9 653 décisions disponibles — page 135/483
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait la suspension de la décision du 19 décembre 2024 par laquelle la commission de médiation a refusé de le reconnaître comme prioritaire pour un hébergement d'urgence. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant se bornant à invoquer sa situation précaire et son hébergement chez un tiers sans apporter de précisions suffisantes. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, et la requête a été rejetée sans audience en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé-suspension par M. B, ressortissant russe, contestant l'arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées du 10 décembre 2024 retirant sa carte de résident. Le requérant invoquait l'urgence et l'illégalité de la décision, notamment par voie d'exception d'illégalité de l'arrêté d'expulsion, déjà suspendu par une précédente ordonnance du tribunal. Le juge des référés a constaté que la suspension de l'arrêté d'expulsion, prise sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, entraînait automatiquement la suspension de la décision de retrait de titre de séjour, rendant la requête sans objet. En conséquence, il a rejeté la requête comme irrecevable.
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté la requête de Mme B, agissant en qualité de tutrice de sa sœur décédée, qui demandait l’annulation du refus du département du Gers de lui accorder une remise gracieuse d’une dette de 7 624 euros au titre de l’aide sociale à l’hébergement. La requérante invoquait sa situation financière précaire, mais n’a produit aucune pièce justificative de ses ressources et charges, malgré une demande de régularisation du tribunal. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement insuffisamment assortie de précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A B contestant la perte de trois points de son permis de conduite. Le requérant contestait la matérialité de l'infraction, en soutenant qu'il était sur l'accotement et non sur la chaussée. Le juge a rappelé qu'il n'appartient pas à la juridiction administrative d'apprécier la réalité des infractions, ce moyen étant inopérant. En application des articles L. 223-1 du code de la route et R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par l'association Nature et Hydroélectricité en Aquitaine. La requérante contestait des avis rectificatifs fiscaux (TVA, impôt sur les sociétés, cotisation foncière) et invoquait l'urgence liée à une audience civile imminente, ainsi que plusieurs moyens (défaut de notification, prescription, méconnaissance du principe non bis in idem). Le juge a estimé que la demande, qui visait la suspension d'une décision implicite de l'administration fiscale, ne présentait pas un caractère d'urgence ou était manifestement mal fondée, permettant un rejet sans audience publique en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Pau rejette l'opposition formée par M. A B contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales des Hautes-Pyrénées pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité de 3 923,35 euros. Le juge constate que les moyens soulevés par le requérant, relatifs à sa bonne foi et à sa contestation de la nature de l'indu, sont inopérants car sans incidence sur le principe, la quotité ou l'exigibilité de la créance. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, la requête est rejetée par ordonnance.
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté la requête de Mme A contestant la décision de la CAF des Pyrénées-Atlantiques de maintenir partiellement un indu d’APL de 405 euros. La requérante n’a pas fourni, malgré une demande de régularisation, les précisions ou justificatifs nécessaires pour établir sa situation de précarité ou sa bonne foi. En application des articles R. 222-1 7° et R. 772-6 du code de justice administrative, la requête a été jugée irrecevable faute d’éléments suffisants pour en apprécier le bien-fondé.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par Mme A B d’une demande de renonciation à succession. En application des articles 804 du code civil et 1339 du code de procédure civile, cette procédure relève de la compétence exclusive des juridictions judiciaires. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent. Il a invité la requérante à saisir le tribunal judiciaire compétent.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de remise de dette d’un indu de prime d’activité de 1736,76 euros. La requérante n’a pas fourni d’éléments suffisants pour démontrer sa situation de précarité, malgré une invitation à régulariser sa demande. Le juge a rappelé qu’il lui appartient d’examiner le bien-fondé de la demande de remise gracieuse, et non les vices propres de la décision attaquée. Faute de précisions permettant d’apprécier le bien-fondé de la requête, celle-ci a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par Mme A pour contester un indu d'allocation aux adultes handicapés (AAH) de 1 585,47 euros. Statuant par ordonnance, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence manifeste de la juridiction administrative. Il a rappelé que, conformément aux articles L. 821-5 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, les litiges relatifs à l'AAH relèvent du contentieux de la sécurité sociale, donc du juge judiciaire. En conséquence, le dossier a été transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Pau, seul compétent pour en connaître.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet des Pyrénées-Atlantiques du 25 mars 2025 accordant le concours de la force publique pour l'expulsion de Mme A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante n'a pas justifié de circonstances particulières rendant l'exécution de la décision judiciaire d'expulsion, confirmée par la cour d'appel, suffisamment grave et immédiate pour sa situation. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 153-1 et L. 153-2 du code des procédures civiles d'exécution, qui imposent à l'État de prêter son concours à l'exécution des décisions de justice, sauf considérations impérieuses d'ordre public ou atteinte à la dignité humaine, non démontrées en l'espèce.
