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Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B, un ressortissant kosovar, qui contestait l'arrêté du préfet du Gers du 18 avril 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que les autres moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, étaient infondés. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête des consorts B, qui demandaient la condamnation de l'État à réparer les préjudices subis du fait du décès de D B, lié aux essais nucléaires en Polynésie française. La juridiction a fait droit à l'exception de prescription soulevée par le ministre des armées, estimant que la créance était prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Le tribunal a jugé que le point de départ de la prescription quadriennale ne pouvait être fixé à la décision du CIVEN de 2018, dès lors que le lien de causalité entre l'exposition et le cancer avait été définitivement écarté par un arrêt de la cour administrative d'appel de Bordeaux en 2016. En conséquence, la demande indemnitaire des requérants, présentée en 2022, était tardive.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de la société Naturadream contestant l'arrêté du 16 février 2022 par lequel le maire d'Ossun a refusé un permis de construire une maison individuelle en forme de dôme. La société invoquait notamment l'absence de nécessité de matérialiser une servitude de passage et une erreur d'appréciation sur les règles d'urbanisme relatives à l'insertion paysagère et aux matériaux de toiture. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société ne justifiait pas d'un intérêt à agir, seul le pétitionnaire initial étant recevable à contester le refus. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté les requêtes de M. A et de Mme D, épouse A, qui contestaient les arrêtés du préfet des Hautes-Pyrénées du 9 décembre 2022 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de la méconnaissance du principe du contradictoire, de l'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que les requérants ne justifiaient pas d'une atteinte disproportionnée à leur vie privée et familiale. Les demandes de frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné les requêtes de la société Cocktail développement contestant deux arrêtés du maire de Bayonne (13 janvier 2022 et 16 juin 2022) refusant l’installation d’un panneau publicitaire numérique double face sur une même parcelle. La juridiction a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire, l’erreur d’appréciation au regard de l’article R. 418-4 du code de la route, et l’erreur de droit liée à l’abrogation de textes anciens. Le tribunal a estimé que les refus étaient justifiés par les risques pour la sécurité routière et le respect des normes applicables, sans abus de pouvoir. Les décisions ont été confirmées, et les demandes d’injonction et de frais de justice rejetées.
Le Tribunal Administratif de Pau rejette la requête de Mme C B, agissant en tant que représentante légale de son père présumé absent. La demande portait sur le versement des arrérages de la pension de retraite de M. B depuis 2013, ainsi que des dommages et intérêts. Le tribunal applique l'article 34 du décret n° 2004-1056 du 5 octobre 2004, qui prévoit qu'en cas de disparition du titulaire d'une pension depuis plus d'un an, ses droits propres à pension sont suspendus. Cette disposition déroge aux articles 112 et suivants du code civil, empêchant le versement de la pension à la représentante légale, même en l'absence de déclaration de décès. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné le recours de M. B, ressortissant tunisien, contre un arrêté préfectoral du 1er février 2023 refusant son titre de séjour en tant que parent d’enfant français. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que M. B ne justifiait pas contribuer effectivement à l’entretien et à l’éducation de son enfant, condition requise par l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et l’article 10 de l’accord franco-tunisien. La décision a également été jugée conforme à l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et à l’intérêt supérieur de l’enfant (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant). En conséquence, le tribunal a validé le refus de titre de séjour et les mesures d’éloignement associées.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. C, représentant légal d’une société, d’une demande d’annulation du rejet de référencement de sa plateforme « Mon compte formation » par la Caisse des dépôts et consignations. Par un mémoire du 22 février 2025, M. C s’est désisté de sa requête. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la Caisse des dépôts et consignations tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Pau, par une ordonnance du 15 avril 2025, a été saisi d’une requête de M. B A contestant un jugement rendu par ce même tribunal le 31 mars 2025. Constatant que cette requête constitue un appel, le tribunal s’est déclaré incompétent pour en connaître. En application des articles R. 322-1 et R. 221-7 du code de justice administrative, il a transmis le dossier à la cour administrative d’appel de Bordeaux, seule compétente pour statuer sur cet appel. La solution retenue est donc un renvoi pour incompétence matérielle et territoriale.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour présentée par Mme D, ressortissante marocaine. La condition d'urgence n'a pas été jugée remplie, la requérante ne démontrant pas que le refus litigieux préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, d'autant qu'elle ne justifiait pas d'une inscription en cours dans un établissement d'enseignement supérieur à la date de la décision. Par ailleurs, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'a pas été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité du refus.