9 663 décisions disponibles — page 136/484
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté la requête de Mme A contestant la décision de la CAF des Pyrénées-Atlantiques de maintenir partiellement un indu d’APL de 405 euros. La requérante n’a pas fourni, malgré une demande de régularisation, les précisions ou justificatifs nécessaires pour établir sa situation de précarité ou sa bonne foi. En application des articles R. 222-1 7° et R. 772-6 du code de justice administrative, la requête a été jugée irrecevable faute d’éléments suffisants pour en apprécier le bien-fondé.
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par M. A, surveillant pénitentiaire, d’une demande de suspension de la décision du directeur interrégional des services pénitentiaires de Toulouse refusant la prolongation de son activité au-delà de juin 2025. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’établissant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation financière malgré une perte de revenus alléguée. Aucun des moyens soulevés, notamment l’erreur de droit au regard de l’article L. 556-7 du code général de la fonction publique, n’a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, l’administration ayant fondé son refus sur l’intérêt du service en raison de difficultés relationnelles et de comportements inappropriés.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. F, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour opposé par la préfète des Landes le 3 août 2023. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’erreur de droit et de l’erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article 6.5 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 combiné à l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale. Les textes appliqués incluent l’accord franco-algérien, le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour pour raisons médicales et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers était inopérant, car les dispositions applicables aux Algériens sont celles du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien de 1968. Il a estimé que le préfet avait correctement examiné la situation médicale de M. C et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Par conséquent, les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et au titre des frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné les requêtes de M. D E et de Mme H B, épouse E, contestant les arrêtés du préfet des Hautes-Pyrénées du 18 avril 2023 refusant le renouvellement de leur titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Les requérants invoquaient notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles L. 425-9, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, considérant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. En conséquence, il a confirmé la légalité des arrêtés préfectoraux.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. F, ressortissant comorien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées du 31 mars 2023 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a considéré que le requérant ne justifiait pas de la possession d’un visa requis par l’article L. 441-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile pour circuler hors de Mayotte, et que les moyens tirés du défaut de motivation, de l’irrégularité de la procédure et de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme étaient infondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. F, y compris celles relatives à l’annulation, à l’injonction et aux frais de justice.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, rejette la demande de M. A qui sollicitait sa mise en liberté sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Le requérant contestait le maintien de sa détention provisoire ordonnée par le tribunal correctionnel, invoquant une méconnaissance des délais prévus à l'article 148-2 du code de procédure pénale. Le juge des référés rappelle que les demandes de mise en liberté relèvent de la compétence exclusive des juridictions judiciaires (articles 137-1 et 148-1 du code de procédure pénale) et non de l'ordre administratif. En conséquence, la requête est rejetée comme manifestement irrecevable, la juridiction administrative étant incompétente pour connaître de telles contestations.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé par M. B pour demander la suspension de l'arrêté du 24 février 2025 par lequel la préfète des Landes a suspendu son permis de conduire pour quatre mois, suite à un excès de vitesse de 48 km/h. M. B invoquait l'urgence, liée à son emploi en zone isolée et à la situation de son fils handicapé, ainsi qu'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de son caractère disproportionné et d'un vice de procédure. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la suspension, laquelle était fondée sur l'article L. 224-2 du code de la route.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant le refus de la préfète des Landes de lui délivrer une carte de résident et le rejet implicite du renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur le refus de renouvellement, la préfecture ayant finalement accordé ce titre. Sur le refus de carte de résident, fondé sur l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le juge a estimé que la préfète n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, M. A ne justifiant pas de ressources suffisantes et stables équivalentes au SMIC sur les cinq années précédant sa demande. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné les requêtes de Mme F, agent territorial, contestant les arrêtés du président du conseil départemental des Hautes-Pyrénées la plaçant en disponibilité d'office pour raison de santé à compter du 1er février 2020. La première requête (n° 2201497) a donné lieu à un non-lieu à statuer, l'arrêté du 30 mai 2022 ayant été retiré par un arrêté du 7 septembre 2023. Sur la seconde requête (n° 2302861), le tribunal a rejeté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur de fait, considérant que la pathologie de Mme F ne remplissait pas les conditions pour un congé de longue maladie au titre de l'article 34 de la loi du 26 janvier 1984. La requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de la commune d’Ondres, qui demandait la désignation d’un commissaire de justice pour constater l’état des biens du camping municipal Blue Océan, dans le cadre d’un litige avec la SARL A... Frères, concessionnaire du service public. Le juge des référés a rappelé que, sur le fondement de l’article R. 531-1 du code de justice administrative, il ne peut désigner qu’un expert et non un commissaire de justice. Il a également estimé que la commune n’établissait pas que les constatations nécessaires excédaient les compétences d’un commissaire de justice, rendant la mesure inutile. La demande de frais de justice a été rejetée par voie de conséquence.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. B E H, ressortissant brésilien, contestant l'arrêté préfectoral du 6 septembre 2023 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a fait droit à la demande d'annulation en retenant le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la mesure d'éloignement portait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. En conséquence, il a annulé l'arrêté et enjoint à la préfète des Landes de réexaminer la situation de l'intéressé, sans se prononcer sur les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par Mme A, agent territorial de la commune de Biscarrosse, pour contester l'arrêté du 15 juin 2022 la plaçant en disponibilité d'office pour inaptitude physique. La requérante soutenait notamment que cette décision était insuffisamment motivée et qu'elle aurait dû bénéficier d'un congé de longue maladie. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la commune avait respecté la procédure applicable, notamment en consultant le conseil médical, et que l'arrêté attaqué était légal. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et des décrets n°86-68 et n°87-602 relatifs aux positions des fonctionnaires territoriaux.