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par M. A, surveillant pénitentiaire, d’une demande de suspension de la décision du directeur interrégional des services pénitentiaires de Toulouse refusant la prolongation de son activité au-delà de juin 2025. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’établissant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation financière malgré une perte de revenus alléguée. Aucun des moyens soulevés, notamment l’erreur de droit au regard de l’article L. 556-7 du code général de la fonction publique, n’a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, l’administration ayant fondé son refus sur l’intérêt du service en raison de difficultés relationnelles et de comportements inappropriés.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par Mme C, psychologue au département des Pyrénées-Atlantiques, d’une demande d’indemnisation pour les préjudices résultant de l’illégalité de son arrêté de suspension du 23 juin 2016 et d’un harcèlement moral. Le tribunal a jugé que l’illégalité de cet arrêté, déjà annulé, constituait une faute de nature à engager la responsabilité du département. Il a également examiné les allégations de harcèlement moral au regard de l’article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’analyse porte sur la responsabilité pour faute liée à l’illégalité de la suspension et sur la caractérisation d’un éventuel harcèlement moral.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné les requêtes de Mme F, agent territorial, contestant les arrêtés du président du conseil départemental des Hautes-Pyrénées la plaçant en disponibilité d'office pour raison de santé à compter du 1er février 2020. La première requête (n° 2201497) a donné lieu à un non-lieu à statuer, l'arrêté du 30 mai 2022 ayant été retiré par un arrêté du 7 septembre 2023. Sur la seconde requête (n° 2302861), le tribunal a rejeté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur de fait, considérant que la pathologie de Mme F ne remplissait pas les conditions pour un congé de longue maladie au titre de l'article 34 de la loi du 26 janvier 1984. La requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour pour raisons médicales et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers était inopérant, car les dispositions applicables aux Algériens sont celles du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien de 1968. Il a estimé que le préfet avait correctement examiné la situation médicale de M. C et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Par conséquent, les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et au titre des frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant le refus de la préfète des Landes de lui délivrer une carte de résident et le rejet implicite du renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur le refus de renouvellement, la préfecture ayant finalement accordé ce titre. Sur le refus de carte de résident, fondé sur l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le juge a estimé que la préfète n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, M. A ne justifiant pas de ressources suffisantes et stables équivalentes au SMIC sur les cinq années précédant sa demande. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé par M. B pour demander la suspension de l'arrêté du 24 février 2025 par lequel la préfète des Landes a suspendu son permis de conduire pour quatre mois, suite à un excès de vitesse de 48 km/h. M. B invoquait l'urgence, liée à son emploi en zone isolée et à la situation de son fils handicapé, ainsi qu'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de son caractère disproportionné et d'un vice de procédure. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la suspension, laquelle était fondée sur l'article L. 224-2 du code de la route.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de la commune d’Ondres, qui demandait la désignation d’un commissaire de justice pour constater l’état des biens du camping municipal Blue Océan, dans le cadre d’un litige avec la SARL A... Frères, concessionnaire du service public. Le juge des référés a rappelé que, sur le fondement de l’article R. 531-1 du code de justice administrative, il ne peut désigner qu’un expert et non un commissaire de justice. Il a également estimé que la commune n’établissait pas que les constatations nécessaires excédaient les compétences d’un commissaire de justice, rendant la mesure inutile. La demande de frais de justice a été rejetée par voie de conséquence.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. B E H, ressortissant brésilien, contestant l'arrêté préfectoral du 6 septembre 2023 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a fait droit à la demande d'annulation en retenant le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la mesure d'éloignement portait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. En conséquence, il a annulé l'arrêté et enjoint à la préfète des Landes de réexaminer la situation de l'intéressé, sans se prononcer sur les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. F, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour opposé par la préfète des Landes le 3 août 2023. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’erreur de droit et de l’erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article 6.5 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 combiné à l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale. Les textes appliqués incluent l’accord franco-algérien, le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et la Convention européenne des droits de l’homme.