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par Mme A pour contester le rejet implicite de sa demande de subvention "MaPrimeRénov" par l'ANAH. En cours d'instance, l'ANAH a accordé à la requérante une prime de 10 000 euros, ce qui a conduit Mme A à se désister de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 15 avril 2025, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé suspension par la société "chez Erik" contre un arrêté du sous-préfet de Bayonne du 1er avril 2025 ordonnant la fermeture administrative de son établissement pour deux mois. La société invoquait l'urgence financière et plusieurs moyens de légalité, notamment une erreur d'appréciation des troubles à l'ordre public et le caractère disproportionné de la sanction. Le préfet a opposé l'absence d'urgence et la régularisation de la procédure par un nouvel arrêté. La juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas suffisamment établie par la seule attestation de l'expert-comptable et que l'intérêt public lié au maintien de l'ordre prévalait, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Pau rejette la requête de Mme A B, qui contestait la décision implicite du recteur de l’académie de Toulouse relative au versement de son complément indemnitaire annuel. Le tribunal constate que le litige, portant sur un élément de rémunération, est soumis à une procédure de médiation préalable obligatoire en application du décret n° 2022-433 du 25 mars 2022 et de l’arrêté du 30 mars 2022. Mme B n’ayant pas justifié de l’accomplissement de cette médiation malgré l’invitation à régulariser sa requête, celle-ci est manifestement irrecevable. En conséquence, le tribunal rejette la requête et transmet le dossier au médiateur compétent, conformément aux articles R. 222-1 et R. 213-12 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau, saisi par M. C d’un recours contre une obligation de quitter le territoire français sans délai prise par le préfet de la Haute-Garonne, a constaté que l’intéressé avait été assigné à résidence à Colomiers (31700) en cours d’instance. En application des articles R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que le lieu d’assignation relevait du ressort du tribunal administratif de Toulouse. Par ordonnance, il a donc transmis le dossier à cette juridiction, se déclarant incompétent territorialement.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la demande de M. A, ressortissant tunisien, qui sollicitait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture et la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge des référés a estimé que la mesure demandée se heurtait à une contestation sérieuse, car le dossier de l'intéressé était incomplet, notamment en l'absence de justificatif de paiement de la taxe et d'une attestation de vie commune valide. En conséquence, la condition d'utilité requise pour faire droit à la demande n'était pas remplie.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par la SMABTP, subrogée dans les droits de la société Ecrin des sables, pour obtenir la condamnation de la commune d'Anglet à l'indemniser des préjudices résultant de l'annulation d'un permis de construire. La SMABTP soutenait que l'annulation était due à une faute de la commune, qui avait passé outre l'avis de l'architecte des bâtiments de France, et non à une violation des règles d'urbanisme. La commune d'Anglet a contesté la recevabilité de la requête, invoquant notamment la nullité du contrat d'assurance pour défaut d'aléa et l'absence de lien direct entre les préjudices et l'illégalité. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la SMABTP, considérant que la société Ecrin des sables avait commis une faute en débutant la commercialisation des lots avant que le permis ne soit définitif, ce qui exonérait partiellement la commune de sa responsabilité, et que les préjudices invoqués n'étaient pas suffisamment établis. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité administrative pour faute et les dispositions du code de justice administrative.
Refus de délivrance d’un certificat de résidence algérien. Tribunal administratif de Pau. Non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, la préfète des Landes ayant délivré le titre sollicité en cours d’instance. Application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français. Le Tribunal Administratif de Pau se déclare incompétent territorialement. Il transmet l'affaire au Tribunal Administratif de Bordeaux, compétent en raison du domicile de la requérante (Libourne, Gironde) à la date de la décision attaquée, mesure de police. Application des articles R. 312-8, R. 221-3 et R. 351-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté comme tardive la requête de M. A contestant le retrait de la prime "MaPrimeRénov" par l'Agence nationale de l'habitat. La décision implicite de rejet de son recours administratif préalable étant née le 30 novembre 2024, le délai de recours contentieux de deux mois expirait le 31 janvier 2025, alors que sa requête n'a été enregistrée que le 10 mars 2025. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 421-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé, a été saisi par le maire de Boucau sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation afin de désigner un expert pour constater le péril grave et immédiat présenté par un immeuble situé 1 rue Raoul Bramarie, propriété de la société Soretrat. Le juge a fait droit à cette demande, estimant que l'état de dégradation du bâtiment (charpente fragilisée, fissures, infiltrations) justifiait une expertise urgente. Il a désigné un expert avec pour mission d'examiner l'immeuble dans les 24 heures, d'évaluer la gravité du péril pour la sécurité publique et de proposer des mesures provisoires. Cette décision s'appuie sur les articles L. 511-2 et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation.