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Cette décision du Tribunal Administratif de Pau, statuant en urgence, concerne le recours de Mme A C contre plusieurs arrêtés du préfet des Hautes-Pyrénées du 20 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour de trois ans et l'assignant à résidence. La requérante invoque notamment la méconnaissance de son droit d'être entendue, l'absence de saisine de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) au regard de son état de santé (rectocolite hémorragique), et une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale ainsi qu'à l'intérêt supérieur de son enfant mineur scolarisé en France. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme C, incluant l'annulation des arrêtés et les conclusions accessoires, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et les stipulations de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté la requête de M. A C, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du 14 février 2025 de la préfète de la Dordogne lui refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 423-7 du CESEDA (vie privée et familiale) et de l'article 8 de la CEDH, n'étaient pas fondés, faute pour le requérant de démontrer une contribution effective à l'entretien et à l'éducation de ses enfants français. La décision a été rendue en formation d'urgence (étrangers) sur le fondement des articles L. 614-1 et suivants du CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. B d’une requête visant à obtenir la déduction de travaux sur sa maison d’habitation de ses revenus fonciers pour les années 2017 à 2021, ainsi que la restitution des impôts et prélèvements sociaux correspondants. En cours d’instance, M. B s’est désisté purement et simplement de son instance et de son action, désistement accepté par l’administration fiscale. Par ordonnance du 10 avril 2025, le président du tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune solution au fond n’a donc été retenue.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. A du centre d'hébergement pour demandeurs d'asile (Prahda) qu'il occupait sans droit. La juridiction a constaté que M. A, bénéficiaire de la protection subsidiaire depuis mars 2023, se maintenait irrégulièrement dans les lieux, ce qui entravait l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile et compromettait le service public. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la fin de l'hébergement après l'obtention d'une protection internationale et la possibilité d'une expulsion judiciaire en cas de maintien sans titre.
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par M. C D d’un recours contre un arrêté préfectoral du 9 juillet 2024 refusant son titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d’un an. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressé un titre de séjour d’un an en exécution d’une suspension ordonnée par le juge des référés. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, devenues sans objet. Il a en revanche condamné l’État à verser 800 euros à l’avocate de M. C D au titre des frais d’instance, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par la société Axa Eco Energie d’un recours contre le rejet implicite de sa demande de prime "MaPrimeRénov". En cours d’instance, l’Agence nationale de l’habitat a accordé à la société la subvention de 4 000 euros sollicitée, retirant ainsi la décision implicite contestée. Constatant que les conclusions de la requête avaient perdu leur objet, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer.
Le Tribunal administratif de Pau rejette la demande de la société Macifilia, assureur subrogé dans les droits de M. F, qui sollicitait une nouvelle expertise médicale pour établir la responsabilité du centre hospitalier de la Côte Basque dans une section accidentelle du nerf sciatique lors d’une ténotomie. La société invoquait un défaut de contradictoire et une insuffisance du rapport d’expertise, mais le tribunal estime que les opérations d’expertise se sont déroulées régulièrement et que la demande n’est pas utile, deux expertises ayant déjà été réalisées. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit fait droit à la demande de nouvelle expertise. Les textes appliqués sont le code de la santé publique et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par la société Groupe Narbonne pour obtenir le paiement d'une somme de 64 272 euros par la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) Pau-Béarn, en exécution d'un protocole transactionnel conclu le 28 août 2022. La CCI contestait sa dette, invoquant notamment la nullité de la transaction pour violation du principe d'interdiction pour une personne publique de payer une somme qu'elle ne doit pas, ainsi que l'application de l'article L. 632-1 du code de commerce. Le tribunal a rejeté la demande de la société Groupe Narbonne, estimant que la transaction était nulle car elle constituait une libéralité prohibée pour une personne publique, la CCI n'étant pas débitrice de la somme envers la société mère.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la demande d'indemnisation de M. et Mme C et de leurs sociétés, qui sollicitaient la réparation des préjudices subis suite à l'abattage de neuf chevaux ordonné par le préfet du Gers en mai 2019. Les requérants invoquaient la rupture d'égalité devant les charges publiques. Le tribunal a jugé que les maladies infectieuses animales, comme l'anémie infectieuse des équidés, constituent un aléa inhérent à l'activité d'éleveur, et que les mesures de police sanitaire prises sur le fondement des articles L. 221-1 et L. 223-8 du code rural et de la pêche maritime ne sauraient engager la responsabilité de l'État. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de la société Delion immobilier contestant les décisions du maire de Soumoulou relatives à des non-conformités constatées après l'achèvement de travaux de construction de quatorze maisons. Le tribunal a jugé que le courrier du 26 janvier 2021, qui se bornait à recenser les non-conformités sans mise en demeure, ainsi que les courriers de rappel des 30 avril et 27 août 2021, constituent des actes préparatoires non décisoires et sont donc irrecevables. En revanche, la décision du 18 mars 2021, par laquelle le maire s'est opposé à la déclaration d'achèvement et a mis en demeure la société de reprendre les travaux, est une décision faisant grief. Sur le fond, le tribunal a rejeté les moyens de la société, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de l'irrégularité de la procédure de visite de récolement, et du défaut d'information sur la possibilité de déposer un permis modificatif, en application des articles R. 462-8 et R. 462-9 du code de l'urbanisme. La requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. C, qui demandait la démolition d'un point de collecte des déchets situé rue du Maréchal Joffre à Pau, au motif que cet ouvrage public serait irrégulièrement implanté. Le juge a rappelé que, saisi d’une telle demande, il lui appartient d’apprécier la légalité de l’implantation de l’ouvrage et non d’annuler la décision de la commune refusant sa suppression. Les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de la décision et la méconnaissance des articles R. 111-5 et R. 111-6 du code de l’urbanisme relatifs à la sécurité et à l’accès des engins de secours, ont été écartés comme inopérants ou non fondés. La solution retenue s’appuie sur les règles du contentieux de plein contentieux applicables aux ouvrages publics et sur les dispositions du code de l’urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'affectation de M. B au complexe aquatique de Lourdes. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les difficultés pratiques invoquées par le requérant (problèmes de transport et impact sur sa vie familiale) n'étant pas suffisamment établies pour caractériser une atteinte grave et immédiate à sa situation. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.
