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Le Tribunal Administratif de Pau a joint deux requêtes de M. B, l'une contestant le refus de remise gracieuse de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2021, l'autre demandant la décharge de ces impositions. Le tribunal a constaté un dégrèvement partiel de 7 818 euros par l'administration, prononçant un non-lieu à statuer à hauteur de cette somme. Sur le fond, il a rejeté la demande de remise gracieuse, estimant que le montant restant dû (931 euros) n'était pas excessif au regard des revenus du foyer (80 814 euros) et que les charges invoquées ne démontraient pas une impossibilité de payer. La décision s'appuie sur l'article L. 247 du livre des procédures fiscales, qui conditionne la remise gracieuse à une situation de gêne ou d'indigence, non établie en l'espèce.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en urgence, a examiné la requête de M. A, ressortissant haïtien, contestant un arrêté préfectoral du 2 avril 2025 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la préfète des Landes, estimant que la requête, bien que sommaire, avait été régularisée avant la clôture de l'instruction. Sur le fond, le juge a notamment examiné les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que la situation sécuritaire en Haïti. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision s'inscrit dans le cadre des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la préfète des Landes avait procédé à un examen réel et sérieux de sa situation personnelle et familiale, malgré l'absence de mention de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant et de sa demande de carte de séjour. Les moyens soulevés, notamment le défaut d'examen et l'erreur d'appréciation, ont été écartés, et la légalité de la décision d'éloignement a été confirmée.
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français sans délai, l'interdiction de retour de deux ans et l'assignation à résidence pris par le préfet des Hautes-Pyrénées. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, la violation du droit d'être entendu et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A, détenu, qui contestait la décision du directeur interrégional des services pénitentiaires de Toulouse confirmant une sanction disciplinaire de quatorze jours de cellule (dont quatre avec sursis) pour menaces envers un surveillant. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'irrégularité de la procédure disciplinaire, la violation des droits de la défense et le caractère disproportionné de la sanction, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire et du code de procédure pénale.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A, détenu, qui contestait son changement d'affectation du centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan vers le centre de détention d'Uzerche. Le tribunal a jugé que cette décision constitue une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir, car elle ne porte pas une atteinte excédant les contraintes inhérentes à la détention à ses droits fondamentaux, notamment au respect de sa vie privée et familiale et à la protection de sa santé. Les moyens soulevés par le requérant ont été écartés comme non établis.
Le Tribunal Administratif de Pau a annulé la décision implicite de rejet du préfet des Pyrénées-Atlantiques refusant l'admission au séjour de Mme F, épouse E, ressortissante indienne mariée à un Français. Le tribunal a considéré que l'absence de cohabitation entre les époux, due au départ de Mme F en Inde pour des raisons professionnelles, ne suffisait pas à établir une rupture de la communauté de vie, celle-ci pouvant s'expliquer par des circonstances matérielles indépendantes de leur volonté. En conséquence, le refus de titre de séjour a été jugé contraire aux articles L. 423-1 et L. 423-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à Mme F une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale".
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées du 21 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen approfondi de la situation personnelle et familiale du requérant. Il a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-marocain, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné les requêtes de M. A E, détenu au centre pénitentiaire de Lannemezan, contestant deux sanctions disciplinaires de dix jours de cellule disciplinaire (dont deux avec sursis pour la première) pour violences physiques et détention d’objets interdits. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence des autorités, de l’irrégularité de la composition de la commission de discipline, de la violation des droits de la défense et du caractère disproportionné des sanctions. La solution retenue est le rejet des requêtes, fondé sur le code de procédure pénale et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la demande de M. D, qui contestait la décision du 14 décembre 2022 prononçant son maintien au répertoire des détenus particulièrement surveillés (DPS). Le requérant invoquait notamment un vice d'incompétence et un vice de procédure. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire de l'acte bénéficiant d'une délégation de signature régulière du garde des Sceaux. Il a également rejeté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que la composition de la commission DPS était conforme aux dispositions de l'instruction ministérielle applicable. La solution s'appuie sur le code pénitentiaire et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. C, détenu, contestant le refus du garde des sceaux de faire droit à sa demande de transfert pénitentiaire. Le tribunal a rappelé que les décisions de changement d'affectation sont des mesures d'ordre intérieur insusceptibles de recours, sauf si elles portent une atteinte excessive aux libertés et droits fondamentaux. Il a estimé que M. C n'apportait pas d'éléments suffisants pour démontrer que le refus de transfert portait une telle atteinte à son droit à la vie privée et familiale, à la réinsertion ou au travail, au-delà des contraintes inhérentes à la détention. Par conséquent, la requête a été rejetée comme irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. B, détenu, contestant la décision de la cheffe d'établissement du centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan ordonnant sa gestion menottée. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre de la justice, considérant que cette mesure, en raison de son impact sur les droits fondamentaux du détenu, n'est pas une simple mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision attaquée, estimant que l'administration n'avait pas justifié de manière suffisante la nécessité et la proportionnalité du menottage systématique au regard des dispositions des articles R. 226-1 du code pénitentiaire et 803 du code de procédure pénale. Il a enjoint au ministre de la justice de lever cette mesure dans un délai de quinze jours, sans astreinte, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A, détenu, qui contestait une décision de transfert du centre pénitentiaire de Tarbes vers celui de Perpignan. Le tribunal a jugé que cette décision constituait une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir, car elle ne portait pas une atteinte excessive aux droits fondamentaux du requérant, notamment au respect de sa vie familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme). M. A n'ayant pas apporté de preuves suffisantes sur les difficultés concrètes de visite pour sa famille, sa demande a été déclarée irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la demande de remise gracieuse de M. B concernant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2022, estimant que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 247 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a également constaté un non-lieu à statuer partiel suite à un dégrèvement de 8 844 euros sur les prélèvements sociaux. Les conclusions en décharge des impositions ont été rejetées, faute de moyens recevables. La décision s'appuie sur la convention franco-espagnole du 10 octobre 1995 et le code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. G, détenu, contestant la sanction disciplinaire d’avertissement infligée par la commission de discipline du centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan, confirmée par la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Bordeaux. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur des poursuites, l’irrégularité de la composition de la commission de discipline, la violation des droits de la défense et le caractère disproportionné de la sanction. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit fait droit aux conclusions présentées au titre des frais de justice. Les textes appliqués sont principalement le code de procédure pénale et le code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté comme irrecevable la requête de M. C, surveillant brigadier pénitentiaire, qui contestait la décision du 20 juillet 2023 du directeur interrégional des services pénitentiaires de Toulouse interrompant le versement de son traitement suite à son placement en détention provisoire. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait aucun exposé des faits ni aucun moyen, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et n'a pas été régularisée dans le délai de recours. La solution retenue est fondée sur les règles de procédure du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond du litige ou les dispositions du code général de la fonction publique.
Le Tribunal administratif de Pau annule la décision du directeur académique des Pyrénées-Atlantiques refusant l'attribution d'une bourse de collège à M. D pour ses enfants. Le tribunal constate que le refus était fondé sur une inexactitude matérielle, les enfants étant bien fiscalement à charge. La décision s'appuie sur les articles L. 531-1 et D. 531-4 du code de l'éducation, ainsi que sur la circulaire MENE2322825C du 17 août 2023.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné le recours de l’EARL Campunaud contre les décisions de FranceAgriMer ayant partiellement rejeté sa demande de subvention pour des équipements d’arrosage. La requérante contestait le montant accordé (42 102,56 € au lieu de 60 000 €), invoquant une erreur de fait et le droit à l’erreur. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que FranceAgriMer avait correctement appliqué les plafonds prévisionnels fixés dans la décision n° INTV-SANAEI-2021-40 du 29 juin 2021. La solution retenue confirme la légalité des décisions attaquées, sans faire droit aux demandes d’annulation, de paiement ou d’injonction.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A, détenu, qui contestait le refus du ministre de la justice de le transférer du centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan. Le tribunal a jugé que cette décision de refus de changement d'affectation constitue une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir. Il a estimé que le requérant n'a pas démontré que ce refus portait une atteinte excessive à ses droits fondamentaux, notamment à sa vie privée et familiale ou à sa réinsertion, au-delà des contraintes inhérentes à la détention. La requête a donc été déclarée irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. A, détenu, qui demandait réparation pour 18 fouilles à nu subies entre 2019 et 2022 au centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan. Le tribunal a jugé que ces fouilles, intervenues systématiquement après des parloirs ou extractions médicales sans être justifiées par le comportement individuel du détenu ou des suspicions sérieuses, méconnaissaient les articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire et l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette pratique a été qualifiée de faute de nature à engager la responsabilité de l'État, causant un préjudice moral à M. A. En conséquence, le tribunal a condamné l'État à verser 1 800 euros à M. A, assortis des intérêts au taux légal à compter de sa réclamation préalable, et a mis à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.