titre de séjour et les mesures d’éloignement associées.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné les requêtes de la société Cocktail développement contestant deux arrêtés du maire de Bayonne (13 janvier 2022 et 16 juin 2022) refusant l’installation d’un panneau publicitaire numérique double face sur une même parcelle. La juridiction a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire, l’erreur d’appréciation au regard de l’article R. 418-4 du code de la route, et l’erreur de droit liée à l’abrogation de textes anciens. Le tribunal a estimé que les refus étaient justifiés par les risques pour la sécurité routière et le respect des normes applicables, sans abus de pouvoir. Les décisions ont été confirmées, et les demandes d’injonction et de frais de justice rejetées.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de la société Naturadream contestant l'arrêté du 16 février 2022 par lequel le maire d'Ossun a refusé un permis de construire une maison individuelle en forme de dôme. La société invoquait notamment l'absence de nécessité de matérialiser une servitude de passage et une erreur d'appréciation sur les règles d'urbanisme relatives à l'insertion paysagère et aux matériaux de toiture. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société ne justifiait pas d'un intérêt à agir, seul le pétitionnaire initial étant recevable à contester le refus. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par M. A. Ce dernier contestait une décision de la directrice chargée de la direction générale des finances publiques qui, tout en déclarant compatible son projet d'exercice de la profession d'avocat avec ses fonctions antérieures, l'assortissait d'une réserve l'obligeant à s'abstenir de toute démarche auprès de la direction départementale des finances publiques des Pyrénées-Atlantiques pendant trois ans. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'obligation de prendre un engagement écrit avant le 30 juin 2025 ne faisant pas obstacle à la réalisation de son projet professionnel. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B, ressortissante algérienne avec quatre enfants mineurs, qui sollicitait une proposition d'hébergement d'urgence. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale d'hébergement d'urgence (article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles) et à l'intérêt supérieur de l'enfant. Le juge a considéré que la demande ne présentait pas un caractère d'urgence ou était manifestement mal fondée, permettant un rejet sans procédure contradictoire en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête en référé suspension de Mme A, réfugiée kosovare, qui contestait le refus implicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de voyage. La requérante invoquait l'urgence de se rendre en Albanie avec sa fille pour voir le père de celle-ci. Le juge a estimé que cette circonstance ne caractérisait pas une atteinte grave et immédiate à sa situation, la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étant pas remplie. La demande a été rejetée sans examen du fond, incluant les conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B et Mme D. Ceux-ci demandaient d'enjoindre à la SA SNCF Réseau d'entretenir la voie ferrée jouxtant leur propriété, en raison de l'urgence liée à l'effondrement de leur clôture et à l'impossibilité d'accéder à leurs compteurs. Le juge a estimé que la demande se heurtait à une décision implicite de rejet de la SNCF, née le 10 avril 2025, et qu'ordonner la mesure sollicitée reviendrait à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans application des articles L. 521-1 et L. 521-2.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. C, représentant légal d’une société, d’une demande d’annulation du rejet de référencement de sa plateforme « Mon compte formation » par la Caisse des dépôts et consignations. Par un mémoire du 22 février 2025, M. C s’est désisté de sa requête. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la Caisse des dépôts et consignations tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour présentée par Mme D, ressortissante marocaine. La condition d'urgence n'a pas été jugée remplie, la requérante ne démontrant pas que le refus litigieux préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, d'autant qu'elle ne justifiait pas d'une inscription en cours dans un établissement d'enseignement supérieur à la date de la décision. Par ailleurs, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'a pas été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité du refus.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé suspension par la société "chez Erik" contre un arrêté du sous-préfet de Bayonne du 1er avril 2025 ordonnant la fermeture administrative de son établissement pour deux mois. La société invoquait l'urgence financière et plusieurs moyens de légalité, notamment une erreur d'appréciation des troubles à l'ordre public et le caractère disproportionné de la sanction. Le préfet a opposé l'absence d'urgence et la régularisation de la procédure par un nouvel arrêté. La juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas suffisamment établie par la seule attestation de l'expert-comptable et que l'intérêt public lié au maintien de l'ordre prévalait, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.