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Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B, détenu, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et fondée sur l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace pour l'ordre public que constituait M. B, condamné pour trafic de stupéfiants en récidive. Le tribunal a également jugé que l'obligation de quitter le territoire, l'absence de délai de départ et l'interdiction de retour d'un an étaient légales et proportionnées, ne portant pas une atteinte excessive au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé, a fait droit à la demande de Mont de Marsan agglomération fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Constatant que l'immeuble situé au 15 rue des Forgerons présente un danger grave et immédiat pour la sécurité publique en raison de l'effondrement partiel de la toiture et des risques de chutes de matériaux, le juge a désigné un expert. Celui-ci devra, dans les 24 heures, examiner les lieux, évaluer la gravité du péril et proposer des mesures provisoires pour y remédier. Le rapport devra être déposé sous quinze jours.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. et Mme A d’une requête visant à annuler un arrêté du 9 février 2024 du président de la communauté de communes de Lacq-Orthez fixant l’alignement de la voie publique au droit de leur parcelle à Sallespisse. Par un mémoire du 19 mars 2025, les requérants ont déclaré se désister de leur action suite à un accord entre les parties. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance du 9 avril 2025.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. E B D, ressortissant palestinien né à Gaza, contestant un arrêté préfectoral du 19 mars 2025. Cet arrêté lui faisait obligation de quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination, prononçait une interdiction de retour de deux ans et l'assignait à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée en droit et en fait, et que le moyen tiré du défaut de délégation de signature était infondé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur le fondement des articles L. 611-1 et L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du directeur général de l'Agence Régionale de Santé (ARS) d'Occitanie refusant à la SAS Groupe d'oncologie et de radiothérapie des Pyrénées la création d'un établissement de santé à Tarbes. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire à l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie. Il a considéré que les préjudices invoqués par la société, tenant à l'accès aux soins innovants pour les patients et aux revalorisations salariales pour les professionnels, ne présentaient pas un caractère suffisamment grave et immédiat pour justifier une suspension en référé.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de la société DJ GH, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 2 novembre 2022 ordonnant la fermeture administrative de son établissement "Le carré club" pour un mois. Le tribunal a jugé que l'arrêté, fondé sur l'article L. 3332-15 du code de la santé publique, avait été signé par une autorité compétente (un sous-préfet dûment habilité). Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 122-2 du code des relations entre le public et l'administration, considérant que la mesure de fermeture était une mesure de police et non une sanction. Enfin, le tribunal a rejeté le moyen fondé sur l'article 4 du protocole n°7 de la Convention européenne des droits de l'homme, rappelant que cette stipulation ne s'applique pas aux sanctions administratives.
Le Tribunal Administratif de Pau rejette la requête de M. B, ressortissant suisse, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire suisse contre un permis français. Le tribunal écarte les moyens d’incompétence et de défaut de motivation, et confirme le bien-fondé du refus sur le fondement de l’article R. 222-3 du code de la route et de l’arrêté du 12 janvier 2012. Il retient que la demande d’échange a été présentée tardivement, au-delà du délai d’un an suivant l’acquisition de la résidence normale en France, fixé au 186e jour après l’arrivée sur le territoire.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la demande de la société C2 Promotion, qui contestait des rappels de TVA. La société avait acquis un terrain bâti, démoli l'habitation existante, puis revendu le terrain nu en lots à bâtir en appliquant le régime de TVA sur la marge. Le tribunal a jugé que ce régime, prévu à l'article 268 du code général des impôts, ne s'applique pas lorsqu'un bien change de qualification juridique entre l'achat et la revente, comme en cas de démolition d'un bâtiment. La solution retenue est que l'opération doit être soumise à la TVA sur le prix total de vente, et non sur la marge.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. et Mme D, agissant pour leur fille mineure A, victime d'un accident scolaire survenu le 12 février 2019 lors d'une répétition de théâtre dans une salle communale. Les requérants recherchaient la responsabilité solidaire de la commune d'Ondres et de l'État pour défaut de surveillance et d'entretien normal de l'ouvrage public. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, estimant que la juridiction administrative était compétente car le litige portait sur une faute dans l'organisation du service public et non sur une faute personnelle d'un enseignant. La solution retenue s'appuie sur les principes de répartition des compétences entre les ordres judiciaire et administratif en matière de responsabilité des services publics d'éducation.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A contestant le refus de la caisse d'allocations familiales du Gers de lui accorder une remise gracieuse d’un indu d’allocation de logement familiale de 1 264 euros. Saisi en tant que juge de plein contentieux, le tribunal a examiné la situation de précarité invoquée par le requérant, qui avait perdu son emploi. Il a estimé que les pièces fournies (certificat de travail, radiation du répertoire des métiers) étaient insuffisantes pour justifier de ses ressources et charges actuelles, et donc pour établir une précarité faisant obstacle au remboursement de la dette. La demande a été rejetée sur le fondement des articles L. 825-3 et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que de l’article L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme C contestant la décision du 20 décembre 2022 de la commission de médiation du droit au logement opposable des Pyrénées-Atlantiques, qui avait refusé de la reconnaître comme prioritaire pour un logement social. La requérante invoquait l'insalubrité de son logement et son inadaptation au handicap de sa fille et au sien, ainsi qu'un délai d'attente anormalement long. Le tribunal a examiné les moyens au regard des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, mais a estimé que les éléments fournis ne justifiaient pas le caractère prioritaire et urgent de sa demande. En conséquence, la décision de la commission de médiation a été confirmée.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. B contestant les décisions implicites de rejet de ses recours administratifs contre un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 3 982,61 euros et un indu de prime d'activité de 1 891,79 euros. Le tribunal a jugé que la décision expresse du 19 avril 2023 de la caisse d'allocations familiales s'était substituée à la décision implicite pour la prime d'activité. Sur le fond, le tribunal a rappelé que le RSA est conditionné à la situation de la personne et de son foyer, et que M. B, qui soutenait ne pas vivre en couple et être en situation de précarité, n'a pas démontré que les indus étaient infondés. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi les indus, sur la base des articles L. 262-1, L. 262-2 et L. 262-9 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que des dispositions du code de la sécurité sociale relatives à la prime d'activité.