Le Tribunal Administratif de Pau a annulé un titre exécutoire de 8 872,53 euros émis par le centre de gestion de la fonction publique territoriale des Landes à l'encontre de Mme B pour un trop-perçu de salaire. La décision a été motivée par l'insuffisance de motivation du titre, qui ne précisait pas les bases de calcul de la créance, en méconnaissance de l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. Le tribunal a jugé que le titre ne renvoyait à aucun document annexé ou précédemment envoyé permettant de reconstituer les droits de l'intéressée ou le montant réclamé. En conséquence, le titre exécutoire a été annulé, mais la demande de restitution de la somme a été rejetée, l'annulation pour un motif de forme n'impliquant pas une restitution immédiate en raison d'une possible régularisation.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par Mme C, psychologue au département des Pyrénées-Atlantiques, d’une demande d’indemnisation pour les préjudices résultant de l’illégalité de son arrêté de suspension du 23 juin 2016 et d’un harcèlement moral. Le tribunal a jugé que l’illégalité de cet arrêté, déjà annulé, constituait une faute de nature à engager la responsabilité du département. Il a également examiné les allégations de harcèlement moral au regard de l’article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’analyse porte sur la responsabilité pour faute liée à l’illégalité de la suspension et sur la caractérisation d’un éventuel harcèlement moral.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné les requêtes de M. B A, Mme D A et M. C A, qui demandaient la suspension des décisions implicites de rejet de leurs demandes de carte de séjour "vie privée et familiale" nées du silence gardé par la préfète des Landes. Les requérants invoquaient l'urgence résultant de la fin de validité de leurs récépissés et des moyens propres à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions, notamment l'insuffisance de motivation et l'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 423-23 du CESEDA et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie, les requérants ne démontrant pas que la situation portait une atteinte suffisamment grave et immédiate à leur situation.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, détenu au centre pénitentiaire de Lannemezan, qui demandait la suspension de la décision du 10 décembre 2024 refusant son transfert vers les centres de détention d'Avignon-le-Pontet ou de Béziers. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, les atteintes à sa vie privée et familiale invoquées au titre de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étant pas suffisamment établies. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation ou l'erreur manifeste d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision de maintien en détention. La demande d'extraction du requérant pour l'audience a également été rejetée, le préfet compétent ayant estimé qu'elle n'était pas indispensable.
Le Tribunal administratif de Pau, par une ordonnance du 3 avril 2025, a rejeté comme irrecevable la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 22 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 2 avril 2025, avait été présentée au-delà du délai de 48 heures suivant la notification de l'arrêté, conformément à l'article L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Aucune circonstance, même une difficulté matérielle invoquée par le requérant, ne peut proroger ce délai impératif. La solution retenue est le rejet de la requête pour tardiveté manifeste.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Pyrénées-Atlantiques de recevoir Mme A, ressortissante sénégalaise, afin d'enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé, dans un délai de huit jours sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Le juge a considéré que l'absence de rendez-vous depuis décembre 2024 créait une situation d'urgence, notamment en raison de la mise en demeure de l'employeur de la requérante liée à son contrat de professionnalisation. La solution retenue s'appuie sur l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui impose la délivrance d'un récépissé après enregistrement de la demande.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision de France Travail du 17 janvier 2025 radiant M. A de la liste des demandeurs d'emploi et supprimant ses allocations. Le juge constate que le litige, portant sur la suppression des allocations d'assurance chômage, relève de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire et non de l'ordre administratif, en application des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail. Par conséquent, la requête est manifestement mal fondée devant la juridiction administrative.