Le Tribunal administratif de Pau a constaté le désistement d'office de la requête de M. B, qui contestait la décision de la préfète des Landes du 20 janvier 2025 le mettant en demeure de quitter son hébergement en CADA. Cette ordonnance a été prise en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, car M. B n'a pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés. La solution retenue est donc le désistement pur et simple de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par la société DJ GH d’une demande d’annulation d’un arrêté du maire de Pau du 8 octobre 2022, ordonnant la fermeture nocturne de l’établissement "Le carré club" jusqu’au 31 décembre 2022. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l’incompétence du signataire, en retenant que l’adjointe disposait d’une délégation de signature régulière et exécutoire. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration. La solution retenue n’est pas précisée dans l’extrait, mais le tribunal a examiné la légalité de l’arrêté au regard des pouvoirs de police municipale prévus par le code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la demande de la SCI Cézalie, propriétaire de locaux commerciaux et de places de stationnement à Tarnos, qui sollicitait la condamnation du syndicat des mobilités Pays basque Adour pour les préjudices subis lors des travaux d’aménagement de la ligne 2 du tram-bus. La société invoquait la perte d’accès à la voie publique et des dommages permanents causés par ces travaux publics, en tant que tiers. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la SCI Cézalie n’établissait pas le caractère anormal et spécial des préjudices allégués, ni un lien de causalité direct avec les travaux. Aucune indemnité n’a été accordée, et les conclusions fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 7 705,70 euros. La juridiction a d’abord déclaré irrecevables les conclusions relatives à la pénalité administrative de 600 euros, relevant que ce litige relève de la compétence de la juridiction judiciaire en application de l’article L. 114-17-2 du code de la sécurité sociale. Sur le fond, le tribunal a considéré que les moyens invoqués par Mme A, notamment sa bonne foi et sa situation précaire, n’étaient pas fondés au regard des articles L. 262-2 et R. 262-6 du code de l’action sociale et des familles, qui imposent la prise en compte de l’ensemble des ressources du foyer. La demande de décharge de la dette et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de l'association Basaburutarrak demandant l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire d'Espelette à l'Office public de l'habitat sud Atlantic pour l'édification de trois maisons. Le tribunal a jugé que l'association ne justifiait pas d'un intérêt à agir, son objet statutaire étant sans rapport avec la préservation du cadre de vie du quartier concerné. La solution est fondée sur l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, qui conditionne la recevabilité du recours à la démonstration d'un intérêt direct.
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées du 20 octobre 2023 refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la secrétaire générale bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que M. A ne justifiait pas d'une communauté de vie effective avec son épouse française, méconnaissant ainsi l'article 6-2 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Par conséquent, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire, le délai de départ volontaire et la fixation du pays de destination, notamment ceux tirés de l'illégalité du refus de séjour, ont été rejetés.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B, ressortissant arménien, qui contestait le refus du préfet des Pyrénées-Atlantiques de lui délivrer un titre de séjour pour raisons médicales sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que la procédure suivie, incluant l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, était régulière. Il a estimé que le préfet avait pu légalement refuser le séjour dès lors que M. B pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par Mme A, agent du centre hospitalier de la Côte basque, d’une demande de condamnation de l’établissement à lui verser 30 000 euros en réparation de préjudices liés à des fautes commises lors de sa réintégration en juillet 2019 (privation de rémunération, erreurs dans son dossier de retraite, titularisation tardive). Par un mémoire du 17 février 2025, Mme A s’est désistée purement et simplement de son action. Le tribunal a donné acte de ce désistement par une décision du 9 avril 2025, mettant fin à l’instance sans examiner le fond du litige. Aucun texte de fond n’a été appliqué, seul l’article L. 761-1 du code de justice administrative était invoqué pour les frais, sans suite.