Le Tribunal administratif de Pau rejette la requête de Mme A contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 362,28 euros. La requérante invoquait sa situation précaire, mais n’a pas fourni d’éléments suffisants sur ses ressources et charges actuelles. Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que la précarité n’était pas établie à la date de la décision. Les textes appliqués sont les articles L. 842-1, L. 843-1, R. 846-5 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de la société Cance Développement, qui contestait son assujettissement à l'impôt sur les sociétés pour 2017 et 2018. Le litige portait sur la déductibilité d'abandons de créances consentis à sa filiale, que l'administration avait requalifiés en aides financières non déductibles. Le tribunal a jugé la procédure de rectification régulière, la proposition de rectification étant suffisamment motivée au regard de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales. Sur le fond, il a confirmé que les abandons de créances, présentés comme relevant d'un intérêt de groupe, ne pouvaient être déduits car ils ne constituaient pas des aides à caractère commercial au sens de l'article 39 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par Mme et M. C... pour contester un arrêté préfectoral du 5 septembre 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français, assorti d'une interdiction de retour d'un an et d'une obligation de présentation hebdomadaire. Les requérants soutenaient notamment que la décision était illégale car prise avant que la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) ne statue sur leur recours, en méconnaissance des articles L. 611-1-4° et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a fait droit à ce moyen, annulant l'arrêté pour vice de procédure, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Il a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour et d'effacer le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, tout en rejetant les conclusions présentées au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. A B d’un recours contestant le rejet de sa demande de carte mobilité inclusion mention "invalidité". Par une lettre du 31 mars 2025, M. B s’est désisté de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 9 avril 2025.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. C, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 100 000 euros en réparation des préjudices causés par l'administration fiscale. M. C soutenait que des erreurs de l'administration, notamment lors d'une vérification de comptabilité, étaient à l'origine des rectifications fiscales et de la procédure pénale dont il a finalement été déchargé. Le tribunal a jugé que, bien que les impositions aient été annulées, M. C n'apportait pas la preuve d'un préjudice direct et certain résultant d'une faute de l'administration, distinct du seul paiement de l'impôt. La requête a donc été rejetée, sans application des textes spécifiques au-delà des principes généraux de la responsabilité administrative.
Le Tribunal administratif de Pau rejette la requête de Mme B, qui demandait la décharge des pénalités et majorations appliquées à ses cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux pour 2015, 2016 et 2017. La requérante n'a pas démontré le caractère exagéré des impositions, la charge de la preuve lui incombant. Le tribunal valide l'application de la majoration de 40 % pour manquement délibéré, l'administration ayant prouvé l'intention d'éluder l'impôt. Les textes appliqués sont l'article 1729 du code général des impôts et l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné les requêtes de M. A, qui contestait des décisions de retrait de points, l'invalidation de son permis de conduire (décision 48 SI), et le refus de prise en compte d'un stage de récupération de points. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que la décision 48 SI lui avait été régulièrement notifiée et que ses recours étaient tardifs. Il a également estimé que les infractions étaient établies et que les obligations d'information prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route avaient été respectées. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé-suspension par M. C, qui contestait l'arrêté du 7 février 2025 par lequel la préfète des Landes avait suspendu son permis de conduire pour six mois. Le requérant invoquait l'urgence, liée à sa situation professionnelle et personnelle, et soulevait plusieurs moyens, dont l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'absence de procédure contradictoire, et une erreur de fait ou de droit concernant la matérialité des infractions. La décision du juge des référés n'est pas reproduite dans l'extrait fourni, mais l'ordonnance a statué sur la demande de suspension fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en application des dispositions du code de la route et du code des relations entre le public et l'administration.